21/01/2017

La marche des femmes "anti-trump", une marche pour la dignité

16195290_10212352594718988_1932408889946276354_n.jpgMes amis s'activent à Washington comme à Genève et presque partout ailleurs, une longue nuit sans sommeil à préparer les pancartes et s'activer sur les réseaux sociaux. 500'000 personnes défilent à  Washington, 100'000 à Londres, 2'500 à Genève. 

La Women's March, est un mouvement qui a été initié par une avocate à la retraite Teresa Shook, une grand-mère de 60 ans, qui a lancé un appel sur Facebook contre l'investiture et surtout les propos obscènes du nouveau président américain. Une marche pour la dignité des femmes.

A Genève, ce matin, la Geneva Women's March a rendez-vous à -2 degrés, départ à 11 heures du Jardin Anglais, la Genève internationale a été largement représentée, on pouvait à vue d'oeil compter plus de 2'500 personnes qui défilaient dans une ambiance bon enfant.

 

Un grand merci à Florence Martin qui vit à New-York et qui s'est déplacée pour l'occasion à Washington et à Edouard Musy photographe professionnel d'avoir participé à ce reportage en me mettant à disposition leurs photos prises et à Genève et à Washington.

A quoi sert de manifester ? Pour quel résultat ? Pour seule réponse la légende du colibri : Un jour dit la légende, il y eut un immense incendie de forêt. Tous les animaux terrifiés, atterrés, observaient impuissants le désastre.

Seul le petit colibri s'activait, allant chercher quelques gouttes avec son bec pour les jeter sur le feu.

Après un moment, le tatou, agacé par cette agitation dérisoire, lui dit:"Colibri ! Tu n'es pas fou? Ce n'est pas avec ces gouttes d'eau que tu vas éteindre le feu!"

Et le colibri lui répondit:"Je le sais, mais je fais ma part."

 Au rendez-vous par ce froid de canard,  Murielle Budry figure genevoise du féminisme.

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C'est sur vos yeux qu'il faut mettre un voile  


 

 

Un Afghan m'a interpellée pour me demander comment faire pour parler de la minorité Balouchi en Afghanistan, peu considérée et discriminée, il est venu à Genève pour dénoncer des exactions commises à leur encontre aux Nations Unies et n'a jamais pu y entrer. 

Il se disait que si on parlait des femmes, minorité maltraitée, on pouvait aussi parler des Balouchi.

Il m'a tendu sa carte et de constater qu'il a été un ancien cadre du Ministère des affaires intérieures, depuis à la tête d'une ONG à Kabul.

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 Crédit photo : Djemâa Chraïti prises depuis mon Iphone 5

 

 

Geneva Women’s March for Dignity », le 21 janvier 2017 à Genève,

Photos libres de droit et gratuites mais le copyright © Orbisswiss Photos doit être mentionné, svp.

Un grand merci à Edouard Musy

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EN DIRECT DE WASHINGTON

 

Les femmes se préparent au grand rassemblement à 9h15, à Washington,  à Genève nous avons terminé à 13h, heure locale.

UN GRAND MERCI A FLORENCE MARTIN, JURISTE SPECIALISEE DANS LE DROIT DES ENFANTS DIRECTRICE D'UNE ONG ET QUI NOUS ENVOIE CES PHOTOS

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women's march geneva

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10:57 Publié dans Femmes, Genève, Résistance, Solidarité | Tags : women's march geneva | Lien permanent | Commentaires (17) | |  Facebook | | |

13/01/2013

Le vieil homme et la Suisse

P1050486.JPGTrinidad- Dans l ’une des plus belles villes de Cuba, enclavée entre la mer des Caraïbes et les montagnes de l'Escambray,  Luis Taxi, attend de charger et décharger des bagages  sur sa brouette, qu’il pourra transporter à travers les ruelles étroites pavées de galets millénaires posés par les esclaves d'antan, entre les maisons colorées  d’architecture espagnole coloniale de cette véritable ville-musée.

