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  • « I can’t breathe »

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    a300fad7-a1d1-11ea-b33c-02fe89184577-1.jpgMinneapolis, le 25 mai. Quelques minutes avant de mourir, George Floyd plaqué au sol avec le genou d'un policier sur la nuque suppliant d’une voix rauque et plaintive « Please, I can’t breathe !» - On le verra partir en ambulance, mort par asphyxie!

    Floyd n’est que l’arbre qui cache la forêt, et il y en a eu tant d’autres. 2014, Stephan Clark abattu de 20 balles dans le dos alors qu’il se trouvait dans son jardin. La même année, l’adolescent Michael Brown, à 18 ans abattu alors qu'il avait les mains en l'air,  pour sa défense, la police invoqua la légitime défense.  Trois semaines après la mort d’Eric Garner, aussi mort étouffé par un policier. Puis, des enquêtes bâclées qui traînent  où les policiers ne sont jamais reconnus coupables.

    Tous ces arbres qui cachent l’immense forêt qui s’étend à perte de vue, sombre et dangereuse ; ronces, lianes, nœuds, pièges, précipices. Autant de dangers qui ont pour noms, racisme, injustice, violence policière. Une forêt qui ne cesse de s’étendre à l’horizon et qui aveugle et étouffe.

    Les Américains pensaient avoir fait acte de contrition avec la parution de la Case de l’Oncle Tom en 1892, - veille de la guerre de Sécession,-   un esclave bon et pieux qui mourra comme martyre. Un roman qui a fait pleurer l’Amérique, mais qui a aussi ancré l’image d'Épinal d’un afro-américain, incapable de défense, bon à l’égard de son maître, croyant et pratiquant. En somme, un destin noir entièrement dépendant du Blanc, totalement à sa merci et sous tutelle. Et on le constate, l’afro-descendant n’est pas égal devant la loi du Blanc; une loi qui ne semble être faite que par lui et pour lui.  Face à quantité de meurtres, les auteurs ne sont quasiment jamais punis et qui rappellent quoiqu’on en dise, le temps où chacun était maître de la vie d’un noir. Un homme noir a 2,5 fois plus de risque d’être tué par la police qu’un blanc et dans la plupart des cas les auteurs de meurtres sont restés impunis pour fautes de preuves.

    Aujourd’hui, l’Amérique s’embrase, un Printemps afro-américain ? Une révolution qui se profile pour amener un vrai changement au cœur de cette Amérique qui a construit sa puissance sur deux génocides ; d'abord les native américains et après les esclaves noirs.

    Une Amérique qui doit faire un vrai travail sur elle et ses fondements, back to the roots, les racines du mal ! Une Amérique qui s’enlise dans ses sables mouvants, les fondations ont quelque chose de pourri, il y a de la putréfaction qui en émane.  Lorsqu'on sort une poubelle puante restée trop longtemps enfermée dans une pièce, il reste toujours quelque chose de fétide dans l'air et cette odeur qui plane nous écoeure, elle donne la nausée ! Pardonnez cette métaphore nauséabonde.

    Je reste persuadée que le travail de mémoire sur l’esclavage n’a jamais été fait aux Etats-Unis -  et bien ailleurs du reste-   l’esclavage a pris d’autres formes pernicieuses où les violence constitutives du pouvoir sur l’esclave n’ont jamais disparues. Inscrit dans l'inconscient collectif des Blancs, les schémas à l'égard des anciens esclaves sont restés imprégnés et vivent toujours avec toute leur charge négative et violente. Corvéables à merci, victimes d’arbitraires, morts impunies, quand les afro-américains quitteront-il leur statut imposé de citoyens de seconde zone ?

    Pour cela, oui, il faudra une révolution et espérer recréer un changement radical dans les rapports sociaux et comme on le voit toute révolution démarre sur un mouvement anarchique illustré par l’embrasement et les violences actuels dans plusieurs états américains, les rues s'échauffent. La dernière raison des peuples comme disait Victor Hugo, le pavé!

    C'est l'Amérique entière qui étouffe! Etouffée par son racisme, odieux spectre qui plane sur la justice et l'ensemble des institutions.

     

    We can't breathe. Enough is enough !

     

    Paix à l'âme de toutes les victimes des violences policières. Paix à l'âme de George Floyd et de tous les autres.

