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Eclairage public et sécurité : un tandem mis à mal

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6fcdcbcbd4a388f4af2c0cb814528f77-1513242848.jpgBientôt, on vivra une nuit sans lumières et voir relancer le débat sur l'insécurité; une bonne vieille controverse. Sous Louis XIV, on décide d'éclairer à tout va , la ville appelée aujourd'hui "ville lumière" vivait au Moyen-Âge dans des ténèbres où évoluaient des bandes de voyous prêts à vous délester sous un cri "La bourse, il faut se rendre!". Arcades sombres, tunnels, étroites ruelles coupe-gorges, la nuit était synonyme d'insécurité et de larcins et pour y remédier le couvre-feu était d'usage sous peine d'être amendable. Puis on invite locataires et propriétaires à éclairer leurs maisons ou fenêtres dès 9 heures du soir et se munir d'un seau rempli d'eau en cas d'incendie. Puis des milices portant des falots déambulent dans la nuit pour protéger le bien des bourgeois mais aussitôt assaillies par des brigands sans peur lorsque ce ne sont pas  eux-mêmes qui étaient les voyous qu'il fallait pourchasser.

Il faudra attendre 1558 pour voir les falots être installés dans la rue, ancêtres des réverbères, mais qui dégagent une fumée irrespirable au grand dam des habitants . Ce système est abandonné durant 100 ans et on revient à la question de la lumière avec l'apparition des porte-lanternes fournis par les épiciers. L'éclairage public fera définitivement son apparition sous Louis XIV.

L'éclairage sera aussi un excellent élément d'analyse des classes et des privilèges; les bourgeois et le clergé s'éclairaient aux chandelles à la cire d'abeille, tandis que le pauvre se contentaient de la suif qui fallait toujours surveiller et entretenir pour en obtenir une triste lumière jaune et fumeuse pour la voir finalement charbonner après vous avoir admirablement graissé les doigts.

Donc lorsqu'on se souvient de la lutte pour obtenir cette lumière, on se délecte de nous voir nous acharner à l'éteindre au XXIème siècle au nom de l'écologie et de lumière devenue pollution, nous allons tous plonger dans le noir le plus absolu, au nom des étoiles, de l'univers et du climat. On sera curieux de voir si comme au Moyen-Âge des hordes de brigands feront main basse sur nos goussets, ou alors comment les plus trouillards porteront une lampe-frontale pour avancer à tâtons dans la rue.

Et puis finalement, le plus intéressant comme on sait que toute activité en lien avec le climat et l'écologie a toujours une bourse prête à se remplir à quelque part, quelle économie avec ces lumières éteintes ? Où iront-elles ? Comment les nouvelles classes se forment avec ces nouveaux paradigmes écologiques de la masse qui se sert la ceinture et de ceux qui se remplissent le porte-monnaie?

 

Quelle nouvelle forme ont pris les heureux aux chandelles de cire d'abeille et les autres à carburer à la suif ?

Une petite anecdote personnelle à ce sujet, j'avais emménagé dans mon appartement avec chambre sous les toits uniquement parce que mon velux donnait sur le ciel et donc les étoiles. L'éclairage public de la rue située devant mon immeuble inondait ma chambre et m'empêchait de jouir du spectacle stellaire. J'écrivis au maire qui m'envoya un technicien, un peu bourru qui me dit.

- Ma p'tite dame c'est quoi votre problème? Ah! bon les étoiles ? Ben faites comme moi dormez la nuit.

Neuf ans plus tard, la commune éteint l'éclairage dès minuit. J'étais trop à l'avant-garde, je suppose.

Sur le modèle du  Moyen-Âge nous pourrions ainsi instaurer le couvre-feu sous peine d'être amendable et éteindre l'éclairage public dès minuit.

 

Reportage de  la RTS sur l'histoire de l'éclairage  public

Lumières  sur ville

https://pages.rts.ch/docs/10173856-lumieres-sur-la-ville.html

Bientôt, on vivra une nuit sans lumières et voir relancer le débat sur l'insécurité; une bonne vieille controverse. Sous Louis XIV, on décide d'éclairer à tout va , la ville appelée aujourd'hui "ville lumière" vi

Lien permanent 2 commentaires

Commentaires

  • Chère Madame,

    mon message va peut-être vous surprendre, mais je vous contacte pour une bonne raison.

    Si vous écris, c'est que l'heure est grave:

    Il y a un drame, oui un véritable drame, qui se déroule sous nos yeux et presque personne n’est là pour s’y opposer, car on le cache.

    Notre patrimoine et nos poumons de verdures (y compris et même surtout nos arbres centenaires) vont bientôt se réduire à une peau de chagrin et tout cela au nom de contrats juteux et d’une croissance illimitée qui non seulement est impossible mais péjore gravement la qualité de vie des genevoises et de genevois, et bien entendu sans consulter la population.

