25/07/2013

Tunis - Mohamed Brahmi, leader du Front Populaire assassiné à son domicile

tunisie,assassinat le chef du parti d'opposition mouvement populaire,le député mohamed brahmiDes inconnus ont tiré ce matin sur le leader du Front Populaire Mohamed Brahmi, à son domicile.

Il serait  décédé de 11 balles tirées à bout portant sous les yeux de son épouse et de ses enfants.

L’ancien président du mouvement Echaâb (Peuple), l’un des ténors de la gauche et leader du Front Populaire, élu de Sidi Bouzid et né dans ce gouvernorat berceau de la révolution de 2011,  Mohamed Brahmi s’est illustré par ses critiques virulentes envers le parti islamiste Ennahdha, au pouvoir.

C’est la seconde personnalité politique assassinée en cinq mois après l’autre dirigeant de la gauche, Chokri Bélaïd, tué devant chez lui par des extrémistes religieux, froidement abattu sur le même mode opératoire.  Ce meurtre intervient le  jour de la célébration de l’anniversaire de la proclamation de la république. Quelques jours auparavant,  le député avait annoncé son soutien au mouvement "Tamarod" parti d'Egypte et qui exigait la dissolution de l'Assemblée nationale constituante (ANC) et  du gouvernement provisoire qui en est issu. On pouvait entendre son franc-parler lors  d’une interview à la Radio Mosaïque, où il n'hésitait pas à parler d'«émasculer les institutions de l’Etat».

Deuxième assassinat politique depuis la révolution en Tunisie et qui cible encore une fois directement le Front Populaire et assurément l'oeuvre d'extrémistes religieux.

Des centaines de citoyens en colère sont descendus vers 13h00, à l'avenue Habib Bourguiba, au centre-ville de Tunis, pour condamner l'assassinat du député de l'opposition Mohamed Brahmi et appeler à la chute du gouvernement.

Les manifestants, en majorité issus du Front populaire, qui réunit plusieurs partis de gauche, et auquel appartient le député de Sidi Bouzid assassiné, scandent des slogans hostiles au gouvernement, à la coalition tripartite au pouvoir et au parti islamiste Ennahdha qui la domine, et notamment son président Rached Ghannouchi, auquel ils attribuent la responsabilité du crime.

Au premier rang des manifestants, Basma Khalfaoui, veuve de Chokri Belaïd, dirigeant de gauche assassiné le 6 février dernier devant sa maison par des extrémistes religieux, a appelé à la chute du gouvernement et au départ d'Ennahdha, responsable à ses yeux de la situation sécuritaire difficile par laquelle passe le pays.

Le Front populaire exige une série de mesures pour rétablir un vrai dialogue national

Le Front populaire ne participera pas au prochain round du dialogue national, c’est ce qu’ont indiqué Hamma Hammami et Zied Lakhdhar à l’issue de leur entretien avec le secrétaire général de l’Union générale des travailleurs tunisiens, Houcine Abassi.
Les deux leaders du Front populaire ont indiqué que la participation à ce genre de dialogue fera les affaires de la Troïka qui cherche à gagner du temps et à sortir de son état d’isolement politique.

Le Front populaire exige la dissolution des ligues de protection de la révolution et la révision des nominations partisanes au sein de l’administration comme conditions préalables à la tenue d’un vrai dialogue national.

Et si c'était  ça qui faisait peur au gouvernement sur le modèle égyptien et tout à fait probable en Tunisie, aujourd'hui plus que jamais  ? Le prochain cri de ralliement du peuple tunisien :

 تمرد تونيزيا

 

EMEUTES DANS TOUT LE PAYS (jeudi 25 juillet 21h)

Emeute à Sidi Bouzid,  des locaux du parti  Ennahdha ont été saccagés. Les routes vers Sfax et Gafsa sont bloquées par les manifestants. Appel à manifester lancé pour ce soir 21h. L'UGTT  a annoncé une grève générale demain 26 juillet. Sur la page facebook du front populaire :"les Tunisiens sont invités à descendre dans la rue jusqu'à la chute de ce régime terroriste". Hamma Hammami appelle le peuple tunisien à la désobéissance civile afin de renverser l'ANC et le gouvernement illégitimes et sauver le pays de la désintégration.

 

La barbarie : NO PASARÁN ! 


PS Tous les vols depuis  et vers la Tunisie seront annulés,  demain 26 juillet

 

 

 

Sources : presse tunisienne et site du Front populaire tunisien