29/05/2016

Couleurs en symphonie

La musique et les couleurs s’entrelacent et s’épousent pour former un tout poétique. Lorsque nous écoutons des musiques, il en naît parfois des tableaux ou ce sont les oeuvres qui créent de la musique. Sous le pinceau du peintre une fluidité chromatique, larges mouvements qui suivent le rythme d’une musique tzigane ou d’une valse.

Un tempo sombre et chaud qui laisse courir le pinceau légèrement « feulant » sur une toile qui se plaît à confondre le rouge et le noir. A chaque couleur sa musique.

 Un exercice musico-pictural auquel vous invite le peintre Jacques Strauss. Une exploration au cœur de l’inspiration qui saisit le visiteur pour qui l’atelier s’offre dans ses douces odeurs de peinture fraîche, les murs recouverts de tableaux qui invitent au voyage de l’imaginaire . Moment rare de lieux qui deviennent des exceptions. Quoi de plus magique que l’atelier du peintre. 



ATELIER DU PEINTRE JACQUES STRAUSS

SAMEDI ET DIMANCHE 4 ET 5 JUIN  2016

DE 11H à 20H NON STOP  (entrée libre)

1163 ROUTE DE BONNAZ

74250 FILLINGES 

21:53 | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | |

19/05/2016

Breaking the silence – Quand des soldats israéliens brisent le silence

1397180_1066991616656414_3372520417994083168_o.jpgL'association «Breaking the silence» créée en 2004 par un groupe d'anciens soldats déployés à Hébron (Cisjordanie) et qui dénonce les exactions commises par l'armée est sommée de livrer le nom d'un soldat qui a témoigné sous couvert d'anonymat et qui met en lumières les conditions de l'occupation.
Le Procureur général veut le nom d'un des soldats qui a témoigné sur la conduite de l'Opération Bordure Protectrice de l'été 2014. L'association pour sa part, juge la demande inacceptable et dénonce une tentative d'entraver son action :"Rompre le silence".
L'affaire doit être examinée dimanche 22 mai par la cour de Petah Tikva, une juridiction civile spécialisée dans les atteintes à la sécurité de l'État.

«Les règles d'engagement transmises aux soldats furent les plus permissives jamais portées à notre connaissance», y affirment les responsables de l'ONG, qui dénoncent «une politique de tirs indiscriminés» qui fera 2'000 morts lors des 50 jours d'occupation de Gaza et accusent l'armée d'avoir agi en violation de son propre code d'éthique. Une partie de la droite israélienne reproche à l'organisme de jeter le discrédit sur l'armée, voire de participer au boycott d'Israël.


9f8b4b646488605e73e0436c8c8f9f7d351904af.jpgYehuda Shaul, a été un de ces soldats entre 2001 et 2004. Après des études dans le lycée talmudique d’une colonie juive de Cisjordanie, il a servi trois ans dans le 50e bataillon de la Brigade Nahal. Porte-parole de l'association, il dénonce «une campagne d'une violence jamais atteinte pour nous faire taire une bonne fois pour toutes» et insiste sur le fait qu'il est impossible de livrer des noms : «Nous avons refusé, car la protection des soldats qui acceptent de témoigner sur leur expérience dans les rangs de l'armée est au cœur de notre activité - tout comme le minutieux travail de vérification auquel nous nous livrons avant de publier leurs témoignages."
Cette pression a pour but d'ostraciser des soldats qui ne font que témoigner de ce qu'ils ont vu et qui décourageront d'autres à révéler ce dont ils ont été témoins. Des témoignages choquants et qui montrent que des soldats à qui on exige de commettre des choses ignobles peuvent être aussi traumatisés que leur victime :

Breaking the Silence demande la mise en place d'une commission d'enquête indépendante pour investiguer sur une variété d'actions menées  par les militaires lors de l'Opération Bordure Protectrice en 2014. Bilan sur 50 jours de pilonnage systématique qui ont entraîné la mort de 2'140 victimes palestiniennes dont 500 enfants et plus de 10'000 blessés. 

