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Regards croisés - Page 2

  • Des choix de la Spiritualité

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    Mon invité Ioan Tenner penseur, panseur,  et philosophe

    Voir que tu construis une cathédrale en taillant une pierre est spiritualité ; chercher la Vérité au tréfonds de l’Univers, aussi.

    Esprit, âme, raison, conscience ?

    jesusstatue_rio_lhjan2018-675x381.jpgMon compas trace large ouvert, mes bras, aussi. L’Esprit1, est la vie qui s’est rendu compte qu’elle est. Sentients, capables de nous examiner et de juger, nous sommes notre esprit, notre âme, comment se passer de ce mot ? Cette entité consciente de soi, est impalpable à ce jour. Est-elle faculté, fonction de la matière vivante, phénomène vécu ou essence immatérielle, étincelle de souffle divin ? La dispute va continuer, longtemps... Certes, notre esprit est quelqu’un, une identité qui peut dire « moi » ou « nous » ; il n’est pas chose fabriquée. Pareil au vivant dans lequel il habite -qui donne naissance à la nouvelle vie – lui, il agit et crée ce qui n’était pas avant2. Sur Terre, seul l’esprit est donneur de noms3, faiseur des langues et d’art. Mon souffle vital, pneuma, anima, âme, psychisme, « vie mentale », est-il périssable ou immortel ? Accordé par la Divinité ou surgi de l’évolution de la Matière ? Je ne le sais... le fait est que nous ressentons cet état, nous sommes cet état sans pareil. Nous éprouvons, chacun, directement, à la première personne, le goût de ce qu’est être sciemment quelqu’un4, sentir joie et douleur, juger, vouloir, désirer... Sans lui nous ne sommes personne.

    * The Christ the Redeemer statue in Rio de Janeiro in April 2017. (Image: Robert Nyman )

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    1 Une investigation de ce qu’est la vie spirituelle doit commencer par une idée de ce qu’est l’esprit, car c’est dans ce creuset qu’elle émerge et évolue, même si tout ce qui est activité de l’esprit n’est pas nécessairement sensibilité spirituelle. Ce que j’appelle ici spiritualité est la phénoménologie, les manières, la dont la sensibilité du vivant vit le monde.

    2 Les Hommes, étant doués d’esprit, jugent avec intention et valeurs, forment de nouvelles idées et artefacts, choisissent, commencent de nouveaux cours d’action. Pour cette « nouveauté » qu'on ne peut pas contrôler, voir Arendt, Hannah, The Human Condition, Univ. of Chicago (Chicago, 1958,1998) et Arendt, Hannah, Life of the Mind (Harcourt, 1981) passim

    3 Platon, Cratyle : donneur de noms ou onomaturge, créateur des mots – ces choses qui qui désignent l'essence des autres choses

    4 Voir Thomas Nagel, Quel effet cela fait-il d'être une chauve-souris ? In Vues de l'Esprit, Hofstadter, D., & Dennet D, (Eds) 1981, 1987

     

    La suite du  texte de Ioan Tenner in Wisdom Tenner.

    http://wisdom.tenner.org/des-choix-de-la-spiritualiteacute.html

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  • Devenir des mystiques ! Redevenir des bâtisseurs de cathédrales

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    e8eb2c621c777de15beb45357726b93a.jpgLes bâtisseurs des cathédrales ont été chassés après le Moyen-Âge par le dogme et la scolastique religieuse catholique, puis effacés par la Renaissance, considérés comme trop mystiques, trop proches de l'ésotérisme égyptien,  trop de symboles druidiques et nordiques, trop d'alchimie; les sûfis par l’Islam intransigeant, l’animisme par la rationalité cartésienne. Tout n’est plus que raison contre intuition, tout n'est plus que Discours contre expérience mystique.

    Et nous voilà avec notre rationalité réduits à du dogme, à des connaissances limitées et des avis que l’on croit toujours mesurables et anticipatoires et on croyait si bien tout savoir qu’on en a oublié l’Essence, voire l’essentiel ! La partie invisible de nos énergies toutes puissantes.

    Dans cette psychose Covid-19 qui est devenue la nôtre, il y a une dimension qui nous a échappée c’est de la dimension sensible, l’intelligence émotionnelle, celle qui nous reconnecte avec le Mystère et qui par-delà nous reconnecte avec la dimension universelle et cosmique, celle qui nous permet de nous recentrer et d’oser vivre et de lutter sainement.

