12/03/2012

Satigny - Le Bon, la Brute et le Président

DSC_0239.JPGUne pièce truculente de Jean-Paul Cantineaux,  mise en scène par Benito Jimeno, où le Président de la VI ème République est choisi au sort grâce au  tirage organisé par la Française des Jeux.

Auguste Pigonneau (Freddy Bourquin),  paysan de Thoiry les Mottes après un léger roupillon est réveillé par l'annonce radiophonique de sa nomination. Aussitôt,  les anges gardiens apparaissent en qualité de coachs, Diable et Ange, la cheffe du protocole qui brandit à tout-va son dictionnaire des bonnes expressions et des bonnes manières.

Le chef de la sécurité de l'Elysée qui sécurise le périmètre à commencer par la ligne de haricots verts du potager. Et Justine surnommée "Manman" (Gaby Kung) qui investit, à son tour,  le rôle de première Dame de France et qui tient à nommer immédiatement sa première amie "Nicole" surnommée Mme Hulote, la verte écologiste, anti-chasse, contre les déchets radioactifs,  Ministresse. Le tout joué sur fonds sonores d'hélicoptère élyséen et caquètement de poule.

Rêve ou cauchemar ? Un suspens qui nous plonge dans une confusion délicieusement entretenue jusqu'au bout,  entre fiction et réalité.   Une pièce merveilleusement impertinente et qui s'inscrit parfaitement dans l'air du temps.

Et si en réalité , on choisissait au sort le Président ? ça ne ferait pas une grande différence, dans le fond ! Telle pourrait être la conclusion. Un Président sorti d'une pochette-surprise ne pourrait pas faire davantage de dégâts qu'un Président élu  !

 

Spectacle proposé par la La Réplique de Satigny et  son théâtre amateur qui fête bientôt ses 50 ans.

Les jeudis, vendredis et samedis du 8 au 31 mars 2012 à 20 h et dimanche 25 mars 2012 à 17h

Salle communale de Satigny

Rampe de Choully 17

1242 Satigny

Pour réserver www.lareplique.ch

Crédit photo Didier Maye

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05/03/2012

L'intuition féminine: Mythe ou Réalité ?

resize.jpegUn article en vue du 8 mars - Les femmes sont-elles les seules à avoir un sixième sens ? Ah ! Les grandes intuitives, tandis que les hommes n'utiliseraient que le mental rationnel. L'analyse, l'intelligence qui viennent  parachever l'intuition viendraient ensuite.  Raisonnement un peu réducteur. Les hommes, les génies, poètes en quête de sens , mathématiciens posent des hypothèses qui partent de prime abord d'une intuition qu'ils vérifieront par la suite de façon scientifique.

Nous avons plus que jamais besoin de notre intuition, mais notre société post-industrielle a relégué l'intuition à un « truc » vachement féminin comme s'il fallait rejeter aux oubliettes les intuitions infailllibles de l'instinct masculines ou féminine, qu'importe.

La différence réside dans le fait que les femmes n'hésitent pas à parler de ce qu'elles ressentent a priori : « Si je m'écoute », " j'ai l'impression ou l'intuition que",  " J'ai comme un pressentiment ". L'homme auprès de ses pairs peut difficilement s'exprimer ainsi, à travers des démonstrations scientifiques qui utilisent la raison et la logique il sera reconnu comme intelligent par confrères. Même si toute sa construction se bâtit sur du vent.

Dans l'ensemble toute grande conquête scientifique qui est le fait des hommes surtout part d'une intuition. Einstein soulignait que « le mental intuitif est un don sacré et le mental rationnel est un serviteur fidèle. Nous avons crée une société qui honore le serviteur et a oublié le don. »

Les femmes ont hérité de ce don intuitif ou du moins on le leur reconnaît en raison d'une longue tradition pré-religieuse, animiste,  qui autorisait les femmes à être un lien entre la nature et l'homme, à être en phase avec la substance de cet environnement naturel . En Amérique Latine, on honore "La Pachamama",  la déesse-terre vénérée par les Amérindiens ; elle est la source fertile, à la source de tout ce qui vit, elle est à l'intérieur de tout ce qui pousse, elle est vibration, en harmonie avec le monde.

Mais encore la Grèce connut les Sybilles ou les Pythies qui rendaient les oracles, ressentaient le monde pour l'expliquer aux humains. Prêtresses, prophétesses, elles communiquaient toutes avec des forces divines et sacrées. Et les prêtresses d'Isis adulées de Rome à l'Egypte des pharaons. On se fiait alors à leur sagesse qu'elles puisaient dans leur connaissance et dans leur relation intime avec la nature et les astres. Elles écoutaient le vent, interprétaient sa musique, le ciel et ses nuages n'étaient que présages et augures, elles se couchaient par terre l'oreille collée au sol,  pour  sentir cette terre respirer et écouter ce qu'elle avait à dire. Un héritage ancestral que l'on reconnaîtra dans toutes les populations indigènes, de l'Amérique à l'Asique.

Les religions monothéistes apporteront une dimension très masculine, très patriarcal.  Les prêtresses sont remplacées par des saintes qui sont en partie uniquement en contact avec le ciel, les yeux quittent la terre pour se fixer définitivement là-haut, où tout se joue dorénavant.   Adieu la nature ! Les femmes n'écoutent plus le monde qui vibre, mais les hommes et les dieux qui parlent. La Mère-Nature est remplacée par des figures masculines. Ce sont les hommes qui eux se mettent en lien avec le ciel, les femmes quittent définitivement leur piédestal, leur Mont Olympe pour devenir des reproductrices fidèles, elles renoncent aux grands espaces pour le cloître, l'enfermement, dorénavant les femmes se cachent et sont  au service de l'imagerie masculine à laquelle elles ont un  devoir d'obéissance absolu. Adieu ! Muses et déesses vespérales.

Les bûchers flambent, les femmes crament, depuis on dirait que plus rien n'a arrêté ce feu géant. Les grandes figures sont dorénavant ces hommes qui réfléchissent, qui techniquent , qui mécaniquent, qui automatisent, motorisent, machinalisent,  examinent.

Cet éloignement de nos sources profondes proches de la nature, de notre environnement intuitif,  non seulement,  a pénalisé les femmes mais appauvris les hommes et notre environnement immédiat. Nous nous sommes desséchés au contact d'une pensée rationnelle, d'une pensée mécanique. Amputés dès lors de cette partie si riche à l'intérieur de nous qui nous permet de pressentir le monde  de façon sensible, donc intelligente. De l'intelligence la plus pure, de la clairvoyance la plus immédiate.

Pour conclure, les femmes ne sont pas plus intuitives que les hommes, mais le machisme ambiant aime le faire croire : les femmes sentent , les hommes pensent !

Messieurs, je vous l'assure et je vous le confirme : vous êtes aussi intuitifs que les femmes, mais on peine à vous reconnaître ce don sacré. Et ce n'est plus une question d'homme ou de femme, mais d'époque ! Et les femmes pensent aussi bien que les hommes sentent.

A vos intuitions Messieurs, Dames ! Vous découvrirez en vous votre  génie, votre poésie, votre  savoir inné, vos inventions magnifiques ..... et qui sait ? Je le pressens déjà, plus encore........

 

 

 

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Et si le bonheur était dans la séparation ?

q9pl3501.gifPenser à contre-courant offre des perspectives enrichissantes et fait du bien à la tête. La séparation ? Un terme entièrement connoté avec souffrance, larmes, grincements de dents. L'usage veut qu'on l'associe de façon inéluctable au divorce, aux pensions impayées, aux enfants déchirés entre père et mère, à la haine toute nouvelle des beaux-parents qui jusque là avaient l'air si sympathiques et si agréables, des gens si comme il faut .  Ce mot porte carrément la lèpre, dès qu'on l'entend on s'en éloigne prestement en sachant que le chapelet des doléances s'est annoncé avec. En googelisant « Séparation » vous obtenez immédiatement « Divorce à l'amiable » - « Divorce et Séparation » « Comment j'ai sauvé mon couple » ;   quant aux termes connexes, sortez le mouchoir, on s'enfuit aussitôt pour conjurer le mauvais sort.

