08/10/2009

Le rat caille !

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Le rat caille

Dans l'Usine

Des Dupes

Et des Cons

Ohh ! le rat s'les caille !!!

 

 

 

 

Le rat caille

Dans l'Urinoir

Douteux

Des Compères

Ohh !  le rat s'les caille !!!

 

Le rat caille

Dans  l'Unique

Dédale

Des Conspirateurs

 

 Ohh ! le rat s'les caille !!!

 

14:05 Publié dans Solidarité | Tags : udc, xénophobie | Lien permanent | Commentaires (5) | |  Facebook | | |

Dessine-moi l'Europe fasciste de 2009 - Le maire d'Annemasse dénonce insulte, xénophobie et haine raciale

COMMUNIQUE DE PRESSE – Mairie d'Annemasse

Mercredi 7 Octobre 2009

La Ville d'Annemasse a confiance dans la construction de

la grande Agglomération Franco-Valdo-Genevois

Pour l'honneur des Annemassiens,

elle dépose plainte contre le Président Genevois de l'UDC

La Ville d'Annemasse et son maire Christian Dupessey remercient très chaleureusement tous ceux,

citoyens suisses et français, responsables politiques et élus des deux côtés de la frontière qui ont

manifesté leur indignation et leur soutien suite à l'encart publicitaire de l'UDC paru dans la Tribune

de Genève.

Cet élan de solidarité est bien la preuve que nous sommes face à un épiphénomène du à la

surenchère électorale au sein de l'extrême droite genevoise. Ainsi les masques tombent et, sans

ingérence dans la vie politique genevoise, il faut réaffirmer notre confiance démocratique dans la

maturité du peuple genevois et dans sa capacité de répondre dans les urnes.

Au delà de cet intolérable dérapage, c'est la confiance dans la construction d'un avenir commun au

sein d'une grande agglomération qui se voit renforcée.

C'est ensemble que nous travaillerons à un rééquilibrage de la construction de logements entre la

Suisse et la France voisine, que nous créerons de nouveaux emplois en veillant à leur implantation

équilibrée. C'est ensemble que nous maîtriserons notre développement en assurant une cohérence

entre urbanisation et mobilité, en donnant la priorité aux infrastructures de transports encore

insuffisantes pour assurer les déplacements de 800 000 habitants (CEVA, Tram, Parking-relais,

voies vertes, …); en protégeant nos espaces naturels et agricoles.

C'est ensemble que nous travaillerons à la résolution des problèmes de la vie quotidienne

(éducation, culture, santé, sécurité, ...)

Toutes ces perspectives sont actées dans la Charte du Projet d'Agglomération Franco-Valdo-

Genevois. Nous allons amplifier notre active collaboration au service de tous les habitants de cette

région transfrontalière pour que chacun y trouve sa juste place.

Cependant, quand la ligne rouge est franchie, quand le débat fait place à l'invective, à l'insulte, à la

xénophobie voire à l'incitation à la haine raciale, il faut savoir dire non.

C'est pourquoi le Maire d'Annemasse maintient sa décision de déposer plainte pour que soit défendu

l'honneur des 30 000 habitants Annemassiens et de tous les frontaliers et hauts savoyards qui se sont

sentis salis.

En ce qui concerne une action devant une juridiction Suisse un cabinet d'avocats genevois à été

sollicité. Le dossier est en cours d'étude. La Ville d'Annemasse ne pourra porter plainte que si

l'infraction est constituée au regard du droit Suisse.

En ce qui concerne une action devant une juridiction française, celle-ci est possible dès lors que la

Tribune de Genève est largement distribuée en France et dans le Genevois en particulier.

L'infraction est alors constituée.

La Ville va porter plainte pour incitation à la haine raciale ou propos xénophobes devant le

Procureur de la République lequel peut diligenter une enquête préliminaire contre l'auteur de

l'encart publicitaire, c'est-à-dire le Président Genevois de l'UDC.