 

Sur son chariot, un sac avec à l'intérieur, des cahiers remplis de son écriture ample  et généreuse. Géographe, il imagine en attendant les clients,  les villes de ses rêves, comme Genève où selon lui, l’équivalent de la Tour Eiffel à Paris, c’est le jet d’eau. Il me décrit Genève, me raconte, dans les moindres détails historiques,  Calvin puis sans hésiter repart sur une longue description de la Chaux-de-Fonds, ville horlogère, mais encore Neuchâtel et son lac bleu . Je lui demande s’il a déjà voyagé en Suisse, pour seule réponse : Jamais  ! Mais le poète-voyageur rêve ces villes, les imagine, s’informe auprès des touristes puis note les impressions que lui laissent les descriptions des voyageurs.

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Il  m’écrit un poème en quelques minutes, fait surprenant à Cuba, les gens peuvent sur le coin de la table vous rédiger quelques vers d’un mouvement de main. Il paraît que dans les campagnes, on parle encore en rimes et en vers, les gens retiennent des poèmes par cœur et peuvent les réciter de mémoire sans faillir.

 

 

 

 

 

P1050487.JPGGinebra !  soupire-t-il.  Puis-je lui décrire le Mont-Blanc, comment le voit-on depuis la rade genevoise ?   Sans doute, un prochain voyageur pourra découvrir de nouvelles pages imaginaires d’un Cubain poète et voyageur,  qui rêvait de Genève et de ses paysages montagneux.

 

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21/10/2012

Quand les marques s’approprient notre espace public

get_attachment.php.jpegEn déambulant dans les rues genevoises , je songeai à la place que les marques prennent dans notre  champ visuel;  une pollution optique imposée et contre laquelle on demeure impuissant, si ce n’est juste pouvoir constater que l’espace public devient des lieux d’appropriation qui se monnaient.

Récemment le pont Hans-Wilsdof construit en forme de boîtier de montre et qui nous projette la marque Rolex en grand sur firmament de ciel genevois.  Les Genevois se sont laissé bercer d’illusions en croyant que ce pont leur était offert.  Il est bel et bien un hommage à la marque et financée par elle via sa Fondation, elle nous le rappelle au quotidien sur fond vert pétard et criard.

Imaginez que Coca-Cola nous financerait la réfection de la machinerie du Jet d’eau, elle pourrait alors en compensation  nous inonder de sa marque écrite sur  fond de jet d’eau  illuminé la nuit,  aux couleurs rouge sang et noir. Ou Mac Do qui ferait jaillir du lac un M envahissant,  jaune  (voir la photo plus bas) 

Mais encore, Pampers qui financerait  la rénovation de l’ONU qu’elle métamorphoserait  en Pampers géant et qui ferait dire aux mauvaises langues que plus rien ne fuit, plus rien n'en sort.  On ne  sait pas ce qui s’y trame mais  ça pue ! Comme à l’accoutumée ! répondront d'autres impertinents. 

Entre Hôtel Richemond et Hôtel Beau-Rivage, deux hôtels historiques, on peut lire placé entre deux, sur un  large panneau « Generali »  pareille à une verrue.  Ou Macumba qui surcharge  le ciel de ses faisceaux lumineux croisés, à l’heure où on préfèrerait observer les étoiles et qui plongent dans une confusion totale les volatiles nocturnes et les humains qui appellent  la police pour leur annoncer l'arrivée d' extraterrestres. 

Comme le clame, haut et fort,    Michel Serres, le philosophe  français;  les marques sont héritières de cette tradition des prostituées d’Alexandrie qui gravaient,  en caractères gras,   leur nom sous la semelle de leurs sandalettes afin que les clients les reconnaissent.  S’afficher pour être identifiées et consommées contre monnaies sonnantes et trébuchantes.  Michel Serres a raison , quelle différence entre les marques et les prostituées ?

Mais l’art souffre et nous avec, de cette constante incursion dans notre champ visuel. L’art pour être art doit rester  un acte gratuit. Une récupération quelconque  marchande vicie cette forme sublime d’expression et la corrompt dans son trait de génie.  C’est ramener tristement à la dimension humaine ce qui appartenait aux Muses célestes et éternelles. Le promeneur se voit constamment interpellé, jour et nuit,  par une marque qui semble lui dire "Tu viens chéri, t'as un peu d'argent sur toi ?" avec le clin d'oeil d'une marque allumée dans la nuit genevoise. 