 

On sait combien les mots sont importants, leur signification, le sens qu'ils prennent, les résonances qu'ils créent au fond de chacun de nous . Les mots sont là pour guérir mais aussi pour  miner. Or, il est important de redonner à chacun sa fonction, sa place, une interprétation plus large, sous d'autres lumières et  se souvenir du multiple usage des mots. A force de vous frotter à cet exercice, vous constaterez par vous-même que  la « séparation » interprétée sous un angle différent peut également être porteuse d'espoir. La  « Morale », La « Bienséance » ,  « le mythe du couple inséparable »  l'ont  emmenée sur l'échafaud, une guillotinée de la morale bien-pensante sacrifiée sur l'autel hypocrite des conventions.  Réduite à la chose la plus difforme, on utilise  ce mot « Séparation » avec la plus grande méfiance, pourtant à s'y arrêter un moment, finalement on lui trouverait même  quelques belles qualités.

 

Séparer le grain de l'ivraie, séparer le bien du mal, séparer la religion de l'Etat, se séparer d'un troupeau. Au Moyen-Àge,  les preux chevaliers se séparaient de tous et de tout pour aller à la quête du Graal.  A un moment donné, savoir se séparer de ses enfants, leur offrir leur espace d'autonomie, une liberté pour laquelle les parents les ont préparés depuis toujours ou du moins tel était leur devoir ,  Autant de variantes interprétatives qui ouvrent de nouveaux horizons à cette « Séparation » si malmenée.

 

Les contes de fées regorgent d'histoire où les héros sont des enfants que l'on jette de force et en raison d'une misère profonde sur les chemins inconnus et effrayants. Les parents sont soit pauvres ou ils sont  devenus orphelins et les voilà désormais  abandonnés  au-milieu de la forêt par une marâtre malveillante.

 

La nuit, tandis que les loups aux alentours hurlent, cris sinistres qui paralysent les chers petits perdus dans ces immensités où dans la nuit ne défilent devant leurs yeux apeurés  et innocents que formes étranges et  chiméres . Des épreuves initiatiques à l'issue desquelles les héros reviennent confiants, vainqueurs. Dans une interprétation psychanalytique Brunno Bettelheim analysait et accordait à ces séparations « une nécessité de devenir soi-même ». A travers la séparation, on se réapproprie son moi, un moi inconnu et que l'on découvre riche de multiples facettes.  Une séparation qui tient lieu d'épreuve du feu dont on revient profondément changé, une métamorphose fantastique qui désormais influera sur le cours de la vie.

 

Il est vrai que comme les héros de contes de fée, après une séparation, on erre, perdu, en manque de repères connus,  dans cette grande forêt qui fait peur et où tout semble menacer. Et comme dans les contes, après bien des épreuves, souvent on en ressort un peu égratignés mais vainqueurs.  Un haïku mentionnait ces deux papillons trop serrés l'un contre l'autre pour voler et déployer leurs belles ailes , ils décidèrent alors de s'éloigner. Chacun aussitôt étendit, enfin,  ses ailes magnifiques et prit de la hauteur se découvrant pour la première fois dans toute sa splendeur et toute sa force.  Pour rester encore avec ces éphémères, d'ailleurs le papillon commence sa vie par une séparation, lorsqu'il se sépare de sa chrysalide, douce nymphe nourricière,  pour entamer sa métamorphose et enfin s'envoler.

 

 

 

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02/03/2012

Syrie - Des origamis contre la censure et pour la liberté

 

Origami_bachar.jpg

Crédit photo montage S. Cader - graphiste

 

LA LIBERTE VOYAGEUSE

Je prendrai ma plume d'espoir

Pour la plonger dans les eaux

De la liberté

 

Dans le sillage du soir

Dans la nuit profonde

Où le sang versé

Devient flots déchaînés

Tempêtes injurieuses

Qui me plongent dans l'abîme

 

J'écrirai sur la plage

Avec ma plume tachée

De sang

Le mot « Espoir »

Je tracerai les grandes

Lettres « Liberté »

 

Je reprendrai le voyage

Fier marin, non point soldat vaincu

Sous un ciel étoilé

Dans les voilures chahutées

Pour sillonner les mers aux

Vagues lumineuses

Dans ce départ fabuleux

Ô , liberté enfin retrouvée

Allons ! Partons !

 

D. Chraïti

 

 

VOUS POUVEZ DECOUVRIR L'ORIGAMI DE LA LIBERTE SUR LE SITE DE PACHAKMAC

http://pachakmac.blog.24heures.ch/archive/2012/03/02/l-or...

L'origami de la liberté (Free Syrie)

 

 

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BICHONNER LES BLESSURES DE NOTRE JARDIN SECRET

82-Magnifique-jardin-a-Pont.jpgLa passion de ses paysages intérieurs où dans les recoins les plus cachés naissent des jardins secrets ; ronces, épines, des broussailles inextricables, des amas confus qui s'entassent dans les sphères profondes de notre être, qui pèsent lourdement,  qui font voir la vie à travers ses fils entremêlés.  Un rien, l'événement le plus anodin, la phrase la plus insignifiante viennent bouleverser ce désordre ; finalement charrier au plus profond de soi  ces monticules qui nous écrasent de l'intérieur et nous contraignent à vivre à fleur de peau, des amoncellements qui s'élèvent si haut  jusqu'à peser, ô trop souvent, sur l'âme.

Ces blessures qui s'amoncellent et que l'on méprise, que l'on ignore tandis qu'elles vivent de leur vie propre, brassent des  émotions profondes,  envahissent pareilles à des mauvaises herbes notre champ intrinsèque, mènent le bal et zèbrent notre inconscients , traçant de larges stries pour former des sillons toujours plus profonds où la terre se transforme en  sables mouvants où tout devient stérile, où tout se noie dans le magmas confus de cet enchevêtrement difforme.

Parfois, on aurait envie de devenir jardinier, prendre comme outil toute son énergie, toute sa meilleure volonté et se pencher sur ces carrés laissés à l'abandon.  Observer ce fouillis, ces grandes traces laissées par la vie, et se mettre à bêcher, retourner la terre de son existence, bouleverser  ces monceaux accumulés tout en sachant qu'on ne peut  rien brûler, ni rien jeter. Il va falloir faire avec tout ça, ce qui est vécu reste, s'ancre indéfiniment. Alors, il faut arroser de patience, d'amour, d'auto-compassion. Drageonner ce que l'on a scindé pour créer des caïeux prometteurs, drainer avec notre courage une terre laissée trop longtemps à l'abandon.

J'en conviens, c'est épuisant, parfois on aimerait renoncer, l'effort à fournir semble insurmontable. Des périodes de découragement certaines, avoir envie de jeter l'éponge, avec un soupir désespéré :  à quoi ça sert ? C'est trop dur.  Mais l'espoir nous aide  à reprendre  courage et se remettre  à la tâche.

