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<title>Regards croisés</title>
<description>Regards croisés</description>
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<lastBuildDate>Wed, 22 May 2013 22:49:53 +0200</lastBuildDate>
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<title>&quot;Jamais sans mes chats, jamais sans ma fille&quot;</title>
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<author>noreply@blog.tdg.ch (Djemâa)</author>
<pubDate>Wed, 22 May 2013 06:53:00 +0200</pubDate>
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&lt;p&gt;&lt;img id=&quot;media-142921&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://regardscroises.blog.tdg.ch/media/02/01/3918130821.jpg&quot; alt=&quot;232579.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Un lundi de Pentecôte triste sous un ciel si bas et si gris, une bruine persistante.&amp;nbsp; Je la vois au bord de la route déserte , &amp;nbsp;à Croix-de-rozon, elle vient de manquer son bus. Elle tend timidement son pouce, à ses côtés un vieux caddy aux carreaux d'un vert délavé ; &amp;nbsp;aussi désolant &amp;nbsp;que le temps.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Je m’arrête, lui propose de l’emmener à Carouge. Ronde comme un personnage de Bottero, la joie et la langueur &amp;nbsp;en moins; &amp;nbsp;elle ouvre la portière arrière, place son caddy sur le siège qui laisse déjà des traces de roues mouillées un peu boueuses. Je regrette aussitôt &amp;nbsp;et puis un brin philosophe songe &amp;nbsp;qu’il ne s’agit que d’un siège automobile, après tout.&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Péniblement, elle s’assied à mes côtés, en soupirant. Une drôle d’odeur envahit l’habitacle, une odeur de chat. Mince&amp;nbsp;! Je suis allergique aux poils de ces félins que j’adore. &amp;nbsp;Elle porte une &amp;nbsp;jupe à &amp;nbsp;fleurs défraîchie, une veste mi-longue, &amp;nbsp;aux couleurs passées, sa queue de cheval, longs cheveux bruns, faite à la-va-vite repose sur son épaule. Un joli visage ovale, &amp;nbsp;sans âge. Je l’observe attentivement de biais tout en conduisant.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Elle me dit rendre visite à &amp;nbsp;sa fille de 5 ans et demi placée en institution à Veyrier. Elle se demande ce qu’elles vont bien pouvoir faire, elles sont seules dans la vie, se promener un moment &amp;nbsp;sous le crachin tenace ? &amp;nbsp;Ramener &amp;nbsp;ensuite son enfant et reprendre le bus. Avec quelques précautions oratoires j’investigue. Le pédiatre a décrété qu’elle n’était pas apte à s’occuper de son enfant. Vous viviez dans une roulotte, dans une caravane en plein air ? Non en appartement et même à Genève&amp;nbsp;! s'insurge-t-elle. Elle ne comprend pas la décision du pédiatre. J’imagine la scène, des chats plein l’appartement, l’enfant au milieu à quatre pattes, des plantes vertes, le tout formant un seul et unique univers où la vie s'entremêle, sans frontière.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;La mère paraît très simple, de grands yeux étonnés, elle hoche la tête, elle ne comprend pas pourquoi. Pourtant elle n’est pas maltraitante. &amp;nbsp;Non ! &amp;nbsp;A mon avis, elle a dû être taxée de négligence&amp;nbsp;! Tout sur elle révèle du débraillé : &amp;nbsp;«&amp;nbsp;J’aime ma fille&amp;nbsp;! Mais on me l’a retirée&amp;nbsp;!&amp;nbsp;». A la pluie, viennent s’ajouter des larmes. Je mets les essuie-glace en marche, lui tends un mouchoir.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Le père est absent, reparti, elle ne sait pas où précisément.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Mais chaque dimanche et à chaque jour férié, elle va voir la petite pour lui rappeler qu’elle a une mère.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Je suis étonnée, il me semblait qu’on n’arrachait plus les enfants aux parents. Il ne fait aucun doute que cette femme est très pauvre, et d'une naïveté qui frise la simplicité d'esprit sans l'ombre d'une méchanceté. &amp;nbsp;Après les excuses aux enfants placés, on en place d’autres pour quelques nouvelles enfances volées.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;J’imagine la scène, l’enfant et les chats, le pédiatre dans son univers&amp;nbsp; aseptisé. Une enfant qui regrette sa mère, une mère qui fait de l’auto-stop par un jour d'averse.&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Et puis, n’y aurait-il pas eu une autre solution, une aide-familiale&amp;nbsp;? Une assistante sociale qui passerait régulièrement&amp;nbsp;? Une femme qui s’improviserait marraine pour la guider dans son rôle de mère lui expliquer ce qu’on fait et ce qu’on ne fait pas&amp;nbsp;? Je réfléchis à d’autres pistes moins déchirantes, moins douloureuses pour la mère et l'enfant.&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Nous voilà arrivées à Carouge. &amp;nbsp;Je l’interpelle&amp;nbsp;:&amp;nbsp;»Vous avez des chats à la maison&amp;nbsp;? &amp;nbsp;»- Son visage s’illumine. &quot;Oh, &amp;nbsp;Oui ! &amp;nbsp;Comment avez-vous deviné&amp;nbsp;?&quot; &amp;nbsp;–&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Elle sort de la voiture, en extrait son caddy et s’en va sous la pluie chercher sa fille.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Du Ken Loach version genevoise, par un jour de Pentecôte, &amp;nbsp;par un jour si gris qui pleure des larmes.&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #993300;&quot;&gt;Mon site&amp;nbsp;&lt;a href=&quot;http://www.djemaachraiti.ch&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #993300;&quot;&gt;www.djemaachraiti.ch&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
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<title>Ce qui n'est pas médiatisé, n'existe pas !</title>
<link>http://regardscroises.blog.tdg.ch/archive/2013/05/19/ce-qui-n-est-pas-mediatise-n-existe-pas.html</link>
<author>noreply@blog.tdg.ch (Djemâa)</author>
<category>Médias</category>
<category>Résistance</category>
<category>Société - People</category>
<category>Solidarité</category>
<category>Suisse</category>
<pubDate>Sun, 19 May 2013 10:27:00 +0200</pubDate>
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&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-142740&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://regardscroises.blog.tdg.ch/media/02/02/4068299706.jpg&quot; alt=&quot;se-taire.jpg&quot; /&gt;&lt;span style=&quot;color: #000080;&quot;&gt;Un axiome inquiétant qui induit une redéfinition du monde et &amp;nbsp;nous pousse à nous interroger&amp;nbsp;: qui décide quoi, comment, quand, pour qui&amp;nbsp;, pourquoi, avec qui, &amp;nbsp;par quel biais&amp;nbsp;? &amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000080;&quot;&gt;&amp;nbsp;Est-ce une autre façon de dire que ce qui n’est pas mis en lumière, doit demeurer dans l’ombre&amp;nbsp;? Que ce que l’on ne voit pas doit rester secret. Ce dont on ne parle pas, ne doit pas mériter notre intérêt.&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #000080;&quot;&gt;Mais qui décide donc de ce qui doit être vu&amp;nbsp;?&amp;nbsp; Les médias&amp;nbsp;? Les politiciens&amp;nbsp;? Les groupes de pression qui ont les moyens de se rendre visibles&amp;nbsp;et prêts&amp;nbsp; à confondre&amp;nbsp;:&amp;nbsp; faire du bruit et fournir de l’information&amp;nbsp;? La triade : le propriétaire du journal, le marché, le journaliste ? Quelle interdépendance entre eux ? Qui a du pouvoir sur qui et jusqu'où ? Le journaliste &quot;conseiller du roi&quot; &amp;nbsp;le soutient ou soutient le groupement ou son idéologie jusqu'où et jusqu'à quand ? Quelle limite pour le journaliste à ne pas franchir, allié, puis ennemi qui a des informations &quot;sensibles&quot; et qu'il utilisera au service de qui pour quel nouveau prince ou roi ? Journaliste indépendant ? Ah, bon ! ça existe ? Information objective ?Ah ! Vraiment ?&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #000080;&quot;&gt;Rendre quelque chose de visible, &amp;nbsp;est-ce alors&amp;nbsp; une question de moyens&amp;nbsp;? Un paradigme cynique , en perspective. Seuls les nantis,&amp;nbsp; associés à des groupes de pression, les plus en vue, les stars &amp;nbsp;fabriquées de toutes pièces par les premiers, quand bien même n’ont-elles pas grand-chose à dire auraient le droit de dire ce qui doit être vu et dit &amp;nbsp;?&amp;nbsp; Sont-ce les annonceurs qui paient des encarts&amp;nbsp; dans les journaux et dorénavant sur les sites&amp;nbsp; qui influencent&amp;nbsp; l’information et décident de ce qui doit être révélé, montré, tu, ou matraqué en boucle&amp;nbsp;?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #000080;&quot;&gt;Si tel est le cas, nous partons d’un postulat pour le moins&amp;nbsp; inquiétant. A lire ce qu’on lit, on peut effectivement comprendre qui a les moyens de rendre manifeste un type d’information qui nous est livrée en masse. Une manufacture de l’information qui sur-représente une position, un événement, un courant de pensée et qui prépare les groupes silencieux à ingurgiter ce que veulent&amp;nbsp; leur &amp;nbsp;faire avaler ceux qui détiennent le pouvoir et les finances et tirer encore davantage profit du silence. S' ils daignent &amp;nbsp; parler d’un fait social; &amp;nbsp;ce n’est qu’à travers quelque&amp;nbsp; faits divers, de façon anecdotique. Les faits divers peuvent être réutilisés ad infinitum et ad absurdum&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;Un meurtre sordide, une occasion de relancer le débat sur la privatisation des prisons où on pourrait y faire travailler les condamnés et faire du bénéfice. Même les morts sont utiles à cela, instrumentalisés post-mortem &amp;nbsp;!&amp;nbsp;». &amp;nbsp; On lance aux&amp;nbsp; pourceaux non plus&amp;nbsp; des perles, mais une bouillie infâme.