 

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Un grand merci pour ces photos  à Bruno Toffano, la suite des photos  sur son blog Tribune de Genève

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10/10/2012

BFM - HISTOIRE D'EAU

get_attachment-1.php.jpegLe Bâtiment des Forces Motrices, monument historique,  situé près de  la place des Volontaires,  garde un peu de cette dignité sereine,  de cette gloire passée et surannée au milieu du bruit et de la fureur moderne.

Avec ses hautes fenêtres imposantes, ses statues ornant la façade du bâtiment; témoins d’un temps révolu,  et qui voient paresser un fleuve nonchalant, aux allures changeantes,  revêtant tantôt sa houppelande sertie d' émeraudes et de diamants, tantôt sa cape d'un noir encre . Parfois devenu si calme, le monstre marin se mue en miroir et se reflète  dans le ciel pour en  épouser les couleurs chatoyantes.  

Dans les bras du Rhône, le monument « turrettinien »  un brin nostalgique, bercé par le doux bruissement de l'eau, se souvient du temps où il turbinait,  s’essoufflant, pressant, hoquetant , pompant,  investi de la plus haute mission , Ô combien noble,  qui était la sienne ;  fournir la ville en eau potable, abreuvant les habitants du fruit de son rude labeur. Une eau claire bénie par Neptune, Cérès et Mercure. Cette eau qui devint le rendez-vous des Dieux.

Après plus d’un siècle de bons et loyaux services, les turbines sont devenues muettes.  On a tenté de consoler les lieux fantomatiques  avec des pièces de théâtre, de la musique, on y a crée de grands évènements entre ces murs, autrefois si gais et devenus si  tristes ;  spectateurs de cocktails mondains, de  rencontres cérémonieuses et profondément ennuyeuses.

Soupirant d’ennui, rongé par le cafard,  frappé d’un mal « hydraulâtre », le monument sait que son destin n’est pas encore entièrement joué, qu’il a encore de grandes heures devant lui. Que l’eau ne se remplace par rien, ni musique, ni fanfaronnade.

L’eau qui coule et que l’on purifie  est  le plus gros enjeu du XXI ème siècle, en passe de devenir une richesse rare.  Les passants nostalgiques viendront, alors  admirer les turbines en souvenir de l’eau qui coulait et que l’on buvait. Ah ! La belle époque penseront-ils, des fontaines, de la transparence à flot, sans compter. Ils soupireront , de voir combien d’enfants ne connaîtront plus que l’eau en bouteille, privatisée, vendue à prix d’or. Et les pauvres marmots s'enquerront du chuintement que produisait l'eau en coulant :"Papa, imite-moi le bruit de l'eau qui coule, celle que tu as entendue quand tu étais petit!"

Le Bâtiment des forces motrices, attend patiemment son heure, transformé en haut lieu d’échanges où on racontera des histoires d’eau, des histoires d’antan quand il y a en avait de l’eau et qu’on se la partageait sans hésiter.

Neptune alors nous brandira son trident, ses yeux crachant le feu, nous maudissant de n'avoir pas su respecter notre source de vie, de l'avoir transformée en bien marchand auquel on appliquera les règles de l'économie : rare, donc cher. Et on la retiendra pour mieux la vendre au compte-gouttes. Neptune nous invectivera du haut de sa colère :"Maudits, soyez les hommes! Mille fois maudits, vous n'avez même pas su protéger ce qui est l'essence de votre existence. L'eau à laquelle vous puisez votre vie de tous les jours !"

 

Ce bâtiment pourrait accueillir des congrès internationaux, des associations, des débats, des films sur l’eau dans le monde et comment partager cette source de vie entre nous tous et comment surtout la préserver. "C'est quand le puits est sec que l'eau devient richesse."


