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TGV – « Accident de personne »

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Unknown-2.jpegComme l'écrivait, l’auteur chilien Roberto Bolaño , en littérature il nous faut plonger dans le réalisme viscéral et ne pas craindre de traiter des sujets qui dérangent.

Mardi, lors d’un aller Genève-Paris en fin de journée, le train s’arrête au milieu de nulle part et annonce, « accident de personne », un « groupe de gens sur les voies », 45 minutes de retard, ½ après la voix d’un steward qui se veut la plus neutre possible corrige le tir et lâche 1H30, une clameur s’élève du wagon, tous sont exaspérés et peu après comme pour clore en beauté, le steward sans frémir annonce un « retard indéterminé » et à ce point-là, ce sont des cris qui s’élèvent, des gens furieux qui bondissent de leur siège pour courir au bar en se disant que mieux vaut au moins manger et boire  quelque chose avant qu'il n'y ait plus rien , certains vont jusqu’à dire « il ne reste plus qu’à se saouler ». Puis la voix du  steward continue et  nous invite à remplir le formulaire G30 en ligne dans les 60 jours pour un remboursement en raison du retard.

Dans la queue pour le bar, j’aperçois une philippine que j’avais renseignée sur le quai à Genève et qui avec son mari, trimballaient à eux deux,  six énormes valises. A-t-elle acheté des chaussures, lui demandai-je un brin narquois? Sans penser à Imelda Marcos et ses 400 paires de chaussures, elle me répond « a lot », un tas de chaussures. J’en étais sûre ! Puis une syndicaliste congolaise de Brazzaville venue à la célébration des  100 ans de l'OIT, à Genève,  me fait remarquer que la Suisse a le taux de chômage le plus bas du monde grâce à l'argent planqué par tous les mafieux et certains présidents véreux  du monde y compris africains souligne-t-elle, elle inspire profondément en me disant cela, satisfaite de sa sortie. Plusieurs autour de nous hochent la tête en signe d'acquiescement ou de réprobation.

Puis chacun s’enquiert de la signification précise de : «accident de personne », on traduit en anglais par "suicide on the tracks" ça a le mérite d'être plus clair. C’est simple c’est un suicide comme d’hab ! répondent plusieurs personnes. Le TGV n’arrive jamais à l’heure à cause des gens qui se couchent sur la voie, soupire un autre. Une femme suggère que sans doute ce sont des Manouches qui volent du cuivre, un ingénieur rétorque : « il n’y a pas de cuivre sur les rails ! » - alors sur les fils électriques dit-elle plus timidement ! Et tenter d'imaginer comment ils volent ce cuivre sans se faire électrocuter.

Quand le contrôleur passe, il rassure plusieurs personnes en précisant que ce n’est pas nous qui avons tué le suicidé ! C’est le train précédent et du coup on s’arrête ! lâche-t-il. Puis, je m’étonne que malgré tout, le mort ne pose problème à personne, le plus important c’est d’arriver à l’heure ! Et si le train allait moins vite, il est certain qu’on resterait encore dans une forme à dimension humaine, le train roulerait plus lentement, il aurait le temps de freiner, mais la haute technologie semble avoir totalement effacé la possibilité même de sauver une vie et de prendre le temps de s'en préoccuper. Le trajet Paris-Genève est parcouru à 320 km/heures pour une durée totale de 3h08 et voilà pas qu’un malheureux freine cette performance par son geste désespéré. Le trajet a été réalisé en 5heures. Les SNCF ont mis en place la procédure en cas d’accident de personne, le tout chronométré à 2h30.

  • la circulation est interrompue dans les 2 sens
  • les pompiers, la police ou la gendarmerie sont appelés
  • un Officier de Police Judiciaire (OPJ) est avisé, et se rend sur place
  • Si la personne est blessée, elle est évacuée par les pompiers. L’OPJ mène une enquête, effectue les premières constatations et auditionne les témoins.
  • Si la victime est décédée, les pompes funèbres sont sollicitées. Par mesure de sécurité, le trafic reste interrompu pendant la présence des différents intervenants. Sur les lignes à grande vitesse, 3 heures en moyenne sont nécessaires ; sur les autres lignes, le délai moyen est de 2 heures.
  • Le conducteur du train impliqué est relevé de son service et un accompagnement psychologique lui est proposé.