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #000080;&quot;&gt;Une massification de l’information qui tourne en boucle et qui prépare la masse à ingurgiter un modèle sans voir là-derrière la manipulation d’un petit groupe qui appartient dans le fond à une élite «&amp;nbsp;économique&amp;nbsp;» ou/et &amp;nbsp;«&amp;nbsp;politique&amp;nbsp;» souvent la même et sur plusieurs générations.&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #000080;&quot;&gt;Des opinions faites et défaites sur le modèle de tout ce qui est «&amp;nbsp;fast&amp;nbsp;» , à savoir rapide et superficiel et surtout qui passe très vite, comme chat sur braise lorsqu’il s’agit des intérêts de la masse silencieuse et vouée aux gémonies. Des faits divers qui font croire qu’on a de plus en plus d’information, tandis que l’on nous désinforme et que la pensée s’appauvrit, le principal disparaît au profit du surmédiatisé d’un éphèmère déconcertant dont il ne reste rien, sinon du tapage assourdissant.&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #000080;&quot;&gt;Combien d’informations importantes nous échappent ainsi. Combien d’éléments nous manquent-ils pour analyser des situations dans leur ensemble et surtout les comprendre &amp;nbsp;?&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #000080;&quot;&gt;Quelques questions qui nous forcent à penser qu’il est préférable de ne pas trop s’intéresser à ce que l’on voit, mais à tout ce qui reste caché, rester critique à l’égard de l’écho de résonance des nantis et toujous se demander&amp;nbsp;:Quel intérêt ont-ils à nous révéler cela ou à &amp;nbsp;insister&amp;nbsp;? Et vous le trouverez tapi dans les bas-fonds. &amp;nbsp;L'intérêt ! &amp;nbsp;cet appétit vorace des engrangeurs de billets.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #000080;&quot;&gt;Seule la connaissance du&amp;nbsp; terrain, au plus proche des réalités sociales&amp;nbsp; nous permet de comprendre&amp;nbsp; ce qui s’y&amp;nbsp; passe véritablement et permet de&amp;nbsp; faire circuler l’information auprès d’un ou plusieurs&amp;nbsp; groupes dont on assure le maillage communicationnel &amp;nbsp;;&amp;nbsp; c’est bien-là où réside l’essentiel, dans la zone d’ombre que l’on camoufle avec subtilité, sur le terrain social qui vit et vibre dans les labyrinthes profonds d’une société qui s’illustre par le clinquant et qui aimerait que l’on continue à&amp;nbsp;&amp;nbsp; «&amp;nbsp;boulimiser&amp;nbsp;» ce qu’elle nous balance à tire larigot.&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #000080;&quot;&gt;Ce qui est important n’est pas : ce qui est dit, mais ce qui est tu, ce qu’on voit mais ce qui ne se voit pas, &amp;nbsp;ce qu’on sait mais ce qu’on ignore; &amp;nbsp;c’est bien-là où tout se joue.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #000080;&quot;&gt;Sans doute les réseaux sociaux et les blogs sur internet&amp;nbsp; permettent&amp;nbsp; de relancer les cartes pour un nouveau jeu et faire sortir de l’ombre ce qu’on aurait voulu tant camoufler, à savoir des réalités sociales et économiques qui prouvent le triste état du monde et sa grande inégalité et injustice. En évitant soigneusement d'être financés pour éviter de se retrouver dans le cas de la presse classique.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #000080;&quot;&gt;Dans un &amp;nbsp;silence de plus en plus pesant, les damnés de la terre disparaissent.&amp;nbsp;«&amp;nbsp;Chut&amp;nbsp;» surtout ne pas en parler&amp;nbsp;! On risque de se souvenir qu'ils existent !&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000080;&quot;&gt;(&lt;em&gt;voilà pourquoi j'ai renoncé au journalisme et que je préfère les blogs où je ne touche pas un kopeck, mais exprime librement ce que j'ai à dire : le prix de la liberté ! même ça, &amp;nbsp;se paie et surtout ça &amp;nbsp; ....)&amp;nbsp;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;div style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #993300;&quot;&gt;&lt;span class=&quot;Apple-style-span&quot;&gt;Mon site&amp;nbsp;&lt;a href=&quot;http://www.djemaachraiti.ch&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #993300;&quot;&gt;www.djemaachraiti.ch&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
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<title>L'art en deuil</title>
<link>http://regardscroises.blog.tdg.ch/archive/2013/05/18/l-art-en-deuil.html</link>
<author>noreply@blog.tdg.ch (Djemâa)</author>
<pubDate>Sat, 18 May 2013 11:00:00 +0200</pubDate>
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&lt;p&gt;&lt;img id=&quot;media-142593&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://regardscroises.blog.tdg.ch/media/00/01/2800531475.jpg&quot; alt=&quot;130514-PNB133555N.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Une statue détruite et à laquelle on a décapité la tête aussitôt transformée en projectile pour briser une vitrine. &amp;nbsp;Cela s'est produit en mars de cette année devant le Conservatoire de Musique de Genève.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;De cette belle statue aux allures de vestales grecques et qui ornait une des niches du bâtiment, il ne reste que cette image qui symbolise parfaitement le sort que l'on réserve à l'art.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Quant aux poètes ! Ils sont recouverts d'un même linceul de silence, aussi noir et épais, &amp;nbsp; bien qu' ils portent si haut et si loin La Vérité ! Les taire et &amp;nbsp;les étouffer, les recouvrir de mousse, comme l'art, c'est à cela qu'excellent les médiocres. Mais les anges, légers et aériens, &amp;nbsp;volent par-dessus la bassesse avec l'art des poètes.&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: -webkit-auto;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;J'étais morte pour la Beauté - mais à peine&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;M'avait-on couchée dans la Tombe&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;Qu'un Autre - mort pour la Vérité&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;Etait déposé dans la chambre d'à côté -&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;Tout bas il m'a demandé &quot;Pourquoi es-tu morte?&quot;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&quot;Pour la Beauté&quot;, ai-je répliqué-&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&quot;Et moi - pour la Vérité - &amp;nbsp;C'est Pareil-&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;Nous sommes frère et soeur&quot;, a-t-Il ajouté-&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;Alors comme Parents qui se retrouvent &amp;nbsp;la Nuit -&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;Nous avons bavardé d'une Chambre à l'autre -&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;Puis la Mousse a gagné nos lèvres -&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;Et recouvert - nos noms -&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;EMILY DICKINSON&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;h2 class=&quot;title&quot; style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/h2&gt;&lt;h3 class=&quot;title&quot; style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;I Died For Beauty&lt;/h3&gt;&lt;div&gt;&lt;div class=&quot;KonaBody&quot; style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;p&gt;I died for beauty, but was scarce&lt;br /&gt;Adjusted in the tomb,&lt;br /&gt;When one who died for truth was lain&lt;br /&gt;In an adjoining room.&amp;nbsp;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;He questioned softly why I failed?&lt;br /&gt;&quot;For beauty,&quot; I replied.&lt;br /&gt;&quot;And I for truth - the two are one;&lt;br /&gt;We brethren are,&quot; he said.&amp;nbsp;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;And so, as kinsmen met a-night,&lt;br /&gt;We talked between the rooms,&lt;br /&gt;Until the moss had reached our lips,&lt;br /&gt;And covered up our names.&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class=&quot;poet&quot; style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;Emily Dickinson&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class=&quot;poet&quot; style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div class=&quot;poet&quot; style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-top: 8px; margin-right: 5px; margin-bottom: 10px; margin-left: 0px; font-size: 13px; text-align: left; padding: 0px;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000080;&quot;&gt;Photo&amp;nbsp;Bruno Toffano, la suite des photos &amp;nbsp;sur son blog Tribune de Genève&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span class=&quot;Apple-style-span&quot; style=&quot;color: #800000; font-size: small;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://aphroditepixart.blog.tdg.ch/&quot;&gt;http://aphroditepixart.blog.tdg.ch/&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #800000;&quot;&gt;Mon site &lt;a href=&quot;http://www.djemaachraiti.ch&quot;&gt;www.djemaachraiti.ch&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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<title>Tohu-bohu pour un clocher</title>
<link>http://regardscroises.blog.tdg.ch/archive/2013/05/13/tohu-bohu-pour-un-clocher.html</link>
<author>noreply@blog.tdg.ch (Djemâa)</author>
<pubDate>Mon, 13 May 2013 21:53:00 +0200</pubDate>