     

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    Message d'Anonymous/1er juin 2020/images de violences policières personnes sensibles s'abstenir

    We are Legion, expect us’ | Anonymous send message to Minneapolis Police Department

    https://www.facebook.com/RTnews/videos/we-are-legion-expect-us-anonymous-send-message-to-minneapolis-police-department/246350213327891/

     

    I juste wanna live by Keedron Bryant âgé de 12 ans /une chanson sur le malaise des Afro-Américains et qui fait le buzz déjà vue plus de 2 millions de fois

    https://www.youtube.com/watch?v=sZWTJbSS7b0

     

    Attention vidéo violente, personnes sensibles s'abstenir

    https://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/homicide-de-george-floyd-a-224761

     

    Base de données du Washington Post/1011 personnes tuées par la police en 2019

    https://www.washingtonpost.com/graphics/2019/national/police-shootings-2019/

     

    Le compteur du quotidien The Guardian sur les violences policières aux Etats-Unis/1093 personnes tuées en 2016/1146 en 2015

    https://www.theguardian.com/us-news/series/counted-us-police-killings

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  • Sourire avec les yeux

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    sourire_avec_les_yeux.jpgMon invitée Marie-Andrée Ciprut, psychologue-écrivaine

    Quelle gageure en effet !

    Assise dans un tram, j’aperçus une amie qui attendait le sien de l’autre côté de la rue, un masque sur le visage. « Mais c’est Unetelle ! » me suis-je dit en m’apprêtant à lui faire un signe amical. J’ai brusquement arrêté mon geste, en proie à un terrible doute :

    La taille et la carrure, c’était elle,

    Le style d’habillement, c’était elle,

    Les couleurs pastel, c’était elle,

    La coiffure, c’était peut-être elle,

    Mais, derrière son masque, était-ce vraiment elle ?...

     

    J’ai dû alors affronter cette brutale réalité : le coronavirus allait désormais s’immiscer dans nos vies pour les influencer, les contrôler, les diriger, les changer…

    Quelle histoire, ces masques !

    Dès les premiers signes de tarissement, les pharmacies sont prises d’assaut même avant le confinement : commande, coût, 10 CHF pièce. Pareil pour le gel hydroalcoolique, qui atteint également le prix exorbitant de 10 CHF le flacon de 100ml. Qu’à cela ne tienne, tout le monde en achète !...

    A vrai dire, les pays européens se trouvant devant une pénurie de masques, en ont déconseillé l’usage, tout en faisant secrètement des commandes massives en Chine, ce qui alimenta un marché très lucratif, une économie parallèle florissante, un commerce officiel ou non, provoqua des vols de cargaisons dans les aéroports, des détours de destinations, des mensonges d’états. Une occasion rêvée pour la mafia de redorer son blason en offrant ce précieux sésame aux italiens les plus démunis, alors que la Chine apparaissait comme la super puissance dont dépendait la santé mondiale grâce à sa fabrication par millions, pour ne pas dire par milliards, de l’objet tant convoité. Un conflit mondial venait de naître.

    La guerre des masques était déclarée !

    Il faut distinguer plusieurs catégories de masques selon l’efficacité de leurs filtres. Les FFP 1, 2 et 3, appareils de protection respiratoire sous différentes formes : coque, 2 plis, 3 plis, becs de canard. Les FFP2 sont uniquement réservés aux soignants et agents des services publics. Les masques chirurgicaux à plis destinés à une protection individuelle, aujourd’hui quasi universellement obligatoires, sont distribués gratuitement par certaines communes et dans quelques transports urbains. J’ai même vu des quidams qui se promenaient avec un modèle de masque de plongée adapté pour la circonstance, faute de mieux ! Les lavables « Afnor » en tissus filtrants « alternatifs », masques grand public, ne protègent que les personnes alentour. Ces derniers laissent libre cours à l’imagination créatrice et se transforment peu à peu en accessoires de mode assortis aux tenues vestimentaires…

    Pour les gants en plastique, on nous a assuré de leur inutilité, que leur port était même déconseillé puisqu’ils transportaient le virus. Ensuite, on nous a dit : « oui dans certaines situations, mais pas d’autres ! » … Enfin, ils furent interdits aux clients de quelques commerces, chez les coiffeurs par exemple. Ordre, contrordre, désordre !