    La perte des symboles et leur signification nous limitent, il suffit d’un moindre caillou dans le rouage de notre rationalité et tout s’effondre. Comme des moutons de Panurge ou des Lemmings on saute dans le vide, les yeux fermés en hurlant de terreur !

    Pourquoi redevenir des mystiques ou des bâtisseurs de cathédrales ? C’est naturellement une métaphore du dépassement, remettre le sens au cœur de nos existences, se redéployer vers la Connaissance à travers une quête qui peut prendre des formes variées et diverses.

    Redevenez, des bâtisseurs de cathédrales, des mystiques visionnaires, des gens qui cherchent le sens profond à travers les mystères les plus profonds, qui ne donnent aucune réponse mais invitent à se questionner et grandir au fur et à mesure qu’on avance ; comme l’expansion de l’Univers, plus on interroge plus la dimension infinie s’offre à nous. 

    «  Arrêtez d’agir si petit, car vous êtes l’univers en mouvement extatique. » Rûmi

     

     

     

     

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  • Comment je suis devenue libraire (2)

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    IMG_20200423_133353_resized_20200424_093117082.jpgLibraire, un métier qui m'est tombé du ciel avec le confinement. Chaque jour, je mets à disposition une partie de ma bibliothèque en lecture à mes voisins et chaque jour j'amène une nouvelle sélection de livres. Hier, aux premières gouttes de pluie, j'ai dû courir récupérer  mes livres exposés sur la table, située à l'extérieur.

    Tout y passe, Roth, Mario Vargas Llosa, Murakami, Dicker est en rupture de stock. Les bouquins de philo restent au chaud chez moi, à l'exception du Traité sur la tolérance de Voltaire et Comte-Sponville avec son "Bonheur désespérement." Je passe devant un voisin et lui propose mon choix du jour. C'est un grand gaillard, du type sportif et il me répond en riant :"La lecture et moi ça fait deux! Quand j'étais petit, on m'a diagnostiqué hyperactif avec un déficit de l'attention et je bouffais de la Ritaline, mais bon et lorsqu'il voit une voisine passer en short et micro débardeur en lui faisant un clin d'oeil, il me dit si vous avez un magazine porno, je ferais un effort!" - La voisine éclate de rire, un brin rougissante et ravie à la fois.  Moi, comme c'est mon nouveau métier, je garde mon sérieux et réfléchis à ce que je pourrais bien lui apporter. Je me souviens vaguement d'un livre sur "Eros - La vie amoureuse en Grèce ancienne" avec des illustrations suggestives et conclus qu'il ne faut pas juger le "lecteur" en souriant à moi-même. Mais, l'hyperactif a même réussi à écouter une de mes histoires jusqu'au bout et verser une larme.

    Une autre voisine, me dit, - s'il vous plaît, proposez-moi un livre, mais rien de triste, car tout est trop difficile déjà, dit-elle, on ne sait déjà pas où on va comme ça , je préfère ne même pas y penser. Elle tient une enfant dans ses bras. - Apportez-moi, le livre que vous m'aviez recommandé!  En l'occurrence, Murakami, Kafka sur le rivage ou 1Q84. Je dois livrer à quelqu'un d'autre, au bord de la crise nerveuse, Sapiens de Harari.

    Puis une autre voisine, à qui je proposais mes livres est à deux doigts de pleurer, voilà plus d'un mois qu'elle n'a vu ses parents. Elle avait davantage envie de se confier que de lire mes livres. Donc, j'ai fait la page blanche et ai tendu l'oreille grande comme un coeur. Elle m'a remercié pour cette écoute et je suis repartie avec mes livres sous le bras en songeant que le métier de libraire est aussi un peu celui d'assistante sociale et de sociologue.

     

    Belle lecture à vous tous !

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  • Désenclaver la mort

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    unnamed.jpg Mon invitée - Franceline James 

    Son credo : l'éternité c'est maintenant ! Elle aime la vie par-dessus tout et la sienne a été bien remplie.  Médecin, psychiatre-psychothérapeute FMH, spécialisée en ethnopsychiatrie .

    Le but de la médecine est de protéger, de sauver la vie. Elle ne saurait y renoncer sans se renier.

