15/06/2010

Asdrubal Torres - Hermanitos mios Menores, vous êtes au bord du précipice !

P1020218.JPGAsdrubal Torres de la Sierra Nevada de Santa Marta en Colombie qui est la plus haute montagne du pays, est un Aruhaco de la culture Tayrona.  D'autres tribus  tels que les Koguis, les Wiwa et les Kankuamo vivent encore selon leurs coutumes et traditions dans cette région, tous groupes  confondus, ils sont environ 80'000 personnes.

Selon eux , leur région est  située au coeur du monde, et leur mission, dès lors, est de préserver notre terre, ce qui explique les nombreux voyage de Asdrubal Torres qui prévient ses petits frères des dégâts que nous causons à notre Mère-Terre. Nous sommes comme dans le ventre de notre mère, ne pas protéger ce ventre est nous réduire à néant à long terme, nous détruisons le monde dans lequel nous vivons. " Je suis venu faire connaître aussi la préoccupation de mon peuple Arhuaco quant à la destruction de notre territoire et notre culture, nous avons  besoin de coopérer  avec nos  "hermanos menores" pour assurer  la continuité de la vie et des  générations  futures. Avec votre aide on pourra récupérer nos endroits sacrés et continuer  la mission de notre culture."

 

E97F.jpgAnimiste, selon Asdrubal Torres  tout vit dans la nature, tout a une âme:  les pierres, les arbres, les fleurs, lea animaux. Nous prenons beaucoup  à la nature,  et il nous faut à notre tout lui rendre beaucoup et surtout la respecter.  La nature et nous ne faisons qu'un. Gardiens de cet équilibre, ils sont interpellés par notre manque de responsabilité face à notre environnement. Eux-mêmes consacrent quatre rituels par an, en fonction des astres, pour remercier celle qui nous fait vivre. Les astres au-dessus de nos têtes, sont aussi importants que la nature dans laquelle nous évoluons. Il prévient ces "hermanitos mios menores", vous êtes aujourd'hui au bord du gouffre, près du précipice, il est temps de se ressaisir. Cessons d'exiger de la nature plus que ce qu'elle peut nous offrir, observons-la, écoutons-la et surtout respectons-la,:  l'eau, l'air, les plantes, les animaux. Nous vivons comme si le futur n'existait pas, comme s'il ne fallait pas laisser quelque chose derrière nous à ceux qui viendront après nous.

Dans le cours de la discussion, nous abordons la tradition orale. Je lui demande s'ils envisagent d'immortaliser leurs connaissances par des enregistrements ou des livres. Pour lui le partage de la connaissance est un fait vivant, elle se communique oralement. On discute avec les anciens et on accumule le savoir. La transmission ne peut pas se faire d' un être vivant face à une chose inerte. Du reste, il est choqué de voir les "anciens" chez nous si seuls. Aucun jeune à côté pour se nourrir de la connaissance des plus âgés, même on leur donne des médicaments et on exige le silence ! Il est profondément choqué par ce qu'il a vu.

 

Sa prochaine conférence prévue prochainement, se concentrera  sur la "force des mots", non ! Il ne dit pas le pouvoir des mots,  il insiste la force. La "palabras" qui guérissent;  la force du dialogue, la valeur de l'échange et la relation entre notre mère-terre et nous (l'école de notre mère-terre depuis la cosmogonie Arhuaca).

 

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Et si les Aruhaco avaient raison ? Il est peut-être temps de se réveiller et de penser au futur que nous laisserons à nos enfants. "

 

Merci à Paola  Wilches de l'organisation CODAP Centre de conseils et d'appui pour les jeunes en matière de Droits de l'Homme pour la traduction

 

 

Crédit photos : GAntezana  copyright ©

 

 

 

 

 

 

 

 

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