19/05/2016

Breaking the silence – Quand des soldats israéliens brisent le silence

1397180_1066991616656414_3372520417994083168_o.jpgL'association «Breaking the silence» créée en 2004 par un groupe d'anciens soldats déployés à Hébron (Cisjordanie) et qui dénonce les exactions commises par l'armée est sommée de livrer le nom d'un soldat qui a témoigné sous couvert d'anonymat et qui met en lumières les conditions de l'occupation.
Le Procureur général veut le nom d'un des soldats qui a témoigné sur la conduite de l'Opération Bordure Protectrice de l'été 2014. L'association pour sa part, juge la demande inacceptable et dénonce une tentative d'entraver son action :"Rompre le silence".
L'affaire doit être examinée dimanche 22 mai par la cour de Petah Tikva, une juridiction civile spécialisée dans les atteintes à la sécurité de l'État.

«Les règles d'engagement transmises aux soldats furent les plus permissives jamais portées à notre connaissance», y affirment les responsables de l'ONG, qui dénoncent «une politique de tirs indiscriminés» qui fera 2'000 morts lors des 50 jours d'occupation de Gaza et accusent l'armée d'avoir agi en violation de son propre code d'éthique. Une partie de la droite israélienne reproche à l'organisme de jeter le discrédit sur l'armée, voire de participer au boycott d'Israël.


9f8b4b646488605e73e0436c8c8f9f7d351904af.jpgYehuda Shaul, a été un de ces soldats entre 2001 et 2004. Après des études dans le lycée talmudique d’une colonie juive de Cisjordanie, il a servi trois ans dans le 50e bataillon de la Brigade Nahal. Porte-parole de l'association, il dénonce «une campagne d'une violence jamais atteinte pour nous faire taire une bonne fois pour toutes» et insiste sur le fait qu'il est impossible de livrer des noms : «Nous avons refusé, car la protection des soldats qui acceptent de témoigner sur leur expérience dans les rangs de l'armée est au cœur de notre activité - tout comme le minutieux travail de vérification auquel nous nous livrons avant de publier leurs témoignages."
Cette pression a pour but d'ostraciser des soldats qui ne font que témoigner de ce qu'ils ont vu et qui décourageront d'autres à révéler ce dont ils ont été témoins. Des témoignages choquants et qui montrent que des soldats à qui on exige de commettre des choses ignobles peuvent être aussi traumatisés que leur victime :

Breaking the Silence demande la mise en place d'une commission d'enquête indépendante pour investiguer sur une variété d'actions menées  par les militaires lors de l'Opération Bordure Protectrice en 2014. Bilan sur 50 jours de pilonnage systématique qui ont entraîné la mort de 2'140 victimes palestiniennes dont 500 enfants et plus de 10'000 blessés. 

Des témoignages par centaines :

"Pourquoi devais-tu lui tirer encore dessus ? il était déjà mort!"

"tu mets la pointe du fusil entre les dents et tu tires"
"Nous avons tué des policiers qui n'étaient pas armés!"
"Il fallait tirer sur des gens qui allaient rechercher le corps de leurs morts"

D'autres témoignages  :

http://www.breakingthesilence.org.il

http://www.breakingthesilence.org.il/testimonies/database

https://www.facebook.com/BreakingTheSilenceIsrael/

 This is how we fought in Gaza 2014


 


 

22 MAI 2016

La cour de Petah Tikva, une juridiction civile spécialisée dans les atteintes à la sécurité de l'État, a accordé un report d'audience au procureur général fixé, le 18 juillet 2016.  Breaking the Silence est satisfait de ce report qui permettra de réfléchir au rôle et au processus de détérioration dont l'association est devenue le symbole. 


Yuli Novak, executive director of Breaking the Silence said :
"In these difficult days where we hear warnings that Israel is showing 'sparks or signs of fascism.' we would specifically expect that the State Attorney carry out it's role as the gatekeeper for the rule of law and democracy, to ensure the rights of soldiers to free speech and to speak about what they did in the territories. But most of all, they should certainly not be taking part in an incitement campaign or in the attempts to shut down Breaking the Silence that have taken place in the past few months.
We're very glad for the extension given by the Court, and hope that the State Attorney will take this time to reflect and contemplate their role in this process of deterioration in which Breaking the Silence has become the symbol.
We believe in the justice system and that it will stand firm against these attempts, and will enable the soldiers, just as it has for the past 12 years, to have their voices heard and to break their silence.
We stand firm on the promise we made to each and every one of our 1,000 + testifiers that we would not reveal their identities and we will do everything in our power in order to stand by this commitment - to defend them and not to abandon them. Thank you."