    Pour autant, la mort – ma mort -- ne lui appartient pas !

    Pas plus que mes organes, d’ailleurs. Je m’élève fermement contre l’obligation légale faite à tous d’être donneur par défaut ».

    La vie requiert d’autres critères que ceux de la médecine pour être pleinement vécue. En particulier celui de la liberté. Ma liberté est de regarder ma mort en face quand celle-ci se présentera.

    Je réclame donc de désenclaver la mort des critères médicaux liés au sauvetage de la vie à tout prix.

    Tout le discours socio-politique concernant l’épidémie de Corona-virus est subordonné à ces critères. Quand mon heure se présentera, qu’on me laisse donc mourir tranquille !

    Si la vie m’est infiniment précieuse, c’est parce qu’elle est sous-tendue par le mystère de sa fin. C’est ma question – pas celle de la médecine.

    Ma vie : je n’ai pas plus choisi son début que je ne choisirai sa fin. Seul est mien l’infini du présent, qui m’appartient de plein droit. La médecine n’aura son mot à dire que si je le lui demande.

    Remplissons tous nos Directives anticipées et mettons-les à jour périodiquement (elles sont sûrement différentes quand on a 30 ans, 50 ans ou 75 ans). Que les médecins s’engagent à les respecter si je dois être hospitalisée.

    Née pour le mystère de la mort, je n’ai que faire de l’esclavage du bien-être qu’on veut m’imposer de toutes parts. Que ce soit en sautant en parachute (ça, c’était quand j’étais jeune), ou en vivant la totalité du moment présent (ça, c’est le privilège de l’âge), je veux regarder ma mort en face. Par Dieu, qu’on me laisse rentrer chez moi ! (Michel VIALA, Genève, 1979).

    De quel droit la médecine pourrait-elle me déposséder de ce qui justement ne m’appartient pas ?

     

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  • Comment je suis devenue libraire

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    IMG_20200423_133353_resized_20200424_093117082.jpgC'est   amusant de constater comment le confinement nous ouvre à de nouvelles orientations. Hier, je me promenai devant chez moi, et deux enfants vinrent me dire que Papa est vraiment casse-pieds :

    - On a deux télévisions, une dans la chambre de Papa et Maman et une au salon et bien Papa, lui,  il décide de regarder la TV au salon et nous on peut plus regarder ce qu'on veut. On devait aller chez notre grand-mère à Moulins qui devait nous donner des livres et maintenant on n'y va plus !

    Alors je leur ai proposé une sélection de livres entre autres Alphonse Daudet  "Lettres de mon moulin" et voilà pas qu'une autre voisine me dit avoir tout lu et n'avoir  plus rien à se mettre sous la dent. Ni une, ni deux, je file chez moi et parmi les six cents ouvrages en choisis une vingtaine, puis ma voisine de palier, avec un petit clin d'oeil, m'invite à lui montrer ma sélection avant d'apporter tous les livres sur une table située à l'extérieur de l'immeuble dans un jardin commun. Puis un autre voisin bien attentionné m'a dit, - après m'avoir raconté sa passionnante vie,  - qu'il allait trouver une solution pour protéger les bouquins exposés en cas de pluie. 

    Maintenant, j'ai passé ma soirée à faire une sélection de livres pour le lendemain et en fin de journée je récupèrerai ceux qui n'ont pas été choisis. J'ai hésité à proposer Eichendorff "Scènes de la vie d'un propre à rien" en version bilingue, avec le confinement et cette sensation de vacuité, j'ai préféré confiner Eichendorff à la maison.

    Voilà comment on s'invente un nouveau métier ! Mais finalement ce n'est pas déplaisant, c'est même très amusant et pour finir, je revois toute ma bibliothèque et relis des oeuvres totalement oubliées . Quant à mes voisins, ils bénéficient d'une description des ouvrages et des "coups de coeur" de la libraire que je suis devenue par la force des choses.

     

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  • Courage, vivons !

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    cape-verde-320790_1280-1080x675.jpgVoilà un mois, que je ne cesse de dire aux gens d’arrêter d’avoir peur et que le risque zéro n’existe pas à moins de se retrouver "en sécurité totale dans un cercueil !"

    Il a fallu se confiner, vivre avec soi, défendre l’éloge de la lenteur, s’éloigner de ses proches, se rapprocher de ses voisins parmi lesquels, les plus âgés.

