153727

  • Léonard de Vinci au Louvre, le chemin de croix

    Imprimer

    PB164843_DxO.jpg

    Évidemment, je commencerai par dire que c'est une exposition unique à ne pas manquer. Malgré le monde fou, l'obligation d'acheter ses billets en ligne et choisir un créneau horaire qu'il faut respecter avec une marge de 30 mn de retard tolérée. Puis accepter de se coller par groupe de 50 personnes devant chaque  œuvre et d'avancer pas à pas pour passer au tableau suivant dans une chaleur étouffante. Plus d'un demi-million de visiteurs sont attendus d'ici la fin de l'exposition.

    163 œuvres pour commémorer les 500 ans de la mort du "Maestro" toscan, génie de la Renaissance, un choix a été fait de se concentrer sur sa peinture, pour ceux et  celles qui aimaient tous les objets qu'il a imaginés, ils seront un peu déçus.

    Dessins, essais, croquis, carnets. L'exposition démarre avec la statue imposante du "Christ et Saint Thomas" en bronze réalisée par le maître de Léonard de Vinci, Andrea del Verrocchio et qui se reflète de façon magistrale en ombre chinoise contre le mur du musée.

    Pour ma part, j'ai   définitivement craqué après  l'original de" l'Homme de Vitruve", - dessin qui ne restera que deux mois et  prêt de la Gallerie dell'Accademia di Venezia échangé contre cinq toiles de Raphaël en partance pour Rome,-  devant ses carnets de notes. Croquis de Sainte Anne, machines, observations de toutes sortes. On  découvre la curiosité insatiable du génie, zoologie, botanique, astro-physique, machinerie complexe, armes de guerre, l'œil vu sous tous les angles.

    Il aura fallu 10 ans pour mettre sur pied cet événement unique et on admire ce travail de patience sur fond de tensions politique entre la France et l'Italie, Bill Gates a transmis les carnets scientifiques, la reine d'Angleterre, les vingt-quatre dessins de la collection royale  et pourtant, on reste un peu sur sa faim. Le choix a été porté sur la peinture et l'artiste est bon de rappeler a été plus qu'un peintre, mais aussi un inventeur, une dimension presque occultée et qui ne doit pas  nous empêcher de courir voir l'exposition à Paris.

     

     Exposition du 24 octobre au 24 février 2020 au Musée du Louvre/Paris.

    PB164814_DxO.jpg

    PB164817_DxO.jpg

    PB164818_DxO.jpg

    PB164822_DxO.jpg

    PB164824_DxO.jpg

    PB164825_DxO.jpg

    PB164826_DxO.jpg

    PB164827_DxO.jpg

    PB164830_DxO.jpg

    PB164832_DxO.jpg

    PB164835_DxO.jpg

    PB164836_DxO.jpg

    PB164837_DxO.jpg

    PB164840_DxO.jpg

    PB164843_DxO.jpg

    PB164842_DxO.jpg

     

    @Mathias Lucas- un grand merci pour les photos du Louvre autorisées pour ce blog et si vous voulez découvrir les talents du photographe suivez les liens suivants  :

    https://www.flickr.com/people/64263295@N06/

    https://mathiaslphotos.wordpress.com/

     

    Lire la suite

    Lien permanent 2 commentaires
  • Chronique d'un nu annoncé

    Imprimer

    carton expo - copie.JPG« Muse » une exposition qui appréhende de façon originale l'esthétique du nu qui nous a été arrachée, détournée, manipulée, abaissée, avilie. Les réseaux sociaux ont banalisé le corps, l’ont réduit à la chose, à l'objet. Une esthétique bafouée, on ne sait plus comment redonner ses lettres de noblesse à ces corps qui ne demandent qu'à exister pour eux-mêmes et par eux-mêmes. 

    L'objectif d'Iris Mizrahi ramène au premier plan, la forme, les nuances; l'artiste redonne à la beauté du corps son sens originel, la création du monde, la nudité d’ Adam et Ève dans sa pleine innocence et qui annonce l’émergence de l'humanité. Sans rappeler Courbet et son "Origine du monde", le corps mis à nu renvoie une image du début du monde, de la puissance invocatrice de cette chair qui annonce la chair future. Une esthétique des sens qui invitent à des mondes oubliés, là, où la matière rayonne de sa propre vie.
    La volonté de l'artiste est évidente, se réapproprier un regard décomplexé où les nuances nous rappellent notre propre quête existentielle, comment offrir et déplacer ce corps qui est le nôtre dans un espace qui nous appartient. Dans la pureté des formes, ombre et lumière jouent et glissent entre pudeur et dévoilement.
    Un objectif sans concession qui interroge sans juger, qui interpelle sans donner de réponse. Une autre façon de voir le monde, une autre façon de voir l'autre et ce regard posé nous renvoie nos propres interrogations en miroir.
    On pourrait aussi questionner ce regard qui fixe l'objectif, se découvrir à travers le regard de l'autre, l'objectif posé sur sa nudité et qui vous transforme et vous renvoie une image nouvelle de vous. La force de ces photos en noir et blanc offre des perspectives inattendues au sujet observé et qui se révèle sous un angle étrange, sous le regard de l'autre qui ne le juge pas, mais propose des horizons nouveaux dans ce regard neuf, un regard chrysalide dont la puissance vous transforme à tout jamais.
    Un dialogue silencieux entre la photographe et son sujet où les regards entrecroisés déconstruisent les images que l'on croyait figées pour une dynamique du perpétuel renouvellement.

    Née à Jerusalem, Iris Mizrahi a grandi à Genève mais c’est dans son pays natal qu’elle poursuit ses études. Elle est diplômée de Betzalel Academy of Art de Jerusalem en photographie. De retour à Genève, elle délaisse un temps l’image pour l’écriture. Avec cette exposition « Muse », elle renoue avec ses premières amours, une photographie à la lisière entre l'académisme et l’érotisme dans un discret hommage à Robert Mapplethorpe. A la recherche d’une beauté originelle, elle sculpte d’ombre et de lumière la ligne d’un corps, la profondeur d’un regard.
    Et le corps comme le regard troublent, séduisent, tourmentent, interrogent, se mettent à nu.

     

    "Muse" Cinéma Bio-Carouge

    15 novembre 2019- 15 janvier 2020

    Vernissage 15 novembre dès 18h

    carton expo - copie.JPG

     

    G-3_resized_20191111_090551766.JPG

    Lire la suite

    Lien permanent 0 commentaire