    Nous avons appris de nouvelles expressions : gestes barrières, distanciation sociale de 1m, 1m150, 2mètres : au choix ! … Plus question de se toucher, se donner l’accolade, se prendre dans les bras, se serrer la main, encore moins s’embrasser, donner des baisers : interdit ! … Des mots nouveaux ont enrichi notre vocabulaire. Covid-19, quatorzaine, perte du goût : agueusie, perte de l’odorat : anosmie, hydroxychloroquine...

    Bas les masques !

    De nos cinq sens, la vue se place aux premières loges de nos relations humaines. Derrière les masques, notre visage cache ses mimiques, laissant à notre regard seul, moyen d’échange capital avec nos semblables, le soin de communiquer. Comment partager alors une émotion, une colère, un rictus, le mépris, le doute, la peur, le désaveu, la résignation, la connivence, l’étonnement, la complicité, ou simplement un sourire ?...

    Notre œil doit transmettre toutes ces choses. Après le temps du toucher, après les sulfureux débats sur le port du foulard islamique dans l’administration, voici venu le temps du regard ! Le décliner à tous les temps : regard sombre, mystérieux, indifférent, courroucé, compassionnel, fusiller du regard, toucher avec les yeux… J’ai pour but désormais de m’entrainer à lui faire exprimer tout cela, et commencer par :

    Sourire avec les yeux !

     

     

    Article paru en version papier dans la Tribune de Genève du 4 juin 2020 sous la rubrique Opinion /Lettre du jour

    https://www.tdg.ch/sourire-avec-les-yeux-390267377062

     

    billet paru également dans les critiques culturelles de Martinique

    https://www.madinin-art.net/sourire-avec-les-yeux/

    Du Tous créoles au Tout-Monde/ Mon interview en  vidéo de l 'écrivaine Marie-Andrée Ciprut/2016

    http://www.potomitan.info/ciprut/creoles.php

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  • C'est quoi être un vrai écrivain ?

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    L-Enigme-de-la-Chambre-622.jpgLa lecture immonde de la critique du Monde sur la sortie du dernier livre du Genevois Joël Dicker « L’énigme de la chambre 622 » me laisse sans voix !

    Un fleuve d’injures sous des oripeaux de critique littéraire, or, un souvenir étincelant me revient;  le poète solaire français, Saint-Pol-Roux, fuyant Paris - pour la forêt des Ardennes - ,  en 1898, et son snobisme  avec des mots durs à l’égard des critiques : « Les trous-du-cul, ce sont maints critiques modernes. Ils ont deux fesses, disons faces, l’une de miel pour les faiseurs d’ignominie, l’autre de fiel pour les beaux gestes du génie. Les trous-du-cul ce sont maints critiques modernes. Et ce qui sort de ces princes en us lorsque grince l’anus qui leur tient lieu de bouche, quelquefois, c’est du vent, des crachats plus souvent, de la merde toujours. » Rien de nouveau sous le soleil !

    Les lecteurs aussi se sentent atteints par une telle critique du quotidien français , c’est aussi avilir ce qu’ils apprécient et les faire passer pour de mauvais lecteurs.

    La vraie question, dans le fond, au-delà des prix que j’exècre ; haut lieu de copinage et de compromission, revoir l’affaire Gabriel Matzneff - largement soutenu par le journal le Monde celui-là même qui vient donner des leçons  - et son Prix Renaudot, c’est quoi être un écrivain ?

    La réponse est simple, aimer écrire et être lu ! Deux critères entièrement remplis par Joël Dicker, alors oui, Joël est bien un écrivain qu’il n’en déplaise à quelques poseurs  parisiens qui ont de la peine à avaler notre couteau suisse aux mille techniques. Pour ma part, j’ai commandé trois livres dédicacés par lui pour des proches qui adorent ses livres « page turner .»

     Le snobisme est au monde littéraire parisien ce que les trous sont à l'emmenthal ! C.Q.F.D

     

    Bonne lecture !

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  • La fabrique du consentement

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    index.jpgA relire de toute urgence, Noam Chomsky et la fabrique du consentement. "La propagande est à la démocratie ce que la violence est à la dictature. " Aucune nécessité de justification pour obtenir un consentement car il est imposé voire inutile, ou enfoui sous des théories bâclées et faire fi de la créativité et du bon sens des gens ordinaires, c’est-à-dire des gens comme vous et moi, à peine consultés et même pas du tout.