Pour tous renseignements complémentaires

Philippe COLOMB

Directeur de cabinet

Mairie d'Annemasse

06 37 80 36 48

04 50 95 07 03

04 50 95 07 00 (standard)

04 50 38 74 01 (fax Cabinet du Maire)

En interne : poste 1004

philippe.colomb@mairie-annemasse.fr

09:51 Publié dans Solidarité | Tags : dupessey | Lien permanent | Commentaires (16) | |  Facebook | | |

22/09/2009

Rwanda- La boule "Agaseke" - symbole de la paix


P1010301.JPGLES FEMMES QUI FABRIQUENT CES PETITS PANIERS SONT DES FEMMES VULNERABLES (VEUVES DU GENOCIDE RWANDAIS DE 1994, ATTEINTES DU VIRUS DU SIDA OU HANDICAPEES PHYSIQUES. EN ACHETANT LEURS PRODUITS, VOUS LEUR DONNEZ UNE VISIBILITE ET UN ACCES AU  MARCHE INTERNATIONAL. VOUS GAGNEZ AUSSI UN BEAU PRODUIT, ECOLOGIQUE ET FAIT A LA MAIN. DE LEUR COTE, LES FEMMES GAGNENT  LA CONFIANCE EN ELLES ET FONT VIVRE LEURS FAMILLES.

LE GENOCIDE RWANDAIS A AMENE  D’ENORMES PROBLEMES QUI 15 ANS APRES NE SONT PAS PRES DE S’ESTOMPER. EN TISSANT CES PETITS PANIERS, LES FEMMES D’ETHNIES DIFFERENTES SE METTENT ENSEMBLE, TRAVAILLENT ET SE DEVELOPPENT ENSEMBLE. EN ACHETANT LEURS PANIERS, VOUS CONTRIBUEZ AUSSI AU RENFORCEMENT DE LA PAIX AU RWANDA.

 

LA BOULE « AGASEKE » SYMBOLE DE LA PAIX…

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21:20 Publié dans Solidarité | Tags : rwanda, génocide | Lien permanent | Commentaires (2) | |  Facebook | | |

03/09/2009

Kadhafi- Le berger des Syrtes s’est égaré dans le désert de sa forfanterie!


b-088-kadhafi-elysee.1197243196.jpgDe l’homme du désert il n’en reste plus grand chose si ce n’est le triste show de celui qui nous fait croire qu’il est encore un homme du désert, or il ne nous offre plus qu’un spectacle de triste facture juste bon pour Eurodisney. La parole de l’homme du désert s’est égarée dans les méandres de sa forfanterie. Le “grand lion du désert” n’est plus que misérable scorpion au venin mauvais, sachez que le scorpion qui pique finit par mourir aussitôt.

Il n’est plus ni Le berger des Syrtes, ni le Guide de la révolution celui qui marche sur sa propre ombre.

Encore moins bon musulman pour qui la promesse est inscrite comme devoir du croyant d’où la parole donnée est parole sacrée :


Profitons du Ramadan pour rappeler à Kadhafi ses engagements en sa qualité de "croyant" et de "pratiquant" :


Les musulmans ont le devoir d'être véridiques et de respecter leurs engagements:
"Ô vous qui avez cru ! Pourquoi dites-vous ce que vous ne faites pas ?C'est une grande abomination auprès d'Allah que de dire ce que vous ne faites pas."
(Sourate 61 / Versets 2 et 3)

"(...) Et remplissez l'engagement, car on sera interrogé au sujet des engagements"
(Sourate 17 / Verset 34)
"Ô les croyants ! Remplissez fidèlement vos engagements.(...)"
(Sourate 5 / Verset 1)
"Et mentionne Ismaël, dans le Livre. Il était fidèle à ses promesses; et c'était un Messager et un prophète." (Sourate 19 / Verset 54)

Quant à son fils, sur les traces vertigineuses de son père, Hannibal,  par son attitude violente à l’égard de ses deux employés – marocain et tunisien- et qu’il a traité comme des “esclaves” a violé les recommandations faites par le prophète à l’attention des “esclaves” même si au XXI ème siècle nul ne devrait être plus être traité comme tel.

Concernant le bon traitement des "esclaves"

Le Prophète Mohammed s'était une fois mis extrêmement en colère lorsqu'il vit un de ses Compagnons frapper son esclave. Le Compagnon, comprenant son erreur, le libéra immédiatement. L'une des dernières recommandations que fit le Prophète sur son lit de mort, avant de quitter ce monde, portait justement sur le bon traitement envers les esclaves. Il avait lui-même donné l'exemple à ce sujet durant son vivant en libérant son esclave, Zaïd Bin et en le prenant ensuite comme fils adoptif.