    Rien que de penser à ce qui s'est passé aux Allières et au Mervelet et à ce qui va se passer à la Chevillarde, à la Place du Petit Saconnex, au chemin du Point du Jour (où le but est de raser la plupart des villas) et aussi à Vessy et à Pinchat, où on va abattre de superbes villas qui mériteraient d'être classées et des chênes séculaires et à tant d'autres endroits dans notre si petit canton nous rend malades, mais nous allons nous battre.

    Merci aux Verts destructeurs du patrimoine et de la verdure, comme le dit clairement cet article:

    "SOS Patrimoine Contre l'enlaidissement de Genève monte à nouveau aux barricades. Le combat est singulier. La droite est pour la conservation du site et les Verts en faveur du béton."

    https://www.bilan.ch/opinions/etienne-dumont/labattage-des-arbres-a-commence-aux-allieres-la-maison-du-tir-a-larc-va-suivre

    Comme vous le savez déjà cette superbe maison historique, à savoir le Jeu de l’Arc, qui avait été primée est désormais détruite:

    https://www.tdg.ch/culture/dit-maison-jeu-arc/story/11806151

    alors qu'on avait proposé de l'intégrer au projet de construction en faisant une bibliothèque ou une maison de quartier! Mais non il a fallu la raser inutilement pour la remplacer par du béton. Et je ne parle pas du bois d’arbres centenaires qui l’entouraient!

    https://www.facebook.com/contrelenlaidissement/

    A la Chevillarde l'état va détruire une maison de maître et abattre plus de 80 arbres contre le préavis de la commune et des habitants:

    https://www.tdg.ch/geneve/actu-genevoise/chevillarde-sauvee/story/15792331

    "Le Conseil d'État refuse de sauver la Chevillarde: 80 arbres seront abattus. Aménagement: La demande de classement de la maison de maître et de ses dépendances est refusée. "

    Et ce n'est que le début: Savez-vous que la moitié des villas possédées par la ville vont disparaître suite à une demande d’élus. l’Exécutif a dressé la liste des 42 demeures dont la ville est propriétaire. Parmi elles, 22 vont être démolies.

    https://www.tdg.ch/geneve/actu-genevoise/moitie-villas-ville-disparaitre/story/17528630

    et qu'auront les genevois à la place? Eh bien du béton pardi.

    A ce rythme-là, dans 10 ans on nous dira qu'il faut bétonner le parc des Eaux-Vives et le Parc Mon-Repos

    Mais dans quel monde vivons-nous? Le Genevois n'ont pas leur mot à dire? Ces élus vont le payer cher aux prochaines votations, car nos nombreux groupes locaux vont leur faire la publicité qu’ils méritent.

    Pourtant des gens réagissent, mais trop tard. Il faut que cette arrogante vague de destruction massive cesse, sinon nos descendants nous maudiront!

    Je vous conseille de lire tous les billets et articles suivants qui montrent que le vent tourne, mais ça ne suffit pas:

    Cet article reflète l'opinion de la majorité des genevois à savoir qu'on bâtit contre eux:

    https://www.tdg.ch/editorial/btir-geneve-genevois/story/16404480

    de même que celui-ci:

    https://www.tdg.ch/signatures/editorial/Geneve-se-construit-a-la-tronconneuse/story/25639532

    et celui-là

    https://www.tdg.ch/geneve/actu-genevoise/chantier-allieres-immense-colere/story/16535562

    ou encore celui-ci

    http://postluxtenebras.blog.tdg.ch/archive/2019/08/26/les-verts-participent-a-la-destruction-de-l-environnement-300482.html

    ou encore celui-là:

    http://andrepfeffer.blog.tdg.ch/archive/2019/08/28/betonnage-et-massacre-de-la-zone-villas-300522.html

    et que dire de cet autre article:

    http://yingyang.blog.tdg.ch/archive/2019/09/17/geneve-ville-politiquement-nul-300900.html

    Que faire pour sauver ces sites et ces poumons de verdure, surtout quand tout le monde prétend lutter contre le réchauffement et les îlots de chaleur? Et dire que Genève qui abat tous ses arbres a déclaré l'état d'urgence climatique. Faut-il en rire ou en pleurer?

    Personne ne veut d’une Genève à 1 million d’habitants ou plus, sauf des esprits malades, mondialistes ou rongés par l’avidité.

    Je tenais simplement à vous en informer pour que vous en parliez à vos amis et vos connaisances. Si vous connaissez des gens influents contactez-les, s.v.p., car il en va de notre patrimoine et de notre qualité de vie. Et si cela pouvait vous inspirer un billet ou deux ce serait encore mieux! Merci!

    Bien à vous!

  • La lutte pour le climat est un écran de fumée, pendant ce temps on n'a jamais autant coupé d'arbres à Genève, alors que les jeunes défilent, la tronçonneuse s'acharne.

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