 

 

Source Breaking the Silence 

https://www.facebook.com/BreakingTheSilenceIsrael/videos/...

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Commentaires

J'ai déjà eu l'occasion de parler de ce mouvement de résistance sur un autre Blog .
Il me semble particulièrement important de diffuser sur les réseaux sociaux les initiatives ,les actions qui permettent de sortir par le haut de ce conflit qui ne génère pour l'instant que désespérance..
Au communautarisme à tendance exclusive s'enkystant dans la société israélienne , répond un repli identitaire qui fait le nid d'un islamisme importé dans les territoires occupés.
Les timides tentatives occidentales d'intervenir diplomatiquement dans ce champ de mines ne sont pour l'instant vouées qu'à alimenter des frustrations dans le camp des progressistes bien intentionnés .
Boycotter , l'occupant à commencer par le symbolisme culturel, rompre toute relation académique- artistique avec le colonisateur , me parait une arme de destruction massive de l'Homo Occidentalis dont s'affublent les collabos de Tel-Aviv

Écrit par : briand | 19/05/2016

La réflexion du matin : Guerre et éthique sont-elles compatibles ?

Écrit par : djemâa | 20/05/2016

Stop au délire : Gaza : Témoignage du Colonel britannique Richard Kemp

Posted by Le CAPE on 4/19/15 • Categorized as Articles

Extraits de propos tenus par le Colonel Richard Kemp sur la guerre de Gaza (été 2014) devant la Commission d’enquête de l’ONU.

J’ai servi 29 ans dans l’infanterie britannique. Durant mon service militaire j’ai combattu le fléau du terrorisme dans divers pays, notamment en Irak, en Afghanistan et en Irlande du Nord. J’ai commandé les forces britanniques en Afghanistan et j’ai participé à la Première guerre du Golfe. J’ai ensuite dirigé des troupes avec les Forces des Nations unies en Bosnie et à Chypre.

Pendant les années 2002-2005, j’ai été chargé du renseignement sur le terrorisme national et international au sein du gouvernement britannique. Le Hamas et le Jihad islamique palestiniens figuraient en tête de mes préoccupations et mon rôle était de suivre leurs activités et d’évaluer leur stratégie. J’ai eu accès à tous les renseignements secrets et confidentiels que le Royaume-Uni possédait sur les différents groupes extrémistes.

J’ai eu l’honneur et le privilège d’obtenir de la Reine Elizabeth II d’Angleterre la médaille de Commandeur de l’Ordre de l’Empire britannique.

Durant mon service militaire et mes activités au sein du gouvernement britannique, j’ai eu des contacts avec l’armée israélienne et ses services de Renseignement. Lors des deux dernières opérations de Tsahal dans la bande de Gaza en 2012 et 2014, j’ai vécu en Israël pour approfondir mes connaissances dans la lutte antiterroriste. J’y ai rencontré des dirigeants politiques, des hauts-fonctionnaires et des officiers de Tsahal. Lors de mes séjours, j’ai passé de nombreuses journées près de la frontière avec la bande de Gaza. J’ai pu voir sur le terrain, de mes propres yeux, le déroulement des opérations. J’ai été informé sur place et j’ai interrogé de nombreux officiers et soldats avant leur déploiement sur le champ de bataille et immédiatement après leur retour.

Mon témoignage devant la Commission d’enquête des Nations unies sur le conflit de Gaza de l’été 2014 est donc basé sur des observations sur le terrain pendant le dernier conflit ainsi que sur ma longue expérience militaire.

Je précise que mon témoignage est volontaire et neutre et que je ne suis rémunéré par aucun organisme de Tsahal ou du gouvernement israélien.

A mon avis, les mesures prises par Israël étaient nécessaires pour défendre la population locale contre les attaques quotidiennes et meurtrières du Hamas et du Jihad islamique. C’est en effet le devoir inaliénable de tout gouvernement d’utiliser ses forces armées pour protéger ses citoyens et son territoire contre des attaques extérieures.