Hormis la référence religieuse dont sont supposés être imprégnés les deux lascars, il est étonnant de constater que ni la Tunisie, ni le Maroc n’ont pris parti pour la défense de leurs compatriotes qu’ils savent être traités comme esclaves en Libye. La Suisse a fait les frais de la violation des droits de l’homme par un Hannibal qui se croyait permis de pratiquer ce qui se fait largement sur son territoire et la police suisse,  que je félicite au passage,  a agi conformément aux principes du respect de droit de l’homme qu’elle doit faire respecter indépendamment du statut de ses hôtes.

Quant à Merz, le nain de jardin, il s’est lui même égaré dans la cour des grands en ridiculisant la Suisse entière.

Profitons de ce blog pour rappeler à Kadhafi que ce qui fait la force de l’homme du désert c’est sa parole donnée, la sienne n’est plus que du vent et le transforme assurément en clown du désert !

 

 

22:58 Publié dans Solidarité | Tags : kadhafi. | Lien permanent | Commentaires (4) | |  Facebook | | |

31/07/2009

"Je veux un bol de riz, s'il vous plaît"

images.jpgPaix à l'âme de Monsieur Hiroki Nishiyama - Dans cette triste histoire,  vous constaterez  la force de quelques lignes sur un carnet :  belle forme de résistance, un ultime cri de détresse qui résonne dans nos consciences parfois assoupies, assommées par trop de malheurs entendus et vus en boucle, anesthésiées par un quotidien ronronnant, pareils à ces chevaux maigres et fatigués d'Andalousie à Cordoba ou Sevilla que nous sommes devenus , aux flancs tristes et creux  et à la colonne vertébrale saillissante qui tirent les touristes dans leur carriole d'un rouge criard, la tête  plongée  dans l'avoine, des oeillères des deux côtés, même les fouets ils ne les ressentent plus, ils n'ont même plus la force de chasser les mouches qui les envahissent  - ces quelques lignes griffonnées sur un carnet par un homme qui meurt de faim et qui nous rappellent que nous ne sommes pas de vieux canassons aveugles et indifférents...................................

 

Kitakuyushu est une ville située au sud-ouest du Japon qui regroupe de riches entreprises et surtout la présence d'une municipalité si performante, érigée en modèle à suivre. On vient de toutes parts pour se frotter aux méthodes drastiques des 143 fonctionnaires zélés qui sortent les bénéficiaires de l'aide publique, en appliquant les quotas, ce qui leur assurera les félicitations de leur hiérarchie et la promotion tant convoitée. Par manque de chance, la troisième victime de cet excès de zèle est morte en laissant à côté d'elle un carnet, témoin de son calvaire et dont la fin tragique a fait le tour de la planète.
M. Hiroki Nishiyama, 52 ans, ancien chauffeur de taxi au chômage, a été une victime sacrifiée sur l'autel de la réduction de la dette publique. Sa maigre pension de 1 000 yen (environ 650 euros) a été suspendue et en deux mois, il a passé de 64 kg à 58 kg. Il relate dans son carnet aux fines pages son calvaire, cette faim qui le tenaille jour et nuit. Mais il continue à bien aligner ses chaussures avant d'entrer dans son pavillon fait de tôle et de planches, à essayer de garder des habits propres, toujours les mêmes, inlassablement lavés et suspendus sur un étendage de fortune. Plein d'espoir de retrouver du travail, il patiente, mais la faim ne le lâche plus et aura raison de lui. Le 25 mai, il écrit à 3 heures du matin: «Cet homme n'a pas mangé depuis 10 jours, il veut manger du riz, une boule de riz.». Son journal s'achèvera le 5 juin: «Je veux un bol de riz, je n'ai pas mangé depuis 25 jours» , sa mort suivra de près.
Le modèle japonais en prend un coup, avec ses presque 20 millions de pauvres et nouveaux pauvres. Une politique qui refuse de reconnaître la pauvreté, résultat d'un système ultralibéral qui s'essouffle. «Le pauvre n'est plus un citoyen, seuls ceux qui paient des taxes le sont», selon un professeur de l'université de Tokyo.
Et des vieux souffrants, malades, pauvres, qui se traînent avec leur sacs, pourchassés de toutes parts, on les voit déambuler dans la ville, se reposer entre deux piliers en marbre dans le quartier de Shibuya, royaume de la surabondance et de la surconsommation.
Le Japon est la deuxième économie mondiale. Pour commencer la lutte contre la pauvreté dans le monde, le Japon peut commencer par revoir sa propre politique en la matière et appliquer un programme simple et efficace: cesser de s'acharner sur les plus faibles pour réduire la dette publique et que tous les Hiroki Nishiyama aient un bol de riz par jour, au moins, s'il vous plaît!