    Distraire et contrôler, autorité et domination, la fabrique du consentement, est une industrie bien rodée et elle prend des formes pernicieuses aux multiples variantes. Depuis le début du confinement, nous l’avons constaté, cette propension au discours unique du gouvernement relayé par les médias tandis que les autres voix tombées dans un silence assourdissant,-  excusez l'oxymore - devrait nous interpeller.  La  volonté absolue de distraire les confinés pendant que des lois iniques passent en douce sans concertation et sans « consentement éclairé ! » Informations contradictoires, surveiller et ne plus surveiller, tracer et ne plus tracer, alarmisme ambiant qui permet de faire avaler les couleuvres et combien nombreuses elles ont été et le seront encore.

    Qu’en est-il du traçage ? La fabrique du consentement organise une fiction comme quoi nous serions tous d’accord. Nenni !

    Il est important de se poser les bonnes questions essentielles et de fonds. Atteinte à la sphère privée, une des libertés fondamentales protégée par le droit national et international, souhaite-t-on y renoncer sous couvert d'une base dite volontaire ? Car si  toute la population n'est pas sur l'application et si les résultats ne sont pas donnés en temps réel, l'efficacité ne sera-t-elle point que très partielle ? Mais elle fera date et déjà précédent. On est sur une pente  expérimentale... certes... mais aussi glissante..., alors à quoi ça sert ?  Ceci suppose qu'il faudra  après obliger tous les récalcitrants sous peine d'être amendables sinon ça ne servira à rien. Banalisation rampante de l'usage de telles applications pour faire mieux passer ensuite la version totale et obligatoire ? Il ne s'agit pas d'un jeu pour adolescents friands de nouvelle applications - ou le dada de quelques technocrates passionnés de TIC et trop peu d'éthique -   mais d'enjeux qui méritent un vrai débat public et un vrai processus législatif en dehors d'un cadre d'urgence. Alors réfléchissons avant d'ouvrir cette porte ...ou cette boîte de Pandore ".

    Quid des données récoltées?  On ne peut pas garantir leur protection, à voir le nombre de cyber-attaques , 9 millions de personnes ont été hackées depuis le site d' EasyJet. Quelle garantie de sécurité informatique ? L'interface sera confié à Google et Apple, deux firmes américaines pas plus à l'abri des cyber-attaques que les autres. Pas de consultation, le Parlement ne s'est pas réuni, ni les communes privées de séances pendant le confinement.

    A trop se précipiter, le risque de bafouer des droits fondamentaux par manque de transparence entre autres; des droits chers à la démocratie comme la consultation. Un consentement forcé et "non-éclairé" serait contraire à tous les principes que nous chérissons tels que le débat public, la transparence, le droit d'être informés, autant d'institutions inhérentes aux principes démocratiques.

    Pour revenir à la phrase devenue culte d'Alain Berset :"il faut agir aussi vite que possible, mais aussi lentement que nécessaire."  Or, nous n'avons pas consenti à cette application de traçage malgré la propagande et la tentative de fabrication de notre consentement.

    La propagande d'une quelconque démocratie pour imposer des outils de traçage sans consultation et sans "consentement éclairé"  est d'une violence digne de toute dictature.

     

    Signez la campagne

    NON à l'application SWISSCOVID ! Non au traçage de proximité social,  volontaire ou non!

    https://act.campax.org/petitions/pas-d-application-de-tracage-social-swisscovid-volontaire-ou-non?share=270dc78b-6b17-4341-8fcc-fb7f990b3cf5&source=thxsignmail&utm_source=thxsignmail

     

    Liens intéressants

    Pourquoi je préfère renoncer à l'installation de l'application  de traçage. Docteur en informatique, la professeure Solange Ghernaouti dirige le Swiss Cybersecurity Advisory & Research Group (UNIL) est pionnière de l’interdisciplinarité de la sécurité numérique, experte internationale en cybersécurité et cyberdéfense

    https://www.letemps.ch/opinions/prefere-renoncer-linstallation-dune-application-tracage-contacts

    Google interdit aux applications de parler de la Covid-19 sur les smartphones Android

    https://www.franceculture.fr/numerique/google-interdit-aux-applications-de-parler-de-la-covid-19-sur-les-smartphones-android