Et une fois qu’on a lu tout ça, la seule question qui demeure est non pas de se demander pourquoi on arrive souvent en retard avec un TGV ou d'autres trains mais pourquoi autant de personnes se suicident ? Cette forme de suicide atteint un 10% en Suisse, soit 115 désespérés par an, un article dans l’Illustré parle de stabilité avec 143suicides par rail et 14 blessés graves en 2018, avec une moyenne de 115 cas chaque année depuis 2013.

Et de me souvenir de ce ministre du transport zimbabwéen qui haranguait ses auditeurs à la télévision : »Mais arrêtez de vous suicider sur mes voies : Faites donc ça chez vous ! » et qui a choqué une partie de l’opinion publique.

 

Comment prévenir ces actes désespérés ? Sans doute plus de liens sociaux, plus d’écoute, plus d’anticipation, plus de solidarité et moins de solitude.

Paix de l'âme à tous ceux et toutes celles qui se sont couchés sur une voie de rail pour en finir.On garde une pensée émue en pensant à eux.

 

CFF la mort en face

https://www.illustre.ch/magazine/cff-mort-face

 

la mort en face

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Lien permanent 37 commentaires

Commentaires

  • Auriez-vous parler de cet incident si le train ne s'était pas arrêté ?

    En admettant que vous en fussiez informée !!

  • Cher Corto, ça aurait été encore pire, je n’aurais même pas eu le temps de la réflexion, cet arrêt sur image nous a permis d’appréhender la dimension du drame. Du reste, je me suis dit on a eu le temps d’avoir une pensée émue pour le ou la disparue et de savoir ce qui s’était produit en réalité !

  • - "... avoir une pensée émue pour le ou la disparue et ..."

    Vous la connaissiez, cette disparue ?

    Vous ne confondriez pas par hasard les "pensées émues" pour les gens que vous connaissez, ... et les pensée émues pour des gens que vous ne connaissez pas, ... juste pour recompenser votre imagination et l'effort que vous accompli pour signaler votre ... vertu ?


    - " ... savoir ce qui s’était produit en réalité !"

    La réalité, ... cette réalité dont vous parlez, ... de quelle réalité parlez vous ?

    Ou plutôt, de quelle réalité qui se passe dans la tête de qui ?

    Parce que vous êtes bien d'acccord, ... la réalité dans votre tête, ... ben c'est pas vraiment la même réalité que celle dans la tête des pompiers, de chaque pompier, ... n'est-ce pas ?

  • Ceux qui ne croient pas au miracles ne sont pas réalistes !

  • Votre note dénote de la genèse du caractère, parfois soi-disant, de ce que l'on appelle "rituel".

    Certains rites n'auraient-ils pas comme origine des comportements fonctionnels ?

  • "Ceux qui ne croient pas au miracles ne sont pas réalistes !" (Corto)

    Ou quand la distance entre la réalité et le déni est proportionnelle à celle entre l'espoir et le rêve, si pour autant les mots existent pour les décrire.

  • @ Chuck Jones- Vous soulevez un problème de portée philosophique sur la "réalité objective" admirablement traité par Descartes et Einstein pour qui la réalité objective est a priori inaccessible et quand elle tente de le devenir elle devient alors la limite idéale pour Einstein. Il y a naturellement deux réalités entre celle des voyageurs et celle des pompiers; les uns imaginent le suicidé et les autres le ramassent en petits morceaux. Sous cet angle et vous avez raison, nous ne sommes pas dans la même perception de l'événement.

  • Peut-être qu'il s'agissait d'un meurtre ?

  • « Accident de personne », drôle d’intitulé que cette formule traditionnelle, on se croirait revenu en compagnie d'Homère au pays des Cyclopes, avec Ulysse et toute sa bande coincés dans la grotte de Polyphème… C’est bien cela, le pantin désarticulé que l’on ramasse, n’est déjà presque plus personne pour les témoins indirects, un malheureux certes, mais en fin de compte un emmerdeur ou une emmerdeuse qui désorganisent le planning, la compassion de rigueur est plutôt formelle et passagère.