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&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;img id=&quot;media-142285&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://regardscroises.blog.tdg.ch/media/02/01/1184242372.JPG&quot; alt=&quot;P1050808.JPG&quot; /&gt;&lt;span style=&quot;color: #000080;&quot;&gt;Quelle effervescence autour du clocher de l’église de Collonges-sous-Salève devant lequel on se rassemble, &amp;nbsp;impressionné par un spectacle inhabituel. Une église étêtée de son clocher &amp;nbsp;arraché de son promontoir et qui se balance dans les airs tranporté par une grue de levage. Posé au sol, dégarni de ses ardoises, seule la charpente, ossature en vieux bois, trône au milieu d’un chantier,&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;color: #000080;&quot;&gt;devant les échafaudages de l’église, elle aussi en réfection.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;span style=&quot;color: #000080;&quot;&gt;Les langues se délient et vont bon train&amp;nbsp;:&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;span style=&quot;color: #000080;&quot;&gt;Pour les commerçants sceptiques, il faudrait sonner les cloches au maire pour&amp;nbsp; s’être lancé dans un telle aventure digne de la construction d’une&amp;nbsp; pyramide. Et puis cette ruelle Verdi obstruée par les travaux qui empêchent les voitures des&amp;nbsp; clients de circuler, ou alors si péniblement. Et puis c’est pas Dieu qui nous remplit les caisses&amp;nbsp;! N’est-ce pas&amp;nbsp;? maugrée un marchand.&amp;nbsp; Ah&amp;nbsp;! en êtes-vous sûr&amp;nbsp;? suggère un curieux qui nous offre une interprétation simplifiée et corrigée du pari de Pascal; &amp;nbsp;une version pour les nuls.&amp;nbsp; Le commerçant se ravise, il est bon pour confesse……..&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000080;&quot;&gt;D’autres badauds admirent, bouche bée, l’œuvre&amp;nbsp; en devenir, un brin nostalgique du défi relevé d'antan par les&amp;nbsp;&amp;nbsp; bâtisseurs de cathédrale. A l’époque où on n’avait que sa foi pour ériger de tels édifices.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000080;&quot;&gt;Il y les mauvaises langues, certes Verdi s’est marié dans cette église en catimini avec la cantatrice Giuseppina Strepponi;&amp;nbsp;en grand secret avec pour seuls témoin le cocher et le sonneur de &amp;nbsp;l'église, en 1859. Que pouvait-il bien se tramer derrière &amp;nbsp;une telle précipitation&amp;nbsp;? Et &amp;nbsp;que de baptèmes d’enfants dont la filiation tout aussi mystérieuse qu’imprévisible les faisaient passer de &amp;nbsp;l’eau baptismale aux supputations les plus alimentées, sources intarissables. Mais en conclusion et comme pour se rassurer, on lâchait en soupirant &amp;nbsp;:&amp;nbsp;»Tous des enfants de Dieu, pour sûr&amp;nbsp;!&amp;nbsp;»—&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000080;&quot;&gt;Vient le refrain lançinant des pessimistes ronchonneurs qui ferait frémir un Maurice Ravel &amp;nbsp;:&amp;nbsp;»A quoi ça sert&amp;nbsp;!&amp;nbsp; tout fout le camp&amp;nbsp;:&amp;nbsp; la France, l’Europe, le monde, le travail, la pollution. C’est pas le clocher qui va nous sauver. Encore des dépenses pour rien !&quot;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000080;&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000080;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-142286&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://regardscroises.blog.tdg.ch/media/01/00/3188121205.JPG&quot; alt=&quot;P1050805.JPG&quot; /&gt;Les sensibles regardent le coq avec tristesse en le plaignant&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;regardez-le, il ne girouette même plus. Il se sent&amp;nbsp; perdu&amp;nbsp;!&quot;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000080;&quot;&gt;Et le coq, fier et digne, muré dans un silence éternel, regrette ses paysages aimés et si distincts selon les points cardinaux&amp;nbsp;: douces prairies, verts pâturages , lac indigo , Salève sublime baigné par les lumières roses du jour mourant.&amp;nbsp; Sombre et rongeant son frein, il&amp;nbsp; se souvient amèrement avoir régné&amp;nbsp; en maître sur la «&amp;nbsp;flèche altière d’un élégant clocher qui s’élance au-dessus des oasis de feuillage et pointe vers l’horizon . »&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000080;&quot;&gt;Condamné à subir les hommes et leur fureur, obstiné, il ne tourne plus la tête, il fixe le mur de l’église en comptant les jours qui le hisseront au faîte et l’éloigneront de la frénésie vaine pour jouir du silence et du spectacle. Dieu que les hommes deviennent petits en se rassemblant. Encore six semaines&amp;nbsp;à patienter pour être réinstallé au sommet, enfin seul &amp;nbsp;!&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000080;&quot;&gt;(suite.......)&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span class=&quot;Apple-style-span&quot; style=&quot;color: #000080;&quot;&gt;Mon site&amp;nbsp;&lt;a href=&quot;http://www.djemaachraiti.ch&quot;&gt;www.djemaachraiti.ch&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
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<title>Le poète naît poète</title>
<link>http://regardscroises.blog.tdg.ch/archive/2013/05/11/le-poete-nait-poete.html</link>
<author>noreply@blog.tdg.ch (Djemâa)</author>
<pubDate>Sun, 12 May 2013 08:35:00 +0200</pubDate>
<description>
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-142116&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://regardscroises.blog.tdg.ch/media/00/02/1392088409.jpg&quot; alt=&quot;IMG_20130116_143506.jpg&quot; /&gt;&lt;span style=&quot;color: #000080;&quot;&gt;Par ces quelques lignes, il me semblait important de partager avec vous cette rencontre magique. Une jeune adolescente née en France et&amp;nbsp; qui vit à la Réunion et dont la passion pour la poésie nous dévoile que le poète naît poète. Une sensibilité exacerbée qui se révèle souvent très jeune, bien avant l’âge d’écrire et de lire et une capacité d’observer le monde avec les yeux d’un entomologiste et la faconde d’un ménestrel. Je lui avais proposé de lire ses poèmes, après trois&amp;nbsp; mois, elle me fit parvenir un email&amp;nbsp;:&amp;nbsp;»Bonjour, Djemâa, c’est moi l’adolescente, Jessica, brune aux cheveux courts, j’étais assise à côté de vous&amp;nbsp; sur le vol Lyon-Paris….voilà trois de mes poèmes &amp;nbsp;!&amp;nbsp;».Je l’ai invitée à brièvement décrire son parcours avant d’introduire ses poèmes. &amp;nbsp;(&lt;em&gt;vos encouragement ne seront jamais de trop…Merci chers lecteurs…..&lt;/em&gt;)&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000080;&quot;&gt;&quot;En effet , je viens de la Réunion , j'ai 16 ans et ma seule passion est l'écriture. Comment j'en suis arrivée à là ? Je ne sais pas , cela a toujours été une évidence pour moi , une véritable vocation , ce genre de sentiments qui vous tenaillent de l'intérieur et vous font sentir QUI vous êtes et à quoi vous êtes prédestiné.  Depuis le premier jour où j'ai su lire , je ne me suis jamais arrêtée , toujours en variant les genres et j'ai décidé d'en faire ma vie. Alors vers l'âge de 11 ans , j'ai laissé courir mes doigts sur le papier lisse , et je ne me suis jamais arrêtée de noircir les lignes. J'ai envie de passer de l'autre coté de la barrière , de lecteur devenir auteur. Moi aussi je veux pouvoir raconter.  J'ai toujours éprouvé un intérêt particulier pour Baudelaire , notamment pour la beauté de ses vers mais surtout pour la définition qu'il a donnée du poète : celui capable de lire par les symboles , prophète des forces invisibles de la nature . Le poète est celui dont l'âme est d'une sensibilité accrue à l'univers autour de lui . En effet , cest comme ca , que je me perçois : depuis mon plus jeune âge , je me suis rendue compte que j'étais d'une sensibilité extrême à ce qui m'entoure , le vent chantant , les brises légères , les doux parfums du printemps... Tout . Je ressens tout . Et mon esprit enregistre . A mon sens , l'écrivain , le poète , est celui qui même sans plume , même sans support , continue d'écrire dans son esprit , continuellement. Tout ce que mon cerveau enregistre , tout ce que je vois , ce que j'entends , tout est retranscrit par écrit à l'intérieur de ma tête.  Je voudrais pouvoir écrire toute ma vie et je ferais tout et absolument tout , pour y arriver.&quot;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #000080;&quot;&gt;Les folies bergères&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000080;&quot;&gt;Qu'elle est belle la douce sous trop de fard à paupières&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000080;&quot;&gt;Qu'elle est triste son âme sous l'accoutrement vulgaire&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000080;&quot;&gt;Qu'il est fragile son corps sous l'armure austère&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000080;&quot;&gt;Qu'il est fébrile ce sourire sous son rouge à lèvres&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000080;&quot;&gt;Qu'ils sont désertés d'étoiles ces grands yeux sans pareils&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000080;&quot;&gt;Qu'ils sont noirs les traits de l'innocence passagère&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000080;&quot;&gt;Qu'elle est passée la folie des années primaires&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000080;&quot;&gt;Qu'elle est triste la douce , derrière ce sourire prospère,&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000080;&quot;&gt;Qu'elle est cruelle la vie sous son regard pervers,&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000080;&quot;&gt;Qu'il est envolé le temps de la primevère .&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000080;&quot;&gt;Qu'ils sont beaux , les amants des folies Bergères&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000080;&quot;&gt;Qu'ils sont misérables ces vers à la Jacques Prévert,&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000080;&quot;&gt;Qu'elles sont pitoyables ces larmes roulant à terre ,&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000080;&quot;&gt;Et pourtant , qu'elle est belle sous son fard à paupières.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #000080;&quot;&gt;Le champ de vie&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000080;&quot;&gt;Cours petite fille des blés ,&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000080;&quot;&gt;Cours , ô , loin de ces prés !