 

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 Un grand merci pour ces photos  à Bruno Toffano, la suite des photos  sur son blog Tribune de Genève

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08/10/2012

Mutuel - MCG - Petits arrangements entre amis

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Ce matin, au 6 rue de l'Athénée, il y avait foule pour soutenir Haykel Ezzeddine, le blogueur émérite de la Tribune de Genève et  ce, à la grande surprise de Madame La juge qui invita tout le monde à se tenir  debout et coi dans la petite salle lumineuse pour une sombre histoire. Convoqués dans l'affaire de l'affiche MCG, nous pouvions nous délecter de découvrir des petits arrangements entre amis. Sous prétexte que Haykel a exposé sur son blog une affiche MCG,  jugée diffamatoire et calomniatrice.  Si vous souhaitez voir l'objet de la plainte,  il apparaît depuis le fameux,  lundi 8 août, sous le lien suivant et pour lequel, il n'y a jamais eu de problème jusque là http://www.cartonrougeducitoyen.ch/index.php/component/content/article/1-nouvelles-quotidiennes/1754-la-nouvelle-affiche-du-mcg-contstee. Deux poids, deux mesures, vous en conviendrez par vous-même. 

 

Autre étrangeté, le fameux accord confidentiel passé entre le groupe Mutuel et le MCG. De ces accords, discrets, passés sous table et dont on rêve dans nos pires cauchemars; en découvrir le contenu. Comment en est-on arrivé là  ? A passer d'une affiche MCG qui accuse le Groupe Mutuel puis,  par un tour de passe passe,  se réconcilie et cela sur le dos d'un simple blogueur que la provocation du MCG avait alarmé. Un blogueur qui n'a fait que relayer,  dans le fond, une affiche exposée devant le Palais de Justice, brandie par des  membres souriant du staff  MCG qui posent devant pour la postérité en espérant, par la même occasion s'attirer des voix. Ce même parti qui a réussi à élire au conseil national son spécialiste contre l'assurance-maladie.

 

Cas intéressant, la Tribune de Genève qui héberge ce blog n'est en aucun cas impliquée ?  Ce serait comme être propriétaire d'un immeuble et ne pas savoir ce qui se passe dans les étages.

 

Me Nils de Dardel demande la comparution personnelle de Messieurs Jean-François Mabut et Eric Stauffer, 15 minutes chacun et pas davantage pour Monsieur Stauffer que l'on connaît bavard, voire intarissable.  Quels sons de grelots assourdissants souhaite-t-on couvrir avec ce combat inégal du pot de terre contre pot de fer ?  Quels sons de cloche souhaite-on couvrir avec cet acharnement sur un blogueur ? Autant de questions ouvertes qui montrent comment fonctionne les petits arrangements entre amis : Tu me couvres, je te couvre !

 

Au-delà,  de cette agitation bien orchestrée autour de Haykel Ezzeddine, on voit se profiler quelque chose de plus grave et qui dépasse largement le cadre de cette affaire d'affiche. C'est voir comment un groupe peut s'acharner sur la liberté d'expression et réduire par des menaces de procès un journaliste qui n'a fait qu'informer de ce qu'il a vu, à savoir une affiche exhibée devant un tribunal. Ce qui paraît dangereux, c'est notre liberté d'expression menacée dans son essence par un lobby, aussi insignifiant que celui d'une assurance.

 

Rendez-vous donc dans un mois certainement, pour entendre les comparutions personnelles. Nous serons nombreux à le suivre ce procès inique, car il est important de suivre la mise en boîte de notre liberté de dire ce que l'on voit.

 

 

Billet signé : Karl Grünberg et Djemâa Chraïti

 

 

mon site web http://www.djemaachraiti.ch

13:33 Publié dans Economie, Genève, Politique, Solidarité | Tags : groupe mutuel, mcg, blogueur, haykel ezzedine | Lien permanent | Commentaires (14) | |  Facebook | | |

04/10/2012

Ecrire pour séduire - Du SMS au Haïku

141-1560932097-image2.jpgRien de tel que des SMS pour faire renaître l’art du Haïku . A un feu rouge qui durerait  trop longtemps, pendant une réunion ennuyeuse.  Une pratique simple .  Idéalement, le haïku se compose de 17 syllabes réparties en trois séquences  ou trois lignes : 5-7-5.  La règle veut qu’il comporte au minimum un mot –saison (kigo) ou du moins l’évoquer. Il est rédigé au présent. 

Décrire brièvement, plus légères que les ailes d’un papillon, un moment d’émotion à  lire en une seule respiration. L'art de séduire par les mots consiste à  tracer un trait simple, intense et court.  Tout peut être suggéré en trois lignes. Rajoutez donc les vôtres ! 