Et ces blessures travaillées à la sueur de notre front, un jour, de la façon la plus inattendue, se mettent enfin à fleurir. Des fleurs aux couleurs magnifiques, des paysages chamarrés, des campanules joyeuses qui semblent courir dans le champ de notre vie. Et de s'interroger, quelles sont ces plantes magnifiques ? Ce sont mes blessures qui ont fleuri, c'est le jardin de ma vie dans lequel je flâne à apprécier chaque jour le résultat de mon ouvrage. Cette grosse blessure-là  est devenue chêne solide, les petites là-bas, des prêles qui abondent, je les désigne comme  autant de merveilles qui emplissent dorénavant mon univers. Mais cette blessure qui est là dans un coin, encore si nouvelle. Parfois on hésite, il faut encore un peu de temps pour la transformer dans le jardin de notre vie, on ne sait pas précisément en quelle fleur magnifique elle se transformera, il est trop tôt. Confions- la au temps qui lui, aussi est un grand jardinier.

Nous portons tous en nous, ce jardin secret susceptible de devenir extraordinaire et où nos  souffrances sont  comme des semences qui transformeront  les blessures de notre moi profond en parterre " jonché de fleurs splendides ":

"En automne, je récoltai toutes mes peines et les enterrai dans mon jardin. Lorsque avril refleurit et que la terre et le printemps célébrèrent leurs noces, mon jardin fut jonché de fleurs spendides et exceptionnelles."

De Khalil Gibran


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25/02/2012

MONSIEUR TROP ET MADAME PAS ASSEZ

Mme.jpgMonsieur.jpg

Ah ! Ce couple maudit, qui nous  pourrit la vie. Monsieur Trop et Madame Pas assez. C'est vrai, nous connaissons tous la litanie de Monsieur Trop: trop de soucis, maison trop petite, trop loin, trop difficile, trop lourd à porter. Trop noir, trop blanc, trop jaune, trop vieux, trop jeune . Cette kyrielle de trop qui empoisonnent la vie, trop tard, trop tôt. Trop grosse, trop diplômé, trop ambitieux pour moi, trop inaccessible. Ces trop qui vous enchaînent à une vie où tout projet est annulé par ces trop qui restreignent. Toute velleité écrasée par ces trop qui vous anéantissent et  vous plaquent les ailes au sol.

Ce  duo démoniaque que nous croisons au quotidien et que nous connaissons tous si bien . Quand Monsieur Trop croise Madame Pas assez, c'est une rencontre méphistophélienne où le Diable est constamment peint sur la muraille et qui est l'empêcheur de vivre. Madame Pas Assez est une sacrée râleuse, autant que Monsieur Trop. Pas assez de temps. Pas assez d'argent, pas assez de courage, pas assez de conviction, pas assez d'amour, pas assez d'amis.  Une liste qui n'a rien à envier à celle si interminable et fastidieuse de Monsieur Trop.

 

A eux deux, ils parviennent à réduire votre vie à néant, à vous écraser, vous anéantir  avant même que vous ne vous soyez relevé avec un nouveau projet enthousiasmant.

Alors,  comment séparer ces deux diablotins ? Voilà une belle réponse. Monsieur Trop rencontra Madame Pas Assez, ils eurent une fille qu'ils appelèrent "Contentement"  et qui se satisfaisait avec bonheur de tout ce qu'elle recevait comme cadeau magnifique de la vie. Tandis que Monsieur Trop n'en avait jamais assez, "Contentement"  appréciait chaque instant qui s'égrenait comme perle rare. Elle ne manquait jamais de rien car elle se nourrissait de chaque chose qui l'enrichissait aussitôt. "Contentement"  rayonnait de lumière tant sa vie lui suffisait.

Monsieur Trop et Madame Pas Assez ne comprenaient pas leur fille. Ils se demandaient toujours comment faisait-elle pour se contenter de si peu et la jeune fille leur démontra que la puissance de vivre intensément  l'instant présent l'emplissait du plus précieux trésor et la comblait pleinement.  La satisfaction et l'euphorie d'une vie sans regret et sans Trop ni pas Assez. Finalement Monsieur Trop et Madame Pas Assez eurent une deuxième fille qu'ils appelèrent "Modération" et qui avec ni Trop, ni Pas Assez, et "Contentement" menait son bonhomme de chemin, légère comme un ange.

Cette leçon vaut bien un billet sans doute ?

 

 

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20/02/2012

POURQUOI NICOLAS DOIT-IL LIVRER DHINA ?

 

395490_333069413394244_185794021455118_1027684_634247064_n.jpgPOURQUOI NICOLAS SARKOZY DOIT- IL ACCEPTER L'EXTRADITION DE MOURAD DHINA ?

POURQUOI CETTE DEMANDE D'EXTRADITION PRECISEMENT MAINTENANT ?

POURQUOI LA FRANCE N'A-T-ELLE RIEN A LUI REPROCHER ET LE MAINTIENT-ELLE EN DETENTION ?

POURQUOI LA SUISSE N'INTERVIENT-ELLE PAS POUR SON  RESIDENT GENEVOIS INSTALLE DEPUIS 15 ANS A MEYRIN ?

POURQUOI LA SUISSE N'A-T-ELLE JAMAIS PORTE  PLAINTE CONTRE MOURAD DHINA QUI EST SOUPCONNE D'AVOIR PREPARE DES ACTES TERRORISTES DEPUIS ZURICH DURANT LES ANNES 1997 -1999?

POURQUOI LES AUTORITES SUISSES ONT ELLE TOUJOURS REFUSE DE DONNER SUITE AUX DEMANDES D'EXTRADITION A L'ENCONTRE DE MOURAD DHINA MALGRE LES SOUPCONS DES AUTORITES ALGERIENNES ?

 

POURQUOI A LA VEILLE DES ELECTIONS NICOLAS SARKOZY SOUHAITE-T-IL TANT PLAIRE AUX GENERAUX ALGERIENS ?

COMMENT PENSE-T-IL ETRE REMERCIE DE SON GESTE ?

LES GENERAUX ALGERIENS AUX MAINS BAIGNEES DE SANG SONT-ILS DES INTERLOCUTEURS SERIEUX ?

NICOLAS SARKOZY PENSE-T-IL VRAIMENT GAGNER DES VOIX EN LIVRANT MOURAD DHINA ?

 

QUE DE ZONES D'OMBRES, QUE DE MANIPULATIONS ! QUELS SONT LES VERITABLES ENJEUX,      QUELLES NEGOCIATIONS, QUELLES TRANSACTIONS DERRIERE CETTE DEMANDE D'EXTRADITION ?

 

LE DEBAT EST OUVERT ! DE LA DISCUSSION JAILLIT LA LUMIERE ....... Les propos mis par les commentateurs ne sont pas forcément le reflet de ma pensée, toutefois, la censure est  insupportable. Que chacun en toute bonne foi s'exprime et sache qu'il s'engage moralement à travers ses propos.

(La préférence des lettres en majuscules : chaque question a été écrite en majuscules pour pouvoir les reprendre de façon lisible dans les commentaires et les traiter chacune comme un titre en soi et  si le commentateur le souhaite ! )

 



 

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19/02/2012

ESPERANZA, LE CHAT DE LA JONCTION

images-1.jpegNous sommes tous les deux face au 9,  avenue de la Jonction, le chat et moi.  Une odeur âcre de brûlé se dégage de l'immeuble déserté et chatouille de façon désagréable les narines, tout en imprégnant les habits, les cheveux, la peau.  D'anciens locataires montrent leur attestation au vigile qui assure le guet devant la porte d'entrée, ils  viennent récupérer quelques affaires. Des paquets de livres, des vidéos, une plante protégée par un sac poubelle, on ne voit que le sommet vert  secoué par  le mouvement des pas et qui frappe l'œil au milieu de ce plastique noir transporté vers une voiture. Les locataires rentrent rapidement et ressortent avec des cabas, précipitamment comme pour fuir tout nouveau malheur.