    Entre parenthèses, pas tellement « en petits morceaux », le choc projette le plus souvent les corps, un conducteur m’a même raconté avoir retrouvé une volontaire pour le dernier aller simple, entière et accrochée à un tampon de sa loco comme une naufragée agrippée à un bois flottant. Une image qui le hantait, on peut le comprendre.

  • »Mais arrêtez de vous suicider sur mes voies : Faites donc ça chez vous ! »
    Sur la forme: réaction typique de certains politiciens, et pas seulement au Zimbabwe, qui finissent par imaginer que le domaine qu'ils administrent leur appartient en propre "mes rails".
    Sur le fond: et comment se suicide-t-on "chez soi" si on est vieux, seul, désespéré, fatiguée de la vie (et) de ses souffrances? Tabou, tabou ...

  • « comment se suicide-t-on "chez soi" si on est vieux, seul, désespéré, fatiguée de la vie (et) de ses souffrances? »

    Vous connaissez peut-être, Mère-Grand, l’histoire du pasteur, avec déjà de la bouteille, étrennant sa nouvelle paroisse dans le Gros de Vaud et demandant tout à trac à ses ouailles lors du premier office : « Chez vous, c’est plutôt la corde ou le mousqueton ? »

    Non, il y a des solutions moins violentes, pour autant que la mort puisse être douce… Le suicide assisté prôné par Exit apparaît comme une meilleure alternative. Pour en avoir été témoin, le patient s’endort tranquillement et meurt en quelques minutes. Evidemment, il y a de la paperasse, des conditions à remplir, la lassitude en l’absence de pathologies probantes n’étant pas considérée comme un critère valable. Cela demande aussi un minimum d’organisation et il est souvent difficile de lutter contre les réticences de l’entourage.

    Vous avez raison, le libre choix réel de son départ en douceur n’existe pas vraiment, pas plus que l’égalité de l’accès aux moyens : médecins, infirmiers (-ères), vétos surtout qui utilisent le pento pour euthanasier nos animaux domestiques, pharmaciens bien sûr sont privilégiés à cet égard et font souvent preuve d'une belle inventivité quand ils décident de partir. C’est trop injuste…

  • @Gislebert
    Merci de reprendre le sujet. Je fais partie d'Exit depuis ses tout débuts et même si je n'ai jamais assisté personnellement à une mort encadrée et souvent entourée pas ses soins, j'en ai vue une dans un documentaire.
    Vous savez donc que les conditions pour en bénéficier sont très strictes et n'incluent pas une grande partie des raisons que j'ai énumérées pour pour avoir envie d'en finir avec la vie.
    Je sais et comprends bien évidemment tous les problèmes que poserait un "accès libre à un suicide facilité" . Il m'est arrivé sur un de nos blogs, et en partie (seulement) par provocation de donner en exemple les modalités de la mort choisie mises en scène dans le film "Soleil Vert" (sans cautionnes tous les autres aspects du film et en particulier la transformation des cadavres en tablettes de nourriture qui ont donné leur nom au film).
    C'était an partie une provocation, comme je l'ai déjà dit, mais je retiens le soulagement, la paix et une certaine joie avec laquelle le vieillard du film à pu mourir au moment qu'il a choisi, sans la violence et l'aspect dégradant qui attend ceux qui, comme les victimes désignées par "accident de personne", doivent "se débrouiller" pour que leur volonté soit accomplie.
    Faire des procès à Exit pour l'empêcher d'accéder aux voeux d'êtres humains adultes et conscientes, empêcher la diffusion des recettes et des kits de suicide, jeter le discrédit sur ceux qui veulent accomplir ce dernier geste de liberté en le médicalisant (ou pire, le psychiatrisant), imposer à des on croyants la morale de ceux qui croient en une vie après la mort, empêcher la mise en place des politique d'aide comme de plus en plus de pays les mettent en place, sont tous des aspects sur lesquels des progrès pourraient être faits, sans que l'humanité entre dans une ère de sauvagerie, tout au contraire.

  • @Gislebert, vous parlez de "libre choix" !!

    Alors que la limite du "libre arbitre" se heurte justement à l'idée du suicide. une fois parti, aurez-vous encore accès à ce "libre choix" ?

    Djemâa également parle de "philosophie" dans un contexte connexe, je ne suis pas d'accord, l'acte de se donner la mort, de se suicider, échappe aux critères de la philosophie, le terme lui-même est antinomique avec la philosophie.

