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La fabrique du consentement

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index.jpgA relire de toute urgence, Noam Chomsky et la fabrique du consentement. "La propagande est à la démocratie ce que la violence est à la dictature. " Aucune nécessité de justification pour obtenir un consentement car il est imposé voire inutile, ou enfoui sous des théories bâclées et faire fi de la créativité et du bon sens des gens ordinaires, c’est-à-dire des gens comme vous et moi, à peine consultés et même pas du tout.

Distraire et contrôler, autorité et domination, la fabrique du consentement, est une industrie bien rodée et elle prend des formes pernicieuses aux multiples variantes. Depuis le début du confinement, nous l’avons constaté, cette propension au discours unique du gouvernement relayé par les médias tandis que les autres voix tombées dans un silence assourdissant,-  excusez l'oxymore - devrait nous interpeller.  La  volonté absolue de distraire les confinés pendant que des lois iniques passent en douce sans concertation et sans « consentement éclairé ! » Informations contradictoires, surveiller et ne plus surveiller, tracer et ne plus tracer, alarmisme ambiant qui permet de faire avaler les couleuvres et combien nombreuses elles ont été et le seront encore.

Qu’en est-il du traçage ? La fabrique du consentement organise une fiction comme quoi nous serions tous d’accord. Nenni !

Il est important de se poser les bonnes questions essentielles et de fonds. Atteinte à la sphère privée, une des libertés fondamentales protégée par le droit national et international, souhaite-t-on y renoncer sous couvert d'une base dite volontaire ? Car si  toute la population n'est pas sur l'application et si les résultats ne sont pas donnés en temps réel, l'efficacité ne sera-t-elle point que très partielle ? Mais elle fera date et déjà précédent. On est sur une pente  expérimentale... certes... mais aussi glissante..., alors à quoi ça sert ?  Ceci suppose qu'il faudra  après obliger tous les récalcitrants sous peine d'être amendables sinon ça ne servira à rien. Banalisation rampante de l'usage de telles applications pour faire mieux passer ensuite la version totale et obligatoire ? Il ne s'agit pas d'un jeu pour adolescents friands de nouvelle applications - ou le dada de quelques technocrates passionnés de TIC et trop peu d'éthique -   mais d'enjeux qui méritent un vrai débat public et un vrai processus législatif en dehors d'un cadre d'urgence. Alors réfléchissons avant d'ouvrir cette porte ...ou cette boîte de Pandore ".

Quid des données récoltées?  On ne peut pas garantir leur protection, à voir le nombre de cyber-attaques , 9 millions de personnes ont été hackées depuis le site d' EasyJet. Quelle garantie de sécurité informatique ? L'interface sera confié à Google et Apple, deux firmes américaines pas plus à l'abri des cyber-attaques que les autres. Pas de consultation, le Parlement ne s'est pas réuni, ni les communes privées de séances pendant le confinement.

A trop se précipiter, le risque de bafouer des droits fondamentaux par manque de transparence entre autres; des droits chers à la démocratie comme la consultation. Un consentement forcé et "non-éclairé" serait contraire à tous les principes que nous chérissons tels que le débat public, la transparence, le droit d'être informés, autant d'institutions inhérentes aux principes démocratiques.

Pour revenir à la phrase devenue culte d'Alain Berset :"il faut agir aussi vite que possible, mais aussi lentement que nécessaire."  Or, nous n'avons pas consenti à cette application de traçage malgré la propagande et la tentative de fabrication de notre consentement.

La propagande d'une quelconque démocratie pour imposer des outils de traçage sans consultation et sans "consentement éclairé"  est d'une violence digne de toute dictature.

 

Signez la campagne

NON à l'application SWISSCOVID ! Non au traçage de proximité social,  volontaire ou non!

https://act.campax.org/petitions/pas-d-application-de-tracage-social-swisscovid-volontaire-ou-non?share=270dc78b-6b17-4341-8fcc-fb7f990b3cf5&source=thxsignmail&utm_source=thxsignmail

 

Liens intéressants

Pourquoi je préfère renoncer à l'installation de l'application  de traçage. Docteur en informatique, la professeure Solange Ghernaouti dirige le Swiss Cybersecurity Advisory & Research Group (UNIL) est pionnière de l’interdisciplinarité de la sécurité numérique, experte internationale en cybersécurité et cyberdéfense

https://www.letemps.ch/opinions/prefere-renoncer-linstallation-dune-application-tracage-contacts

Google interdit aux applications de parler de la Covid-19 sur les smartphones Android

https://www.franceculture.fr/numerique/google-interdit-aux-applications-de-parler-de-la-covid-19-sur-les-smartphones-android

 

"Bonjour Monsieur Orwell contre l'appli stop Covid" un texte de l'écrivain Patrice Franceschi texte paru chez Gallimard et qui appelle à se mobiliser contre le projet de traçage.

https://www.wedemain.fr/Bonjour-Monsieur-Orwell-contre-l-appli-StopCovid_a4705.html

 

 

 

 

Qu’en est-il du traçage ? La fabrique du consentement organise une fiction comme quoi nous serions tous d’accord. Nenni !

Lien permanent 15 commentaires

Commentaires

  • En France mais en suisse ça doit être assez similaire, les gens ont dénoncés en masse, leurs voisins à la police!! Quand on surveille et qu'on dénonce ses voisins, c'est que la démocratie est en danger! Et en France c'est le gouvernante qui encourage cette attitude! Déjà que nos iphone's sont d'abominables mouchards et qu'en plus on veut nous imposer des applications "STOP COVID"!!!! Les puces ne sont pas loin!!!! Et celles là vont nous gratter longtemps!