 

 

Le jet d’eau défait

Sa mantille de dentelle

Rosée turlurette 

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Dans les yeux du soir

La  lumière  aspire

Le jour lumineux

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 Les heures s’égrènent

Si longues si profondes

Temps immobile

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  Magie des  mots

Emportés par le vent chaud

Se déposent sur les lèvres

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 La lune  éclaire

Les rêves éphémères

Bouquets étoilés

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Sur la mer s’emporte

La vague ô déchaînée

L’écume des jours

 

Photo Bruno Toffano "Coucher du soleil à Genève" plus de photos  http://aphroditepixart.blog.tdg.ch/

 

mon site http://www.djemaachraiti.ch

 

23:14 Publié dans Culture, Genève, Lettres, littérature | Tags : écrire, haïkus, sms | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | |

23/02/2010

LES "SERVET" DU LOGEMENT

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Claquemurés dans un  deux pièces minable hors prix et privés  de toute aide, les Genevois pourraient aussi écrire :

"Je vous supplie qu'il vous plaise abréger ces grandes dilations. Vous voyez que la Cité calviniste pour son plus grand plaisir nous veut ici faire pourrir. En nos misérables logements les loyers nous mangent tout vifs. Nos tirelires sont vidées et nous n'avons plus de quoi vivre, nous y avons laissé nos chemises et n'en gardons plus qu'une méchante !"

 

Heureusement que la France voisine nous loge encore à des conditions acceptables, transformant  de ce fait les Genevois en frontaliers sur qui sont déversés tant d'horreurs.

 

MERCI LA FRANCE ! Genève quant à elle, perd  chaque année, de nombreux contribuables forcés à l'exil et condamnés à devenir les SERVET du logement fuyant vers une France plus accueillante !

 

 

Une annonce parmi tant d'autres et pour exemple sur le site SPG, celle-ci concerne un appartement  à Chêne Bourg :

 

Surface               53 m2

Nombre de pièces             3 Pièces

Loyer mensuel (hors charges)             CHF 2,343.-

 

19:04 Publié dans Genève | Tags : logement | Lien permanent | Commentaires (5) | |  Facebook | | |

26/11/2009

Les minarets qui minent

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Genève troublée par ses minarets qui minent le moral et qui me rappellent les  minarets et  murs criblés d’impacts de balle à Sarajevo, cette ville qui présente encore au regard des passants des façades vérolées, des immeubles entiers détruits, bouches béantes au milieu de la ville. Un musée national à peine épargné, l’aile gauche quasiment vide où une longue barque est exposée sous verre, seule, dans une immense salle, comme si elle partait à la dérive. La partie consacrée à l’histoire naturelle présente une collection extraordinaire de papillons et minéraux. Tout rappelle encore la guerre pourtant finie il y a treize ans.

Sarajevo  est un chantier ouvert, on y voit de nouvelles constructions un peu partout et qui poussent comme des champignons, mais surtout la construction ou la réhabilitation de plus de 150 mosquées après le conflit dans tout le pays dont de nombreuses à Sarajevo. Bâties à la-va-vite, supplantant les espaces consacrés aux écoles ou à d’autres espaces de vie plus utiles après la guerre. L’objectif “purifier” un islam considéré comme déviant et transformant la ville en "chaudron de l'islam radical."  A la tête de celles-ci des imams wahhabites fanatiques, des fonds qui financent les conversions et permettent d’aider des bosniaques des campagnes convertis à un islam radical de s’installer, aujourd’hui, au coeur de la ville.

Durant la guerre, la distribution du pain était conditionnée au port du voile, au préalable, de toutes les femmes d’une famille, certaines jeunes filles étaient payées l'équivalent de 100 euros pour se voiler, politique de la carotte et du bâton sur fond de guerre, prosélytisme intransigeant pour soumettre ces Bosniaques dont l’ islam modéré aux signes extérieurs discrets, fait frémir la barbe des intégristes. Les minarets ne sont en réalité que la pointe de l’iceberg.

