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Regards croisés - Page 3

  • Covid-19 pour une gestion internationale de l’épidémie

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    11175041_10153181508457976_5051553861057897446_n.jpgMon invitée - Une citoyenne genevoise Diana de la Rosa.

    Face aux sentiments de colère, d’impatience, de peur, de frustrations et d’anxiété collective que génère la situation actuelle, aux débordements rapides des hôpitaux, au nombre de victimes qui ne cesse de croître, au confinement, il s’agit pour les citoyens qui demandent des comptes dans les pays respectifs d’être à la hauteur des défis que le covid-19 impose de manière imminente et de manière globale. 

    La recherche d’un bouc émissaire est d’ores et déjà inutile. En tant que système démocratique nous ne devons pas tomber dans le piège facile de la recherche des responsabilités en fonction des couleurs politiques des uns et des autres. La situation est complexe, le virus demande une posture de coopération nationale et internationale. Les exemples dans ce sens sont multiples et touchant, voire constitutif d’un nouvel élan sociétal très constructif et porteur de changement à long terme.

    Gardons l’espoir que les gouvernements n’optent pas pour une attitude défensive en cascade et une protection étroite des intérêts particuliers. Les circonstances réclament au contraire une union des forces encore disponible et une mise à distance des réactions émotionnelles primaires compréhensibles. Une attitude humble est de mise face à ce virus. A nous citoyennes et citoyens d’être vigilants et attentifs aux dérives et aux instrumentalisations politiques liées à la gestion et aux impacts de cette crise sanitaire. 

    La colère est humaine, la demande de réparation aussi. Les victimes et le personnel soignant en première ligne ont besoin de reconnaissance. Rappelons la complexité de cette situation inédite qui nous met face à des dilemmes moraux sans précédent (limiter les libertés individuelles, sauver la santé des malades, continuer l’accès aux soins, aider les acteurs économiques) et pointe l’interconnexion des pays et de la production planétaire. 

    Les épidémiologistes le soulignaient déjà ... une pandémie devait arriver mais quand ? Le parallèle est pertinent sur la question du réchauffement climatique et les réponses coordonnées que les gouvernements et les citoyens devront apporter dans l’urgence. Ce malheureux virus est l’occasion d’un triste exercice collectif d’anticipation de la catastrophe à venir. 

    La brutalité de l’impact sur les entreprises, les industries, avec l’arrêt des forces de travail, laisse les rues du monde entier silencieuses. Les conséquences sur les peuples vont être drastiques selon l’état socio-économique du pays, les secteurs d’activité, l’âge ou l’état de santé.

    Cette crise montre la faiblesse des instances internationales comme l’OMS ou l’ONU, la vision dominante du court terme que chacun déplore, la vulnérabilité du système des échanges y compris financier et enfin, le manque de moyens de régulation.

    Cette crise sanitaire s’insère dans un contexte économique où la redistribution des richesses est défaillante depuis plus de 3 décennies; où les politiques d’austérités pèsent sur les institutions publiques et le bien-être de tous.

    Cette crise est enfin le temps d’une réflexion sur notre planète malade.

    La contagion du virus est différencié dans le temps et l’espace et tel un médicament effervescent, il fait rapidement le tour de la planète. Chaque pays gère à tour de rôle la crise auprès de sa population, sans grande solidarité envers ses voisins directs.
    L’isolationnisme ne permettra pas d’arrêter le virus. La coopération internationale doit donc être renforcée.

    Peut-on sortir indemne de cette expérience planétaire qui va durer encore quelques mois ?

    Le Conseil fédéral et les cantons se montrent uni dans la gestion de cette crise sanitaire et la mise en œuvre du confinement. Mais quelques forces politiques élèvent déjà leur voix pour demander à relancer l’économie par le retour au travail sans être certain des effets sanitaires. Espérons que notre gouvernement se montrera aussi uni et sage qu’il a été jusqu’à présent quand viendra l’heure du dé-confinement.

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  • Entre matérialité et spiritualité, le virus a choisi

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    spiritualite-personnelle.jpgNous vivons tous des moments pénibles mais Ô combien révélateurs du monde dans lequel nous évoluons.

    Nos avions à terre, des entreprises qui fermeront par milliers, des magasins qui feront faillite, l’argent que nous avons à la banque n’arrive même plus à être dépensé, le prix du baril de pétrole chute, des chômeurs en pagaille. Le virus s’est attaqué de plein front à ce que nous prenions pour l’essentiel de nos vies « l’essence » ou le « sens » de nos vies. Travail, salaire, vacances, voyages.