La bande de Gaza étant un territoire séparé, en dehors du contrôle israélien, les actions de Tsahal sont une réponse légitime à des attaques en provenance d’un pays étranger. Dans ces circonstances, je ne connais pas d’autres moyens réalistes et efficaces pour arrêter des tirs de roquettes et de missiles que ceux employés par l’armée israélienne. Aucun expert militaire dans le monde n’est capable de proposer une alternative viable de défense contre une telle agression.
Certes, il existe d’autres options pour éradiquer complètement ces attaques comme par exemple d’envahir tout le territoire et de détruire toutes les infrastructures terroristes, ou de lancer un déluge de bombes pour forcer le Hamas et les autres groupes terroristes à renoncer à leurs attaques. Ces options ne sont pas réalistes car elles auraient causé de nombreuses victimes dans les deux camps et une présence coûteuse pour l’armée israélienne dans un contexte déjà explosif avec les menaces de l’Iran, du Hezbollah et des différents mouvements extrémistes islamistes dans le Sinaï.

De fait, la dernière opération fut la plus pragmatique pour réduire les dégâts et éviter la reprise des hostilités. Toutefois, pour aboutir à une accalmie complète et à long terme, j’exhorte la Commission à recommander une coopération internationale efficace afin d’éviter une nouvelle militarisation de la bande de Gaza.

Il est tout à fait irresponsable de condamner Israël pour avoir imposé un blocus maritime et exiger la levée du contrôle israélien le long de sa frontière sans comprendre ni prendre en considération les actions israéliennes nécessaires pour empêcher le réarmement des troupes terroristes et éviter de nouvelles attaques contre son propre territoire.

Il convient de noter que l’Egypte prend des mesures préventives similaires contre les extrémistes de Gaza et pour les mêmes raisons.

En l’absence d’une coopération internationale efficace dans la bande de Gaza, il est certain que dans les mois et les années à venir le scénario de l’été 2014 se reproduira. Votre Commission devrait jouer un rôle constructif dans la promotion d’une approche internationale afin d’éviter de nouveaux conflits.

L’armée israélienne n’avait pas non plus le choix de procéder à une incursion terrestre limitée dans la bande de Gaza pour localiser et détruire les tunnels d’attaque qui menaçaient directement la population israélienne.

Soulignons que l’infrastructure militaire du Hamas est localisée principalement au sein de la population civile. Dans ces circonstances, et pour neutraliser la menace du Hamas, on ne pourrait jamais éviter des victimes civiles.

En vertu des lois sur les conflits armés, cette réalité ne rend pas ces opérations illégales en supposant qu’elles étaient nécessaires. Cependant, l’armée israélienne avait le devoir de faire la distinction entre les cibles militaires et les civils et de s’assurer que ses opérations soient bien menées en conformité avec le principe de la proportionnalité.

Il convient aussi de souligner que la proportionnalité n’est pas une relation entre le nombre de victimes au sein des deux parties, mais un calcul des pertes accidentelles, des blessures ou des dommages subis par les civils par rapport à l’avantage militaire.
Lors de mes propres recherches et des séances d’information auxquelles j’ai souvent assisté avec des juristes, des militaires et des politiques israéliens, j’ai appris que leurs commandants accordaient une grande importance au respect du Droit dans les conflits armés. Cela inclut le principe de la proportionnalité qui figure dans le manuel du Droit militaire de Tsahal et qui est reconnu par le Comité international de la Croix-Rouge.

L’armée israélienne est responsable devant le gouvernement démocratiquement élu et elle agit en conformité avec le système juridique israélien. Tsahal, comme d’ailleurs toutes les forces armées occidentales, forme ses soldats et ses officiers selon les codes éthiques et les règles du Droit international.

Lors de mes entretiens avec les combattants de Tsahal, j’ai constaté, comme dans les armées occidentales, les mêmes frustrations émergentes chez les soldats en raison des risques supplémentaires imposés sur leurs vies et celles de leurs camarades, et du fait que l’ennemi ne respectait pas les règles de la guerre, négligeait la vie de civils innocents et utilisait des boucliers humains.