&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000080;&quot;&gt;Règne trop de désastre&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000080;&quot;&gt;Confesse toi aux astres .&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000080;&quot;&gt;Tout n'est que désillusion&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000080;&quot;&gt;Où se perd toute raison ,&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000080;&quot;&gt;Péchés , délices infâmes ,&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000080;&quot;&gt;Ainsi , petit brin de femme.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000080;&quot;&gt;Adieu contrées dérisoires&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000080;&quot;&gt;Elle se jette dans la Loire.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000080;&quot;&gt;La mort petite joueuse&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000080;&quot;&gt;Derrière sa silhouette affreuse&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000080;&quot;&gt;Lui rendit bien grand service&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000080;&quot;&gt;Lui ôtant sa mine grise.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000080;&quot;&gt;La vie , elle , sans courtoisie&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000080;&quot;&gt;fit gémir la jalousie,&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000080;&quot;&gt;S'amusa sur des chemins&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000080;&quot;&gt;Où fanèrent les jasmins ,&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000080;&quot;&gt;Lui vola l'identité&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000080;&quot;&gt;D'une vie idéalisée&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000080;&quot;&gt;En emportant avec elle ,&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000080;&quot;&gt;Loin , les rires sempiternels&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000080;&quot;&gt;Loin , les amours oubliées&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000080;&quot;&gt;Jeté , bonheur condamné&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000080;&quot;&gt;Crucifié ange déchu ,&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000080;&quot;&gt;Rendit son dernier salut.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000080;&quot;&gt;Vivent trop de souvenirs&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000080;&quot;&gt;Dans les ultimes sourires&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000080;&quot;&gt;Meurent mille et un regards&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000080;&quot;&gt;La Mort , enfonce son dard&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000080;&quot;&gt;Alors vie désenchantée&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000080;&quot;&gt;Meurs , petite fille des blés&amp;nbsp;!&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #000080;&quot;&gt;Le Coquelicot&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000080;&quot;&gt;Joli cœur , l'amour foisonnant&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000080;&quot;&gt;S'agitait comme la jeunesse&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000080;&quot;&gt;Dans des rêves mirobolants&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000080;&quot;&gt;Cherchant un peu de tendresse ,&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000080;&quot;&gt;Quand le temps vole les sentiments.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000080;&quot;&gt;La vie cette traîtresse ,trahit lorsque notre cœur s'éprend ,&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000080;&quot;&gt;Ainsi quelle faiblesse&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000080;&quot;&gt;De faillir dans ses penchants&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000080;&quot;&gt;Condamnée la liberté&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000080;&quot;&gt;Quand l'amour ôte toute clémence&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000080;&quot;&gt;Le cœur tient lieu de démence&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000080;&quot;&gt;Sentiment , fébrile , fragile , blessé laisse bien des carences ,&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000080;&quot;&gt;En rien ne peut être apprivoisé&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000080;&quot;&gt;Cause de déchéance&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000080;&quot;&gt;Si l'on ne s'en est emparé&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000080;&quot;&gt;On le vole au temps&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000080;&quot;&gt;Des coquelicots en fleurs&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000080;&quot;&gt;Le sent dans le vent&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000080;&quot;&gt;Malgré la force des leurres&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000080;&quot;&gt;Éclot au printemps et fane bien avant l'heure.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000080;&quot;&gt;Naïf , fugace , pimpant&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000080;&quot;&gt;Piège la vie tel un voleur et s'en va en riant&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000080;&quot;&gt;Les joues roses ! le visage contrit&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000080;&quot;&gt;Il s'installe sans crier gare&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000080;&quot;&gt;Sous la dentelle défraîchie&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000080;&quot;&gt;Qui n'attire plus qu'un regard&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000080;&quot;&gt;Qui séduisit la jolie.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;span style=&quot;color: #000080;&quot;&gt;Les promesses du hagard ,&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000080;&quot;&gt;Dans des mensonges polis&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000080;&quot;&gt;Emmaillotent le cœur ignard ,&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000080;&quot;&gt;De la belle Lady .&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;color: #000080;&quot;&gt;Ensuite j'ai tenté d'écrire un petit quelque chose en prose et voila ce que ça a donné :&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000080;&quot;&gt;Destruction. Trois syllabes qui m'écorchent la bouche.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000080;&quot;&gt;Il est là, perché sur le bout de ma langue, tel un parasite, un rapace aux serres crochues, qui me lacère tout entier. Il le transperce de part et d'autres,s'insinuant en moi comme dans un refuge, son nid. Il broie mes côtes, lapidée mon coeur, et frappe dans un brouhaha assourdissant mon cerveau. Dormir. Je voudrais dormir , mais il m'en empêche. Il me guette , il est a l'affût. Je suis sa proie . Sa voix est hurlante , insoutenable. Je le sens qui me déchire.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000080;&quot;&gt;Destruction. Tout dans la configuration même du mot est brusque, dur, effrayant et pourtant ... Si délicieux .&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000080;&quot;&gt;Oui , c'est douloureux mais il est mon seul allié.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000080;&quot;&gt;Cadavres ensanglantés qui se tordent de douleurs , visage défigurés de terreur , humanité asservie , je me vois frémir de plaisir.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000080;&quot;&gt;Destruction. Amer et exquis , ouragan qui me déchire.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000080;&quot;&gt;Je le sens , là , entre mes deux poumons , incrusté , scellé qui me dévore à petites bouchées tel un gibier savoureux.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000080;&quot;&gt;Plaie béante ,&amp;nbsp; abîme profonde,&amp;nbsp; simple mot , tapi en moi ...a fait de moi ce que je suis.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000080;&quot;&gt;Grand malheur , unique bonheur.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000080;&quot;&gt;Il a pris le contrôle de mon esprit et mon âme et conduis ma triste destinée.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000080;&quot;&gt;Condamné à la damnation , je suis sauvé.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000080;&quot;&gt;Je n'étais personne et .. Il s'est éveillé .&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000080;&quot;&gt;JE me suis éveillé.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000080;&quot;&gt;Il a fait de moi un homme fort. Que dis je ? Un homme ?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000080;&quot;&gt;En réalité , je suis bien au-dessus de cela : l'être suprême. Je suis l'âme du mal et la conscience du Diable et rien ne pourra m'outrepasser.Seule mon enveloppe charnelle est présente , mon esprit s'élève à&amp;nbsp; dix milles lieues d'ici .&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000080;&quot;&gt;L'humanité n'est que le passage primitif de mon existence.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000080;&quot;&gt;Mon nom est Destruction.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000080;&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000080;&quot;&gt;Mon site &lt;a href=&quot;http://www.djemaachraiti.ch&quot;&gt;www.djemaachraiti.ch&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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<title>LES ETOILES D’UN CIEL AFGHAN</title>
<link>http://regardscroises.blog.tdg.ch/archive/2013/05/10/les-etoiles-d-un-ciel-afghan1.html</link>
<author>noreply@blog.tdg.ch (Djemâa)</author>
<pubDate>Fri, 10 May 2013 17:35:00 +0200</pubDate>
<description>