    Force est de constater qu’il a fallu moins de deux mois pour qu’un ennemi invisible nous balaie ça du revers du coude. Et il reste quoi ? Une sensation de vide, mais surtout une sensation de peur et un profond vertige existentiel face à l’ inconnu total, combien de temps le confinement, l’ennemi finira-t-il par disparaître totalement et si oui, en laissant combien de morts derrière lui. Combien d’entre nous seront touchés par le Covid-19 ?

    Autant de questions. Et nos croyances dans tout cela ? Pourquoi avoir si peur ? Pourquoi la mort nous fait-elle trembler au point qu’on ose à peine la mentionner. Un temps de terreur qui verra naître les charlatans de l’espoir, les faux prophètes, les gourous de pacotille, les religions trouveront-là une occasion unique d’agiter à nouveau le spectre du Paradis et de l’Enfer, mais en Enfer nous y sommes déjà. Que Dieu nous épargne  de tous ces imposteurs !

    Mais nous, vous et moi, là au milieu de ce chaos. Notre capacité de résilience, et notre spiritualité à l’épreuve de ce défi qui nous interroge au plus profond de nos consciences, qu’en est-il ? Quelles questions faut-il vraiment se poser face à une telle épreuve. Revenir sans doute aux principes fondamentaux, aux valeurs essentielles, à l’ "unité fondamentale de toutes les traditions ». Le temps est venu non seulement de savoir et reconnaître le souffle qui nous anime mais le temps est venu aussi de savoir comment nous vivions sur une planète que l’on croyait nôtre et que nous ne partagions plus avec les autres êtres vivants, nous vivions avec cette arrogance dépourvue de toute empathie.

    Un environnement qui nous est devenu hostile et pour la première fois, cette terre se met enfin à respirer, mais nos âmes aussi. Nous sommes obligés de freiner et nous interrompre dans ce cycle de folie et laisser venir un cycle nouveau, car l’épreuve nous transformera,  elle nous offrira les voies de notre « metanoia » , de la transformation, du changement, il y aura un avant et un après. Pour survivre nous devrons changer et en attendant cessons d’avoir peur et accueillons cette épreuve comme une « métamorphose » qui nous recentre au cœur de nous-mêmes et de notre spiritualité, la seule dimension que le virus n’atteindra pas !

     

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  • Du PQ au Haïku

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    IMG_20200328_094117_resized_20200328_094234567.jpgEn observant longuement l'objet que les gens s'arrachent depuis le début du confinement, de l'Europe à l’Amérique, j’observai pour la première fois attentivement un rouleau PQ de près. Son épaisseur, le nombre de rouleaux dans un paquet vendu, et dénombre 160 feuillets par rouleau et là m’est venue l’idée que ces feuillets blancs étaient parfaits pour un haïku quotidien et quelques courtes maximes. 160 feuillets à disposition pour la durée du confinement en l’espérant plus court. Et si vous avez envie n'hésitez pas, envoyez-moi vos haïkus, nous partagerons notre PQ.


    Le PQ est au confinement
    Ce que la prunelle est aux yeux.

    mardi 17 mars

     

    L’agitation folle
    Les mains nerveuses
    Vident les rayons des magasins
    Tandis que le printemps chante

    mercredi 18 mars


    Dans les rues désertes
    Mes pas résonnent
    L’ennemi invisible
    Me guette
    La mésange zinzinnule.

    jeudi 19 mars


    L’info joue les vagues
    Des tsunamis nous submergent
    La fureur du bruit, à quand le silence!

    vendredi 20 mars


    Ma vie s’est transformée en textos,
    De tristes smileys imitent le rire,
    Le rire joyeux et plein ,
    Nostalgie à mes oreilles.

    samedi 21 mars


    La peur est maîtresse de nos vies
    Elle nous étouffe et nous harcèle
    Le ciel est bleu
    Le cerisier en fleur
    La peur se meurt.

    dimanche 22 mars


    Les jours et les nuits
    S’égrènent lentement
    Si pareils, l’attente
    S'impatiente.
    Le rossignol m’appelle.

    lundi 23 mars

    L’humour est à l’âme
    Ce que le rire est à la bouche.

    mardi 24 mars


    Des nouvelles du monde entier
    Toujours semblables
    Nous sommes tous pareils
    Si humains, si fragiles.
    Une fraternité retrouvée.

    mercredi 25 mars


    La nature chante dehors,
    Les murs se rétrécissent
    A l’intérieur,
    La vie poursuit sa route,
    Le chat s’étire paresseusement.

    jeudi 26 mars


    Dans la nuit de nos solitudes
    Les mains avides de contact
    Tâtonnent dans le vide
    Nous étions si proches
    Et nous ne le savions pas.

    vendredi 27 mars

     

    Le soleil m’a souri
    Une lueur d’espoir
    L’ennemi s'est assoupi
    Exquis parfums printaniers
    En ce jour béni.

    samedi 28 mars

     

    Dans la rue vide

    Des nappes de silence

    Se courent après

     

    Dans le silence
    De ce matin lumineux
    Premier bourdon

    Jean Jarogh 

    samedi, 28 mars

     

    Reine couronnée

    Nymphéale et mucilin

    Blancheur embaumant

    Frieda 

    samedi 28 mars 

     

    L'aiguille avance

    Le temps retient son souffle

    Les astres dansent

    dimanche 29 mars

     

    Le jet d'eau absent

    Tel un visage sans nez

    Triste Genève

    30 mars

     

    Le général Hiver n’a pas encore rendu les armes…

    Les fleurs du pêcher

    Ont gelé en silence

    d’où vient ce froid ?