    Maintenant, il est temps de se « déconfiner » parce que la vie continue. On n’a pas coupé les cheveux en quatre et on commence directement avec l’ouverture des salons de coiffure et qui va s’y rendre ? Je vous le parie. Des gens comme ma mère qui attendent ça depuis un mois « pour aller chez son petit coiffeur, ou sa petite coiffeuse ! ». Et bien voilà, on ne leur dira pas : « Vous les vieux, vous restez chez vous ! ». Allez-y et n’oubliez pas les consignes de sécurité, c’est tout ce qu’on pourra leur dire.

    Nous avons beaucoup appris en peu de temps, mais avons aussi oublié que les virus ont existé bien avant nous, ils sont à l’origine de la vie. Il va falloir faire avec comme nous le faisons depuis plus de 300'000 ans.

    Il ne disparaîtra pas, on composera avec dans la plus grande prudence, étape par étape. Et tous ceux qui espéraient faire un juteux business avec des projets mortifères comme  contrôler, surveiller, punir, vacciner à tour de bras, s'effaceront naturellement du paysage avec notre rage de vivre.

    Parce que la vie continue, nous lui tenons fermement la main et sortons pour ne pas mourir ni d’ennui, ni de peur, ni alcooliques, ni battus à mort, ni dépressifs, ni déconfits, nous sortirons parce que nous sommes des êtres vivants et gardons confiance en la vie.

     

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    Occupons-nous non seulement de ce qui a sur la tête mais dans la tête aussi.

    Et assurons-nous dans la foulée que les petits commerces tels que les librairies continuent  aussi à exister :

    LivreSuisse vient de lancer une pétition  pour plaider pour une réouverture des librairies dès le 27 avril, soit en même temps que les grandes surfaces qui seront autorisées à offrir l’intégralité de leurs rayons à leur clientèle, y compris les livres, stop à la concurrence déloyale !

     Aidez-nous à diffuser cette pétition en relayant dans vos réseaux le lien:

     

    http://chng.it/shvWWVq8vY

     

     

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  • Oui le déconfinement, non la déconfiture

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    index.jpgÇa y est ! On y est presque, on lit par-ci par-là, le déconfinement par étape. Certains s’excitent pour relancer la machine économique au plus vite, au plus tôt avec tous les risques que cela implique.

    Ne nous faisons pas d’illusions, nous n’avons pas vaincu le virus, nous l’avons à peine maîtrisé.

     

    Je parie que jusqu’à la fin de l’année, il va falloir composer avec ; hygiène des mains, distance physique, groupe restreint, pas d’événements à grande échelle. Nous allons tous ensemble pendant des mois encore devoir cohabiter avec l'ennemi et éviter que le virus ne nous saute à la gorge, au moindre fléchissement

    Nous déambulerons côte à côte en nous avisant de ne laisser aucune faille dans laquelle, il pourrait se glisser, car ce monstre invisible sera parmi nous à nous guetter et profiter de la moindre de nos faiblesses. Nous ne l’avons pas vaincu, nous l'avons à peine apprivoisé !

    Ceci ne doit pas nous empêcher de passer de Joyeuses Pâques, confinés avec nos chocolats confits et attendre de pied ferme et vaillant la reprise que nous appelons tous de nos vœux .

    Joyeuses Pâques dans le plus parfait confinement !

     

    Et rappeler que le confinement n’est ni une réclusion ni une punition.

     

    PS : vous avez remarqué l'effort sur le titre, 7 syllabes de chaque côté de la virgule pour créer un équilibre parfait comme sur une balance.

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  • Le confinement n’est ni une réclusion, ni une punition

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    Laurence Devillairs, agrégée de philosophie en France,  doyenne de la Faculté de Philosophie de  l'Institut catholique de Paris, définit et clarifie la confusion et la méprise qui règnent entre confinement comme privation des libertés et surtout des libertés fondamentales et réclusion comme punition, ou réclusion que s’imposent les religieux comme choix religieux ou plutôt comme vocation ; certains ont voulu associer ces deux termes et les concepts qui s'y rattachent dans la  confusion la plus  totale.