     

    "Bonjour Monsieur Orwell contre l'appli stop Covid" un texte de l'écrivain Patrice Franceschi texte paru chez Gallimard et qui appelle à se mobiliser contre le projet de traçage.

    https://www.wedemain.fr/Bonjour-Monsieur-Orwell-contre-l-appli-StopCovid_a4705.html

     

     

     

     

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  • L’amour par-delà les frontières (2)

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    IMG-20200521-WA0007.jpgLa douane de Bossey, à l'heure des retrouvailles,  entre une Maman et son fils qui ne se sont pas vus depuis deux mois. "Vous vous rendez-vous compte Madame, me dit-elle, comment en vivant si près, je n'ai pas vu mon fils tout ce temps!"à deux doigts de verser une petite larme.

    Mais l'heure est à la fête;  un picnic royal posé sur les blocs en béton avec du fromage suisse et français: un Reblochon de Savoie et un Reblochon du Val d'Arve.

    La presse suisse au milieu des fromages avec le journal le Temps et la Tribune de Genève achetés à l'occasion pour la Maman qui vit de l'autre côté et le fiston manifestement heureux et qui arbore un t-shirt Miami Vice  de la féliciter :"Maman est devenue numérique depuis le début du confinement", elle hoche la tête, encore un peu secouée, "il a bien fallu apprendre à Zoomer, ma foi", soupire-t-elle ! Encore émue d'avoir dû apprendre à toute vitesse, heureusement qu'il y avait des jeunes pour montrer comment il fallait faire.

    Un jour radieux pour ripailler et pour se souvenir combien on s'aime malgré les frontières.

    Quant à moi, on se demande comment j'ai fait pour passer la frontière avec mon vélo alors qu'elle est fermée! C'est sans doute le troisième fromage qu'on ne voit pas posé sur la nappe jaune, l'emmental avec tous ses trous !

     

     

     

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    Un autre témoignage sur la souffrance induite par la séparation des couples à cause de la frontière franco-helvétique

    https://www.linkedin.com/posts/martina-chyba-661abb154_je-fais-partie-des-couples-non-mari%C3%A9s-s%C3%A9par%C3%A9s-activity-6665291067652358144-Mgmc/

     

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  • L’amour par-delà les frontières

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    images.jpgS’il y a une chose intéressante à observer aujourd’hui, ce sont les postes-frontières fermés et toute l’activité qui s’y déroule malgré tout.

    Ce matin, un jeune à Croix-de-Rozon se rongeait les ongles côté suisse tandis que sa Maman escaladait la barrière depuis la France ,  aidée par des gens pour rejoindre le fiston, et à la voir se hisser difficilement, basculer de l’autre côté d’un mouvement lent et lourd prouvait qu’elle n’avait plus fait ça depuis sa prime enfance.

    Echanges d’œufs pondus du matin ou des cageots de légumes frais; les blocs en béton transformés en comptoirs de bar pour  taper le carton, échanger le verre de l'amitié franco-suisse, manger un sandwich sur le pouce, glisser quelques baisers furtifs, bambins qu’on passe par-dessus les barrières pour le donner à Papa ou Maman au nom du  respect de  la garde alternée.  Ces postes-frontières sont devenus des lieux de rendez-vous très courus.

    Mais encore, des alignements de voiture près des serres de Bossey et des gens qui traversent la frontière à pied,  à travers champs. Un matin, je me croyais dans une scène de "Chasse et Pêche", vous savez cette émission soporifique que vous regardez au-milieu de la nuit quand vous êtes pris d’insomnie. L’attente infinie d’un chasseur planqué derrière un arbre à guetter le faisan qui ne vous donne qu'une envie,  celle de retourner vous coucher le plus vite possible.  Un matin,  c’est ce que j’ai vu. Sortir du taillis un gendarme français caché à attendre les traverseurs des champs. J’avais l’impression de revoir ces scènes ennuyeuses de chasses au canard.

    Ces frontières en réalité sont un emmental qu’on traverse malgré le coronavirus. Des amoureux qui passent en douce rejoindre la dulcinée ou le dulciné de l’autre côté, tous les moyens sont bons : vélo, trottinette, à pied, l’amour donne des ailes et sous la barbe des douaniers. "Elle court, elle court la maladie d'amour"comme chantait Sardou.

