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Deuxième sommet de la diaspora albanaise à Tirana

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DSC01362 (1).jpgLa diaspora albanaise a été reçue à bras ouverts, à Tirana, durant les 28 février, 1er et 2 mars 2019. C’est un tapis rouge qui l’attendait. Une réception au Ministère organisée par le Ministre de la diaspora Monsieur Pandeli Majko a lancé le sommet, 600 personnes y ont été amenées au moyen d'une  trentaine de  bus. Ministres, présidents, vice-présidents, ils étaient nombreux à cette édition édition du Sommet de la diaspora, tous réalisent la manne que rapportent les Albanais de l’étranger, première source de revenus, ils forment aussi le gros du contingent annuel des touristes se rendant en Albanie et au Kosovo.

La délégation suisse était largement représentée par d’abord celui qui est surnommé en Albanie : L’ambassadeur des nations -  Monsieur Astrit Leka. L’homme le plus décoré d’Albanie et qui a sur créer des ponts entre la Suisse et l’Albanie en sa qualité de directeur de l'association SOLIDEST (Assoc. Int.de Solidarité pour le Dévelop. des Pays de l’Est) en installant d'abord  le buste de Skanderbeg à Genève et ensuite celui de Eugène Pittard, l'anthropologue genevois,  à la faculté des sciences de Tirana. Mais encore, il a permis que des étudiants en archéologie puissent effectuer des fouilles une fois par an en Albanie, sur le site d'Orikum. L'association culturelle lausannoise ILIRËT  était aussi représentée par son directeur Illir Bytyqi. Agim Paçarizi,  l’ancien directeur de la Ligue des enseignants et des parents albanais, à Genève participait également à ce sommet avec d’autres personnes de la Suisse allemande. Une brochette de représentants fiers de représenter la Suisse parmi les 60 nations présentes.

Ce fut aussi l’occasion de rappeler par la diaspora d’Israël,  le rôle qu’a joué l’Albanie durant la 2ème guerre mondiale ; le pays a reçu des milliers de Juifs de l'Europe du Nord et de la Grèce les cachant parmi la population en leur créant de faux papiers pour leur permettre ensuite de partir en Israël. Un voisin qui cachait un Juif n’aurait jamais été dénoncé ni par son village ni même par la police. Besa oblige. Un code d’honneur à respecter sur l’hospitalité que rien ne doit violer même pas les ordres des Nazis.

Monsieur Leka qui souhaite que je devienne sa biographe m’a proposé de venir à ce sommet et de visiter par la même occasion,  l’Albanie et le Kosovo pour m’en faire une idée et décider ensuite après cela,  si j’avais un intérêt quant à l’histoire de son pays et la sienne. Il n’a pas attendu ma réponse pour me présenter comme telle à tous,  y compris aux présidents qu’il connaît personnellement. Un sourire, un étonnement, puis une joie se lisaient sur les visages, à l'idée que quelqu’un s’intéresse à l’histoire de l’Albanie. Deux auteurs albanais m’ont invitée à lire leur livre sur M.Astrit Leka et les citer si j’y puisais des informations. Le romancier albanais Ismaël Kadaré pourrait signer le préambule de la biographie à venir. Bref, le travail ne manque pas et il est colossal avec 80 ans de résistance et d'engagement.

En arrivant au Kosovo, je me suis rendue au mémorial de Adem Jashari, le fondateur et dirigeant de l’UCK assassiné, le 5 mars 1998, avec toute sa famille, au total 52 personnes, un triste record mondial. Puis une visite de la ville de Mitrovica divisée en deux entre le Kosovo et la Serbie par le pont qui enjambe l’Ibar. Filer ensuite,  à Tirana en bus, à environ 4h de Pristina, et être soumis au contrôle douanier pour quitter le Kosovo et entrer en Albanie.

Il est certain  que l’Albanie et le Kosovo méritent d’être mieux connus surtout en Suisse, où vivent plus de 200'000 albanais dont une majorité du Kosovo. Une histoire qu’il faut sans cesse revisiter tant elle est complexe et dont une grande partie échappe à notre compréhension. En Macédoine, où 25,2 % de la population est albanaise, l’Albanais a été reconnue comme langue officielle. Mère Teresa y est pour beaucoup. Qui refuserait de ne pas reconnaître sa langue me souffle mon voisin assis à côté de moi lors du sommet ? L’aéroport de Tirana porte son nom Nënë Teresa.

Dorénavant, j'ai mon surnom en Albanie « La biographe » et qui pourrait être un titre de roman. Monsieur Leka ne cachait pas sa joie en me disant qu’avoir sa propre biographe c’est comme une pierre qui brille sur une couronne;  celle qu’il a tressée sur ses grands combats durant des décennies.

Le 3ème sommet de la diaspora est prévu en 2021.

 

ZVICËR  Suisse en albanais

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 Monsieur Leka et le Ministre de la Diaspora Pandeli Majko

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Président de la République  du Kosovo Hashim Thaçi

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Premier Ministre albanais Edi Rama

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Illir Bytyqi  de l'association ILIRËT

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Le rabbin de Tirana  Yisroel Finman qui explique le rôle joué par les Albanais durant

la 2ème Guerre mondiale. 

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Monsieur Astrit Leka  

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