    Le confinement n’est pas une punition, certains pensaient affirmer leur liberté en contournant la règle, celle de devoir rester chez eux et la tentation de la  transgresser pour revendiquer en quelque sorte une atteinte à leur liberté;  assurément une analyse tronquée de la situation. Le confinement que nous vivons a pour but, à court terme, la liberté et il tend à nous protéger et protéger les autres qui pourront s’offrir une liberté totale après l’épidémie car elle est un frein et la met en danger, non seulement notre liberté mais notre vie sans laquelle la liberté ne peut se manifester.

    Pour preuve, il n’y a pas de suspension de la liberté de penser contrairement à ce que pensent certains qui se croient être en pleine dictature. Une des  premières manifestations d'un état de dictature est empêcher la liberté d'expression et la volonté de museler toute forme d'opposition.

    Sommes-nous dans ce cas? Nenni ! Pour preuve, nous pouvons nous exprimer, il n’y a pas de filtre, aujourd’hui,  nous ne sommes pas dans une dictature car la liberté de penser et d’expression est entière. Raison gardée, il faut accepter que le confinement n’est pas une punition et pas une réclusion.

    La liberté est du côté du confinement, parce qu’elle vise à nous donner la possibilité d’accéder  à notre liberté pleine et entière intacte après le passage du virus.

    Alors si on veut vraiment protéger ces libertés que l’on revendique, à cor et à cri, il faut rester confiné, et l'Etat s'est donné pour mission et devoir de protéger les libertés de ces citoyens en leur imposant un cadre qui tend vers cet objectif : La liberté du citoyen  !

    La liberté ne sert à plus rien, si on est à quatre pieds sous terre à manger les marguerites par la racine.

    Vidéo passage sur la liberté à 10’54

    Qu'est-ce que le confinement? Le virtuel peut-il tout remplacer? Laurence Devillairs

    https://www.youtube.com/watch?v=cB08txyVkOI

     

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  • Covid-19 pour une gestion internationale de l’épidémie

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    11175041_10153181508457976_5051553861057897446_n.jpgMon invitée - Une citoyenne genevoise Diana de la Rosa.

    Face aux sentiments de colère, d’impatience, de peur, de frustrations et d’anxiété collective que génère la situation actuelle, aux débordements rapides des hôpitaux, au nombre de victimes qui ne cesse de croître, au confinement, il s’agit pour les citoyens qui demandent des comptes dans les pays respectifs d’être à la hauteur des défis que le covid-19 impose de manière imminente et de manière globale. 

    La recherche d’un bouc émissaire est d’ores et déjà inutile. En tant que système démocratique nous ne devons pas tomber dans le piège facile de la recherche des responsabilités en fonction des couleurs politiques des uns et des autres. La situation est complexe, le virus demande une posture de coopération nationale et internationale. Les exemples dans ce sens sont multiples et touchant, voire constitutif d’un nouvel élan sociétal très constructif et porteur de changement à long terme.

    Gardons l’espoir que les gouvernements n’optent pas pour une attitude défensive en cascade et une protection étroite des intérêts particuliers. Les circonstances réclament au contraire une union des forces encore disponible et une mise à distance des réactions émotionnelles primaires compréhensibles. Une attitude humble est de mise face à ce virus. A nous citoyennes et citoyens d’être vigilants et attentifs aux dérives et aux instrumentalisations politiques liées à la gestion et aux impacts de cette crise sanitaire. 

    La colère est humaine, la demande de réparation aussi. Les victimes et le personnel soignant en première ligne ont besoin de reconnaissance. Rappelons la complexité de cette situation inédite qui nous met face à des dilemmes moraux sans précédent (limiter les libertés individuelles, sauver la santé des malades, continuer l’accès aux soins, aider les acteurs économiques) et pointe l’interconnexion des pays et de la production planétaire. 

    Les épidémiologistes le soulignaient déjà ... une pandémie devait arriver mais quand ? Le parallèle est pertinent sur la question du réchauffement climatique et les réponses coordonnées que les gouvernements et les citoyens devront apporter dans l’urgence. Ce malheureux virus est l’occasion d’un triste exercice collectif d’anticipation de la catastrophe à venir. 

    La brutalité de l’impact sur les entreprises, les industries, avec l’arrêt des forces de travail, laisse les rues du monde entier silencieuses. Les conséquences sur les peuples vont être drastiques selon l’état socio-économique du pays, les secteurs d’activité, l’âge ou l’état de santé.