    Jean Jarogh 30 mars

     

    Coronaiku...

    dans les couloirs
    de l`hôpital endormi
    le vent des respirateurs.

    Jean Jarogh 30 mars

     

    Un virus malin
    Navigue en eaux troubles
    De nos consciences

    mardi 31 mars

     

    Chante la reine Circé
    Farandole des corolles
    Pourpres sur le sol

    Alvéoles lancéolées,
    L'aster retient le souffle

    Frieda 31 mars

     

    Jaune forsythia

    Suave odeur de miel

    De la coupe d'or

    1er avril

     

    Coronaiku

    le carrousel dort
    les petits chevaux rêvent
    de rires d'enfants.

    Jean Jarogh 1er avril

     

    Ô coquelicot

    corolle rouge, le ciel

    d'envie fait pâlir

    13290284343_8ff7343938_b.jpg

    2 avril -  Merci à Mathias Lucas pour sa photo

    https://www.flickr.com/people/64263295@N06/

     

    Languie chez moi

    L'anguille d'argent nargue

    L'aiguille lente

    3 avril 

     

    Le coeur indigent

    De trop aimer s'indigne

    L'Amour s'incline

    4 avril

     

    Sur ta bouche perle

    La candeur désarmante

    D'un vers oublié

    5 avril

     

    Un train voyageur

    Entre deux coeurs tapageurs

    Désir d'amnésie

    6 avril

     

    De la taverne
    des trois lunes vertes
    les volets sont clos.

    Jean Jarogh 6 avril

     

    D'une seule jambe

    Claudique dans la vie

    Ebats des deux mains

    7 avril

     

    Douce destinée

    Dans le dessin de ta main

    L'astre a brillé

    8 avril

     

    Les mots s'esquivent

    Si voués à  s'estomper

    Oh! Le silence

    9 avril

    Dans le champ de blé

    Mes pas ont foulé la terre

    Voilà la colère

    10 avril

     

    Le saule pleureur

    Les sanglots longs de l'hiver

    Le printemps est là

    11 avril

     

    Confinement

    Longuement collée à toi

    S'estompe le temps

    12 avril

     

    Elle a tant pleuré

    L'eau dans le ruisseau

    L'eau s'est tarie

    13 avril

     

    Lilliputienne

    Les épaules du géant

    Offrent l'horizon

    14 avril

     

    J'aime te taquiner

    D'un ton léger badiner

    Et te bichonner

    15 avril

     

    Senteur divine

    Le doux parfum des roses

    Captive l'âme

    16 avril

     

    La vie écran

    Des textos s'extasient

    Ecrins envieux

    17 avril

     

    Les douanes fermées

    Nos frontières nous enferment

    Vil enfermement

    18 avril

     

    Sur le piano blanc

    Les touches noires en deuil

    Marche funèbre

    19 avril

     

    Joyeux cerfs-volants

    Virevoltant dans les airs

    Je vous envie tant

    20 avril

     

    Dans la lumière

    Profond regard de l'ange

    Illumination!

    21 avril

     

    Les constellations

    Sur les ailes des papillons

    Vagabondent

    22 avril

     

    Contre le rocher

    Se sont fracassés les mots

    Ci-gît mot d'amour

    23 avril

     

    L'orage gronde

    Quand l'âme frémissante

    Boit la ciguë

    24 avril

     

    Triste rupture

    La nuptiale défaite

    Sombre cortège

    25 avril

     

    Des perles de verre

    Tapent contre la vitre

    La grêle perle

    26 avril

     

    Gris anthracite

    Couleurs de mes souvenirs

    Regrets s'abstenir

    27 avril

     

     

     

     

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  • Le confinement ou le voyage au bout de soi-même

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    images.jpgOn avait tout prévu, les pâtes, le PQ, la sauce tomate, la lessive. On a préparé le coin télétravail avec l'ordinateur et les branchements à se mêler les fils,  fixé la liste des tâches de chacun et chacune  collée au frigo par jour et pour deux semaines  minimum parce qu'après on sait plus trop....Tout était prévu, ou presque. Ce qui a échappé, le petit détail qui fait toute la différence, c’est réaliser que le confinement allait engager une autre confrontation inattendue, le retour sur soi. Se retrouver face à soi-même, la grosse angoisse !