    Alors voilà, la réalité,  c’est qu’il n’y a pas que les amoureux qui s’aiment, j’en connais plus d’un qui se languit, d’un frère, d’une sœur, d’une mère, d’un père, d’amis et j’en connais plus d’un qui pleure à chaudes larmes confiné en France ou en Suisse sans pouvoir aller à la rencontre de ceux que l'on chérit et qui vivent là-bas de l’autre côté.

    Un Mur de Berlin érigé entre nos frontières donne une idée précise de la violence des territoires morcelés et qui séparent les gens. "Aucune frontière ne vous laisse passer sereinement. Elles blessent toutes !"* On réalise à quel point les frontières n'ont rien de naturelle, elles viennent avec toute leur brutalité, de manière implacable et glaciale,  se poser comme une lame de couteau sur le territoire et diviser.

     

    *citation Laurent Gaudé

     

     

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  • L’Afrique laboratoire test grandeur nature 

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    EXhV4hKXYAwjCJM-1.jpgLes réseaux sociaux africains se partagent toutes les alertes sur les vaccins ; une défiance parlante en voyant cette femme menacer de la hache un infirmier qui veut pratiquer un vaccin sur un jeune homme. La dernière en date que j’ai reçue pas plus tard que hier : « Dans les villages éloignés d’Abidjan, des gens sont venus annoncer des vaccins pour lutter contre le coronavirus et qu’ils reviendraient. » Parfois des hommes et femmes en blouses blanches accompagnés de militaires viennent présenter des vaccins selon les rumeurs qui affolent la toile.

     

    Un réflexe anticolonial du Blanc qui vient s’attaquer aux Africains et profiter de lui ? D’où viennent ces craintes ? – Elles trouvent leurs premières racines dans des essais monstrueux pratiqués en Afrique du Sud, une défiance de la médecine des Blancs par opposition à la médecine traditionnelle et la crainte d’être associés à des cobayes.

    Pour mémoire L’Afrique du Sud a été le théâtre de nombreux crimes médicaux, notamment sous le régime de l’apartheid. Ceux de Wouter Basson sont restés impunis, malgré les centaines de témoignages et les milliers de documents à charge. Cet ancien chef du Projet Coast, l’unité d’armes chimiques et biologiques d’Afrique du Sud sous l’apartheid, est accusé d’avoir tué des centaines de Noirs en Afrique du Sud et en Namibie, de 1979 à 1987, notamment par injection de poisons et du virus du Sida. Autre traumatisme, en 1996, l’État de Kano, dans le nord du Nigeria, est ravagé par une épidémie de méningite. Le géant américain Pfizer profite de cette tragédie pour tester deux médicaments, le Trovan et la Ceftriaxone. Onze enfants décèdent. Mais encore une campagne anti-tétanos qui aurait masqué la stérilisation des femmes au Kenya et en Inde, en 2013.

    Mais encore l’OMS trop dépendantes financièrement des milieux économiques et de la Fondation Bill et Melinda  Gates entre autres. Son communiqué du 7 mai 2020 alarmiste prévient : « Près de 190 mille personnes pourraient mourir du Covid-19 en Afrique si la maladie n’est pas maîtrisée.» En l’occurrence, l’Afrique semble mieux s’en sortir que l’Europe ou les Etats-Unis. Ce qui fait dire aux Africains : » gardez votre vaccin chez vous, vous en avez davantage besoin que nous ! »

    Le Malawi et le Kenya ont été choisis pour devenir zone test pour un carnet de vaccination injecté sous la peau, permettant à des nanoparticules encapsulées des vaccinations sous-cutanées. Elles émettraient une lumière fluorescente bleue invisible à l’œil nu mais que n’importe quel Smartphone pourrait détecter et savoir si vous êtes vacciné ou pas. Un projet financé par la Fondation Bill et Melinda Gates et qui poursuit son sondage dans d’autres pays d’Afrique et au Bangladesh pour savoir s’ils seraient prêts à renoncer aux cartes de vaccinations.

    Une crainte qui se comprend et se partage aisément, ici même en Europe on se demande si le vaccin anti-coronavirus ne deviendra pas obligatoire pour voyager par exemple. De nombreux pays pourraient l’exiger comme des vaccins anti-malaria ou fièvre jaune pour se rendre dans certains pays.

    Le débat ne fait que commencer, il serait temps de s’assurer que des commission d’éthique indépendantes surveillent ces velléités de vacciner à tout va et en attendant surveillons ce qui se passe en Afrique pour savoir à quelle sauce nous risquons tous d’être dévorés, à notre tour. Et n'oubliez pas le credo  :"personne ne sera oublié!- No one will be left behind",  c'est ça qui nous inquiète très précisément.

     

    https://www.afro.who.int/fr/news/nouvelles-estimations-de-loms-pres-de-190-000-personnes-pourraient-mourir-de-covid-19-en

     

    Kenya et Malawi  Zone test pour un carnet de vaccination injecté sous la peau -  Le Monde

     

    https://www.lemonde.fr/afrique/article/2019/12/19/le-kenya-et-le-malawi-zones-test-pour-un-carnet-de-vaccination-injecte-sous-la-peau_6023461_3212.html

     

    Stérilisation en Inde et au Kenya

    https://www.cnews.fr/sante/2014-11-14/sterilisations-linde-et-le-kenya-touchees-par-deux-affaires-694678

    https://www.cqv.qc.ca/coronavirus_vaccin_et_sterilisation 

     

    Ces Africains qui ont peur d'être des cobays/Monde Afrique

    https://mondafrique.com/coronavirus-ces-africains-qui-ont-peur-detre-des-cobayes/

     

    L'Afrique cobaye de Big Pharma/Monde diplomatique 

    https://www.monde-diplomatique.fr/2005/06/CHIPPAUX/12513

     

    Quelques lanceuses d'alerte

    Genève au coeur de la mondialisation

    https://www.youtube.com/watch?v=ffRjSk4KlIs

    The global health mafia

    https://www.youtube.com/watch?v=yp7m3onW54s

     

    Les financiers de The One Campaign 

    https://www.one.org/fr/infos/nos-finances/

     

    GAVI - The Vaccine Alliance

    https://www.gavi.org/fr/notre-alliance/a-propos

     

    Un partenariat financier solide

    The Power of Partnership

    Gavi’s impact draws on the strengths of its core partners, the World Health Organization, UNICEF, the World Bank and the Bill & Melinda Gates Foundation, and plays a critical role in strengthening primary health care (PHC), bringing us closer to the Sustainable Development Goal (SDG) of Universal Health Coverage (UHC), ensuring that no one is left behind.

     

    Qui y-a-t-il derrière l'Université Johns Hopkins experte en traçage des patients aussi financée par la fondation Bill et Melinda Gates?

    https://www.bfmtv.com/sante/coronavirus-qu-y-a-t-il-derriere-l-universite-johns-hopkins-experte-en-tracage-des-patients-1882505.html

    L'université Johns Hopkins - organisateur de l'Event 201 - qui a lancé la carte mondiale interactive du coronavirus a en début 2019 été interpellée par , la justice américaine qui a accepté d'ouvrir un procès visant l’Université Johns-Hopkins, ainsi que le Rockefeller Center, pour leur rôle dans un programme expérimental mené dans les années 1940 par les États-Unis au Guatemala. Près de 700 cobayes, dont des enfants, s'y étaient vus inoculer la syphilis, afin de tester l'efficacité de la pénicilline contre les maladies sexuellement transmissibles. 

    Un nouveau projet OMS "Nous devons entrer dans les maisons et retirer les membres de leur famille" et les isoler.

    https://www.youtube.com/watch?v=JxzALWtU4RY 

     

     

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  • Hannah Arendt à notre rescousse

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    DJDpUK1JA1wJPsySc_W-Otrppe7ZxtJcAFkKg0ZFKZjiVn5_xq6B_wzjUSugifFfdR32SVEpPEAgar-PBgHfjkHkuXVhkiC3Yfj7bmf9-iz36wYlZIZOHvX-oQ_xw32WTg.jpgEn cette période trouble, un excellent article signé Jean-Marc Dupuis, fait référence à Hannah Arendt et la manipulation de l’information dans les régimes totalitaires.

    Sacrifice de la vérité, comment les régimes totalitaires prennent un pouvoir « total » sur les individus en les arrosant d’informations contradictoires jusqu’à ce qu’ils n’aient plus aucun moyen de savoir où se trouve la vérité.