 

DJEMAA CHRAÏTI, Genève publié dans le Courrier novembre 2007

Je réédite cette note parce que cette histoire m'avait  beaucoup émue, que je revenais du Japon où effectivement j'avais pu constater de vi su la situation de précarité des personnes âgées qui n'ont plus leur place dans cette économie galopante où : si tu ne produis pas, tu es juste bon pour la poubelle ! Certains internautes japonais s'en sont pris à moi pour dire que cette personne n'était pas décédée alors que l'information avait été largement diffusée par un journalistes japonais du Times Magazine et qui avait fait le tour du monde.

 

09:16 Publié dans Solidarité | Tags : kitakuyushu | Lien permanent | Commentaires (1) | |  Facebook | | |

02/06/2009

Ces mots qui dérangent et qui hantent : La déviance

090409_Le_Roux.jpg
La déviance est réalisée lorsque la norme est transgressée. Selon le Petit Robert « déviance » est un mot d'usage très récent (années 60) qui, dans son sens psychologique, signifie « comportement qui échappe aux règles admises par la société ». Plus précisément, « déviant(e) » est l'adjectif qui désigne « la personne dont le comportement s'écarte de la norme sociale admise ».

De fait, pour qu'une situation de déviance existe, il faut que soient réunis trois éléments l'existence d'une norme, un comportement de transgression de cette norme, un processus de stigmatisation de cette transgression. (Laurent MucchiellI) . Comme on a pu le lire dans le billet précédent la norme, elle-même, est un concept très flou et soumis aux changements, ce qui nous amène à constater qu’une déviance peut anticiper une norme en cours d’évolution.

Ce sont ceux qui érigent la norme qui “labellisent”, étiquettent, stigmatisent, jugent et punissent les individus déviants à ne pas associer automatiquement à délinquants car il s’agit souvent aussi de transgressions de normes sociales.


Plus les déviances sont nombreuses et plus il est nécessaire de remettre en question la norme, ses dysfonctionnements et observer avec sens critique ceux qui l’imposent en principe une minorité appartenant à une élite qui l'impose à une majorité qui n'a pas autant de chance qu'elle.

Pour replacer cette question dans un contexte épineux de crise et pour exemple on pourrait dire que la norme était “tous travailleurs” , facteur d’intégration sociale et de réussite dans la vie. Le chômeur est donc stigmatisé, jugé, labellisé à souhait comme personne “déviante” à charge. L’ennui c’est qu’on ne s’est pas donné les moyens de rendre la norme réalisable puisque parallèlement à ce discours on réduit et on tue les postes de travail par milliers. La norme est donc schizophrène et dépassée.
Dans ce cas précis, la norme est mensongère, manipulée, stigmatisante à souhait et ceux qui l’ont érigée en norme de société sont juste des menteurs, souvenez-vous de Raymond Barre qui disait "la meilleure forme de lutter contre le chômage, c'est de travailler". Il se moque de qui au juste, des chômeurs qui ne demandent que ça. Le fai est  que le travail devient une denrée rare en voie de disparition.  Elle induit de ce fait une forme de violence sociale et maltraitante qui stigmatise et rend juste malade, malade d’impuisssance. Le chômeur dont s’auto-exclut de la société, se marginalise et se sent coupable.

La norme va donc devoir évoluer et proposer d’autres indicateurs d’intégration sociale réussie, cela afin de ne pas remplir les hôpitaux psychiatriques de marginalisés qui souffrent du manque de reconnaissance sociale. La norme culturelle de l’accomplissement par le travail est dépassée par sa propre réalité. Les faiseurs de normes vont devoir penser et créer d’urgence d’autres normes d’intégration sociale.

A VOS MENINGES ET A VOTRE CREATIVITE !

22:36 Publié dans Solidarité | Tags : chômage | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | |

27/05/2009

Urgent- Cherche un job !