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000080;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-142043&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://regardscroises.blog.tdg.ch/media/00/00/1023915754.2.jpg&quot; alt=&quot;ciel-etoile-1196120319[1].jpg&quot; /&gt;Plongée dans le livre de l’écrivain afghan, &amp;nbsp;Khaled Hosseini «&amp;nbsp;Les cerfs-volants de Kaboul&amp;nbsp;», j’en oublie mon rendez-vous, puis engloutis les dernières pages submergée par &amp;nbsp;un sentiment étrange. L’œuvre est bouleversante, mais c’est une autre émotion qui m’étreint; &amp;nbsp;une ancienne histoire qui se reconstruit parallèle à celle que je lis.&amp;nbsp;Un &amp;nbsp;vieux souvenir &amp;nbsp;qui se fraie un dur passage dans les méandres du temps et remonte péniblement à la surface de ma conscience, un ciel d’étoiles afghanes qui tapissent ma mémoire et dont émerge le visage d’un écrivain de Kaboul que j’avais oublié.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000080;&quot;&gt;Alors étudiante, entre autres petits travaux , je corrigeais ou tapais des textes pour d'autres personnes. &amp;nbsp;Un écrivain afghan qui vivait à Lausanne m’invita à corriger ses poèmes, voire à les retravailler. Poète connu dans son pays, il voulut traduire ses poèmes en français, &amp;nbsp;désargenté, il ne pouvait faire appel qu’à des étudiants. Chaque passage était scruté, discuté, disséqué, chaque virgule commentée. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000080;&quot;&gt;Lorsque je rencontrais l’auteur dans son kiosque à tabac, nous passions des heures à lutter sur tel ou tel vers. Un acharnement buté nous confrontait en une drôle de guerre.&amp;nbsp;&amp;nbsp;Ligne après ligne, mot après mot, un Waterloo de chaque instant durant lequel je devais céder du terrain. J’avais l’impression de marcher sur des mines antipersonnel pour chaque modification que je suggérais. Il insistait, s’obstinait, refusait mes propositions ou s’enflammait pour telles autres. Nous interrompions notre combat versifié , à l’arrivée de chaque client, et reprenions de plus belle après le départ de &amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;color: #000080;&quot;&gt;celui-ci.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000080;&quot;&gt;L’homme déjà âgé avait quitté Kaboul en 1980. &amp;nbsp;Il se plaignait de la pauvreté de la langue française en comparaison du farsi. &amp;nbsp;Ses poèmes parlaient d’étoiles; &amp;nbsp; quatrains aux &amp;nbsp;nuits lapis-lazuli, ghâzals aux yeux qui pleurent étoiles scintillantes d’espoir et femmes qui murmurent aux cristaux du ciel dans une langue qui leur est propre.&amp;nbsp; Des lumières dans la nuit qui réveillent les cœurs où brillent les joyaux dans le velours d’un ciel afghan qui a tendu son tapis de perles.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000080;&quot;&gt;Un jour d’épanchement plus particulier, il se mit à me parler des nuits, à Kaboul, où il dormait sur la terrasse en-haut de sa maison, &amp;nbsp;les mains posées derrière la tête. &amp;nbsp;Il &amp;nbsp;passait des nuits entières à observer ce ciel constellé de diamants. A ce stade du récit, le vieil homme se mit à pleurer, des larmes ruisselaient sur son visage et venaient s’engouffrer dans sa barbe parsemée et blanche. En le regardant, j’imaginai ces étoiles qui resplendissaient&amp;nbsp; dans la nuit noire de ce qu’était devenue l’Afghanistan. Le poète savait qu’il ne reverrait jamais plus ses fidèles compagnes aux allures de reines qui vêtues de leur robe d’argent dansaient dans l’or des rayons de lune.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #000080;&quot;&gt;Dans les larmes de l’exilé, on pouvait reconnaître&amp;nbsp;&amp;nbsp; un ciel noir d’encre où les étoiles s’étaient éteintes, éclipsées &amp;nbsp; par le feu des canons et des bombes.&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #000080;&quot;&gt;En &amp;nbsp;lisant &quot;Les cerfs-volants de Kaboul&quot;, je viens de réaliser que le poète afghan dont j'ai oublié&amp;nbsp;jusqu'au &amp;nbsp;nom et l'oeuvre, avait déposé, à mon insu, &amp;nbsp;dans mon imaginaire, &amp;nbsp;une myriade d'étoiles qui scintillent au creux de ma mémoire et que lorsque je lis ou entends Kaboul, un bouquet stellaire se met à briller depuis.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #000080;&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #000080;&quot;&gt;Mon site&amp;nbsp;&lt;a href=&quot;http://www.djemaachraiti.ch&quot;&gt;www.djemaachraiti.ch&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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<title>Après le couvre-chef  des religieux,  le béret des laïcs</title>
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<author>noreply@blog.tdg.ch (Djemâa)</author>
<pubDate>Thu, 09 May 2013 17:28:00 +0200</pubDate>
<description>
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000080;&quot;&gt;Dans la rangée du contrôle douanier à l’aéroport de Genève, je patiente dans la longue file. &amp;nbsp;J'arbore &amp;nbsp;un petit &amp;nbsp;béret à pois blancs dont les cheveux dépassent.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000080;&quot;&gt;Devant moi un religieux d’origine juive passe avec son haut chapeau noir, il passe le contrôle sans devoir ôter son haut-de-forme,&amp;nbsp; juste après il est suivi d’une femme voilée qui elle aussi passe sans autre. Arrivé mon tour, la chargée du contrôle douanier m’invite à enlever mon béret.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000080;&quot;&gt;Je refuse et justifie :&quot;Pourquoi les deux devant passent sans enlever leur couvre-chef &amp;nbsp;et pas moi?&quot; &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000080;&quot;&gt;- &amp;nbsp;C’est à cause de leur religion&amp;nbsp;!&amp;nbsp;» me répond-elle&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000080;&quot;&gt;- Pourquoi dois-je l’enlever&amp;nbsp;? insistai-je&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000080;&quot;&gt;- Pour des questions de sécurité , dit-elle &amp;nbsp;embarrassée. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000080;&quot;&gt;- Si on parle de sécurité, les premières personnes religieuses ou pas devraient se découvrir ou alors on parle d'une sécurité à deux vitesses. &amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;color: #000080;&quot;&gt;Or, je n’enlèverai pas mon béret, aussi pour des questions religieuses. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000080;&quot;&gt;- Quelle religion ? &amp;nbsp;me demande-t-elle. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000080;&quot;&gt;- La &amp;nbsp;religion des laïcs&amp;nbsp;! lui répondis-je du tac au tac . &amp;nbsp;Toute la rangée qui me suit &amp;nbsp;et &amp;nbsp;a assisté avec attention à la scène s’esclaffe de rire.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;- &amp;nbsp;&lt;span style=&quot;color: #000080;&quot;&gt;C’est bon passez&amp;nbsp;!&amp;nbsp; lâche la douanière &amp;nbsp;en admettant peut-être, &amp;nbsp; dans le fond, &amp;nbsp;que je n’ai pas tout à fait &amp;nbsp;tort.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000080;&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000080;&quot;&gt;Mon site&amp;nbsp;&lt;a href=&quot;http://www.djemaachraiti.ch&quot;&gt;www.djemaachraiti.ch&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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<title>La vengeance d'un rescapé (fin)</title>
<link>http://regardscroises.blog.tdg.ch/archive/2013/05/07/la-vengeance-d-un-rescape-fin.html</link>
<author>noreply@blog.tdg.ch (Djemâa)</author>
<pubDate>Tue, 07 May 2013 22:31:00 +0200</pubDate>
<description>
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #330000;&quot;&gt;Chers lecteurs,&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #330000;&quot;&gt;Pardonnez-moi, une série de billets relativement longue a été nécessaire pour raconter cette aventure humaine qui a, en soi, &amp;nbsp;quelque chose de désespérant. Le drame de l'humanité, la barbarie que l'on peine à comprendre et expliquer. Un personnage qui captive et vous envoûte. Dans ce récit, il y a de l'universel, on plonge au coeur du destin &amp;nbsp;d'un enfant innocent qui décidera , jeune homme, &amp;nbsp; et ce de façon obsessionnelle de &amp;nbsp;parcourir le monde pour mettre la main sur le tortionnaire qui a liquidé de la façon la plus abjecte sa famille et l'achever.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #330000;&quot;&gt;Le soldat Eliahu &amp;nbsp;Itzkovitz terminera &amp;nbsp;son service à la Légion, cinq ans au total, &amp;nbsp; et recevra des documents qui attesteront qu'il a servi &quot;Avec honneur et fidélité&quot; &amp;nbsp;la &amp;nbsp;Légion étrangère. C'est un jeune homme de 25 ans dans son uniforme blanc de marin qui se présentera devant la cour martiale israélienne , &amp;nbsp; en 1956. &amp;nbsp;L'affaire est largement médiatisée, l'opinion divisée. Le condamner ou pas.&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;color: #330000;&quot;&gt;Un justicier exemplaire ? &amp;nbsp; &amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #330000;&quot;&gt;Il &amp;nbsp;sera jugé &amp;nbsp;pour avoir déserté la marine et &amp;nbsp;condamné &amp;nbsp;à un an de prison qu'il purgera à Haïfa, peine clémente en regard de ce qu'il aurait dû recevoir. &amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #330000;&quot;&gt;La Légion en l'incluant dans son Dictionnaire historique paru en mars 2013 lui a accordé la place qu'il méritait dans les annales de la Légion étrangère.&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #330000;&quot;&gt;&lt;em&gt;Certains &amp;nbsp;destins &amp;nbsp; nous renvoient le miroir du monde&amp;nbsp;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span class=&quot;Apple-style-span&quot; style=&quot;color: #330000;&quot;&gt;l'entier du récit &amp;nbsp;sous&amp;nbsp;&lt;a href=&quot;http://www.djemaachraiti.ch&quot;&gt;www.djemaachraiti.ch&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span class=&quot;Apple-style-span&quot; style=&quot;color: #330000;&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span class=&quot;Apple-style-span&quot; style=&quot;color: #330000;&quot;&gt;Inspiré par la vraie histoire du légionnaire Eliahu Itzkovitz&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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<title>La vengeance d'un rescapé (5)</title>