Dès 1992, la Bosnie totalement abandonnée des Européens confient ce pays déchirés aux détracteurs de la “guerre sainte”, Moudjahidin qui défendent  la religion pour le compte  des Bosniaques. 300 organisations tenues par des wahhabites s’installent en Bosnie qui se transforment peu à peu en avant-garde wahhabite en Europe avec ses "soldats de dieu" venus d’Afghanistan, du Soudan, d’Egypte, d’Algérie, d’Arabie Saoudite, d’Iran et du Pakistan, quatre à six milles. Nombreux d'entre eux resteront après la guerre en Bosnie en épousant  des femmes bosniaques.

A l’issue de la guerre, on découvre un intégrisme planant tel un vautour au-dessus du charnier qui vient se nourrir des restes de la guerre pour venir imposer sa loi à travers ses medressas et prêches religieux. Avec un 60% de chômage, les autres mal payés ou payés irrégulièrement, la tentation intégriste est grande et elle apporte ses avantages matériels conséquents, des arrangements, des pistons pour des
emplois. Durant la guerre, on rétribuait les familles qui acceptaient de voiler leurs femmes de 50 DM  à 100 DM  (entre 25 euros et 50 euros)


Mais qu’attendent, en réalité, les Bosniaques, plus de religion ? Non, ils veulent plus d’usines, plus d’emploi, une vraie relance de l’économie et moins de mosquées, s’il vous plaît. Les corans distribués à la pêle n’ont jamais nourri personne.

Le pire serait- il encore à venir et se profilerait nettement à l’horizon ? Une région tout entière qui pourrait, peu à peu, se trouver infiltrée par des
fondamentalistes venus de l’Arabie Saoudite et de l’Indonésie et avec pour nouvelle arme, cette fois-ci, non pas des snipers, mais des livres religieux et l’application de la charia pour tous.  Les barbus ou les "barbouzes" selon, s’ installent déjà par groupes dans et aux abords des mosquées à imposer leur wahabisme étriqué, aussi insidieux que les snipers serbes ! La seule solution pour éviter toute nouvelle violence, serait s’engager dans un véritable processus de laïcisation intégrant les différentes sensibilités plutôt que laisser s'installer et se répandre comme tâche d'huile, un fanatisme aux conséquences désastreuses et imprévisibles.

Genève  aura-t-elle  aussi envie de voir  des  minarets en territoire multiconfessionnelle comme l'était avant la guerre  Sarajevo ?

Moins de religion, plus d’humanité ! Mon Dieu,  épargne-nous de tes fidèles, pour l'amour du ciel.

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13/08/2009

De l'or noir pour des affaires tout aussi noires !



CHarlie Hebdo n 892 du 22-7-09 p 3_Page_2.jpgGenève est devenue la plateforme mondiale du trading pétrolier : or noir pour affaires tout aussi noires.

Au  travers de cet  article sulfureux de Charlie-Hebdo, on découvre une Genève aux allures de planque, fréquentée par une  jet-set interlope, avions privés, milliards qui transitent, la richesse volée aux pauvres si dégoulinante et si dégoûtante : mercenaires engagés, bombes qui explosent dans les piscines de villas luxueuses , voitures piégées. Tout l'arsenal d'un roman policier avec en sus un juge genevois qui tente de démêler l'écheveau infernal au risque de s'y perdre;  égarement abyssal dans ces réseaux à sociétés-écrans  en poupées russes.  Plus vous tirez sur la pelote plus la liste est longue:  ceux qui tendent le pognon, ceux qui palpent, ceux qui couvrent, qui cachent, qui trichent, qui mentent : avocats, bandits, hommes d'affaires et en bout de course , ceux qui trinquent: les spoliés, les damnés de la terre, les laissés pour compte. La Suisse de tous les maux qui se nourrit du sang des pauvres que l'on affame, "l'espérance de vie en Angola est de 42 ans , avec un chômage qui frise le 60% , pays classé au 162 ème rang sur 177 sur le plan du développement humain ."

