06/02/2013

Tunisie - Les fossoyeurs des aspirations populaires

chokri-belaid-250.jpgL'assassinat du dirigeant de gauche tunisien Chokri Belaïd, 48 ans, avocat et défenseur des droits de l’homme, secrétaire général du parti des patriotes démocrates unifiés membre du front populaire, père de deux petites filles   a été abattu devant chez lui ce matin par 3 balles tirées à bout portant. Cette voix courageuse s’est éteinte, mais d’autres voix s’élèvent et grondent  dans tout le pays où des manifestations surgissent du Nord au Sud.  On exige une condamnation ferme de cet assassinat, premier assassinat politique en Tunisie ainsi que la dissolution du gouvernement taxé de fasciste et intégriste.

 Il ne fait aucun doute que les regards se portent sur les islamistes, Salafistes ou Ennahda. Dans des prêches haineuses,  un imam a particulièrement visé par un appel au meurtre,   le défenseur des droits de l’homme qui se savait menacé par les forces obscurantistes,  sans que le gouvernement ait réagi. Ce même défenseur qui sous Ben Ali avait défendu des militants d'Ennahda alors pourchassés; ironie du sort. 

 Ce tournant est grave car  ce type d’assassinat n’appartient pas aux traditions du pays. Une liste avec des noms de femmes et d’hommes à abattre aurait déjà été constituée. 

Le processus révolutionnaire ne se laissera pas intimider par les manœuvres des islamistes qui condamnent et répriment les expressions les  plus diverses par une violence inouïe : artistes, syndicalistes, militants des droits de l’homme,  féministes sont principalement visés. Une tentative par les islamistes d’étouffer le printemps arabe et le transformer en saison sèche et stérile démontre leur volonté farouche d’enterrer les aspirations populaires, de les museler. les étouffer sous les coups et menaces et maintenant assassinats.

 Le parti au pouvoir est entièrement responsable de la mort de Chokri Belaïd et doit démissionner. Au-delà de ce drame, le peuple tunisien dénonce un gouvernement incompétent qui plonge le pays dans un profond marasme économique avec des dettes toujours plus grandes,  et   une augmentation du chômage sans précédent.

 Une grève générale est prévue  pour le jour des funérailles, repoussées à vendredi, de Chokri Belaïd.

 

Ce qui était peut-être jusque là  qu’une révolte, voire une insurrection populaire annonce la REVOLUTION. A bas le fascisme, à bas l’intégrisme. Vive LA REVOLUTION !

 

20:04 | Tags : tunisie, chokri belaid | Lien permanent | Commentaires (11) | |  Facebook | | |