    Non, trop souvent, les personnes qui n'ont plus d'autre choix, le sont pour des raisons sociales ou affectives, dans les deux cas, c'est le système qui se suicide !

    Dans les populations appelées "primitives", par exemple certaines tribus des forêts ou des îles, le suicide n'avait jamais existé avant qu'ils soient colonisés.

    Des pays comme la Suisse, sont particulièrement touchés par ce phénomène, pourtant ce pays se targue d'avoir un système social très avancé, ce qui est vrai, pourtant le taux de suicide en Suisse est particulièrement élevé.

    Néanmoins, malgré des standards sociaux très élevés, de nombreux suisses se suicident, dans ce cas, la principale raison relève de l'affectif !

  • Le suicide est pourtant traité par les philosophes, de Schopenhauer dont le père s'est donné la mort à Platon, Aristote, Augustin qui le condamnent tandis que les stoïciens mettent en exergue le libre arbitre et défendent le libre choix compris celui de décider de sa propre fin . (Nietzsche, Cioran, Camus). Emile Durkheim l'explique dans son ouvrage "Le Suicide".
    Et que dire du jeune Werther qui se suicide, Goethe lui fait dire "Que je suis heureux d'être parti".
    Quant au taux suicide élevé en Suisse, il faut repasser par la pyramide de Maslow , les besoins primaires assurés, il ne reste plus qu'à trouver du sens à sa vie et sans lequel la vie n'a pas grand intérêt.

  • " les stoïciens mettent en exergue le libre arbitre et défendent le libre choix compris celui de décider de sa propre fin . (Nietzsche,"
    Nietzsche prétendait que le libre-arbitre n'existait pas et alors qu'il recommendait aux médecins de hâter la fin des malades (incurables? - même pas sûr...) et qu'il fallait liquider les faibles et les ratés , il ne s'est pas appliqué à lui-même cette proposition, mais à sombrer dans la démence pendant plus de onze années.

    Antichrist:
    "Die Schwachen und Missrathnen sollen zu Grunde gehn: erster Satz unsrer Menschenliebe. Und man soll ihnen noch dazu helfen."

    Faites ce que je dis, ne faites pas ce que je fais est un bon résumé de la pensée de ce psychotique.

  • Chère Djemâa, je comprend bien, cependant vouloir attribuer un lien entre Schopenhauer et le sujet me semble hasardeux. C'est comme vouloir qualifier de philosophes des penseurs ou écrivains comme Cioran, Camus ou Nietzsche, laisse comme un arrière goût, sans pour autant s'exclure du fans club.

    Maintenant concernant Goethe, quel programme, certes la mort hante ces lieux ainsi que les manières de l'aborder, mais vouloir trouver quelconque filiation entre l'oeuvre du Maître et une définition morale vis-à-vis du suicide, c'est plutôt ardus comme tâche.

    Quant aux stoïciens, ces pauvres "diables", qu'ont-ils laissés si ce ne sont des ébauches et quelques dictas menant à la débauche, je ne sais pourquoi, on ne se lassent pas d'éloges envers les "philosophies" grecques antiques, qu'en reste-t-il de cette "philosophie" grecque ?

    Bref, hormis les enseignements d'Aristote, tous ces fragments de textes peuvent facilement se contredirent et vouloir en tirer un acquis fonctionnel ou des références philosophiques relève parfois d'une certaine forme mauvaise foi.

    Pardon !

    Vouloir philosopher sur ce sujet me semble d'emblée hasardeux et personnellement je ne trouve pas d'exemple ?

    Par contre, le "libre arbitre" est plus d'apropos, Gislebert parlait habilement de "libre choix", nonobstant est-il aisé d'associer le terme "libre" et les souffrances induisant ce phénomène ?

  • Et que dire du désespoir métaphysique? Pour le philosophe Soeren Kierkegaard dans son Traité du désespoir, nous sommes tous des désespérés qui s’ignorent. Nous désespérons parce que nous sommes une synthèse de fini et d'infini, de liberté et de nécessité, de temporel et d'éternel.
    Et comment fini l’être désespéré ? avec l’espoir d’un meilleur ailleurs, après un voyage au bout de lui-même.

    Ou alors, la forme la plus élégante du désespoir reste l'humour!