J'observe le chat, attentif, il regarde comme s'il comprenait tout ce qui se passait. Il reste à une distance honorable, avec ses yeux de chat, des billes phosphorescentes,  il scrute et essaie de comprendre ce qu'il est advenu de son petit maître.

 

Ce matin-là, à l'aube, il dormait encore, assoupi dans sa corbeille placée dans le coin de la chambre. Un odeur étrange le réveilla, il se mit à miauler tant et plus. Son petit maître, un enfant âgé de 10 ans, lui donna une petite tape sur la tête : « Chut tais-toi, tu vas réveiller tout le monde ! ». mais le chat demeurait  sourd aux ordres de l'enfant et sauta de sa corbeille, il se planta derrière la porte en poussant des miaulements désespérés. La mère de l'enfant se réveille, ouvre la porte et le chat s'enfuit tandis qu'une odeur de fumée lui saute au visage. Un hurlement, un cri.

Le chat s'en souvient encore de ce long hurlement terrible, lui dont les oreilles sont si fines. D'ailleurs,  il  se souvient surtout du tohu-bohu épouvantable, des fenêtres qui explosent, des personnes qui dévalent les escaliers en tous sens et lui  qui ne sait plus trop comment a réussi à se faufiler au milieu de cette folle agitation, d'avoir sauté par la fenêtre du premier étage, puis de s'être enfui  vers le petit bois juste à côté. Là,  où tournoient sans cesse ces buses qui l'effraient tant et qui planent comme la mort au-dessus de ces arbres, prêtes à fondre sur leurs victimes qui se tapissent lorsqu'elles voient l'ombre géante des ailes des  rapaces envahir leur humble cachette.

Quand il est revenu, plus personne !  De  ses pas de velours, il erre depuis entre le bois et l'immeuble calciné. Il attend comme un chat qui a sept vies, son maître reviendra ou du moins ne l'oubliera pas, il le lui a promis au creux de l'oreille :  " Je ne t'abandonnerai jamais ! » lui disait-il en lui caressant le poil si doux sous le menton. En guise de réponse, il ronronnait, si heureux de cette vie à deux remplie d'espoir et de bonheur .

Un chat ça a de la mémoire, il se souvient non seulement des promesses mais aussi de grands camions rouges, de l'eau partout, puis du feu, des flammes sauvages qui surgissent des fenêtres et le paralysent de peur,  puis d'autres voitures qui viennent et emmènent  tout le monde. Il l'a bien vu son petit maître pleurer et se lamenter : "et mon chat, Esperanza ! -  qui a vu mon chat ?" Personne ne pouvait lui répondre, on n' a pas le temps, monte, on verra ça plus tard !  De grands yeux collés contre la vitre, remplis de larmes scrutaient encore l'immeuble, tandis que l'enfant sanglotait en se lamentant : »Mon chat ! »

 

Le chat est là sur le trottoir,  son poil mouillé par la pluie qu'il déteste tant, mais il est là et il espère, parce qu'on ne l'a pas nommé pour rien « Esperanza ».  Il est certain que lorsque son petit maître aura trouvé un logement et qu'il aura quitté l'abri PC de Varembé, il viendra le chercher. Tous les jours, le chat vient et observe, patient comme l'espoir qui se nourrit d'attente.

 

 

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17/02/2012

Jonction - Un sinistre qui lève le voile sur une autre réalité

 

precaire_web-01.jpgIls sont une centaine dont une vingtaine d'enfants à avoir dû quitter le 9 avenue de la Jonction, leur immeuble a pris feu lundi peu avant l'aube. Durant 7 heures les pompiers lutteront contre le feu, on ne déplore aucun brûlé. Seul, un homme sautera par la fenêtre et se blessera. Les politiciens seront à la hauteur du drame ; Maudet interrompt son voyage et se rend sur les lieux, Salerno dépêche ses deux collaborateurs les plus proches, on constate la présence d' Esther Alder.  Les organismes caritatifs suivent de près, couvertures, habits, jouets. La cellule cantonale  d'intervention psychologique AGPsy- Police est là avec entre autres psychologues , Alfredo Camelo, intervenant dès les premiers instants auprès des personnes sinistrées.

En début de soirée, je me faufile en douce au PC de Varembé, les journalistes sont interdits, mon air latino n'attire pas spécialement l'attention, je me faufile parmi d'autres arrivants,  des amis qui viennent, inquiets,  demander des nouvelles  .  Les sinistrés sont en partie regroupés dans la salle à manger. Visages fatigués, cernes profondes, pour certains ils semblent un peu perdus face à ce qu'ils ont vécu et face à cette foule de choses à faire sans savoir précisément par où commencer. Comment imaginer que ces gens-là ont tout perdu : habits, papiers, souvenirs. Toute une vie partie en fumée.

Les personnes mandatées par la régie Foncia-Géco  leur expliquent qu'elles doivent passer à  la régie avec copie de leur bail pour autant que le document ne soit plus que cendre,  leur mois de loyer sera remboursé ainsi que  la caution. Pour ceux qui sous-louent, il faut demander la copie de ce papier aux locataires qui leur permettra de se présenter comme personnes sinistrées auprès des différentes administrations. Le lendemain, plusieurs locataires pourront se rendre dans leur ancien appartement y ramasser quelques affaires, pas de meubles surtout, et seulement pour des appartements identifiés comme non dangereux sans  risque d'affaisement etc.

Les questions fusent, qu'en est-il des cinq logements mis à disposition par la Régie ? Des mères de famille n'en ont jamais entendu parler, une d'entre elle tient son enfant de moins d'un an dans les bras. Il paraît que deux logement ont été refusés :  "Comment pourrait-il  exister des logements encore plus insalubres que ceux de la Jonction où nous  vivions ?" demande quelqu'un .

Les uns se plaignent d'avoir perdu leurs papiers, les documents d'identité sauvés in extremis par les pompiers peuvent être récupérés au poste de police de Carl-Vogt, pour ceux qui ont joué aux chats et à la souris pendant des années, c'est impensable.  Ils ont reçu un chèque de 500 francs à retirer à la poste mais ceux qui ont perdu leurs documents d'identité ne peuvent pas retirer cet argent dans l'impossibilité qu'ils de prouver que ce sont bien eux les bénéficiaires.  Pour ces sans-papiers dont la plupart sont  en Suisse depuis plus de 10 ans avec un travail régulier, des factures payées, leurs enfants à l'école, c'est leur vie qu'ils voient partir en fumée.

Les enfants ont été conduits dans un Centre aéré emmenés par les véhicules de la protection civile , ils chantaient dans le bus, ravis d'avoir ces bouffées d'air extérieures qui les extraient de cette tension permanente, de ces interrogations sans fin.  Le responsable du PC Varembé les rassure, contrairement à la rumeur qui court :" il n'est pas question de vous jeter dans la rue ¨" leur précise-t-il , une traductrice  leur répète en espagnol  ces mots magiques. Soupir de soulagement suivi d'applaudissements.

Et la suite ? Assurément une meilleure concertation entre les partenaires s'impose, que l'élan de solidarité ne soit pas qu'un feu de paille :  Que l'Etat,  la Ville, le Collectif des sans-papiers, l'Hospice Général, Caritas, la Croix -Rouge, Hug s'organisent aussi pour des solutions à long terme. Le Syndicat des travailleuses et travailleurs devrait aussi intervenir énergiquement  puisque les sinistrés sont en grande majorité des personnes qui travaillent et qui continueront malgré l'incendie à le faire.