CurricuJésus.jpglum vitae

 

Nom : Jésus fils de Joseph et de Marie
Né :  - 8 ans 
Lieu : Bethlehem
Contact : télépathie


Mon objectif de carrière Améliorer le Monde


Ecole
Fréquentation des docteurs en sagesse dans le temple
de Jérusalem
Expériences professionnelles
Miracles et Guérisons
L’eau changée en vin – Délivrance d’un démoniaque –
Guérison du fils d’un officier du roi – Guérison de l’infirme de Béthesda – Guérison d’un lépreux – Une pêche miraculeuse – Résurrection du fils d’une veuve – Résurrection de Lazare – Délivrance d’un enfant démoniaque suicidaire – Apaiser une tempête – Guérison d’un paralytique – Nourrir 5 000 hommes, etc.

An 22 – Plusieurs mois à écouter des discussions au temple
et visiter des écoles de rabbins
AN 23 – Tour de la Méditerranée – Séjour à Rome de 6
mois
An 24 – Préparation de la caravane en vue de départ pour
Damas à dos de chameau.
An 25 – Retour à Jérusalem

Langues parlées :
Araméen (langue maternelle)
Hébreu (parlé et écrit)
Grec (notions)
Latin (notions)

Moyens de transport :
Ane, barque de pêcheur, chameau
Loisirs
Voyager, lire, discuter de spiritualité et de philosophie
Libre de suite

Si Jésus devait se présenter pour un emploi, il serait refusé d’emblée. Cheveux longs, type trop arabe, trop de trous dans le CV, bouge trop souvent. Il finirait chômeur  ou à l’assistance publique.

copyright Publibook.fr

 

Trou dans le CV ou Vue sur la mer

http://www.publibook.com/boutique2006/detail-4506-PB.html

21:54 Publié dans Solidarité | Tags : chômage, trou dans le cv | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | |

19/05/2009

L'ISOMANIA OU LA DERIVE DES PROCESSUS DE NORMALISATION

 

Vous avez tous vu les label ISO que les entreprises affichent glorieusement, fières qu'elles sont d'appartenir au grand mouvement du «consensus en quête de résolutions aptes à répondre aux exigences du monde économique». Mais tout de même, l'organisation internationale insiste, il y a une tentative d'éthique, celle de la performance pour tous. Il y a aussi les bonnes pratiques, celles qui sont en lien avec l'évaluation de la conformité. Gestion de la qualité, exigences organisationnelles. Mots à résonance pompeuse, qui ne sont que concepts creux derrière lesquels on rangera des humains transformés en série de gestes mécaniques, englués, ankylosés dans cette dérive néolibérale. Bref, vous avez compris qu'il y a d'un côté les marathoniens de la performance et de l'autre les ISO-lés de cette course désespérée. Pour entrer dans ce grand mouvement international, les entreprises paient cher pour enfiler la camISOle de force et davantage chaque année pour y rester sous menace d'en être éjectées.
Concrètement, cela signifie que tous les postes sont soumis au rouleau compresseur de la normalisation et finalement de la rentabilité. Segmentarisée, spécialisée, fracturée, la tâche de chacun se spécialise. Réduire, saucissonner en vue d'une efficacité croissante. Le labellisé ne voit plus que par un bout de la lorgnette son travail, lui donner un sens serait vain. Cette fragmentation du travail induit la fragilisation de l'emploi et un stress énorme face à un rythme croissant de la productivité. L'impossibilité dans ce cadre normatif imposé d'apporter des idées nouvelles, les tâches sont définies par objectif donc contrats à courte durée, turnover. Bonjour la précarité! Cette désintégration du travail pousserait à devenir schISO.
Adieu, les créatifs! Adieu, les rêveurs! Ceux qui ne répondent pas en 2 minutes 35 secondes au client. Adieu les clients incapables de s'exprimer en 35 secondes! Dans cette perspective, tout ce qui n'est pas rentable de suite ne peut convenir. Exclues les personnes en phase d'insertion, exclus les étrangers, exclus les jeunes en formation, exclus les handicapés physiques ou psychiques, les débutants de toutes sortes. L'Isocratie n'a cure de la cohésion sociale. Vous repasserez nous voir lorsque vous serez enfin ISOmaniables, aplanis à souhait.
Derrière les labels se cachent souvent les pièges de la normalisation et ce ne sont pas que les entreprises qui sont touchées. Les universités, les lieux de formation professionnelle et les écoles même, dès la primaire, sont visés. L'enquête Pisa utilise le même vocabulaire que les labels de croissance et de performance appliqués au secteur industriel et économique. Il nous faudra bientôt étudier et penser dans un cadre ISO.
Le danger de radicalisation à travers les processus de normalisation fait certainement le lit de la révolution qui se met en marche.
On sent venir de toutes parts un vent de révolte qui s'opposera violemment à la tentative d'annihiler les êtres que l'on croit pouvoir associer à des machines.
Assurément, nous sommes prêts à sortir de notre Iso-torpeur, nous sommes prêts à nous réapproprier notre rythme, notre pensée.