    Les médias nous offrent un déluge d’informations contradictoires et incohérentes mêlant le vrai et le faux jusqu’à ce que plus aucune personne ne puisse savoir de bonne foi ce qu’il fallait penser. Une foule de porte-paroles se mettent à parler tous en même temps sans plus savoir « quelle est la parole d’Etat .»

    Plus personne ne sait que penser, et lorsqu’il n’y a plus de vérité, il n’y a plus de réalité.

    “Quand tout le monde vous ment en permanence, le résultat n’est pas que vous croyez ces mensonges mais que plus personne ne croit plus rien. Un peuple qui ne peut plus rien croire ne peut pas se faire une opinion. Il est privé non seulement de sa capacité d’agir mais aussi de sa capacité de penser et de juger. Et, avec un tel peuple, vous pouvez faire ce que vous voulez”, disait Hannah Arendt.

    Cette confusion, aujourd'hui dans le cadre de la lutte contre le Covid-19,  peut permettre l’instauration du tout contrôle et du sacrifice des libertés individuelles sans que personne ne se rende compte de quoi que ce soit. C’est le moment le plus dangereux et le plus propice  où tout et n’importe quoi, tout et son contraire peut être instauré face à des personnes « sidérées » par la masse d’information et de désinformation distillées en flux continu.

     

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  • Des choix de la Spiritualité

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    Mon invité Ioan Tenner penseur, panseur,  et philosophe

    Voir que tu construis une cathédrale en taillant une pierre est spiritualité ; chercher la Vérité au tréfonds de l’Univers, aussi.

    Esprit, âme, raison, conscience ?

    jesusstatue_rio_lhjan2018-675x381.jpgMon compas trace large ouvert, mes bras, aussi. L’Esprit1, est la vie qui s’est rendu compte qu’elle est. Sentients, capables de nous examiner et de juger, nous sommes notre esprit, notre âme, comment se passer de ce mot ? Cette entité consciente de soi, est impalpable à ce jour. Est-elle faculté, fonction de la matière vivante, phénomène vécu ou essence immatérielle, étincelle de souffle divin ? La dispute va continuer, longtemps... Certes, notre esprit est quelqu’un, une identité qui peut dire « moi » ou « nous » ; il n’est pas chose fabriquée. Pareil au vivant dans lequel il habite -qui donne naissance à la nouvelle vie – lui, il agit et crée ce qui n’était pas avant2. Sur Terre, seul l’esprit est donneur de noms3, faiseur des langues et d’art. Mon souffle vital, pneuma, anima, âme, psychisme, « vie mentale », est-il périssable ou immortel ? Accordé par la Divinité ou surgi de l’évolution de la Matière ? Je ne le sais... le fait est que nous ressentons cet état, nous sommes cet état sans pareil. Nous éprouvons, chacun, directement, à la première personne, le goût de ce qu’est être sciemment quelqu’un4, sentir joie et douleur, juger, vouloir, désirer... Sans lui nous ne sommes personne.

    * The Christ the Redeemer statue in Rio de Janeiro in April 2017. (Image: Robert Nyman )

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    1 Une investigation de ce qu’est la vie spirituelle doit commencer par une idée de ce qu’est l’esprit, car c’est dans ce creuset qu’elle émerge et évolue, même si tout ce qui est activité de l’esprit n’est pas nécessairement sensibilité spirituelle. Ce que j’appelle ici spiritualité est la phénoménologie, les manières, la dont la sensibilité du vivant vit le monde.

    2 Les Hommes, étant doués d’esprit, jugent avec intention et valeurs, forment de nouvelles idées et artefacts, choisissent, commencent de nouveaux cours d’action. Pour cette « nouveauté » qu'on ne peut pas contrôler, voir Arendt, Hannah, The Human Condition, Univ. of Chicago (Chicago, 1958,1998) et Arendt, Hannah, Life of the Mind (Harcourt, 1981) passim

    3 Platon, Cratyle : donneur de noms ou onomaturge, créateur des mots – ces choses qui qui désignent l'essence des autres choses

    4 Voir Thomas Nagel, Quel effet cela fait-il d'être une chauve-souris ? In Vues de l'Esprit, Hofstadter, D., & Dennet D, (Eds) 1981, 1987

     

    La suite du  texte de Ioan Tenner in Wisdom Tenner.

    http://wisdom.tenner.org/des-choix-de-la-spiritualiteacute.html

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