    Cette crise montre la faiblesse des instances internationales comme l’OMS ou l’ONU, la vision dominante du court terme que chacun déplore, la vulnérabilité du système des échanges y compris financier et enfin, le manque de moyens de régulation.

    Cette crise sanitaire s’insère dans un contexte économique où la redistribution des richesses est défaillante depuis plus de 3 décennies; où les politiques d’austérités pèsent sur les institutions publiques et le bien-être de tous.

    Cette crise est enfin le temps d’une réflexion sur notre planète malade.

    La contagion du virus est différencié dans le temps et l’espace et tel un médicament effervescent, il fait rapidement le tour de la planète. Chaque pays gère à tour de rôle la crise auprès de sa population, sans grande solidarité envers ses voisins directs.
    L’isolationnisme ne permettra pas d’arrêter le virus. La coopération internationale doit donc être renforcée.

    Peut-on sortir indemne de cette expérience planétaire qui va durer encore quelques mois ?

    Le Conseil fédéral et les cantons se montrent uni dans la gestion de cette crise sanitaire et la mise en œuvre du confinement. Mais quelques forces politiques élèvent déjà leur voix pour demander à relancer l’économie par le retour au travail sans être certain des effets sanitaires. Espérons que notre gouvernement se montrera aussi uni et sage qu’il a été jusqu’à présent quand viendra l’heure du dé-confinement.

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  • Entre matérialité et spiritualité, le virus a choisi

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    spiritualite-personnelle.jpgNous vivons tous des moments pénibles mais Ô combien révélateurs du monde dans lequel nous évoluons.

    Nos avions à terre, des entreprises qui fermeront par milliers, des magasins qui feront faillite, l’argent que nous avons à la banque n’arrive même plus à être dépensé, le prix du baril de pétrole chute, des chômeurs en pagaille. Le virus s’est attaqué de plein front à ce que nous prenions pour l’essentiel de nos vies « l’essence » ou le « sens » de nos vies. Travail, salaire, vacances, voyages.

    Force est de constater qu’il a fallu moins de deux mois pour qu’un ennemi invisible nous balaie ça du revers du coude. Et il reste quoi ? Une sensation de vide, mais surtout une sensation de peur et un profond vertige existentiel face à l’ inconnu total, combien de temps le confinement, l’ennemi finira-t-il par disparaître totalement et si oui, en laissant combien de morts derrière lui. Combien d’entre nous seront touchés par le Covid-19 ?

    Autant de questions. Et nos croyances dans tout cela ? Pourquoi avoir si peur ? Pourquoi la mort nous fait-elle trembler au point qu’on ose à peine la mentionner. Un temps de terreur qui verra naître les charlatans de l’espoir, les faux prophètes, les gourous de pacotille, les religions trouveront-là une occasion unique d’agiter à nouveau le spectre du Paradis et de l’Enfer, mais en Enfer nous y sommes déjà. Que Dieu nous épargne  de tous ces imposteurs !

    Mais nous, vous et moi, là au milieu de ce chaos. Notre capacité de résilience, et notre spiritualité à l’épreuve de ce défi qui nous interroge au plus profond de nos consciences, qu’en est-il ? Quelles questions faut-il vraiment se poser face à une telle épreuve. Revenir sans doute aux principes fondamentaux, aux valeurs essentielles, à l’ "unité fondamentale de toutes les traditions ». Le temps est venu non seulement de savoir et reconnaître le souffle qui nous anime mais le temps est venu aussi de savoir comment nous vivions sur une planète que l’on croyait nôtre et que nous ne partagions plus avec les autres êtres vivants, nous vivions avec cette arrogance dépourvue de toute empathie.

    Un environnement qui nous est devenu hostile et pour la première fois, cette terre se met enfin à respirer, mais nos âmes aussi. Nous sommes obligés de freiner et nous interrompre dans ce cycle de folie et laisser venir un cycle nouveau, car l’épreuve nous transformera,  elle nous offrira les voies de notre « metanoia » , de la transformation, du changement, il y aura un avant et un après. Pour survivre nous devrons changer et en attendant cessons d’avoir peur et accueillons cette épreuve comme une « métamorphose » qui nous recentre au cœur de nous-mêmes et de notre spiritualité, la seule dimension que le virus n’atteindra pas !

     

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