<link>http://regardscroises.blog.tdg.ch/archive/2013/05/06/la-vengeance-d-un-rescape-5.html</link>
<author>noreply@blog.tdg.ch (Djemâa)</author>
<pubDate>Mon, 06 May 2013 21:15:00 +0200</pubDate>
<description>
&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #330000;&quot;&gt;Stanescu dévisage Eliahu pour reconnaître en lui&amp;nbsp; une connaissance, pour se souvenir de où et quand il l’aurait rencontré. Il se remémore l’attitude &amp;nbsp;de ce jeune soldat qui l’avait tant frappé lors de son arrivée et qui le surprend encore. Ce quelque chose d’indéfinissable en lui ; un mélange de sang-froid et de détemination farouche.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;span style=&quot;color: #330000;&quot;&gt;-&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; On se connaît&amp;nbsp;? s’enquiert&amp;nbsp; le caporal&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #330000;&quot;&gt;-&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Je viens aussi de Chisinau , répond&amp;nbsp; Eliahu&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #330000;&quot;&gt;Le visage de Stanescu s’éclaircit&amp;nbsp;:&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #330000;&quot;&gt;-&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; tu es un ami de mon fils&amp;nbsp;?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #330000;&quot;&gt;-&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Non&amp;nbsp;! Je suis un Juif de Chisinau .&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #330000;&quot;&gt;Stanescu fouille dans sa mémoire, il ne sait plus combien de morts il a laissé derrière lui, il ne saurait les compter. Des familles décimées , des enfants orphelins,&amp;nbsp;&amp;nbsp; des femmes et des filles violées. Après des soirées de beuverie, des gens tués à bout portant dans une chasse effroyable en guise de jeu.&amp;nbsp; Il a laissé derrière lui des cadavres sans fin, des fosses commune pleines ……. Il fallait que ça arrive, il n’allait pas &amp;nbsp;continuer à fuir indéfiniment, même au bout du monde, même en Indochine, son passé, à grandes enjambées le rattraperait . Il le savait, il le pressentait, &amp;nbsp;ce jour-là devait arriver. Il fallait qu'il arrive ! &amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #330000;&quot;&gt;Le soldat en face de lui est &amp;nbsp;calme. Il n’a pas envie de discuter, ni le comment, ni surtout le pourquoi de la barbarie. Il sait qu’il n’y a pas de sens ni à donner ni à trouver dans la bestialité. Il n’y a pas de justification quand l’homme devient une bête féroce. On ne demande pas à&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;color: #330000;&quot;&gt;l ‘animal enragé pourquoi il est enragé, on l’abat &amp;nbsp;!&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #330000;&quot;&gt;Au plus profond de sa souffrance et de sa solitude, Eliahu a compris qu’il y a des frontières qu’on ne peut franchir et que si on s’y risque , on n’en revient plus. Tout n’est plus que fuite en avant, dans les ténèbres toujours plus noires de celui qui a perdu toute humanité. Et Stanescu pour lui est celui qui est allé au-delà, ce n’est plus un homme c’est un monstre sanguinaire qu’on achève.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #330000;&quot;&gt;Eliahu lève son MAT&amp;nbsp; 49 et tire les deux première balles&amp;nbsp;:&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #330000;&quot;&gt;- &amp;nbsp; &amp;nbsp;pour les miens que tu as tués&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #330000;&quot;&gt;Il vide son chargeur des 30 balles restantes, en une rafale interminable&amp;nbsp;:&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #330000;&quot;&gt;- &amp;nbsp; &amp;nbsp;pour tous les autres.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #330000;&quot;&gt;Les Viêt Minh au son des rafales se mettent à leur tour à tirer, en s’étonnant de n’avoir vu passer aucune balle dans leurs rangs.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #330000;&quot;&gt;Le soldat Eliahu Itkovitz comme tout soldat de la Légion sait que le règlement impose qu’on ramène les soldats tombés sous les armes. Il traîne le corps criblé de balles jusque vers la Road 18. Il s’assied à côté de ce qui est devenu une &amp;nbsp;marionnette démantibulée.&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #330000;&quot;&gt;Les gars qui passent s’exclament&amp;nbsp;:&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #330000;&quot;&gt;- &amp;nbsp;Il l’ont salement amoché ton gaillard, les Viêt&amp;nbsp;! Il n’ont pas reconnu le caporal derrière &amp;nbsp;cette &amp;nbsp; masse informe.&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #330000;&quot;&gt;- &amp;nbsp; C’était ton compatriote n’est-ce pas&amp;nbsp;? rajoute un autre avec un peu de compassion dans la voix&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;span style=&quot;color: #330000;&quot;&gt;- &amp;nbsp;Mmm&amp;nbsp;! pour seule réponse de Eliahu.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #330000;&quot;&gt;En attendant le véhicule de la Légion&amp;nbsp; qui doit venir rechercher les soldats, le soldat Eliahu Itzkovitz regarde la longue route de terre devant lui, ni joie, ni victoire. Un profond sentiment du devoir accompli, de justice rendue, mais surtout il est submergé par la sensation d’un vide immense. Une vie qui s’était concentrée sur cette rencontre, maintenant le néant au bout de la route.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #330000;&quot;&gt;Stanescu sera enterré comme légionnaire tombé en Indochine sous les tirs des Viêt Minh, Eliahu félicité d’avoir ramené le corps sous les balles de l’ennemi. &amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #330000;&quot;&gt;Eliahu a quitté son visage d’enfant, ses yeux paraissent ceux d’un homme vieilli d’un coup. En quelques heures, il a laissé son passé derrière, il l’a posé comme un ballot trop lourd sur la Road 18 entre&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;color: #330000;&quot;&gt;Bắc Minh&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;color: #330000;&quot;&gt;&amp;nbsp;et les Sept pagodes.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #330000;&quot;&gt;Il en est sûr, il n’y a pas de cohabitation possible entre férocité et&amp;nbsp; humanité. &amp;nbsp;La promesse de l’aube, c’est une promesse d’humanité que sa mère lui a laissée entr’apercevoir dans la lumière de ses yeux tandis qu'elle mourait sous les coups du tortionnaire. Il vient de le comprendre&amp;nbsp;: soit l’homme, soit la bête&amp;nbsp;!&amp;nbsp; Il a choisi d’être un homme.&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #330000;&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #330000;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span class=&quot;Apple-style-span&quot; style=&quot;font-weight: normal;&quot;&gt;suite sous&amp;nbsp;&lt;a href=&quot;http://www.djemaachraiti.ch&quot;&gt;www.djemaachraiti.ch&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #330000;&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #330000;&quot;&gt;Récit inspiré de la vraie histoire du Légionnaire&amp;nbsp;Eliahu Itzkovitz&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #000080;&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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<title>La vengeance d'un rescapé (4)</title>
<link>http://regardscroises.blog.tdg.ch/archive/2013/05/05/la-vengeance-d-un-rescape-4.html</link>
<author>noreply@blog.tdg.ch (Djemâa)</author>
<pubDate>Sun, 05 May 2013 20:56:00 +0200</pubDate>
<description>
&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #330000;&quot;&gt;C’est à la faveur d’une embuscade menée&amp;nbsp; par les Viêt Minh que le soldat Eliahu Itzkovitz pût&amp;nbsp; enfin approcher le caporal, par un de ces mois d’août &amp;nbsp;humide, &amp;nbsp;à la chaleur tropicale suffocante. Un ciel bas couleur anthracite avec au fond du paysage des palmiers vert émeraude aux troncs minces et longs, balancés par un vent du sud-est chargé par l’humidité de l’Océan Indien . A cela, s’ajoute une mousson aux pluies abondantes et intermittentes&amp;nbsp; qui transpercent les soldats jusqu’à l’âme.&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #330000;&quot;&gt;Leur régiment&amp;nbsp; se trouvait alors sur la Road 18 entre&amp;nbsp;Bắc Minh&amp;nbsp;et les Sept Pagodes en repérage quand des tirs ennemis les prirent pour cibles.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #330000;&quot;&gt;Le caporal hurla «&amp;nbsp;planquez-vous&amp;nbsp;!&amp;nbsp;»-&amp;nbsp; En quelques enjambées souples de félin, Eliahu suivit le Roumain, ils plongèrent dans les herbes hautes pour crapahuter ensuite,&amp;nbsp;&amp;nbsp; sur les coudes et les genoux, leur MAT 49 tenu à bout de bras malgré le poids du pistolet mitrailleur.&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #330000;&quot;&gt;Les balles sifflent&amp;nbsp; de toutes parts, ils restent planqués le visage contre la vase putréfiée&amp;nbsp; à l’odeur nauséabonde.&amp;nbsp; Dans quelques heures, les sangsues s’infiltreront sous leur pantalon, tandis que les moustiques plus grands que des papillons s’acharneront sur leurs bras, sur leur visage, sur&amp;nbsp; leur corps.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #330000;&quot;&gt;&amp;nbsp;Le caporal est essoufflé, il maudit les Viêt Minh, les menace&amp;nbsp; de leur faire à tous la peau. Eliahu est à sa hauteur, à moins d’un mètre de distance. Ils sont seuls, les autres se sont camouflés plus loin,&amp;nbsp; répartis un peu partout dans le champ. Les troupes ennemies sont à moins de 100&amp;nbsp; mètres.