153727

Entre matérialité et spiritualité, le virus a choisi (31/03/2020)

spiritualite-personnelle.jpgNous vivons tous des moments pénibles mais Ô combien révélateurs du monde dans lequel nous évoluons.

Nos avions à terre, des entreprises qui fermeront par milliers, des magasins qui feront faillite, l’argent que nous avons à la banque n’arrive même plus à être dépensé, le prix du baril de pétrole chute, des chômeurs en pagaille. Le virus s’est attaqué de plein front à ce que nous prenions pour l’essentiel de nos vies « l’essence » ou le « sens » de nos vies. Travail, salaire, vacances, voyages.

Force est de constater qu’il a fallu moins de deux mois pour qu’un ennemi invisible nous balaie ça du revers du coude. Et il reste quoi ? Une sensation de vide, mais surtout une sensation de peur et un profond vertige existentiel face à l’ inconnu total, combien de temps le confinement, l’ennemi finira-t-il par disparaître totalement et si oui, en laissant combien de morts derrière lui. Combien d’entre nous seront touchés par le Covid-19 ?

Autant de questions. Et nos croyances dans tout cela ? Pourquoi avoir si peur ? Pourquoi la mort nous fait-elle trembler au point qu’on ose à peine la mentionner. Un temps de terreur qui verra naître les charlatans de l’espoir, les faux prophètes, les gourous de pacotille, les religions trouveront-là une occasion unique d’agiter à nouveau le spectre du Paradis et de l’Enfer, mais en Enfer nous y sommes déjà. Que Dieu nous épargne  de tous ces imposteurs !

Mais nous, vous et moi, là au milieu de ce chaos. Notre capacité de résilience, et notre spiritualité à l’épreuve de ce défi qui nous interroge au plus profond de nos consciences, qu’en est-il ? Quelles questions faut-il vraiment se poser face à une telle épreuve. Revenir sans doute aux principes fondamentaux, aux valeurs essentielles, à l’ "unité fondamentale de toutes les traditions ». Le temps est venu non seulement de savoir et reconnaître le souffle qui nous anime mais le temps est venu aussi de savoir comment nous vivions sur une planète que l’on croyait nôtre et que nous ne partagions plus avec les autres êtres vivants, nous vivions avec cette arrogance dépourvue de toute empathie.

Un environnement qui nous est devenu hostile et pour la première fois, cette terre se met enfin à respirer, mais nos âmes aussi. Nous sommes obligés de freiner et nous interrompre dans ce cycle de folie et laisser venir un cycle nouveau, car l’épreuve nous transformera,  elle nous offrira les voies de notre « metanoia » , de la transformation, du changement, il y aura un avant et un après. Pour survivre nous devrons changer et en attendant cessons d’avoir peur et accueillons cette épreuve comme une « métamorphose » qui nous recentre au cœur de nous-mêmes et de notre spiritualité, la seule dimension que le virus n’atteindra pas !

 

« métamorphose » qui nous recentre au cœur de nous-mêmes et de notre spiritualité, la seule dimension que le virus n’atteindra pas !

15:35 | Lien permanent | Commentaires (12) | |  Facebook | | |