    Pour certains une lente descente aux enfers, une chute abyssale ; un invité désagréable dont on ne se débarrasse plus, qui est là du matin au soir et du soir au matin, à vous épier, à vous juger. Réapprendre à être seul avec soi-même, s’entendre carrément penser. La peur d’un face-à-face si souvent reporté, parfois nié et cette peur de se décevoir, de se découvrir sous un jour nouveau ignoré jusque-là, enfoui sous la masse d'activités qui font oublier.

    Pour d’autres le retour sur soi est un moment bénéfique; une opportunité pour se retrouver et aller au bout de soi. S’offrir un des plus beaux voyages, le voyage intérieur. « Etre un peu à soi » nul besoin d’horizon comme disait Descartes dans ses Méditations pour rencontrer le réel. Et nous voilà tout dépaysés ! Nous qui prenions l’avion pour aller au bout du monde, qui avons gravi les montagnes, traversé les déserts. Un autre voyage qui nous paraît si périlleux, aller à la rencontre de soi-même, découvrir cette géographie interne qui est la nôtre. Jouer avec nos ombres et lumières !

    "Connais-toi toi-même", est le plus ancien des trois préceptes gravés à l’entrée du temple de Delphes. Mais quel intérêt me direz-vous ? Se souvenir qu’on est mortel et non pas divin ? Pour Socrate « se connaître «  c’est donner le meilleur de soi-même et être capable de faire gagner la raison et l’intelligence en toute situation et arriver à la douce conclusion que qui se connaît est prêt à faire le meilleur pour sa vie.

    Un confinement qui nous ouvrira de nouveaux horizons vers l’infini, la devise de Socrate « Connais-toi toi-même » nous promet de connaître l’univers et les dieux voilà le début de la sagesse suivie plus tard par Bouddha « la connaissance de soi » consiste à s’étudier et s’oublier pour voir plus grand, au-delà de soi.

    Assurément, notre confinement est un moment unique pour se connaître, mais plus encore, pour s’aimer. J’ai toujours été impressionnée de voir combien les personnes avaient peu d’amour et de considération pour elles-mêmes, combien elles étaient si sévères et critiques à leur propre égard.  Le confinement sera le temps de s’offrir un peu de compassion et d’amour à soi-même. Ces conditions qui ouvrent la voie de l’amour et de la compassion aux autres et qui s'étend non seulement aux autres mais à tout ce qui nous entoure et qui est vivant.

    Ce voyage au bout de soi en vaut réellement la peine ! Vous y découvrirez de belles choses, prenez-vous par la main et allez-y d’un pas ferme et serein, d'un pas de philosophe.

    Et se souvenir de la devise : "Tu ne peux pas voyager sur un chemin sans être toi-même le chemin."

    Bon voyage au bout de vous -même !

     

     

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  • Eloge de la lenteur

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    ob_2bc097_eloge-de-la-lenteur.jpgDes aurores boréales aux "horreurs coronales," je suis restée clouée au sol. Mes vols prévus pour le Canada ont fondu comme beurre au soleil et ont été annulés les uns derrière les autres et aujourd'hui, comme la plupart d’entre vous,  le confinement est devenu mon pain quotidien;  un pain noir et dur que je mange non sans quelque gourmandise.
    Là où certains n’y voient que malheur, j'entrevois cette période aussi comme un retour à une "normalité"qui nous a échappée. Le temps s’égrène lentement, on le sent s’écouler comme ce long fleuve tranquille tant promis et rarement vu. Le temps s’effiloche en bandes généreuses sur fond d’épidémie. Les oiseaux sous ma fenêtre piaillent joyeusement tout affairés à leur nid; les brindilles éparpillées sur mon balcon prouvent l’agitation d'une construction fébrile et maladroite.
    Avant de filer faire mes courses et parfois celles de ma voisine, j’ évalue ma bibliothèque à vue d’oeil et constate que je puis tenir un siège de cinq ans de lecture; à raison de deux livres par semaine et nourrir aussi bien mon esprit que mon corps.
    Que ce soient les versions bilingues de la poésie de Paul Celan, en Allemand, de Pier Paolo Pasolini en Italien ou de Darwich en Arabe, le temps nous est offert de plonger dans la langue originale des auteurs. Etudier les partitions musicales en toute sérénité, parce que oui, la poésie c’est avant tout de la musique.
    Et redécouvrir à travers "l’Histoire Ancienne" de Pline l’Ancien (mort en 79 lors de l’éruption du Vésuve) les épidémies. Et que n’a-t-il point décrit sur elles et leurs remèdes ?