Malheureusement, il ne s'agit pas d'un mauvais roman policier ou d'une fiction à lire sur les plages d'été, il s'agit bien de la place genevoise qui continue malgré toutes les promesses de lutte contre le blanchiment à vampiriser les pays les plus pauvres grâce à des financiers douteux du type "Jack Sigolet dit Jackpote: suceur de fric, suceur d'Afrique".
Quand cesserons-nous d'être les complices aveugles de ces malversations qui mettent à genoux des pays entiers ? Quand cesserons-nous d'être les complices de ce pillage, haut fait des cols blancs qui ont pignon sur rue ? Quand deviendrons-nous enfin responsables et solidaires ?

22:23 Publié dans Genève | Tags : or noir, charlie-hebdo, jack sigolet, jackpote | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | |

27/06/2009

Aïe, les poissons rouges !

P1000746.JPGIls s'appellent Pistache et Cacahuète, un des deux poissons rouges est le héros de mon prochain roman. Cela fait des mois que je les observe, comment ils mangent, nagent, vous regardent, voient-ils les couleurs, entendent-ils les sons et comment ?  Un biologiste m'a déjà a peu près tout raconté sur les poissons et ça aurait encore pu durer des jours et des jours si on l'avait laissé faire.

Lorsque nous avons acheté ces poissons, on nous a  collé d'office de l'anti-stress pour éviter qu'ils ne s'agitent dans leur aquarium. C'est étonnant ! Pour les enfants hyperactifs en classe, c'est de la rétaline et pour les poissons c'est de l'anti-stress. Je demandai à la vendeuse s'il fallait craindre une attaque cardiaque de mes cyprinidés - carassius auratus ,  elle ne savait pas trop, mais surtout pas d'hyperactivitié, ça fait désordre.   On ne supporte pas l'agitation à moins qu'elle ne vise la rentabilité, on incite les travailleurs à devenir hyperactifs parce qu'au bout de l'agitation, c'est la rentabilité, et là ça devient acceptable, voire recommandé et bonjour  coktails multivitaminés et excitants de toutes sortes. Décidément, le monde est bien étrange !

Soit !  Le héros de mon roman va bientôt se retrouver seul, si je propose de l'emmener en vacances je sens que je vais pousser le bouchon trop loin, ça va pas mordre.

Et je vous le dis, ce poisson-là il m'a déjà donné du fil à retordre, dans mon roman, il est donc l'unique témoin d'un meurtre qui se serait déroulé en direct sous ses  yeux qu'il ne peut jamais fermer. Obligé qu'il est  d'observer,  nuit et jour,  les horreurs que se font les humains. C'est une métaphore du philosophe qui voit tout magnifié , il observe les humains et leurs passions à travers cette eau transparente où tout est calme et silencieux tandis que tout s'agite devant lui et ce jusqu'à la tragédie finale, il analyse les passions, les haines, et s'étonne du peu de sagesse et de recul des hommes.

En contactant le service de communication de la police pour obtenir quelques renseignements très techniques sur des enquêtes de police suite à un meurtre, ils me demandent s'il y a un témoin dans mon histoire . Spontanément et innocemment, je réponds:  ben oui ! Un poisson rouge. Grand silence abyssal au bout du fil, petit toussotement. On me répond :"Vous plaisantez!" . Je leur réponds :" Mais pas du tout, je suis sérieuse, mon poisson est le seul témoin et il témoignera de ce qu'il a vu auprès d'un flic passionné de plongée sous-marine et qui à défaut de comprendre le langage des humains, interprète parfaitement celui des poisssons." "Ils sont fous ces gens qui écrivent!" il ne me l'a pas dit mais au ton de sa voix, cela ne faisait aucun doute sur ce qu'il en pensait vraiment.

Toujours très sérieux, à la com de la police on m'annonce qu'en quelques mois, il y a déjà trois auteurs qui les ont appelés pour une histoire de poissons.  Purée ! ça me coupe les nageoires, moi qui pensais être originale.

Bref ! Voilà les vacances, c'est en lisant le blog de "Qui va changer la litière des poissons rouges, hein ?"  que je me suis réveillée, mais qui va donc s'occuper de mon héros de roman "Pistache" . Ah ! J'ai trouvé, c'est évidemment Blondensen qui restera à Genève rien que pour les poissons rouges.  Vous les prenez en pension ?

 

14:04 Publié dans Genève | Tags : poissons rouges | Lien permanent | Commentaires (7) | |  Facebook | | |