A l'horizon, une autre solution qui paraît la seule possible dans de telles circonstances ;  une décision humaine à la hauteur du drame humain. Inscrire dans un processus de régularisation collective ces peronnes concernées par ce sinistre et qui répondent aux critères définis par L'Etat de Genève, soit la presque quasi totalité de ces  sans-papiers, actives dans notre économie souterraine genevoise, qui paient leurs factures, leur loyer, leurs assuranes et dont les enfants ont suivi toute leur scolarité à Genève. Certainement, une solution qui demandera beaucoup d'intelligence et une vue à long terme. Régulariser une situation qui perdure et qui maintient des familles entières dans la précarité alors qu'elles participent activement à  l'économie de notre pays, leur apport est indéniable et  leurs enfants totalement intégrés sont déjà notre jeunesse de demain.

Cessons d'être hyprocrites et régularisons-les tout simplement ! Maintenant  que le voile est levé, nous ne pouvons plus faire semblant de n'avoir rien vu.

 

 

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16/02/2012

De Jeanne d'Arc à Marine, d'une voix à l'autre

JeanneMarie-04-01-02.jpg

L'épée mais pas la paix. Il y a eu Jeanne d'Arc contre l'invasion anglaise, il y a Marine Le Pen  contre l'immigration.  Une pucelle, l'autre pimbêche. La première entendait une  voix divine, la seconde écoute celle de son père. Les deux voix disent la même chose : «  libérer la France de la présence étrangère. » Entendre des voix, aujourd'hui,  est associé à un passage psychotique fréquent dans les cas de schizophrénie aiguë.

Jeanne d'Arc est morte brûlée sur le bûcher à Rouen , Marine s'embrase dans sa haine plus incandescente que des flammes.

Où va cette France un peu autiste ?

 

© photo montage

 

 

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15/02/2012

La Syrie, ses armes chimiques et ses pigeons voyageurs

Pigeon[1].pngLe  régime syrien est accusé d'avoir utilisé des armes chimiques prohibées, notamment à Homs. La  communauté internationale doit réagir de toute urgence pour mettre un terme au bain de sang en cours dans ce  pays.  L'ancien vice-président Abdelhalim Khaddam l'avait déjà annoncé sur la chaîne " Al Arabiya », dorénavant les armes chimiques sont utilisées comme armes de guerre.

Un officier a corroboré les dires de Monsieur Khadda, Les forces de sécurité loyales au dictateur Bachar Al-Assad ont effectivement utilisé des armes chimiques contre les rebelles syriens, sous la supervision d'experts iraniens et russes, a déclaré l'officier syrien, le  capitaine Abd al-Salam Ahmed Abdoul Razek,  celui-ci   a notamment déserté l'armée d'Assad.

Gaz  innervants et  neurotoxiques utilisés sous la supervision d'experts russes et iraniens qui expliquent comment utiliser ses armes chimiques, armes interdites du reste par les conventions internationales et utilisées à Homs et ailleurs.

La ville de Homs entièrement assiégée et transformée en grande prison  fait appel comme autrefois à des pigeons voyageurs pour communiquer entre les différents quartiers "Merci Bachar de nous avoir fait revenir au Moyen-Age" clame un opposant.

Oui, Bachar Al-Assad a  ramené la Syrie,  au Moyen-Âge, à l'âge de la barbarie la plus féroce.

A quand le retour des colombes de la paix ?

 

© photo montage

 

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11/02/2012

Syrie- Ces Skorpion qui tuent

 

0702-russie-A.jpgQuand le scorpion pique, il meurt aussitôt après. Celui qui frappe en Syrie, le Skorpion CZ est une arme qui crache son venin sans relâche, il suffit de recharger l'arme qui en une seconde balance 35 balles qui ampute, explose, déchiquette, paralyse, traumatise, rend fou de douleur. Plus de 60 tonnes ainsi livrées aux Syriens d'armes de tous types. Tous ces cas de grands choqués de guerre qu'il faudra soigner sur plusieurs générations. C'est ça la guerre qui est menée en Syrie grâce aux armes livrées par les Russes, modifiées pour être encore plus performantes et allonger la liste des morts qui ne  cesse  d'augmenter, jour après jour.

Quant aux bombes, des obus qui s'acharnent sur ces pauvres qui s'agglutinent effrayés dans les pièces de leur maison pour partir en poussières en quelques secondes.  Un arsenal puissant financé avec l'argent du peuple contre le peuple par Bachar Al-Assad.

Quant à lui, le despote aux mains sales, il agglutine ses proches dans de beaux immeubles haussmaniens à Paris où tranquillement on y déguste caviar et champagne, ou alors d'autres planques tout aussi chic à Londres pour que les siens n'aient pas les oreilles épuisées par les cris de terreur et de douleurs des victimes syriennes qui pourraient les incommoder dans leur débauche.

 

Mais pourquoi atttendre ? D'ores et déjà, nous pouvons sans plus atermoyer geler les biens, saisir les fortunes planquées un peu partout. Cet argent dilapidé et extorqué au peuple syrien tandis qu'avec ce qui reste au pays on le massacre.

Jusqu'où ira le cynisme ? La guerre c'est moche, la guerre c'est d'une laideur insupportable et inacceptable et contre laquelle il faut se révolter de toutes nos forces.

 

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Dessin d'Arend, Pays-Bas repris du Courrier international

http://www.courrierinternational.com/article/2012/02/07/q...

 

 

 

 

 

 

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09/02/2012

Syrie, ça suffit !

Bachar-al-Assad[1].jpg BACHAR AL-ASSAD EST DEVENU SOURD AUX CRIS DE SON PEUPLE !

Hier soir, je lève le nez de la rédaction de mes contes philosophiques  et suspends ma plume quelques instants pour  écouter  et entendre  sous les  bombes de Bachar Al-Assad qui massacre son peuple,  cris et hurlements de ces Syriens que l'on extermine  sous le regard gêné du monde qui n'arrive plus à faire cesser cette boucherie.

7'000 innocents tués sous nos yeux sans que l'on puisse réagir,  des familles entières décimées à Homs.

Bachar Al-Assad malgré ses promesse de ne plus intervenir militairement est passé outre, comme Kadhafi dont les promesses clownesques en faisaient un pitre international et un interlocuteur de pacotille, Bachar Al-Assad devient pathétique.  Al-Assad promet et se compromet en ne respectant pas ses engagements.

Avec  l'expérience des dernières révolutions arabes, je sais que l'heure de Al-Assad a sonné ; le tocsin résonne sur le charnier syrien qu'il alimente par son  refus d'accepter que le peuple syrien ne veut plus  de lui et qu'il s'appuie sur les Russes et leurs armes pour contrer la volonté populaire. Pareil à  Kadhafi, aussi misérable, il fait appel à des forces extérieures pour éliminer ses propres compatriotes.  Bachar Al-Assad finira par s'enfuir comme les autres, ces lâches qui avant de renoncer ont pavé les rues de cadavres de résistants.

Et comme ses autres acolytes, il apprendra que lorsque le peuple se soulève plus rien ne l'arrêtera et surtout lorsque ce peuple  a versé un torrent de sang au nom de sa liberté.

Bachar Al-Assad, tu n'es qu'un assassin juste bon à condamner pour crime contre l'humanité !

Syrie, khalass ! Bachar barra,   fissa, fissa  !!!

 

Repris sur mon autre blog http://tangalle.hautetfort.com


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03/02/2012

Enfant violé, enfance volée

image .jpgRécemment,  je lisais l'appel à témoin concernant cette fillette violée à Gland dans le local technique d'un immeuble, puis une manchette de journal qui annonçait  que l'Eglise « toute soutane » dehors dénoncera les cas d'abus sexuels ;  la plupart du temps commis à l'encontre  d'enfants,  appelés actes de pédophilie et tombant sévèrement sous le coup de la loi.

Il y a des institutions auxquelles on ne touche pas, le gouvernement a accepté durant des décennies, et cela certainement depuis des siècles de fermer les yeux et de se boucher les oreilles sur ces pratiques que l'on ne veut ni voir et encore moins dénoncer.