    ""Maladies nouvelles, médecines nouvelles." Le visage de l’homme a éprouvé des maladies nouvelles et inconnues à toute l’antiquité, non seulement en Italie, mais presque dans l’Europe entière.Elles n’étaient ni dangereuses pour la vie ni douloureuses; mais elles étaient si dégoûtantes qu’on eût préféré la mort, sous quelque forme qu’elle se fût présentée." Le lichen ou le mentagra est un fléau selon Pline inconnu des aïeux et des pères qui se glissa pour la première fois en Italie et apporté d’Asie par un certain chevalier romain, un simple baiser suffisait à le contracter et qui se manifestait par une éruption cutanée dartreuse se manifestant sur le visage et certaines parties du corps et qui laissait des cicatrices hideuses. Et Pline de conclure, "des épidémies soudaines surviennent dans certaines contrées, s’attachent, comme par une sorte d’élection, à certaines parties du corps, à certains âges, et même à certaines conditions sociales; les unes frappent les enfants, les autres les adultes; celles–ci les grands, celles-là les pauvres."

    Rien de nouveau sous le soleil? Sans doute, un phénomène nouveau de notre époque, la mondialisation comme celle du virus qui nous concerne et frappe la planète entière.

    "Aujourd’hui, il faut profiter de chaque souffle, car chacun de tes souffles est un trésor.....Agis ainsi et ne sois pas désespéré. " sur les bonnes paroles de Rûmi, je vous souhaite de profiter pleinement de cette lenteur retrouvée par la force des choses, pensez à tout ce que vous n’avez pas pu faire jusqu’à présent par manque de temps.

    Et gardons une pensée émue pour les malades et les soignants qui risquent aujourd'hui leur vie pour sauver la nôtre. Paix à l'âme des disparus.

     

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  • Les armes utilisées en Syrie n'y sont pas fabriquées

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    5c89d04a7d6cd64b9cbef63383f058bf34.jpgMon invité, un réfugié syrien en Suisse,  le père de l'enfant du billet précédent - Tragédie en mer . La voix des sans voix.

    Il est mieux de dire la vérité simplement et directement. Alors on ne doit pas tracer le discours en contournant la vérité et traiter les criminels avec affabilité, au contraire, on doit leur rappeler leurs crimes et les pointer du doigt et leur dire : "Vous, les criminels, êtes responsables des crimes que vous commettez!"
    On ne doit pas avoir peur des grands criminels s'ils nous menacent de mort, et même s'ils tuent l'un de nous, ce n'est qu'un simple crime par rapport à ces crimes qu'ils commettent déjà sur le terrain contre nous et contre les générations futures aussi. Alors celui qui accepte l'humiliation par peur de la mort ne mérite pas une vie décente.
    Certes, les Syriens n'ont pas fabriqué ces armes qui les tuent depuis des années, mais pire encore, les Syriens n'ont pas participé à l'élaboration de ces complots et plans diaboliques également, qui ont transformé leur pays en un théâtre sanglant et les ont transformés en souris de laboratoire ou au plus bas niveau aux yeux des grands criminels de ce monde.
    Ce qui se passe en Syrie aujourd'hui est très similaire à ce qui se passait à l'époque des Romains lorsque les empereurs jetaient des gens aux prédateurs meurtriers et qu'ils s'amusaient à regarder la scène sanglante, mais la différence est que le théâtre d'aujourd'hui est plus large, les animaux plus meurtriers, le nombre de victimes plus élevé et la tragédie beaucoup plus grande et les empereurs plus mauvais que les vampires.
    Il est devenu clair pour chaque propriétaire perspicace, que Bachar Assad et sa clique et le reste des gangs criminels en Syrie ne bougent pas et ne commettent des crimes que sur ordres et selon les instructions qu'ils reçoivent de l'extérieur de la Syrie, comme s'il s'agissait de robots criminels contrôlés à distance.
    Les armes qui tuent maintenant des Syriens sont fabriquées dans des pays qui se disent techniquement développés, et dans les premiers rangs, on trouve les membres de l'OTAN, la Russie, la Chine et ainsi de suite du reste des revendeurs des abus dans le monde.
    Ces pays sont peut-être vraiment développés dans plusieurs domaines techniques, mais dans le domaine éthique en particulier, ils n'ont même pas encore atteint le niveau de l'homme primitif, et peuvent être ramenés du niveau humain à un niveau inférieur, celui de la bête sauvage.
    Quiconque reproche aux réfugiés de fuir l'enfer d'un feu contre lequel ils ne peuvent rien et qu'ils n'ont pas voulu, qu'il essaie les braises sur son corps et de rester calme. Calme tandis qu'une partie de son corps brûle. Donc, Ô êtres vivants, Ô hommes, Ô femmes, Ô gens : comment blâmez-vous ceux qui essaient d'échapper à l'enfer des flammes. Ou bien êtes-vous comme ces empereurs et vous vous amusez de la tragédie des autres? Vous vous en abreuvez ?
    Erdogan ne porte pas seul la responsabilité de la tragédie des réfugiés, ni le problème du peuple qui, contre son gré, a dû en héberger un certain nombre hors de leur capacité d'accueil. Certes, il n'est jamais innocent, car il est inondé du sang des innocents de la tête aux pieds, et il traite les réfugiés comme s'il s'agissait de troupeaux de bêtes, Erdogan est donc l'un des plus grands criminels et il n'est pas seul.

