27/06/2009

Aïe, les poissons rouges !

P1000746.JPGIls s'appellent Pistache et Cacahuète, un des deux poissons rouges est le héros de mon prochain roman. Cela fait des mois que je les observe, comment ils mangent, nagent, vous regardent, voient-ils les couleurs, entendent-ils les sons et comment ?  Un biologiste m'a déjà a peu près tout raconté sur les poissons et ça aurait encore pu durer des jours et des jours si on l'avait laissé faire.

Lorsque nous avons acheté ces poissons, on nous a  collé d'office de l'anti-stress pour éviter qu'ils ne s'agitent dans leur aquarium. C'est étonnant ! Pour les enfants hyperactifs en classe, c'est de la rétaline et pour les poissons c'est de l'anti-stress. Je demandai à la vendeuse s'il fallait craindre une attaque cardiaque de mes cyprinidés - carassius auratus ,  elle ne savait pas trop, mais surtout pas d'hyperactivitié, ça fait désordre.   On ne supporte pas l'agitation à moins qu'elle ne vise la rentabilité, on incite les travailleurs à devenir hyperactifs parce qu'au bout de l'agitation, c'est la rentabilité, et là ça devient acceptable, voire recommandé et bonjour  coktails multivitaminés et excitants de toutes sortes. Décidément, le monde est bien étrange !

Soit !  Le héros de mon roman va bientôt se retrouver seul, si je propose de l'emmener en vacances je sens que je vais pousser le bouchon trop loin, ça va pas mordre.

Et je vous le dis, ce poisson-là il m'a déjà donné du fil à retordre, dans mon roman, il est donc l'unique témoin d'un meurtre qui se serait déroulé en direct sous ses  yeux qu'il ne peut jamais fermer. Obligé qu'il est  d'observer,  nuit et jour,  les horreurs que se font les humains. C'est une métaphore du philosophe qui voit tout magnifié , il observe les humains et leurs passions à travers cette eau transparente où tout est calme et silencieux tandis que tout s'agite devant lui et ce jusqu'à la tragédie finale, il analyse les passions, les haines, et s'étonne du peu de sagesse et de recul des hommes.

En contactant le service de communication de la police pour obtenir quelques renseignements très techniques sur des enquêtes de police suite à un meurtre, ils me demandent s'il y a un témoin dans mon histoire . Spontanément et innocemment, je réponds:  ben oui ! Un poisson rouge. Grand silence abyssal au bout du fil, petit toussotement. On me répond :"Vous plaisantez!" . Je leur réponds :" Mais pas du tout, je suis sérieuse, mon poisson est le seul témoin et il témoignera de ce qu'il a vu auprès d'un flic passionné de plongée sous-marine et qui à défaut de comprendre le langage des humains, interprète parfaitement celui des poisssons." "Ils sont fous ces gens qui écrivent!" il ne me l'a pas dit mais au ton de sa voix, cela ne faisait aucun doute sur ce qu'il en pensait vraiment.

Toujours très sérieux, à la com de la police on m'annonce qu'en quelques mois, il y a déjà trois auteurs qui les ont appelés pour une histoire de poissons.  Purée ! ça me coupe les nageoires, moi qui pensais être originale.

Bref ! Voilà les vacances, c'est en lisant le blog de "Qui va changer la litière des poissons rouges, hein ?"  que je me suis réveillée, mais qui va donc s'occuper de mon héros de roman "Pistache" . Ah ! J'ai trouvé, c'est évidemment Blondensen qui restera à Genève rien que pour les poissons rouges.  Vous les prenez en pension ?

 

14:04 Publié dans Genève | Tags : poissons rouges | Lien permanent | Commentaires (7) | |  Facebook | | |