  • Quelqu`un a décidé de se donner la mort. Et alors? Cela fait partie de la vie depuis que l`homo sapiens a pris conscience de la mort. Pouvoir se donner volontairement la mort est le privilege des créatures qui ont conscience d`etre éphémeres. Présumablement un tres grand nombre de créatures dans l`univers. Se suicider n`est donc ni anormal ni honteux, meme si cela peut choquer ceux qui ont la chance de ne pas avoir de raison de vouloir abréger leur existence.

  • Djemâa, là. vous flirtez avec les morales et quelques luttes existentialistes du 19ème, mais peut-on parler de philosophie dans ce cadre spécifique, Kierkegaard est certes très passionnant dans ses approches et il est certainement le plus proche dans les personnages cités d'une explication concrète relative au sujet, mais dans ce cas, il s'agit de littérature et non de philosophie, désolé !

    Je disais plus haut que l'unique limite imposée par les philosophes vis-à-vis du suicide repose sur le libre arbitre, cependant, cette limite n'est pas envisageable philosophiquement parlant.

    C'est mon avis, maintenant, ce n'est pas un dogme !!

    Jean essaye de lier l'acte à la conscience, vaste sujet, cependant la conscience n'est pas forcément l'apanage des humains, en tout cas en matière de suicide, des animaux pratiquent le suicide, même le suicide collectif, comme le font les lemmings et dit-on les plus grands les mammifères comme les baleines qui obéissent également à des pulsions fatales.

    Concernant la conscience vis-à-vis de la mort, malheureusement personne n'est venu le confirmer !!!

  • Conclusion :

    Nous ne sommes jamais aussi près de la mort que lorsque nous sommes vivant !

    Et il n'est pas interdit d'interdire le suicide !

  • J'ai écrit plus haut :

    "Concernant la conscience vis-à-vis de la mort, malheureusement personne n'est venu le confirmer !!!"

    Et si il revient à la vie, même si il s'est donné la mort, la réponse tombe de soi !

  • Pour ceux qui pensent qu`il y a peut-etre une vie apres la mort du corps, il peut etre intéressant de savoir qu`un certain nombre de supposés contacts entre un médium et une personne suicidée semblent indiquer que cette derniere n`est pas "punie" dans l`au-dela (quel que cela puisse etre) pour s`etre suicidée mais est plutot mise au bénéfice d`une sorte de thérapie a base d`amour (au sens noble du mot) visant a effacer le traumatisme l`ayant conduit a se donner la mort. Cela dit et qu`il y ait ou non survie de l`ame, mon opinion est qu`il est bien plus profitable de résister a la tentation du suicide car, en y parvenant, on en sort bien plus fort et donc apte a profiter du restant de notre vie sur cette terre de la maniere qui nous convient.

  • Les scribes de Constantin ont tenté "l'exploit", le résultat est nul !

    Pour une fois qu'un gaillard se donne la peine de revenir d'un supposé "au-delà", nada, rien, nothing, pas un mot sur le "mystère" vendu à des milliards d'exemplaires, comme si les évangiles étaient cocus !

    Et l'on ne peut pas dire qu'ils n'ont pas essayés les bougres !!

  • Aurais-je jeté un froid ?

  • "Aurais-je jeté un froid ?"
    Comme d'habitude, Corto. Que saurais-tu faire d'autre ?

  • En période de canicule, je me sentais obligé Roland !

  • Le Christ décrit par les scribes de Constantin aurait-il commit un suicide ?

    Il me semble que c'est cette audace qui va couler le christianisme, depuis qu'il n'est plus imposé par la force !

    En fait l'épisode de la résurrection est abscond, le seul message que le christianisme aurait pu véhiculé aurait été en regard de l'expérience supposée vécue par le principal intéressé, cependant, malgré cette expérience unique, il ne partage rien à ce sujet !

    Qu'il multiplie des pains, des poissons ou qu'il marche sur l'eau, tout le monde arrive à se l'imaginer, ce ne sont que des superpositions d'images, mais revenir de l’au delà et ne rien dire, c'est comme un aveu !

    Surtout que si il était si inspiré, il aurait dû savoir qu'il serait exécuté par les romains, comme l'avaient été des milliers d'autres enfants d'Israël, donc en sachant cela, je peux affirmé qu'il s'agissait bel et bien d'un suicide. Mais dans ce cas, pourquoi l'a t-il fait si ce n'était pas pour transmettre une expérience si unique ?