     

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  • Récit d'une tragédie en mer

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    11044643.jpgUn réfugié m'a raconté une histoire qui me poursuit depuis plusieurs jours et que je partage avec vous. En provenance de Syrie, il a traversé la mer avec sa femme et trois enfants. Le réfugié qui est aussi journaliste s'est retrouvé dans une barque avec soixante personnes au lieu de trente autorisées. Il tenait sa petite fille de cinq ans par la main et sous sa veste, il  avait caché son ordinateur, son téléphone et son argent. Mais le trésor le plus précieux,   surtout à son ordinateur dans lequel se trouvait tout son travail de plusieurs années ses articles. Bref, la mémoire de sa vie.

    A mi-parcours en direction de la Grèce, l'eau commence à s'infiltrer et monter dans l'embarcation. Affolement général, les réfugiés rejette à toute vitesse l'eau qui menace de les faire chavirer. Le père tient l'enfant par la main et son ordinateur de l'autre main. La petite de 5 ans lui dit :"Papa, tu tiens ton ordinateur, mais si tu le perds tu pourras en racheter un, mais moi si tu me perds tu ne pourras pas me remplacer, tiens moi fort !".

    Le réfugié à ces mots, avec encore de la rage et des larmes pleins les yeux, me dit, je t'assure  que ce jour-là j'aurais pu cogner Dieu de mes deux poings et de toutes mes forces et il lève les bras au ciel menaçant encore au souvenir de ce jour de grande frayeur.

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  • De Maïakovski à Pavlenski

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    IMG_1500.JPGL’artiste Piotr Pavlenski, à l’origine de la chute de Benjamin Griveaux, me fait penser sous certains aspects au poète russe Vladimir Maïakovski. Non seulement par le physique mais surtout par la posture. Tous deux ont su approcher le politique par le biais de l’art. Maïakovski sans doute plus opportuniste que Pavlenski, sous réserve que le temps ne vienne pas prouver que Piotr serait au service du Kremlin, celui–là même qu’il aurait combattu autrefois. Mais les artistes sont aussi capables de girouetter, l’art avant tout. 
    Par le scandale, par le jusqu’au-boutisme, par une forme de dérision; ils savent démonter des mécanismes ringards, une pirouette artistique pour réduire en cendres un système tombé en désuétude. La façade polie et vernie des hypocrites ne résiste pas à un tel traitement, pour preuve le retrait de Benjamin Griveaux. Si le politicien  avait eu une once de créativité et l’âme d’un artiste, il aurait été capable de récupérer le scandale à son profit. Ce qui fait dire à l’artiste Pavlenski tombant des nues :"c’est bizarre qu’il se retire"après la diffusion des vidéos. Bizarre pour l’artiste qui n’en est plus à une performance près de sa nudité mise au service d’une cause ou d’une autre.
    Piotr Pavlenski dans son abondance d’excès, rappelle que l’art a pour mission première de repousser les frontières toujours plus loin, au–delà de la norme, pour tutoyer l’invisible. Griveaux ne représente pour lui qu’une palette fade et terne sur laquelle il a rajouté, de la couleur, du cri et de la rage. L’exercice est réussi, on parle de l’artiste et de son oeuvre qui a succombé au trop plein du créatif.
    Pavlenski est fidèle à la longue tradition d' artistes et poètes déjantés russes, il est rare de voir un pays qui ait su donner à l’art autant de sacrifiés prompts à se brûler corps et âme pour une performance réussie.
    Vladimir Maïakovski, le poète dandy et communiste s’est tiré, à l’âge de 36 ans, une balle dans la poitrine mettant fin à ses jours et sur qui l’autopsie révélera un cerveau pesant 1700 grammes, 360 grammes de plus que celui du père de la Révolution. Le poète détestait les cerveaux ramollis:"Votre pensée/Rêvant dans votre cerveau ramolli/Comme un laquais repu se vautre au gras du lit/Je la taquinerai sur un morceau de coeur sanglant/J'en rirai tout mon soûl, insolent et sanglant. Piotr aussi à sa façon s’attaque aux cerveaux ramollis qu’il taquine avec toute l’impertinence et la dérision dont il est capable.
    Tandis que la presse décortique la chute du politicien voué avant le scandale à une brillante carrière, l’artiste rit aux éclats, réjoui par sa performance.
    Piotr signe d’un trait sanglant sa toile, il y a épinglé un homme qui souffre abondamment et observe d’un air amusé son chef–d’oeuvre avec satisfaction, "en riant de tout son soûl, insolent et sanglant."