Combien d'enfants abusés par an ici et ailleurs, autant de fillettes que de garçonnets ?  On en compte trois par jour , en Suisse  selon l'Office fédéral de  la Statistique, viols dénoncés. Mais  qu'en est-il de tous les autres passés sous silence , à combien les évaluer ? Trois vies d'enfants et plus  brisées par jour. Enfants qui deviendront sans aucun doute des adultes perturbés, fragiles et souvent dépressifs au risque de devenir à leur tour abuseurs.

Qu'est-ce qui manque pour changer les choses ? Du courage, de l'anticipation, de l'information claire, accepter que dénoncer le viol n'est pas tabou mais une question de survie mentale pour les victimes qui ont besoin d'être reconnues comme telles et pour cela, elles doivent être appuyées dans leur démarche qui exige beaucoup de volonté surtout lorsque  l'auteur du crime se trouve être  au sein de la famille.   Oser affronter le mal en acceptant que viols et abus  ne doivent  plus être un sujet tabou mais un problème de société auquel il faut faire face.

Pour illustrer l'exemple , cela me rappelle un enseignant, il y a plus de 10 ans,  qui s'est suicidé quand finalement il a été accusé de viol,  fait  avéré. Des pratiques régulière sur ces élèves depuis peut-être des années. Côté école. 0 information à l'attention des parents. Bien cacher le scandale sous le tapis pour ne pas faire de vagues. Personnellement, je l'ai su lorsque la mère d'une élève m'a déclaré les tentatives de suicide répétées  de son enfant jusqu'à ce qu'enfin, après trois ans de silence, la fillette devenue adolescente perturbée lâche la vérité et se soigne.

Entre autres solutions de prévention et je profite de ces lignes pour féliciter l'initiative   qui a proposé aux hommes violents de leur  mettre à disposition  un numéro vert gratuit et anonyme pour téléphoner et demander conseil pour les aider à sortir de la spirale. Après le  constat qu'il y a autant  de souffrances du côté des auteurs des infractions de violence que du côté des victimes. Sur le même modèle les pédophiles pratiquent aussi une forme de violence contre laquelle ils luttent, poussés de façon irrésistible et pathologique sans pouvoir y mettre un terme. Le travail de prévention pourrait aussi être développé sous cet angle et empêcher de nombreuses personnes à ne pas passer à l'acte et leur proposer des soins immédiats.

Oui, il faut du courage à la victime pour parler, vaincre le silence,  aux auteurs d'infraction d'accepter qu'ils sont malades et qu'ils ont pour la plupart besoin de soins et aux institutions de  prendre leur responsabilité.

 

(à l'attention d'Homme Libre, ce billet  ne concerne pas les fausses déclarations, déplorables et punissables de viol dans le cadre de conflit entre couple, je mentionne les vraies victimes )

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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02/02/2012

Ce que pense et dit mon ami Ioan - L'importance de ce qui n'est pas là...

Sur-la-route-entre-Fontaine-Notre-Dame-et-homblières-02-Ludovic-Dela-court.jpgTout en claquant des dents tandis que je regarde la neige tomber - c'est beau d'observer tout ce blanc pur, ce silence -, je converse avec mon ami Ioan.  Voir et découvrir avec enthousiasme ce paysage déserté qui se dessine sous nos yeux se recouvrant peu à peu d'un manteau blanc.

Ioan qui porte un magnifique bonnet qui lui cache les yeux me demande d'un air suave si je vois quelqu'un sur la route. Et bien non ! Je ne vois personne.

Il rit; tu connais cette histoire d'Alice  de l'autre côté du miroir qui dit "Je ne vois personne sur la route!" Le roi ironise " Voir personne! Et à cette distance encore! Lui même voit à peine ce qui est là. 
Mais il ne faut pas se méprendre, continue Ioan, ce qui n'est pas là est souvent tout aussi important que ce qu'on voit.

Pour deux raisons :

- D'abord parce que les objets qui manquent, les personnes absentes, l'espace vide, les entités qui ne sont pas physiquement présentes pour être observées pèsent lourdement dans notre vie. Même plus, les choses que l'on ne dit pas et que l'on ne fait pas comptent pourtant ;

- Puis parce que le vide, l'incomplet, la chose non débutée, encore sans forme, cachée - comme l'infini- offre plus de possibilités que l'achevé, la chose prise et complétée.

C'est pour cela que la présence et l'absence, le vide et le plein doivent être pris en considération pour comprendre, décider et agir. Pourquoi ceci est-il  si souvent ignoré  dans notre monde?

Suite du texte

http://wisdom.tenner.org/1/post/2012/01/the-importance-of...

 

 

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30/01/2012

Le peuple : un étrange suspect

front-de-gauche-place-au-peuple.jpg

Populisme, populace, populeux. Autant de vocables suspects qui drainent quelque chose de honteux ; un bubon ignoble sur la face de la société, de la canaille qui pousserait comme du mauvais lierre, de la vermine qui pullulerait juste bonne à cacher sous le tapis. Bref, le peuple, vous l'avez compris, ce n'est  pas l'élite qui se nourrit de  haine sournoise du « profanum vulgus » qu'on écarte d'un revers de main las et supérieur.  Et si par malheur, on souhaitait soulever le tapis pour voir ce qui se trame comme malheur et désespoir là-dessous, scruter le drame des humbles, observer la cour des maudits. Et bien, on vous traite de populiste avec le plus grand mépris, le tout lâché par une lèvre dégoûtée qui fait la moue et qui semble dire d'un ton hautain et dédaigneux : Sale populiste ! A croire qu'on serait un pestiféré à force de frayer avec le peuple d'en-bas.

Le populisme est une récupération du sentiment populaire puis une manipulation du désenchantement. Pareil à  une forte poussée de fièvre éphémère, il  laisse peu de trace en politique.  Acte politique qui consiste à  récupérer un sentiment, à céder au populisme, comme si on abdiquait devant le vulgus populus comme si on cédait à un mauvais penchant, en quête du bon sens populaire qui lui sait toujours où il va contrairement à l'élite corrompue .

Dans le fond,  au-delà des dérives sémantiques, on aimerait pouvoir continuer à s'occuper des problèmes des citoyens dans leur ensemble, avoir une vision globale sans être taxé de populiste, ou alors oui, les problèmes du peuple doit devenir  le problème essentiel et majeur des politiciens, se préoccuper sans complexe de l'intérêt général, en quête de sens et de valeur du bien commun pour le bien-être d'un maximum sans distinction.

On n'ose plus s'intéresser au peuple sans être taxé de démagogue populiste, incitant et forçant à vivre en vase-clos entre bien-pensants et gens de bonnes manières :  un gratin tout crémeux.  Entre membres du parti, on se complaît, on se félicite, on se couvre, on se soutient ;  ronds de jambes et dos profondément inclinés,  on va même jusqu'à se battre pour le parti et ses couleurs,  pour une idéologie très forte. On enlève aux mots leur sens qui devraient d'abord s'adresser au peuple. Du pratique on va vers un abstrait rigide, vidé de sentiment et d'émotion, on manipule des concepts de plus en plus loin du terrain. De catégorie, en groupe, d'abstraction en gruppetto,  on n 'ose plus la démocratie directe, cette démocratie habillée de tous les oripeaux de la distance, de la bonne façon, du ultra-politiquement correct où on n'ose plus appeler un chat un chat. S'adresser au plus grand nombre est devenue une tare, une flétrissure de la pensée.