    En ayant voulu jouer avec ce sujet, les auteurs des évangiles sont biens décevants !

  • On ne peut pas rapporter des souvenirs d'un état de mort réelle; ce qui est rapporté par certains, sont des souvenirs fabriqués, comme dans certains rêves ou hallucinations.
    Les étapes de la mort telle que nous la connaissons et la définissons (et que j'appelle mort réelle), sont bien connus, avec leurs effets sur l'activité cérébrale (dernier pic d'activité neuronale après trois secondes), rigidité caractéristique, perte de fluides, début de la décomposition (je rapporte des souvenirs de lecture et non une expérience personnelle).
    Cela infirme évidemment les souvenirs de vies antérieures après réincarnation et tous les récits et croyances liées à l'idée de survie, et ne peut donc convaincre que ceux qui acceptent ce que la connaissance scientifique a conclu de l'expérience.
    La vie après la mort, la vraie vie des religions, n'entre pas dans le sujet débat ici.

  • Ni par le biais de supposées philosophies !

  • Ceci dit, Mère-Grand ne voit pas que dans certaines religions, le suicide représente l'acte ultime garantissant une immortalité luxurieuse à ses adeptes.

    Nous le voyons avec daesh, mais pas seulement, le sacrifice ultime garantissait également aux croisés des paradis inégalables.

    Nous parlons même dans ce cas, de l'origine d'un des mythes les plus tenaces !!

    Comment induire dans une forme de logique respectable, l'idée de mourir pour une idéologie ou une pratique militaire ?

    Les japonais utilisaient des techniques infaillibles afin que les males de certaines castes n'hésitent pas une seconde à l'idée de se sacrifier pour l'honneur de leur nation. La technique consistait à frustrer le bébé de l'âge de 3 mois à 6 mois. Les mères de ces "élus" n'exprimaient pas un seul geste d'affection envers leurs garçons pendant environ 3 lunes. Cela faisait que ces élites ne refusaient jamais de donner leurs vies dans le cadres de missions, les kamikazes !

    Ce que je n'ai jamais compris, c'est pourquoi ils étaient équipés de casques d'aviation ??

  • @Géo, je vous laisserai régler vos comptes avec Corto ailleurs que sur mon blog, d'autant plus que la spiruline n'a rien à voir avec le sujet que je traite plus haut. Mais il est évident que ça doit agit contre la dépression :)

  • @Corto- rassurez-vous, je ne comprends juste pas ce que signifie votre dernier commentaire et je ne me sens pas personnellement visée par celui-ci, je ne l'ai donc pas publié, trop sibyllin pour moi et pour les autres assurément.

  • Chère Djemâa, si vous le permettez, selon la formule ad-hoc, je vais exposer ma vision et le pourquoi de cette courte phrase.

    Le suicide comme un phénomène sociétal et non comme un acte individuel.

    Les stats illustrent certains découpages au niveau de la planète :

    https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/1/10/Suicide_rates_map-fr.png

    Comme nous le savons, la mode de la postérité liée au suicide faisait la une des périodiques durant la période "romantique", le suicide romantique accuse le siècle disait-on !

    D'où ma phrase qui en fait appartenait à Agatha Christie après une vérification google et qui dit :

    "La romance ne reste jamais impunie"

    C'est en réponse à la période romantique/mélodramatique que cette phrase est née dans mon "esprit" ?!?!

    En ce qui me concerne, je ne trouve rien de sibyllin dans cette formule, c'est un constat historique, rien d'autre.

    Bien à vous

  • Regards croisés.

    D'un coté, Corto a écrit (24 juin, 17h25):
    "Dans les populations appelées "primitives", par exemple certaines tribus des forêts ou des îles, le suicide n'avait jamais existé avant qu'ils soient colonisés."
    Voilà qui est clair (même si les antécédents possibles du sujet de cette phrase sont soit au féminin, soit au singulier; mais avec Corto, il faut savoir comprendre).

    De l'autre côté, Jean Jarogh a écrit (24 juin, 22h11):
    "Quelqu`un a décidé de se donner la mort. Et alors? Cela fait partie de la vie depuis que l`homo sapiens a pris conscience de la mort."

    Jean Jarogh a évidemment tort. Les indigènes des tribus des forêts et des îles étaient des homines sapientes et ils avaient conscience de la mort autant que nous. Or, ils ne se suicidaient pas. Par conséquent, la mort ne fait pas (ou en tout cas: pas nécessairement) partie de la vie, comme Jean Jarogh l'affirme. Car le fait que dans les populations dites primitives, par exemple certaines tribus des forêts ou des îles, le suicide n'a jamais existé avant que ces peuplades ne soient colonisés ne saurait être mis en doute: celui qui nous livre ce scoop fabuleux (du latin “fabulo” = fabricant de contes, menteur, bavard) est un témoin oculaire, ayant fait partie de ces tribus indigènes d'avant la colonisation.

    D'ailleurs Corto lève toute équivoque en écrivant, dans son commentaire du 24 juin à 22h52:
    "Concernant la conscience vis-à-vis de la mort, malheureusement personne n'est venu le confirmer !!!"

    Sauf que là, Jean, j'en suis au même point que vous: nous sommes simplement trop bêtes pour comprendre ce que l'auteur de cette phrase a voulu dire. Sauf que j'ai la nette impression qu'il s'emmêle les pinceaux...

    La morale de l'histoire? Quand on ne sait pas, on se tait. On laisse Corto parler.

  • Heureux de vous savoir encore de ce monde, cher Mario. Pour Corto, je suis moi aussi certain qu`il ne peut se tromper et je l`envie pour son savoir cosmique. Quant aux sociétés qu`il qualifie de primitives, il est bien évident qu`elles prenaient systématiquement en charge leur membres épuisés par la vieillesse ou la maladie au risque de ne plus pouvoir nourrir les bien-portants par temps de disette et ainsi épargnaient a leurs grabataires d`avoir a se sacrifier (autrement dit se laisser volontairement mourir) pour sauver le groupe. Les nombreuses sociétés amérindiennes et japonaises dont les vieillards et les infirmes préféraient se sacrifier dans l`intéret du groupe étaient certainement des faux homo sapiens.

  • Que cherchez-vous à prouver, que les occidentaux sont les meilleurs ?

    Il s'agissait premièrement de sociétés dont les groupes ne dépassaient pas 400 membres, non seulement ils contrôlaient et pour certaines rares, contrôlent encore leurs démographies et se limitaient à ne pas dépasser 400 membres, de plus, ils n'ont jamais connus de "disettes", ces peuplades de chasseurs-cueilleurs changent de villages dès qu'ils doivent parcourir plus qu'une certaines distance pour trouver leurs nourritures, en fait, chaque peuplade possède jusqu'à 6 villages et ils passent de l'un à l'autre en rapport avec leurs besoins, donc, pas de disette et pas de surpopulation !

    J'ai cité ma référence, (Levy-Strauss), à vous de vous informer !

    Concernant l'aspect métaphysique, je me base sur les limites possibles dans la notion de "libre-arbitre" et je dis simplement que le suicide est la frontière infranchissable dans ce que nous associé au niveau philosophique, si vous ne comprenez pas, prenez le pour vous !!

  • De grâce, cher Jean Jarogh, n'en rajoutez pas.

    Corto vient de l'écrire:
    "Concernant l'aspect métaphysique, (...) je dis simplement que le suicide est la frontière infranchissable dans ce que nous associé au niveau philosophique, si vous ne comprenez pas, prenez le pour vous !!"

    "L'aspect métaphysique", "nous associé au niveau philosophique": même si Corto le dit "simplement", avouons-le: ça nous dépasse. Nous ne comprenons pas, un point c'est tout. Il faut se faire une raison. Je vous l'ai écrit: nous sommes trop bêtes pour comprendre ce que Corto veut dire. En fait, nous ne sommes pas simplement bêtes, nous sommes carrément zinzins. On a pu croire que c'était Corto qui l'était, mais regardons la réalité en face: c'est bien nous qui le sommes. La vérité, c'est que nous sommes des canards boiteux. Et pas n'importe quels canards boiteux: des canards gonflables complètement dégonflés. Alors que Corto, lui, est un canard gonflable comme on en fait pas de plus gonflé.

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