     

    BOUCHE COUSUE

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    SEPARATION

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    LIBERTE

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    CARCASSE

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    FIXATION

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  • "Prendre la mer ou une femme blanche?"

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    images.jpgA la gare routière de Bissau, c'est la foire d'empoigne. Des rabatteurs m'arrachent la valise pour la mettre dans un taxi-brousse, le but est de le remplir au plus vite pour le faire partir. Mais, je réalise que le temps d'attente risque d'être long car il faut encore combler deux places et je serai assise à côté de deux volatiles attachés par les pattes et tenus fermement par leur propriétaire. Finalement, je préfère changer de véhicule, pour un moins vieux, un moins déglingué. On transfert mes bagages et c'est la dispute entre les chauffeurs et les rabatteurs. Je calme le jeu en expliquant que j'ai un avion à prendre à Ziguinchor et que je ne puis prendre le risque de le manquer.

    Le co-pilote se présente et propose d'être mon guide à Ziguinchor, pas d'embrouille, lui répondis-je, je puis être ta mère en Europe et ton arrière-grand-mère en Afrique.

    - Tata, compte sur moi me répond-il. Je te jure,  tu arriveras à l'aéroport sans souci.

    Arrivé à Zinguinchor, je le convie à partager rapidement mon déjeuner, un riz au poisson au bord du fleuve Casamance avant de filer à l'aéroport. Il m'explique pourquoi il est co-pilote et pas le chauffeur . Son engin est en réparation, donc pas de transport, pas d'argent. L'autre véhicule qu'on lui avait mis à disposition a été vendu pour soigner la mère du propriétaire. Quand l'argent rentre ça reste aussi difficile me dit-il, il faut le partager avec les soldats, les policiers, tout le monde se sert au passage quand tu fais le trajet Ziguinchor-Bissau. J'ai donné 2500 CFA à ma mère, elle s'est achetée de l'huile de palme et du riz, elle tiendra deux semaines.Maintenant, plus rien.

    Il regarde le fleuve, parfois je pense à prendre la mer, soupire-t-il. Sais-tu nager ? lui demandai-je.

    - Tu vois, je peux nager du bord à la barque ! ce qui fait environ 3 mètres.

    - Mais tu ne te rends pas compte, si tu tombes à l'eau , lui dis-je, ce n'est pas trois mètres mais des heures de nage dans des vagues et dans le froid. Et le permis international que tu m'as montré, il sera inutilisable et tes papiers aussi. Il inspire profondément, il est vrai que si me je noyais, mes parents mourraient de chagrin. Il y a un six mois, un gars du village est parti, on attendait de ses nouvelles. On attendait, attendait…. et un jour on apprend qu'il est mort. Sa mère est devenue folle puis est morte de chagrin, elle disait un monstre dans la mer a dévoré mon fils! Elle ne cessait plus de répéter ça à qui voulait l'écouter. Peut-être c'est plus sûr de tomber amoureux d'une Blanche, il désigne la couleur blanche du fruit de baobab dans son verre, parce que les vraies histoires d'amour ça existe. On m'en a cité plusieurs. Une femme tombe amoureuse et elle emmène son amoureux dans son pays, ça c'est le meilleur qui puisse arriver.

    Je secoue la tête, ce n'est pas possible d'emmener un humain comme un souvenir dans son pays, ce n'est pas un objet. Le mieux c'est de trouver du travail et d'en vivre dans ton pays.

    - Alors tu vas m'aider?  Voilà mon numéro de portable, si tu connais quelqu'un qui cherche un guide, donne-lui mon numéro. Je t'ai montré mon permis professionnel, je connais la Guinée, la Gambie, la Casamance. On peut avoir confiance en moi. Tu es d'accord Tata ? Tu vas m'aider ? Si tu penses que c'est mieux que je reste alors il faut juste que je puisse vivre dans mon pays et avoir de quoi manger et rester près de ma  mère dont je suis le seul fils !

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  • Mariana Mihaiela Ferreira- Une ethnologue roumaine en Guinée Bissau

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    DSC01741.jpgLes cheveux courts, très concentrée, elle écoute un client se plaindre et la menacer. Elle ne fronce pas le sourcil, ne montre aucune réaction. Elle l’observe comme un objet d’étude et ce de façon scientifique. L’homme est à deux doigts d’hurler.

