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« Faux réfugiés syriens » pour un vrai Ramadan

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Unknown-2.jpegAnnemasse ploie sous les familles de mendiants « syriens » placés dans les carrefours, aux feux rouges, à la sortie des épiceries orientales et qui en réalité sont des rroms déguisés en réfugiés syriens portant des pancartes en carton avec la mention« SOS Syriens » ou « famille syrienne –Faim- Aidez-nous «  et chaque année c’est la même histoire. Ils viennent du Nord de la France, de Roubaix en particulier, selon le témoignage d’un policier.

Dès le premier jour du Ramadan, les rroms mendiants se préparent au « carnaval », ils sortent tout le déguisement oriental ; je vois une jeune fille à la sortie d’un magasin oriental qui mendie avec son enfant, les yeux exagérément noirs cerclés de Khôl, on la croirait sortie d’une revue de mode. Plus loin ailleurs, une famille entière se tient devant un autre magasin, l’homme a hésité entre la casquette et le keffieh, finalement il porte les deux et on ne sait pas d’où il sort ça, il porte un pagne autour de son jeans, il a dû voir une photo sur internet d’un homme sorti du hammam avec un linge autour des hanches. Ils ont reçu assez de victuailles pour ripailler pendant quelques mois.

Chaque client qui sort du magasin oriental leur donne à manger et de l’argent, certains leur ont apporté des habits. Leurs cabas sont pleins à craquer ! Zakhat oblige, l'aumône est le troisième pilier de la religion, chaque musulman donne selon son cœur mais la recommandation est entre 5 et 7 euros pour des mendiants. Ceux que je vois en face de moi, doivent déjà atteindre les 500 euros pour la journée et ceci depuis le début du Ramadan, soit le 6 mai. Le 4 juin, on verra des centaines de « réfugiés syriens » car c’est le dernier jour du jeûne et la distribution de cadeaux; Noël avant l’heure pour les Rroms évangélistes.

Je fais remarquer au vendeur la scène, il hausse les épaules en disant ce sont de « faux réfugiés » mais de « vrais pauvres » alors c’est kif-kif, tu donnes,  dit-il en  esquissant un sourire un peu las,  marqué par le jeûne.

Certains sont embarqués au poste avec tout ce qu’ils ont récupéré mais plus encore. A Paris et ailleurs,  de vrais Syriens les pourchassent, les maudissant de rajouter à leur malheur en se faisant passer pour eux et profiter de leur misère de réfugiés et du même coup attenter à leur dignité car mendier dans la culture syrienne est considéré comme honteux et tabou.

Alors qu’en penser ? Faut-il différencier les misères entre des vrais réfugiés syriens et  de vrais rroms qui mendient sous le couvert de « faux syriens » et qui trichent et qui en ont besoin et se dire qu’on n’attend ni Ramadan ni Noël pour être généreux ? Qu’on a encore tous les autres jours de l’année pour lutter contre la faim dans le monde et éradiquer la pauvreté et son corollaire, la mendicité ?

« Fais l'aumône ne serait-ce qu'avec la moitié d'une datte car il y a aucune différence pour toi que tu la gardes ou que tu la donnes. En effet si tu es affamé cette moitié de datte ne va pas apaiser ta faim et si tu es rassasié tu n'en a pas besoin. »

رمضان مبارك

 

 

 

 

 

 

 

 

 

« Fais l'aumône ne serait-ce qu'avec la moitié d'une datte car il y a aucune différence pour toi que tu la gardes ou que tu la donnes. En effet si tu es affamé cette moitié de datte ne va pas apaiser ta faim et si tu es rassasié tu n'en a pas besoin. »

 

Lien permanent 11 commentaires

Commentaires

  • J'en ait croisé autour de Lyon alors que j'allais chercher une livraison, j'ai à mon collègue, voyons si il comprennent l'arabe, mais dès qu'ils me voyaient, ils avaient compris et évitaient de converser !!

    Ils visent les gringos !!

  • On ne devrait donner parce qu'il ceci ou cela, on donne si on a envie de donner !

  • Cher Mario, je vous laisserai croiser le fer avec Corto ailleurs que sur ce blog et ne publierai donc pas votre commentaire. J'ai vu qu'on vous a à tous deux coupé le crachoir dans le billet de Gilbert Salem : "Parler en public sans gêne ni couacs."alors que vous tailliez bavette. Je donne ma langue au chat que vous deviez bataille mener.
    En vous souhaitant une belle journée ensoleillée à souhait.

  • Bonjour Mme Djemâa,

    Tout d abord, bonnes Fêtes du mois de Ramadan à ceux qui les célèbrent.

    Vous dites, joliment et à juste titre, à la fin de votre article:" « Fais l'aumône ne serait-ce qu'avec la moitié d'une datte car il y a aucune différence pour toi que tu la gardes ou que tu la donnes. En effet si tu es affamé cette moitié de datte ne va pas apaiser ta faim et si tu es rassasié tu n'en a pas besoin. »

    Dans la même veine (peut-être!), je me permets de mettre ces deux citations qui me viennent à l esprit car l aumône a aussi une visée politique, sociale et certes elle se fait par nécessité:

    --Homère qui a dit dans Odyssée, XIV, 57: "Petite aumône grande joie ?"
    Néanmoins, n-est-il pas vrai que tout est dans le "point d interrogation".?!

    --Dans Humain, trop Humain, Nietzsche a dit: "Si toutes les aumônes n'étaient données que par pitié, tous les mendiants seraient déjà morts de faim."

    Bien à Vous.
    Charles 05

  • C'est un pauvre qui mangeait son pain, car il n'avait rien d'autre à se mettre sous la dent, à côté du grill en plein air d'un restaurateur.