 

 

DJEMÂA CHRAÏTI, Genève, source Le Courrier

14:51 Publié dans Solidarité | Tags : iso | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | |

Le travail ? Beaucoup de souffrances

En Suisse,

on compte en moyenne quatre suicides par jour dont une augmentation importante de ceux commis sur le lieu de travail. Le suicide au travail! On le susurre, on le chuchote du bout des lèvres, on dérange les tabous, on soulève le tapis qui laisse entrevoir une poussière lentement accumulée, et pourtant les chiffres se mettent à parler d’eux-mêmes, qu’on le veuille ou pas. Reste à se demander ce qui se passe. Malgré les relations publiques des grandes entreprises qui affichent haut et fort leurs valeurs: «notre engagement social, notre solidarité», notre «human supportive way of working», «notre respect de l’individu»,notre vision pour le meilleur, «notre human rights policy», «notre sens des valeurs, notre
politique à dimension humaine» il y a quelque chose de mauvais au travail. Ça dégouline de bonté, d’amour pour le prochain, d’éthique, de générosité, de condescendance.
Alors! Les travailleurs devraient être réconfortés, rassurés de se sentir aimés si fort par leur entreprise, si bien dirigés
pour réussir. Eh bien, non! Certains d’entre eux, pour seule réponse, se détruisent sur leur lieu de travail.
On en reste pantois et puis, on s’interroge, au-delà du discours, sur ce qui cloche. Le processus croissant d’automatisation,
et ses mécanismes de rentabilité n’ont jamais été, ne peuvent pas et ne seront jamais porteurs de valeurs humaines. Ils ne
servent pas la vie, ni le bien-être, ni la civilisation et certainement pas l’individu ou le groupe humain. Le faire croire est pur mensonge,
poudre de perlinpimpim balancée aux yeux du travailleur, qui, en réalité, est constamment agressé dans ses besoins de respect et de sécurité, dans son identité, dans sa relation avec son prochain, besoins qui ne se retrouvent pas dans ces mécanismes et processus qui ont un seul produit
– la valeur marchande et un seul but – le profit.
Soumettre l’homme à la mécanique accélérée de la productivité et à la morale du profit génère confusion et désespoir. Certains s’adaptent et prospèrent armés d’indifférence ou de cynisme, une majorité survit patiente, mais quelques-uns tombent. Dans les rouages d’une machine on
peut se faire broyer, court-circuiter le système nerveux, ou simplement user prématurément. Simple accident de production. Perte calculable.
Voilà où se situe la faille. Les valeurs véhiculées par l’organisation sont un mensonge effronté, en contradiction avec ses pratiques qui sacrifient l’identité humaine sur l’autel d’une fiction sociale et économique. Plus on avancera dans ce mensonge; l’entreprise qui fait croire à des valeurs,
alors qu’en réalité elle vise uniquement la diminution des coûts ou le profit, plus le travailleur floué et touché dans son essence sera mis en danger. Il finit ainsi par se retrouver fragilisé, harcelé, utilisé, fourvoyé dans ses idéaux.
Une valeur marchande reste une valeur marchande et l’épanouissement humain est une autre valeur qui ne trouve pas sa place dans cette logique malgré les promesses illusoires. Hypocrisie, discours trompeur et anesthésiant, déguisement de la réalité, déséquilibrent profondément les travailleurs dans ce qu’ils ont de plus profond: leur identité d’être humain!


DJEMÂA CHRAÏTI, Genève/ source Le Courrier 28 décembre 2007

07:49 Publié dans Solidarité | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | |