22/03/2010

Ces sans-papiers qui nous ressemblent tant

 

baluchon.gifUn article intéressant paru mercredi passé et qui nous interpelle :"A Genève, les nouveaux sans -papiers sont Européens" signé Marion Moussadek. Le cas de  Vania, une jeune portugaise qui vient tenter sa chance à Genève, avec ses 650 euros par mois chez elle, elle ne s'en sortait  plus. Elle débarque à Genève, dépassés les trois mois réglementaires, elle n'a toujours pas décroché un contrat de travail et se retrouve par faute de revenus insuffisants sans permis de séjour. Petits boulots de nounou par-ci par-là, elle renvoie son fils chez les grands-parents et continue vaille que vaille à tirer le diable par la queue plongeant du même coup dans une grande précarité, sans statut légal.

C'est le nouveau constat. L'Europe se transforme en grand Pôle pour l'emploi, mais l'emploi devient rare pour tous, en deux ans, environ 5 millions d'emplois sont passés à la trappe.

 

Certains s'entassent dans les voitures pour y dormir à 4 ou 5 en attendant de décrocher un job à Genève, souvent des migrants de la première vague venus du Portugal ou de l'Espagne, les premiers aussi touchés par la crise et qui a frappé les moins qualifiés.  Ils emportent leurs baluchons encore si légers après 20 ou 30 d'emplois précaires et reprennent le chemin de l'exil en quête de travail.

L'Union européenne, n'est devenue  que l'expression d'un néo-libéralisme sauvage, la politique sociale  a été balayée d'un revers de la main et transforme ce creuset européen en gouffre sans fin de la précarité.

Les Suisses vont-ils aussi devoir repartir baluchon sur l'épaule pour aller Dieu sait où quémander un emploi ?

 

Le collectif de soutien aux sans-papiers organise des assises «pour le droit à la formation scolaire et professionnelle pour les jeunes» le 24 mars de 8h à 17h30, à la Maison des associations.



 

22:25 | Tags : sans-papiers | Lien permanent | Commentaires (16) | |  Facebook | | |