&amp;nbsp; Le jeune soldat l’observe et aperçoit ses yeux injectés de sang; &amp;nbsp;une beuverie de la veille qui lui fait office de somnifère.&amp;nbsp;&amp;nbsp; Les nerfs de la mâchoire courent rapidement sous la peau. Voilà à quoi ressemble le bourreau, à &amp;nbsp;quoi ressemble celui qui m'a fait trembler de peur pendant des années et qui a détruit nos vies &amp;nbsp; !&amp;nbsp; pense-t-il.&amp;nbsp; A la dérobée, il le regarde longuement , pris d’un profond dégoût.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #330000;&quot;&gt;Les tirs s’amenuisent, chacun épargnant ses balles qui volent sans atteindre leur but.&amp;nbsp; Plus un bruit, un calme inquiétant, les oiseaux se sont tus, les singes font les morts, ils ont cessé&amp;nbsp;d’ hurler ,&amp;nbsp;&amp;nbsp; plus rien ne bouge.&amp;nbsp; Un silence troublé par le glissement d’un Krait&amp;nbsp; au venin mortel,&amp;nbsp; subtil et feutré entre les longues herbes.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #330000;&quot;&gt;Dans cette nature qui retient son souffle, Eliahu lâche d’une voix sûre pareille à la lame tranchante du sabre d’un Samouraï, polie pendant des années,&amp;nbsp; affinée, aiguisée inlassablement,&amp;nbsp; jour après jour et qui fendrait l'air &amp;nbsp;:&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #330000;&quot;&gt;&amp;nbsp;-&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Stanescu&amp;nbsp;!&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #330000;&quot;&gt;&amp;nbsp;Celui-ci se retourne vers le jeune soldat, &amp;nbsp;sans l’ombre d’une hésitation, sans s’étonner que quelqu’un l'ait identifié sous son vrai nom. Spontanément, il répond :&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #330000;&quot;&gt;&amp;nbsp;-&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Oui&amp;nbsp;!&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #330000;&quot;&gt;&amp;nbsp;L’homme sans le savoir vient &amp;nbsp; de signer son arrêt de mort.&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;suite sous&amp;nbsp;&lt;a href=&quot;http://www.djemaachraiti.ch&quot;&gt;www.djemaachraiti.ch&lt;/a&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #330000;&quot;&gt;récit inspiré de la vraie histoire du Légionnaire&amp;nbsp;Eliahu Itzkovitz&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;div&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt;
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<title>La vengeance d'un rescapé (3)</title>
<link>http://regardscroises.blog.tdg.ch/archive/2013/05/01/la-vengeance-d-un-rescape-3.html</link>
<author>noreply@blog.tdg.ch (Djemâa)</author>
<pubDate>Wed, 01 May 2013 18:32:00 +0200</pubDate>
<description>
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #330000;&quot;&gt;Parvenues à&amp;nbsp;Bắc Ninh&amp;nbsp; en Indochine , les nouvelles recrues&amp;nbsp; sont alignées au garde-à-vous. Le caporal passe en revue les soldats qu’on vient de lui envoyer. Il peste, jure, éructe, fulmine : «&amp;nbsp;Toutes des gonzesses, qu’on m’a envoyées ». Les soldats serrent les dents sous les injures; la sueur leur dégouline le long du visage, descend le long du cou, les chemises sont trempes. La mousson n’arrange rien et les moustiques encore moins. &amp;nbsp;Impossible de les chasser ou se gratter malgré les démangeaisons incessantes&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;color: #330000;&quot;&gt;, le moindre mouvement attirerait&amp;nbsp; l’attention du capo qui paraît fou.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #330000;&quot;&gt;Le caporal à l’accent roumain s’étouffe de rage, il se met à deux doigts du visage de chacun&amp;nbsp; et continue à vitupérer. Placé presqu'au &amp;nbsp;bout de la ligne, le soldat Eliahu Itzkovitz reconnaît &amp;nbsp;la voix de celui qu’il cherche depuis 13 ans, cette voix stridente&amp;nbsp; qu’il aurait reconnue parmi mille autres.&amp;nbsp; Cette voix qui humilie, qui menace, qui ordonne et qui tue…………&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #330000;&quot;&gt;Tandis que le capo continue l’inspection, un par un, Eliahu revoit les images défiler&amp;nbsp;;&amp;nbsp; le camp de Chisinau , les dortoirs, les hurlement de ses frères tandis que Stanescu s’acharnait sur leur père, puis ce fut leur tour. Eliahu caché sous un tas de vêtements , &amp;nbsp;eut juste le temps de croiser le regard de sa mère; &amp;nbsp;coup d'oeil affolé vers lui. &amp;nbsp;Quelques minutes avant de succomber sous les coups du gardien de prison, &amp;nbsp;malgré l'acharnement sur tous, e&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;color: #330000;&quot;&gt;lle &amp;nbsp;comprit alors,&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;color: #330000;&quot;&gt;&amp;nbsp;dans son amour immense de mère, dans un&amp;nbsp; pressentiment si fort&amp;nbsp; que son cadet, son dernier, son tout petit...........serait épargné et réchapperait à cette férocité meurtrière . Une lumière ténue d’espoir dans les yeux maternels &amp;nbsp;à laquelle s’est attachée l’enfant et par &amp;nbsp;laquelle &amp;nbsp;il s'est nourri pour trouver encore du courage dans sa nuit la plus noire; &amp;nbsp;un fil de lumière sur lequel il marchera &amp;nbsp;comme un funambule, sans jamais tomber. &amp;nbsp; &amp;nbsp;Une bouée dans la tempête de sa vie, un éclat ultime qui l’éclairera tout au long de son chemin et auquel le soldat reste encore profondément ancré, ce qui sans doute, explique &amp;nbsp;cette &amp;nbsp;confiance inébranlable. Cette force tranquille qu’il faut craindre comme annonciatrice des plus grands cataclysmes.&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #330000;&quot;&gt;Or, il en est sûr, sans la moindre hésitation, c’est bien l’homme qu’il pourchasse depuis tant d’années. Son imagination d’enfant&amp;nbsp; le représentait depuis la taille de ses 10 ans et&amp;nbsp; l’avait grandi de façon incommensurable. Dans sa terreur d’enfant, il l’avait perçu&amp;nbsp; comme un monstre invincible.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #330000;&quot;&gt;Aujourd’hui, il retrouve un homme, âgé de moins de 50 ans, &amp;nbsp;caché derrière son pseudonyme, court sur pattes et trapu, légèrement plus maigre qu'auparavant, au visage sec et nerveux. La seule chose qui n’avait en rien changée était &amp;nbsp;la perversité de l’homme, &amp;nbsp;une monstruosité demeurée entière, &amp;nbsp;renforcée même &amp;nbsp;par les années de commandement.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #330000;&quot;&gt;Stanescu, remonte la file peu à peu &amp;nbsp;et se dirige vers Eliahu, ce soldat au visage encore d’enfant avec une hésitation sur les traits peu marqués comme si le temps avait hésité à y tracer &amp;nbsp;son passage, aux cheveux châtains &amp;nbsp;presque entièrement rasés et aux yeux d'un brun profond, velours contrarié &amp;nbsp;– on sait que les orphelins ont de la peine à quitter l’enfance pour le monde adulte, les mains aimées leur ont manqués pour les aider à passer ce cap, il y a toujours de l’enfant perdu en eux, un air d'égarement qui tâtonne dans le monde des grands , &amp;nbsp; - qui dépasse le caporal d’au moins deux têtes.&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #330000;&quot;&gt;Un soldat au gabarit impressionnant ! &amp;nbsp;L’homme s’arrête à sa hauteur et se prépare à quelques injures. Le regard de Eliahu l’arrête net, un quelque chose dans le regard qui montre une détermination que le caporal n’avait jamais vue jusque là.&amp;nbsp; C’est étrange, ce visage enfantin lui rappelle quelque chose, quelqu’un vaguement.&amp;nbsp; Son fils aurait presque eu son âge se dit alors le Roumain &amp;nbsp;qui ne sait pas qu’il se trouve face à &amp;nbsp;celui qui a &amp;nbsp;tué son aîné de coups de couteau à Chisinau. Dans ce regard déterminé, quelle force étrange ! quelle&amp;nbsp; puissance ! &amp;nbsp;pense &amp;nbsp; l’homme, &amp;nbsp;songeur, &amp;nbsp; en s’éloignant du soldat &amp;nbsp;et en continuant à invectiver les autres, envahi d'une sensation étrange, indéfinissable, un malaise indicible.............&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #330000;&quot;&gt;Eliahu Itzakovitz inspire&amp;nbsp; profondément, ses jambes tremblent. &amp;nbsp;Derrière ce calme apparent résultat d'une absolue maîtrise, il n’a rien laissé paraître,&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;color: #330000;&quot;&gt;à la vue du tortionnaire;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;color: #330000;&quot;&gt;&amp;nbsp;de ce bouillonnement intérieur, de ce chaos momentané durant lequel il entendait les battements de son cœur jusque dans sa tête, le sang battre dans ses tempes. &amp;nbsp;Une joie singulière et lugubre l’étreint, le voilà arrivé à destination, au bout de la si longue route, au bout de la si longue attente, finalement&amp;nbsp;! &amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #330000;&quot;&gt;suite sous&amp;nbsp;&lt;a href=&quot;http://www.djemaachraiti.ch&quot;&gt;www.djemaachraiti.ch&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #330000;&quot;&gt;récit inspiré de la vraie histoire du Légionnaire&amp;nbsp;Eliahu Itzkovitz&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000080;&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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<title>La vengeance d'un rescapé (2)</title>
<link>http://regardscroises.blog.tdg.ch/archive/2013/04/30/la-vengeance-d-un-rescape-2.html</link>
<author>noreply@blog.tdg.ch (Djemâa)</author>
<pubDate>Tue, 30 Apr 2013 19:47:00 +0200</pubDate>
