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Entre matérialité et spiritualité, le virus a choisi

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spiritualite-personnelle.jpgNous vivons tous des moments pénibles mais Ô combien révélateurs du monde dans lequel nous évoluons.

Nos avions à terre, des entreprises qui fermeront par milliers, des magasins qui feront faillite, l’argent que nous avons à la banque n’arrive même plus à être dépensé, le prix du baril de pétrole chute, des chômeurs en pagaille. Le virus s’est attaqué de plein front à ce que nous prenions pour l’essentiel de nos vies « l’essence » ou le « sens » de nos vies. Travail, salaire, vacances, voyages.

Force est de constater qu’il a fallu moins de deux mois pour qu’un ennemi invisible nous balaie ça du revers du coude. Et il reste quoi ? Une sensation de vide, mais surtout une sensation de peur et un profond vertige existentiel face à l’ inconnu total, combien de temps le confinement, l’ennemi finira-t-il par disparaître totalement et si oui, en laissant combien de morts derrière lui. Combien d’entre nous seront touchés par le Covid-19 ?

Autant de questions. Et nos croyances dans tout cela ? Pourquoi avoir si peur ? Pourquoi la mort nous fait-elle trembler au point qu’on ose à peine la mentionner. Un temps de terreur qui verra naître les charlatans de l’espoir, les faux prophètes, les gourous de pacotille, les religions trouveront-là une occasion unique d’agiter à nouveau le spectre du Paradis et de l’Enfer, mais en Enfer nous y sommes déjà. Que Dieu nous épargne  de tous ces imposteurs !

Mais nous, vous et moi, là au milieu de ce chaos. Notre capacité de résilience, et notre spiritualité à l’épreuve de ce défi qui nous interroge au plus profond de nos consciences, qu’en est-il ? Quelles questions faut-il vraiment se poser face à une telle épreuve. Revenir sans doute aux principes fondamentaux, aux valeurs essentielles, à l’ "unité fondamentale de toutes les traditions ». Le temps est venu non seulement de savoir et reconnaître le souffle qui nous anime mais le temps est venu aussi de savoir comment nous vivions sur une planète que l’on croyait nôtre et que nous ne partagions plus avec les autres êtres vivants, nous vivions avec cette arrogance dépourvue de toute empathie.

Un environnement qui nous est devenu hostile et pour la première fois, cette terre se met enfin à respirer, mais nos âmes aussi. Nous sommes obligés de freiner et nous interrompre dans ce cycle de folie et laisser venir un cycle nouveau, car l’épreuve nous transformera,  elle nous offrira les voies de notre « metanoia » , de la transformation, du changement, il y aura un avant et un après. Pour survivre nous devrons changer et en attendant cessons d’avoir peur et accueillons cette épreuve comme une « métamorphose » qui nous recentre au cœur de nous-mêmes et de notre spiritualité, la seule dimension que le virus n’atteindra pas !

 

« métamorphose » qui nous recentre au cœur de nous-mêmes et de notre spiritualité, la seule dimension que le virus n’atteindra pas !

Lien permanent 12 commentaires

Commentaires

  • L’homme oublie vite!

  • Des solutions terrestres aux crises terrestres. Laissons les croyants guérir leurs âmes en toute intimité.

  • Matérialiste ou non, ne le sais, seule certitude que corroborent les statistiques des épidémiologistes distingués, il est fichtrement misandre, ce farceur de virus…

    Déjà malmenés par les Walkyries de Mitou, cette fois, hommes mes frères, on est radicalement intégralement définitivement absolument fondamentalement cuits à l’os… Pauvres de nous .

  • Voici venu les temps des tragédiens et des faux prophètes. Nés à l’âge du plaisir et de la dérision, nous recouvrons nos corps de lambeaux rutilants disputés aux fossoyeurs de vanités.

  • Encore deux ou trois commentaires du même flamboyant tonneau et nous pourrons dans l'allégresse débuter la composition d'un bel opéra.

  • En deux mots comme en cent, ce qui ne nous tue pas nous rend plus forts.

  • "ce qui ne nous tue pas nous rend plus forts." Ciel, on craint vraiment le pire, puisque vous n'êtes pas mort...

  • Haiku stupide:

    le mouton bela
    "dessine-moi un virus"
    la Faucheuse rit.

  • MDRRRR Géo !

  • Tout débordement a une fin! Et le Corona s’en est chargé !
    Pas étonnant avec tout ce qui nous est tombé dessus , et toutes les vilénies de l’humain qui ont refait surface ces dernières années ... Le ciel ne l’a pas supporté !
    Mais oú sont passés les torses nus aux seins plus ou moins photogéniques ..... qu’il aurait mieux valu cacher!?
    Pénurie de masques ? Que néni! Elles se servent des soutiens-gorge .....

    Et l’autre qui se prend pour Saint-Exupéry?!

  • Voilà encore un peu de Nietzsche : «Il est difficile de vivre avec des humains, parce qu'il est difficile de se taire» (Ainsi parlait Zarathoustra).

  • Tranche de vie, frais le haiku, frais !

    les yeux noisette
    de la caissiere masquée
    revent de palmiers.

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