  • Je ne dirais pas non a une app de tracage des quidams qui ont été condamnés pour pédophilie. Ne pas jeter le bébé avec le bain.

  • Le problème du consentement c'est qu'il masque la lâcheté.

    Voulez-vous vraiment vivre une société type 1984 ou le meilleur des monde? Bien sûr, ce ne sont pas les quelques vieux qui s'expriment ici qui subiront ce monde totalitaire qui veut se montrer bienveillant, ce sont nos enfants et petits-enfants.
    Donc pour eux, je refuse le traçage, car en donnant le doigt vous acceptez de mettre la main dans l'engrenage (ou effet cliquet) d'un totalitarisme qui ne veut pas encore dire son nom.
    Il faut espérer que cette gauche qui se sont battu contre les fiches et le fichage des terroristes combattront avec encore plus de ferveur ce système de traçage pas si anodin qu'on cherche à vous le vendre.

    Voici le message d'une youtubeuse à nos parlementaires:

    https://youtu.be/p_CEu97XGqM

    Espérons qu'ils ne se laisseront pas subjuguer par le semblant de bénéfice de cette application de flicage qui ne dit pas son nom.

  • Là on parle de covid pas de pédophilie!!! Je vois pas bien le rapport!!! Est ce que le bébé est encore dans l'eau du bain???

  • On parle de tracage des individus répondant a tel ou tel critere par des applications ad hoc téléchargeables sur le smartphone. Ca peut s`appliquer a des individus infectés ou a des criminels ou a n`importe quelle catégorie d`individus ayant au préalable été identifiés. Pour ceux qui l`ignoreraient, chacun peut etre constamment localisé sur la base des signaux régulierement envoyés par son téléphone mobile, meme si celui-ci est éteint. Le seul moyen de bloquer l`émission de ce signal est de retirer la batterie ou d`enfermer l`appareil dans une boite alu.

  • « .....le bébé est encore dans le bain..... » LOL c’est bien ce qu’il dit.... ! MDRRRR !

  • Ils ont la loi pour eux Djemâa! Ceux qui ont écopé de 750. frs d’amende se tairont et passeront à la caisse pour remplir les caisses de l’État! À moins qu’ils se mobilisent et portent plainte contre l’État! En France, les plaintes commencent à pointer leur bout de nez..... Reste à savoir entre les mains de quels juges ou procureur cela atterrira .... Là est la question!

  • Dominique de Goumois, Jean Jarogh est bien dans le sujet, il dit non à une application de traçage pour tous à une exception près.
    C'est de la réthorique!

  • Il peut y avoir maintes exceptions sympathiques, Djemaa. Il existe par exemple une application qui trace les individus étant formés au massage cardiaque qui peuvent ainsi etre appelé a sauver une vie le cas échéant. De toute maniere, des que vous avez un mobile avec vous et que ce mobile est a votre nom, vous etes localisable par la police et les services de sécurité d`État. Ca a déja permis l`arrestation de pas mal de mafieux (pas assez) en Italie.

  • Euh... pour rendre une application obligatoire il faudrait déjà imposer le smartphone à tout le monde. Ma mère ne sait pas l'utiliser. Pour moi c'est simple, si on en arrive là, je vire mon Natel.

  • Face à la pression, le gouvernement français a cédé, il y aura un vote à l'Assemblée générale.
    Mais attention au trompe-l'oeil
    https://www.franceculture.fr/emissions/le-billet-politique/le-billet-politique-du-mercredi-22-avril-2020

  • Je suis un peu comme vous, Pierre. Je n`ai d`ailleurs pas de téléphone mobile. C`est d`autant plus rigolo que lorsque les premiers furent mis en circulation et qu`elles coutaient la peau des fesses, j`en avais un en tant que chef d`entreprise. A l`époque, je portais aussi une cravate par obligation professionnelle. Plus rien de tout ca aujourd`hui. Nous sommes des rebelles indécrottables, Pierre, car nous pouvons nous le permettre mais c`est un privilege. D`ailleurs, je n`en mene pas large parfois quand je me déplace en voiture la nuit dans un endroit réputé dangereux (je ne vis pas en Suisse) et que je me rends compte qu`en cas de pépin je n`ai pas la possibilité d`appeler du secours.

  • En ce qui concerne l'application de traçage proposée (mais nullement imposée) par le Conseil fédéral pour lutter contre la propagation du SARS-CoV-2, chacun est libre de la télécharger ou non sur son smartphone. Dès lors que le téléchargement s'effectue sur une base volontaire, je ne vois pas où est le problème. On ne saurait parler d'atteinte à la sphère privée. Il s'agit au contraire d'une possibilité qui est donnée à ceux qui craignent d'être contaminés par le virus de mieux se protéger. Personnellement, je trouve l'intention louable.

  • Un titre trompeur nous fait croire que l'application SwissCovid aurait été appuyée par le Parlement, il ne s'agit que d'une des commissions du Parlement et non pas le Parlement en plénière. Ecran de fumée pour insister sur un consentement qui n'est pas général mais d'un petit groupe uniquement et qui n'a pas encore l'adhésion du peuple.
    A quand un référendum?

  • Cela dit, l`usage du smartphone sera de facto obligatoire bientot car de plus en plus de commerces et d`entreprise de service rechignent au payment cash et les cartes bancaires sont aussi sur le point de devenir virtuelles par smartphone interposé. Il est vfrai quecela permettra de faire les payments avec une technologie blockhain bien plus sécure que la carte de payment traditionnel avec codes chiffré et magnétique.

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