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&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #330000;&quot;&gt;Appuyé contre&amp;nbsp; son paquetage colonial composé de chemisettes , de short, de vestes sans boutons et de moustiquaires, le casque colonial sur la tête, le soldat Eliahu&amp;nbsp;Itzkovitz&amp;nbsp;&amp;nbsp;grille une cigarette sur le pont, &amp;nbsp; à bord du&amp;nbsp;Skaugum. Au départ de Marseille, le navire&amp;nbsp;vient de quitter Colombo, après avoir fait escale à &amp;nbsp;Port-Saïd et Aden,&amp;nbsp; pour continuer vers Saïgon. &amp;nbsp;Un bateau norvégien destiné aux mers froides&amp;nbsp; et dans lequel, ils allaient bientôt tous étouffer de chaleur dans des cabines sans hublot.&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #330000;&quot;&gt;A Marseille, ils &amp;nbsp;sont partis sous les crachats des badauds&amp;nbsp; qui les insultaient en brandissant des gourdins et leur reprochant de s’embarquer pour tuer des communistes, casser du Viêt Minh&lt;strong&gt;.&amp;nbsp;&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;Des Légionnaires traités comme des proscrits, des voleurs, des bagnards et qui de surcroît se laissent&amp;nbsp; entraîner dans la sale guerre .&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #330000;&quot;&gt;L’air humide devient étouffant, ils se sentent comme dans «&amp;nbsp;une boîte de conserve mis au bain-marie&amp;nbsp;» , un véritable supplice. Sur le bateau les hommes se battent plus souvent, ils jouent inlassablement aux cartes, se plaignent amèrement de la mauvaise nourriture et de la vermine.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #330000;&quot;&gt;Ce n’est plus qu’une question de mois, de semaines, de jours.&amp;nbsp;Eliahu est indifférent, il mène sa guerre à lui, il n’a qu’un but&amp;nbsp;: retrouver l’assassin de ses parents, le bourreau au rire gras et aux yeux d’acier. &amp;nbsp;Le reconnaîtra-t-il après tant d’années&amp;nbsp;? Entre 1941 et 1954, 13 ans se sont écoulés, Stanescu a dû changer.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #330000;&quot;&gt;Arrivé après un voyage sans fin à Hải Phòng, Itzkovitz&amp;nbsp; &amp;nbsp;demande à rejoindre des unités où d’autres compatriotes roumains seraient présents. Il était de coutume de laisser les Légionnaires se regrouper &amp;nbsp;en fonction de leur langue ou de leur origine. &amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #330000;&quot;&gt;Le jeune homme &amp;nbsp;est envoyé à Bắc Ninh&amp;nbsp;rejoindre&amp;nbsp; une garnison dans le&amp;nbsp; 3 e&amp;nbsp; REI, le 3 ème Régiment étranger d’infanterie le plus décoré.&amp;nbsp;&amp;nbsp; Le caporal est un roumain lui garantit-on , à cette nouvelle, un fin observateur aurait remarqué sur le visage impassible de cet athlète&amp;nbsp; taciturne, un tic nerveux, à peine perceptible.&amp;nbsp; Sous cet air tranquille et détaché, le cœur bat la chamade. Stanescu ? pense-t-il.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #330000;&quot;&gt;suite sous &lt;a href=&quot;http://www.djemaachraiti.ch&quot;&gt;www.djemaachraiti.ch&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #000080;&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;div&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;color: #000080;&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;
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<title>La vengeance d’un rescapé (1)</title>
<link>http://regardscroises.blog.tdg.ch/archive/2013/04/27/la-vengeance-d-un-rescape.html</link>
<author>noreply@blog.tdg.ch (Djemâa)</author>
<category>Histoire</category>
<category>Résistance</category>
<pubDate>Sat, 27 Apr 2013 10:04:00 +0200</pubDate>
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&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #330000;&quot;&gt;En 1945, Stanescu le Roumain,&amp;nbsp; pensait s’en sortir à bon compte en fuyant et en s’enrôlant dans la Légion étrangère depuis Offenburg, zone d'occupation militaire française en Allemagne.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #330000;&quot;&gt;Le képi blanc, espérait-il, &amp;nbsp;laverait ses fautes, blanchirait ses mains rougies du sang des Juifs tués dans les camps de Bessarabie.&amp;nbsp; La Légion, la &quot;blanchisseuse des âmes&quot;, &quot; la gomme à effacer les passés&quot; &amp;nbsp;l’engloutirait &amp;nbsp;tout entier, le rachèterait , &amp;nbsp;pour le faire renaître sous une nouvelle identité. Il suffisait d’un pseudonyme, &amp;nbsp;sans devoir présenter un&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;color: #330000;&quot;&gt;quelconque&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;color: #330000;&quot;&gt;document pour être accepté; derrière l’anonymat le plus absolu, on refaisait sa vie comme on pouvait. &amp;nbsp;A l’issue de la Légion, la mort, ou la nationalité française après trois ans de service.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #330000;&quot;&gt;C’était sans compter sur l’acharnement sans faille de Eliahu Itzkovitz qui, lui &amp;nbsp;se souvient, - mémoire meurtrie d'un destin tragique - &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;color: #330000;&quot;&gt;comment le gardien de prison roumain, Stanescu, &amp;nbsp;assassina de&amp;nbsp; ses propres mains sa famille entière, son père, sa mère, ses trois frères; &amp;nbsp;victimes parmi les 53'000 autres, &amp;nbsp;tués durant ces pogroms, &amp;nbsp;dès 1941.&amp;nbsp; Il est le seul et le plus jeune des enfants de sa famillle à en avoir réchappé; le&amp;nbsp; visage du monstre est resté ancré&amp;nbsp; dans la mémoire de l’enfant de 10 ans , gravé au plus profond de sa haine. Le seul but dorénavant de Eliahu dans son existence est de venger les siens, ou plutôt de rendre justice.&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #330000;&quot;&gt;Après sa libération du camp par les soviétiques en 1944, Eliahu&amp;nbsp; enquête &amp;nbsp;et trouve le fils du gardien, il le poignarde avec un couteau de boucher, il encourt alors une peine de cinq ans dans les geôles roumaines pour mineurs.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #330000;&quot;&gt;A la sortie de prison, en 1952, Eliahu Itzkovitz est autorisé à émigrer en Israël. Il ne laisse derrière lui que des fantômes, ceux des siens tant chéris.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #330000;&quot;&gt;D’abord dans les paras, il demande ensuite son transfert vers &amp;nbsp;la marine israélienne, ce qui lui est accordé. Le plan de Eliahu est parfait. Son navire aborde à&amp;nbsp; Gênes en Italie pour récupérer de la marchandise, le jeune soldat profite de cette aubaine pour déserter. Son unique but, retrouver Stanescu. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #330000;&quot;&gt;A force d’interroger d&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;color: #330000;&quot;&gt;es Roumains , puis un Français qui lui dit connaître un homme qui correspond à&amp;nbsp; la description et qui s’est enrôlé dans la Légion étrangère, Eliahu veut à son tour s’enrégimenter.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #330000;&quot;&gt;De l’Italie, il fuit vers la France, en habit civil et prend le train jusqu’à Marseille, puis s’enrôle dans la «&amp;nbsp;lessiveuse&amp;nbsp;» française qui rachète les vies des aventuriers, des éclopés, &amp;nbsp;des pires criminels, des monstres sanguinaires pour les envoyer en Algérie puis en Indochine. Plus de 50% de la légion, à ce moment, &amp;nbsp;est composée&amp;nbsp; d’Allemands nazis de la Wehrmacht, qu’ à cela ne tienne,&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;color: #330000;&quot;&gt;Itzkovitz ne&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;color: #330000;&quot;&gt;recule devant aucun sacrifice pour mettre la main sur le criminel roumain.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #330000;&quot;&gt;Eliahu se retrouve sous le soleil brûlant d’Algérie, dans le camp d’entraînement de Sidi-Bel-Abbès, &amp;nbsp;au nord-ouest du pays, premier &amp;nbsp;régiment français, là où on se saoûle à l’absinthe, plus mauvaise que du vitriol. &amp;nbsp;Dans la chaleur et la poussière du bled, on voit les légionnaires déambuler les yeux injectés de sang, titubant, &amp;nbsp;ivres et fiévreux, &amp;nbsp;atteints du typhus mortel.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #330000;&quot;&gt;Amaigri, le teint hâve, après trois mois passés dans &amp;nbsp;de cet enfer, enfin Itzkovitz est envoyé en Indochine, à Hải Phòng&amp;nbsp;. Le refrain des Légionnaires, chanté à tue-tête, prend un sens particulier durant le voyage, pour le jeune homme qui se laisse bercer, rêveur, &amp;nbsp;les yeux dans le vague en tendant l'oreille aux paroles qui semblent &amp;nbsp;lui être destinées &amp;nbsp;:&quot;Nous avons souvent notre cafard........Dormez en paix dans vos tombeaux&quot;. &amp;nbsp;Il pense aux siens............. le coeur serré.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #330000;&quot;&gt;Obstiné et courageux, Eliahu, se rapproche peu à peu du monstre roumain, prédateur &amp;nbsp;qui continue à étriper, étrangler, démembrer, torturer d’autres proies, sous d’autres cieux. Or, le monstre qui pareil à un vampire a besoin de sang pour vivre, ne se doute pas un seul instant qu’une chasse à l’homme est entamée depuis des années pour le retrouver.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #330000;&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #330000;&quot;&gt;Suite sous :&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;a href=&quot;http://www.djemaachraiti.ch&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #330000;&quot;&gt;www.djemaachraiti.ch&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #330000;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;color: #330000;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #660000;&quot;&gt;récit inspiré de la vraie histoire du Légionnaire&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;color: #660000;&quot;&gt;Eliahu Itzkovitz&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #660000;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
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