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  • Moral suprême pour nage extrême

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    IMG_20190803_141441.jpgIls l'ont fait et ils ont réussi. Victor Mellerín et Sergio Bianchini, surnommés les deux moustachus ont réalisé un exploit, le 3 août, à savoir, la   traversée en 28 heures de 75 km de nage, au départ du Château de Chillon direction Genève Bain des Pâquis. Un relais continu entre les deux nageurs équipés d'une loupiote sur la tête pour s'éclairer et être repéré par le bateau qui les suit a permis cette folle traversée effectuée de jour et de nuit.

    Tous deux se sont jetés à l'eau pour une cause, la   recherche du cancer de la prostate, du cancer des testicules et de la prévention de suicide chez le jeunes. Les dons récoltés ont été versés à la Fondation Movember.

    Conditions météorologiques, entraînement, condition physique, courants marins autant de défis à relever, mais le plus important c'est ce qui se passe au niveau du mental et là ça devient passionnant, n'importe quel coach d'entreprise pourrait reprendre ces fondamentaux pour réussir.

    A ma question, quelles sont les conditions mentales qu'il faut regrouper pour relever de tels défis, Sergio Bianchini commence par un large sourire et son visage s'illumine. Il répond.

    Un moral d'acier, une détermination à toute épreuve, un principe de réalité, une bonne évaluation des risques, un objectif clair de ce qu'on veut atteindre, une pensée positive et pendant qu'on nage chasser toute idée négative qui pourrait vous couper dans votre élan, du type : "je vais jamais y arriver, j'ai mal partout, je ne suis pas assez entraîné, l'eau est trop froide, trop chaude" surtout ne pas écouter la petite voix qui aurait toujours tendance à se plaindre ! II faut un mental infaillible, le moindre relâchement et vous jetez l'éponge et parfois c'est dur, l'hypothermie atteint le nageur alors saisi de diarrhée et de vomissement, mais vous continuez coûte que coûte. Vous croisez des tortues qui nagent évidemment plus vite que vous et des dauphins à l'aube en bande qui semblent converser gentiment entre eux tandis que vous les dépassez à la nage.

    Sergio Bianchini, n'en est pas à son premier coup et comptabilise de nombreuses performances telles que la traversée du détroit de Gibraltar de Tarifa en Espagne à Cires Point au Maroc soit 16,3 km sur une durée de 4,40 ou la traversée du Fleuve Uruguay dans son pays d'origine, 100 km dans des conditions difficiles avec une chaleur extérieure à 40 degrés et une eau à 28 , craignant l'hyperthermie, il ne nagera que 50 km sur les recommandations du médecin. Mais encore, le trajet effectué par Papillon de son vrai nom, Henri Charrière,  le bagnard qui s'est sauvé des Iles du Salut pour rejoindre la ville de Kourou en Guyane, 6 heures pour 16km.

    L'entraînement se fait tout au long de l'année, entre 25 et 30 kilomètres de nage par semaine entre la piscine et le lac. Vélo, marche, une bonne condition physique s'impose et une hygiène de vie irréprochable.

    La cause et le sens de cet effort aident beaucoup, aider les autres est un but qui donne des aile pour pas dire des bras dans ce cas. Le prochain défi sera à nouveau la traversée du détroit de Gibraltar pour lutter contre le cancer du sein.

    Forcer son être à se surpasser dans l'effort pour une belle cause, quoi de plus beau ? Bravo à nos deux nageurs Victor Mellerín et Sergio Bianchini.

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  • Deux oursons et leur mère froidement abattus

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    IMG_1494.JPGA Coquitlam dans la périphérie de Vancouver,  c’est la consternation. Deux oursons et leur mère ont été abattus par des gardiens de l’environnement sous le regard médusé des habitants. Trois résidents ont essayé d’intervenir et ont été arrêtés pour obstruction à une décision d’un représentant officiel et leurs portables qui filmaient la scène saisis. 

    Une chasse à l’ours qui aura duré six semaines selon l’agent, un résident confirme qu’il cohabite pacifiquement avec les ours depuis trois ans.

    La méthode choque tout le monde en Colombie-Britannique et de se demander s’il n’y aurait pas eu une autre alternative que leur massacre. L’officier se justifie en précisant que les petits et leur mère s’étaient habitués à fouiller dans les poubelles et se nourrir ainsi, les renvoyer dans la nature n’aurait pas permis leur survie, le choix s’est ainsi porté sur leur élimination.

    Une pétition circule pour dénoncer cette tuerie. Mais reste entière la question de la co-habitation humaine et animale dans une logique de construction et de déboisement massif. On voit ce phénomène apparaître aussi en Sibérie avec les tigres qui voient leur étendue de terre diminuer ou  des ours qui font les poubelles dans les villes du Nord. Faut-il les tuer pour autant lorsqu’on a empiété ou réduit leur territoire?

    *photo prise par une résidente et que je remercie

     

    Témoignages

    https://globalnews.ca/news/5707009/3-arrested-bears-killed-coquitlam/

     

    La pétition

    Https://www.thepetitionsite.com/enca/242/028/609/mummy-bear-with-two-cubs-got-killed-in-coquitlam-british-Colombia

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