Alors pour ne plus s'adresser à ce peuple de désenchantés sous peine d'être taxé de populiste, on divise ce peuple en mille feuilles, on le réduit en cohorte, en groupe à risque - ça pourrait tout aussi bien être les gorilles d'Ouganda- ,  en professionnels de la santé mécontents, en ouvriers fâchés, cadres exacerbés, seniors éreintés, juniors incompris, zones de précarité.   Une société scindée en tranches  contestataires parce qu'on n'ose plus dire que le peuple entier est mécontent, que derrière ces groupes analysés de façon neutre, froide, distante, derrières des statistiques, des graphiques on parle bel et bien d' hommes, de femmes, d' enfants, de jeunes, des personnes âgées qui n'ont plus les moyens de vivre. On parle d'hommes, pères de famille qui meurent sur des chantiers sans protection sociale. On parle de femmes seules et d'hommes seuls qui n'arrivent plus à joindre les deux bouts même en travaillant 50 heures par semaine. On parle de paysans, des hommes qui triment comme des forcenés pour des peanuts.

A croire que c'est devenu un vice de politicien, un travers que celui  de parler des problèmes du peuple, au  risque de mieux voir l'étendue des dégâts, alors on le décortique en catégories scientifiques  pour mieux s'aveugler. "Jamais les injustices n'ont été aussi criantes pour ceux qui travaillent dur" et qu'est-ce qu'on fait de tout ceux qui n'ont jamais eu la chance de savoir combien était dur le travail et qui n'y goûteront jamais à cette redoutable dureté et qui connaissent plus dur encore;  le néant, le vide chahotique.   Cette catégorie que Marine Le Pen a de la peine à nommer et qu'on appelle : chômeurs, le peuple de sans travail.

Mais tout politicien devrait tous les jours se souvenir qu'il est au service du peuple et pas de la caste qu'il sert et sert, en échange,  ses intérêts.

J'évoquerai la définition du Larousse pour redonner au peuple ses lettres de noblesse quand bien même il est si difficile de partager les titres de gloire :

"Populisme n.m 1. Attitude politique consistant à se réclamer du peuple, de ses aspirations profondes, de sa défense contre les divers torts qui lui sont faits.

Une définition humaniste qui place le peuple au centre et qui rappelle à tout politicien qui se targuerait de faire de la politique que le peuple doit effectivement être au centre de ses préoccupations.

 

(Note inspirée par une récente interview radiophonique  de Jean-Luc Mélenchon : Place au peuple !)

 

 

 

 

 

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26/01/2012

FEMMES IN "CON" PETENTES ET HOMMES "CON" PETANTS

DownloadedFile.jpegUn lynchage très particulier de femmes et qui m'a toujours surprise pratiqué par quelques réducteurs de têtes, féminines, de préférence. Une façon de balayer d'une moue méprisante des efforts constants sur des années, des démonstrations sans fin de ténacité et d'endurance, balayés par un lâche et sournois adjectif : "Incompétente !". Enfin les femmes  clouées au pilori du jugement tout masculin.

C'est amusant parce qu'on utilise rarement pour un politicien cet adjectif ou pour tout autre homme arrivé au sommet d'une hiérarchie ; le simple fait d'y être parvenu lui donne ses titres d'honneur considérés comme définitivement acquis et si on doit remettre suite à un scandale , à un faux- pas quelque attitude en question, on ne revient jamais sur le fait de sa compétence ou non.

 

Il en va autrement pour les .femmes, quand bien même elles auraient parcouru le même chemin, à la sueur du même front masculin, en faisant le même dos rond, les mêmes poings rentrés dans la poche, avalant couleuvres et affronts interminables sans sourciller pareilles à leurs homologues, elles ne subissent pas le même traitement  lorsqu'on les voit vaciller, les hommes et la presse deviennent intraitables. On peut enfin se venger sur ces femmes qui se croyaient en droit de frayer avec les "Dieux " masculins.

Pour preuve les diatribes enflammées à l'encontre de Garbani, Bonfanti, Rochat et j'en passe, je n'ai pas calculé le nombre de fois où on a pu les traiter d'incompétentes.

Mais d'où vient ce relent machiste caché derrière ce terme manipulé comme une arme tranchante; une guillotine péremptoire ; l'in"con" pétence manipulée par des "con" pétants ?

Mais d'où vient cette manipulation du "con" ?  Peut-être d'un autoritarisme pénétrant sur l'appétence de cons qui laisse croire encore à quelque supériorité toute masculine.

 

 

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24/01/2012

France - Une campagne contre le harcèlement à l'école qui fait des vagues

agir-contre-le-harclement-a-l-ecole.jpgUne campagne à travers trois petits films d'une durée de deux minutes chacun "Agir contre le harcèlement à l'école "  qui vient de démarrer et proposée par le Ministère de l'Education Nationale et  qui révèle surtout la difficulté d'établir une frontière  si ténue soit-elle entre harcèlement et chipoterie, querelles, taquinerie  à l'école. Certains enseignants dénoncent l'opportunisme électorale et insistent sur le fait que si le gouvernement souhaite agir de façon intelligente, qu'il commence déjà par  supprimer les classes de 40 élèves et qu'il  travaille sur le fond du problème et les  conditions difficiles dans lesquelles évoluent élèves et enseignants . En bref,  "Revoir sa copie."

Le harcèlement toucherait un enfant sur 10 en primaire et au collège et la gamme est vaste, elle part du vol du goûter aux racket et violences sexuelles.

L'aspect "cyberharcèlement" via des smartphones est un éclairage intéressant sur une pratique malheureusement déjà fort répandue et qui inquiète au plus haut point les jeunes et qui aboutissent parfois selon la gravité à des "Conduites suicidaires"

Un message unique à retenir : "Le harcèlement à l'école peut avoir des conséquences sérieuses: perte de confiance, troubles psychologiques, dépression, conduites suicidaires.

Numéro vert 119 , numéro Net écoute 0820.200.000 contre le cyberharcèlement, site d'information, passage antenne, avec le slogan "Avant qu'il n'en garde des traces à vie, agissons".

En Suisse,  on pourrait profiter de cette campagne pour diffuser ces trois films sur le harcèlement  et on risquerait bien de trouver aussi dans le collimateur des enseignants pas si bienveillants.

 

FILM LES RUMEURS

 

LES CLAQUES

 

LES INJURES

 

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23/01/2012

Nouvelle Star de Gaza: le Gazouillis des Gazaouïs

Suite à l'interdiction pour les jeunes gazaouïs de participer à l'émission "Nouvelle Star", nous avons  décidé   sur nos  blogs respectifs , Pachakmac sur blog de 24 Heures et moi sur TDG,   d'ouvrir une fenêtre ouverte sur le monde pour tous les artistes en herbe, ou déjà confirmés, qui auraient  envie de poser un vidéo-clip, un texte, des photos artistiques, voire des tableaux picturaux provenant de la scène artistique Gazaouïe.

Ouïe sur le monde entier, bouches ouvertes pour une terre qui cherche sa liberté, lutte artistique déclarée pour empêcher le baillon de tous les intégrismes religieux ou idéologiques, qu'ils soient de terre d'islam, juive, ou chrétienne.

Fenêtre de liberté, d'honneur, d'échanges intercommunautaires, de progrès intellectuel et spirituel comme artistique, cette fenêtre sera un "Work in progress" à la fois individuel et collectif.

Pachakmac sera le parrain  de cette nouvelle star pas comme les autres et votre humble servante, la marraine.

 

Ci-dessous, deux textes magnifiques, le premier de Pachakmac, et le 2ème d'un poète sublime, Mahmoud DARWICH suivi d'un petit poème écrit par moi et deux photos inédites. Enfin une vidéo hors du commun créée sur un autre poème de Mahmoud DARWICH , si belle que j'en reste bouche bée. En conclusion, un extrait du documentaire « GAZA-STROPHE » de Samir ABDALLAH Khéridine MABROUK.