    Une fois qu'il avait finit sa maigre pittance, le restaurateur exigea qu'il le paya pour avoir profité de l'odeur de la viande rôtie et pendant que les deux se disputaient un riche et notable de la ville passa et s’enquit du pourquoi de la dispute.

    Le restaurateur lui expliqua que ce n'était pas première fois que ce pauvre venait manger son pain près de son grill et qu'il exigeait que de désormais il le lui ferait payer !

    Le riche lui répondit, ne t'inquiète, je v'ai payer !

    Le restaurateur, content, accepta la généreuse offre du riche.

    Ensuite le riche secoua sa lourde bourse remplie de pièces d'or et lui déclara, voilà, je t'ai payé au son de mon or tout comme ce pauvre à respirer l'odeur de ton grill pour accompagner son pain !

  • Il y a huit degrés de charité, l’un supérieur à l’autre.

    [1] Le plus haut degré, au-dessus duquel il n’en est point d’autre, est de soutenir quelqu'un qui s’appauvrit en lui faisant un don ou un prêt, ou en s’associant avec lui ou en lui trouvant un travail pour le soutenir jusqu’à ce qu’il ne soit plus dépendant des autres...

    [2] Un degré moindre de charité est de donner aux pauvres sans savoir à qui l’on donne et sans que le pauvre ne sache de qui il reçoit. Car c’est là une bonne action accomplie uniquement pour le Ciel, à l’image du « fond anonyme ». Là les justes donnaient discrètement et les bons pauvres étaient ainsi entretenus discrètement. Donner à un fond de charité et similaire à ce mode de charité, bien qu’il ne convient de donner à un fond de charité que si l’on sait que le responsable de ce fond est digne de confiance, sage et un bon gestionnaire.

    [3] Un degré moindre de charité est quand le donateur sait à qui il donne, mais le receveur ne connaît pas son bienfaiteur. Les plus grands sages allaient discrètement glisser de l’argent sous les portes des pauvres. Il est bon et vertueux d’agir ainsi si les personnes responsables de distribuer la charité ne sont pas dignes de confiance.

    [4] Un degré moindre de charité est lorsque l’on ne sait pas à qui l’on donne, mais le pauvre sait qui est son bienfaiteur. Les plus grands sages enveloppaient des pièces dans leurs capes et jetaient celle-ci par-derrière, et les pauvres venaient et y ramassaient les pièces, de sorte qu’ils n’aient pas honte.

    [5] Un degré moindre est de donner au pauvre directement dans sa main, mais avant qu’il le demande.

    [6] Un degré moindre est de donner au pauvre après qu’il ait demandé.

    [7] Un degré moindre est de donner moins que ce qu’il convient, mais avec un visage bienveillant.

    [8] Un degré moindre est de donner à contrecœur.

  • @Corto,

    Croyez-vous que votre commentaire est superbe?

    "Oui", il l est juste pour dévier la discussion sur le sujet principal évoqué par Mme l Editrice de ce blog. A bon entendeur!

    Sans autre.
    Charles 05

  • Lu sujet principal est articulé autour de la charité, à mon avis, c'est un sujet qui ne devrait pas être conditionné par des considérations personnelles ou des apparences discriminatoires, les personnes qui mendient son bien souvent des professionnels, est-ce une raison pour vouloir les soumettre à des critères pseudos objectifs ?

    Les rooms n'adoptent pas les mêmes critères moraux que ceux imposés par les politiques des pays dans lesquels ils vivent ou passent, ils se sentent beaucoup plus libres que les sédentaires et expriment également certains dérèglements propres à nos sociétés, par exemple, contrairement à bon nombre de migrants, ils n'obtiennent pas de subventions ou d'allocations, n'est pas également une forme de mensonge vis-à-vis de cette communauté circulant en Europe depuis des siècles ?

  • Mme Djemâa,

    Je me permets de revenir au 1 er février 2019 quand vous avez dessiné un superbe récit sur votre blog. Une charité en quelque sorte si j ose m exprimer ainsi car vous l avez bien dit :"Toute vie mérite son récit".


    http://regardscroises.blog.tdg.ch/archive/2019/02/01/toute-vie-merite-son-recit-297084.html

  • Avez-vous vu ?

    On a atteint le sommet, odieux !!

    Steaks malsains offerts au nom de la charité: tollé

    Des associations françaises d'aide aux démunis ont distribué de la viande de mauvaise qualité, fournie par une entreprise. Tollé.

  • Depuis que j'ai lu les deux livres de Celhia de Lavarène, "Un visa pour l'enfer en octobre, et Les étoiles avaient déserté le ciel, je ne peux qu'avoir un regard plus que dubitatif sur la "générosité" occidentales, passée maîtresse en hypocrisie et en pudibonderie, exactement à l'image de l'église catholique qui ne cesse de faire sa propagande en matière de sexualité et qui dans son sein, ne fait que pratiquer les pires monstruosités totalement censurées pendant des siècles, voir des millénaires et qui commence à poindre, surtout depuis qu'internet permet à des lanceurs d'alertes d'être entendus.

    Celhia de Lavarène illustre la réalité des camps de l'onu et des ong dans le tiers monde, des récits plus écœurants les uns que les autres où des gamines sont violées graces aux budgets que les contribuables alimentent avec leurs impôts et leur soi-disante "charité".

    Elle a tenté d'alerter les institutions, tant l'onu que les ong, des horreurs commises envers des fillettes, violées, parfois violées à mort par des employés d'ong et onu, Elle n'a fait que récolter le silence et parfois des interviews sur des plateaux de TV, sans que pour autant quoi que ce soit ne bouge.

    Regardez la vidéo :

    https://www.youtube.com/watch?v=nbZkQqifFww

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