    - Madame, si je ne vois pas les hippopotames, je vous jure que je fais fermer votre endroit. Je vous jure que vous entendrez parler de moi. S’il faut y aller, à minuit, à trois heures, à quatre heures du matin, vous me dites et j’y vais. Je suis vice-président, directeur, administrateur dans telle et telle société.....et j'ai du pouvoir vous ne savez pas jusqu'à quel point! - Il est vrai que c'est le seul endroit au monde où on voit vivre des hippopotames dans l'eau salée du fleuve (personnellement j'ai marché 22 km dans la savane et traversé les mangroves à pied pour en voir un cinq secondes, le temps qu'il sorte sa tête de l'eau et qu'il replonge aussitôt sous l'eau.)

    Assise à la même table que le madrilène, je sens la moutarde me monter au nez face à tant d'arrogance.

    - Pour avoir 100% de chance de voir un hippopotame, il faut rester à Madrid et aller au zoo lui dis-je. Il ne m’adressera plus la parole après ça. Je dis ensuite à l’ethnologue, un brin moqueur, il faudrait lui mettre un « hippopotame dans le c… » et elle éclate de rire et tous les autres clients avec.

    Immédiatement on a sympathisé après cet épisode plutôt hilarant. Manager de Orango Park Hôtel depuis quatre ans, elle a crée un musée Bijagos à l’intérieur du complexe constitué de cases traditionnelles.

    Mariana Mihaiela Ferreira avec l’art des conteurs retrace les années Ceausescu lorsqu’elle était en Roumanie, sa rencontre avec celui qui deviendra son futur mari. Un étudiant de Guinée Bissau, boursier en Roumanie pour devenir pilote de ligne. Au milieu de ses études, la Roumanie coupe les bourses des étudiants. Elle décrit des années difficiles de racisme où lorsqu’ils allaient au cinéma, il fallait se mettre dans des rangées séparées. Après qu’elle ait fait un sit-in de deux jours devant les administrations avec leur bébé pour obtenir le certificat qui autorise leur mariage ; une employée touchée par cette situation, lui organise un rendez-vous avec Ceaucescu en personne qui donnera l’ordre qu’on lui remette les papiers nécessaires à leur régularisation. Puis un jour, son mari vient avec la chemise déchirée, en sang, l’alliance arrachée, il raconte comment on l’a attaqué et insulté : "Tu ne crois pas que tu vas rester avec une de nos femmes ! " lui lancent ses assaillants.

    Ils décident en 1986 de rentrer en Guinée Bissau. Musicienne violoniste et pianiste avec des études d’ethnologie à la clé, elle commence à travailler comme professeur de musique à Bissau, ils auront quatre enfants de cette union. Puis à travers l’histoire de la musique et les enregistrements et documentaires qu’elle réalise, elle voyage dans toute la Guinée Bissau, elle parle couramment le « kriolu » du pays, un mélange de langues africaines à base lexicale portugaise . Elle vous décrit avec précision les huit régions de Guinée Bissau, toutes les ethnies qui y habitent. Les manjaks, les « mancanhas, les Papels, les mandinkes originaires des empires du Mali et du Gabù, les lignées descendantes puis les Bijagos, ethnie à part avec la particularité d’avoir un statut matriarcal existant par la présence de baloberas, femmes sorcières ou sages qui prennent des décisions pour la communauté et qui intercèdent entre l’énergie spirituelle du « Iran » et les villageois.

    Mariana Mihaiela Ferrera a réalisé de nombreux projets soutenus par l’Union européenne entre autres, la création d’un atelier de tissage de pagnes traditionnels à Quinhámel, ville qui se trouve dans la région du Biombo, à plus de 30 kilomètres de Bissau, la capitale. Son livre vient d’être publié en portugais« O pano de tear », une tradition mystique de Guinée Bissau, le pagne tissé intervient dans les moments les plus importants de la vie, mariage, décès, naissance, il accueille aussi l’énergie des « Iran » et peut être investi d’un puissant pouvoir. Une tradition ancestrale qu’elle maintient grâce à son atelier.

    Il est évident que mon voyage en Colombie, à San Basilio Palenque l’a rend curieuse. L’ethnologue pourrait imaginer, à son tour, aller sur les traces de Benkos Biohò et découvrir ces Bijagos de l’autre côté de l’Atlantique en Colombie. J’ai déjà parlé d’elle à la communauté de San Basilio Palenque et la possibilité qu’une ethnologue puisse venir continuer le travail de l’écrivain.

    Elle a encore des projets plein son tiroir après le management de Orango Parque Hôtel qu’elle gère de main de maître, elle se voit voyager, prochaine étape la Colombie, San Basilio de Palenque sur les traces de mon héros Benkos Biohò ?

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