Bonne chance à tous les candidats qui viendront offrir leurs oeuvres et permettront ainsi à d'autres dans le monde de découvrir leur talent naissant ou confirmé. Merci à toutes celles et tous ceux qui feront confiance à nos deux blogs respectifs pour propager leur bonheur de créer et de chanter à la liberté et à l'amour d'une terre trop longtemps baignée dans la violence et le sang de victimes innocentes.

 

 

Le Résistant

Si tu prends la défense des Sans-Terres

Ton sang prendra la couleur Amour

Si tu prends la défense du plus faible

Ton sang s'élèvera vers la cime Liberté

Si tu rêves de beauté absolue

Ton sang représentera la quintessence Art

Si tu meurs sous les balles de l'oppression

Ton sang se répandra en parterre Fleurs

 

Ali pacha

 

 

 

 

 

 

Photos-0350.jpg

 

 

 

A ma mère

J’ai la nostalgie du pain de ma mère,
Du café de ma mère,
Des caresses de ma mère...
Et l'’enfance grandit en moi,
Jour après jour,
Et je chéris ma vie, car
Si je mourais,
J’'aurais honte des larmes de ma mère !

Fais de moi, si je rentre un jour,
Une ombrelle pour tes paupières.
Recouvre mes os de cette herbe
Baptisée sous tes talons innocents.
Attache-moi
Avec une mèche de tes cheveux,
Un fil qui pend à l'ourlet de ta robe...
Et je serai, peut-être, un dieu,

Peut-être un dieu,
Si j'effleurais ton coeur !
Si je rentre, enfouis-moi,
Bûche, dans ton âtre.
Et suspends-moi,
Corde à linge, sur le toit de ta maison.
Je ne tiens pas debout
Sans ta prière du jour.
J’'ai vieilli. Ramène les étoiles de l'’enfance
Et je partagerai avec les petits des oiseaux,
Le chemin du retour...
Au nid de ton attente !

Mahmoud DARWICH


 

Le chant  des Gazaouïs

 

Mon chant s’élève

Par-delà la grève

Par-delà la montagne

Par-delà la campagne

Par-delà les barbelés

Par-delà les terres morcelées

Laisse-le atteindre les firmaments

Couleurs d’espoir

 

Dans ce rythme nostalgique

Je berce mes rêves magiques

Fragiles roseaux

Que la haine achève

 

Dans les nuages

J'ai écrit ces paroles

Mes chansons s’envolent

Sens ce goût de miel

Qui traverse ton fiel

Donne des ailes à mes mots

Ils sont libres par-delà les

Frontières.

Embrasse mon chant divin

Enivre-toi de ma musique

Bois dans le calice séraphique

De mon chant sacré

 

Djemâa Chraïti

 

Photos-0354.jpg

 

Like almond Flowers or Further

Comme des Fleurs d'amandier ou plus loin

 

 

GAZA-STROPHE, Palestine - Teaser FR from GAZA-STROPHE on Vimeo.

 

 

Un élève palestinien du collège de Ramla à Gaza dans poèmes et récits d'élèves

 

L'olivier

Je t'admire tous les jours
Tu es là, au milieu de la cour
Patient, fort, gigantesque
Tu éparpilles tes branches
Sans crainte, ni peur
Tu supportes fièrement les oiseaux
Les pigeons, les chats et même les hommes
Tu es mon ami, mon courage
Et ma force dépend de toi
Tu es l'olivier de mon pays

Wafah Hmid
15 ans

 

"Le Gazouillis des Gazaouïs"

Laissez moi chanter » - " Laissez-moi danser, laissez-moi  chanter en liberté tout l'été
. Laissez-moi danser, laissez-moi
aller jusqu'au bout du rêve."

 

Laissez - moi comme l’oiseau sur ma branche gazouiller

Je ne veux plus être le corbeau qui zigouille

Dans ma mémoire,  en citrouille

En quête de rêves,  je farfouille

Au souvenir de ces fripouilles

Qui sur mes espoirs s’agenouillent

Mais je ne reviendrai plus bredouille

Même si ces mots fous,  je cafouille

Laissez-moi sans trouille

Sur ma branche encore je gazouille

Heureux de cette grande vadrouille

Ohé ! Je gaz - "ouille!!! " Ohé ! Je gaz - "ouille!!!

Signé la Gazaouïe

 

 

Et de surcroît dorénavant on  l'empêche de chanter !

Film d'animation sur le blocus de Gaza  réalisé par le réalisateur israélien Yoni Goodman, directeur de l'animation de "Valse avec Bachir" et produit par l'ONG israélienne Gisha

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20/01/2012

Les Gazaouïs veulent aussi gazouiller

La-Nouvelle-star-l-emission-interdite-aux-Palestiniens-de-la-bande-de-Gaza_image_article_paysage_new.jpgLa Nouvelle Star, émission phare  et événement arabo-culturel qui permet à des jeunes de chanter en arabe et diffusé sur M6  est dorénavant interdite dans la bande de Gaza.

Réunissant un joyeux cocktail (et pas molotov) "l'agence de presse palestinienne Ma'an et Mix TV, a son siège à Haïfa et est détenue par deux frères arabo-israéliens, le personnel est un aimable cocktail de Palestiniens, d'Israéliens palestiniens et de juifs israéliens qui ne portent qu'un regard professionnel sur le projet". Malgré le franc-succès des deux premières saisons, avec des concurrents palestiniens de Gaza, de Cisjordanie et de Jérusalem-Est ainsi que des Arabes israéliens, Raëd Othman, directeur de Maan, qui coproduit l'émission avec la chaîne arabe israélienne Mix est surpris voire choqué par cette décision .     En effet,  le mouvement du Hamas a décidé d'interdire aux Gazaouïs  de la bande de participer à cette émission décrétée comme "nuisible à la vie quotidienne" et "contraire aux coutumes et aux traditions islamiques".

 

Mais dans ce même communiqué le responsable du ministère de l'Information, Mohammed Abou Hachich accuse la chaîne d'être une "base d'Al-Quaïda"."Nous avons accordé à Maan-Mix toute la liberté, la protection, l'information, la reconnaissance et les mesures dont ils avaient besoin pour opérer librement, mais nous voyons chaque jour qu'ils nuisent à la bande de Gaza, au gouvernement et à notre vie quotidienne" explique t-il dans ce communiqué.

L'émission est donc suspendue aussi bien pour les candidats que pour les téléspectateurs sur le territoire de la bande de Gaza, la production de la chaîne Mix, Maan étant accusée de semer le trouble et le chaos sur le territoire dirigé par le Hamas.

Il ne reste aux jeunes gazaouïs plus qu'à  gazouiller  avec nous en chœur  le :

"Gazouillis des Gazaouïs: «

Laissez moi chanter » - " Laissez-moi danser, laissez-moi  chanter en liberté tout l'été
. Laissez-moi danser, laissez-moi
aller jusqu'au bout du rêve."

Laissez - moi comme l’oiseau sur ma branche gazouiller

Je ne veux plus être le corbeau qui zigouille

Dans ma mémoire,  en citrouille

En quête de rêves,  je farfouille

Au souvenir de ces fripouilles

Qui sur mes espoirs s’agenouillent

Mais je ne reviendrai plus bredouille

Même si ces mots fous,  je cafouille

Laissez-moi sans trouille

Sur ma branche encore je gazouille

Heureux de cette grande vadrouille

Ohé ! Je gaz - "ouille!!! " Ohé ! Je gaz - "ouille!!!

Signé la Gazaouïe

* Un article intéressant à ce sujet dans le Courrier du 7.06.2011

http://www.lecourrier.ch/nouvelle_star_en_palestine_davan...

 

 

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