Des témoignages par centaines :

"Pourquoi devais-tu lui tirer encore dessus ? il était déjà mort!"

"tu mets la pointe du fusil entre les dents et tu tires"
"Nous avons tué des policiers qui n'étaient pas armés!"
"Il fallait tirer sur des gens qui allaient rechercher le corps de leurs morts"

D'autres témoignages  :

http://www.breakingthesilence.org.il

http://www.breakingthesilence.org.il/testimonies/database

https://www.facebook.com/BreakingTheSilenceIsrael/

 This is how we fought in Gaza 2014


 


 

22 MAI 2016

La cour de Petah Tikva, une juridiction civile spécialisée dans les atteintes à la sécurité de l'État, a accordé un report d'audience au procureur général fixé, le 18 juillet 2016.  Breaking the Silence est satisfait de ce report qui permettra de réfléchir au rôle et au processus de détérioration dont l'association est devenue le symbole. 


Yuli Novak, executive director of Breaking the Silence said :
"In these difficult days where we hear warnings that Israel is showing 'sparks or signs of fascism.' we would specifically expect that the State Attorney carry out it's role as the gatekeeper for the rule of law and democracy, to ensure the rights of soldiers to free speech and to speak about what they did in the territories. But most of all, they should certainly not be taking part in an incitement campaign or in the attempts to shut down Breaking the Silence that have taken place in the past few months.
We're very glad for the extension given by the Court, and hope that the State Attorney will take this time to reflect and contemplate their role in this process of deterioration in which Breaking the Silence has become the symbol.
We believe in the justice system and that it will stand firm against these attempts, and will enable the soldiers, just as it has for the past 12 years, to have their voices heard and to break their silence.
We stand firm on the promise we made to each and every one of our 1,000 + testifiers that we would not reveal their identities and we will do everything in our power in order to stand by this commitment - to defend them and not to abandon them. Thank you."

 

 

Source Breaking the Silence 

https://www.facebook.com/BreakingTheSilenceIsrael/videos/...

18:04 | Lien permanent | Commentaires (6) | |  Facebook | | |

11/05/2016

Aéroport Ben Gourion- "Viens manger un couscous à la maison !"

savoureux-couscous-pays-L-_jahme.jpgLorsque vous envoyez un message si laconique à une de vos connaissances: "Viens manger un couscous à la maison!", vous êtes loin de vous douter que votre invitation tombe entre les mains de la police israélienne, en plein interrogatoire et qu'il ressemble carrément à un message codé.

Mon invitée partie en mission avec des ressortissants de 13 autres pays du Conseil œcuménique des Églises , s'est retrouvée en détention pendant plus de 61 heures assorties de 9 heures d'interrogatoire. Alors, vous imaginez bien que mon couscous tombait à l'eau,  tandis que d'autres donnaient du grain à moudre.

Surprise de ne recevoir aucune réponse durant quatre  jours et à mon grand étonnement, j'ai fini par entendre une petite voix au bout du fil qui s'excusait de n'avoir pas pu répondre à mon invitation  et pour cause.

Le couscous s'est transformé en filet de féra à la Vallée de Joux, à écouter les détails de l'incarcération et comment le steward de Easy Jet à l'aéroport de Ben Gourion  s'est écrié face aux deux renvoyées en Suisse accompagnées de gardes   : Ô mon dieu !  Des déportées !

La délégation du COE qui venait  participer en Israël à une réunion du Groupe de travail du Conseil œcuménique des Églises de Genève exige des excuses. Les  représentants d'Églises membres et du personnel du COE venaient participer à une consultation à Beit Jala, en Cisjordanie, sur les changements climatiques et l'écologie, à l'invitation des Églises membres du COE dans la région, hôtes de la réunion.
Le COE, par la voix de son secrétaire général, le pasteur norvégien Olave Fikse Tweit, a écrit à l’ambassadeur israélien à l'ONU à Genève pour exiger des excuses.

 

Communiqué du 9 mai

https://www.oikoumene.org/fr/resources/documents/general-...

 

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