Néanmoins, tous les soldats que j’ai interrogés – y compris ceux ayant affirmé avoir été frustrés par ces restrictions – ont compris la nécessité de respecter les règles d’engagement. La motivation chez eux est plus forte que les engagements des soldats rencontrés dans les rangs des armées occidentales.

J’ai parlé également avec des pilotes de l’armée de l’air et chacun me racontait son dilemme avant toute frappe aérienne. L’un d’eux m’a raconté qu’il avait abandonné plus de dix fois sa cible parce que des civils avaient été identifiés dans son collimateur.
Bien que je ne sois pas moi-même témoin de ces événements, je suis convaincu que les nombreux soldats et les pilotes que j’ai rencontrés me disent la vérité. Par expérience, je sais comment ils pensent, agissent et parlent, même s’il ne s’agit pas d’un sondage scientifique.

Je dois souligner qu’aucune armée dans l’Histoire de la Guerre n’a pris de mesures aussi importantes que Tsahal pour minimiser les dommages aux civils dans une zone de combat. Je tiens aussi à dire et à affirmer qu’au cours des opérations en Afghanistan, les forces britanniques et américaines ont adopté des méthodes développées par l’armée israélienne dans la bande de Gaza.

En novembre 2014, le Général Martin Dempsey, Chef de l’état-major interarmées américain, a déclaré que l’armée israélienne « a fait des efforts extraordinaires pour limiter les dommages collatéraux et les pertes civiles » durant le conflit de l’été 2014 à Gaza. Il a révélé qu’il avait envoyé une délégation d’officiers militaires américains en Israël pour en apprendre davantage sur les mesures que Tsahal prenait pour éviter des pertes civiles.

J’ai été informé sur toutes les procédures et les mesures que Tsahal met régulièrement et minutieusement en œuvre avant de lancer une attaque dans la bande de Gaza. Aucune cible ne pourrait être attaquée sans un renseignement précis émanant de plusieurs sources distinctes et indépendantes incluant des sources humaines, une surveillance aérienne et au sol, et des interceptions de communications.

Chaque mission d’attaque aérienne devait être autorisée personnellement par le chef de l’Aviation ou l’un de ses adjoints, et toutes les autorisations sont soumises à l’avis des conseillers juridiques.
Bien entendu, dans certaines circonstances, toutes les procédures et les précautions ne peuvent être suivies à la lettre, par exemple, lors d’une opération aérienne dont les forces terrestres se trouveraient en danger imminent.

Chaque chef militaire doit minimiser le risque de victimes civiles dans une zone de combat mais il a aussi le devoir de minimiser les dangers pour ses propres troupes.

Cette considération est un facteur important qui affecte l’étendue des pertes civiles dans les combats au sol. En outre, même les forces terrestres les mieux formées sont inévitablement affectées par la peur, l’épuisement, la douleur, la fumée, le vacarme, les tirs et les bombes dans tous les sens, la confusion totale, les blessés et les morts ainsi la destruction environnante.

Dans une situation de combat intensif et de chaos se produisent inévitablement des erreurs qui conduisent parfois à des pertes civiles involontaires. Il existe également d’autres bavures non liées aux erreurs humaines – comme celles de combattants du Hamas habillés en civil – ou des erreurs de cibles de dernière minute, ou même des incidents non délibérés de « tirs amis ».

Dans toutes les armées du monde y compris dans les rangs de Tsahal il existe de mauvais soldats. Par imprudence ou par négligence, ces soldats individuels peuvent avoir été responsables de quelques victimes civiles, de mauvais traitements, de dommages de biens, de pillage ou de vol. Ce sont bien entendu des actes inadmissibles et condamnables.

J’ai été informé dans les détails des mesures et actions juridiques prises, des leçons tirées par Tsahal et du rôle implacable de la Cour suprême de Justice.

Gaza : Témoignage du Colonel britannique Richard Kemp

Posted by Le CAPE on 4/19/15 • Categorized as Articles

Extraits de propos tenus par le Colonel Richard Kemp sur la guerre de Gaza (été 2014) devant la Commission d’enquête de l’ONU.

J’ai servi 29 ans dans l’infanterie britannique. Durant mon service militaire j’ai combattu le fléau du terrorisme dans divers pays, notamment en Irak, en Afghanistan et en Irlande du Nord. J’ai commandé les forces britanniques en Afghanistan et j’ai participé à la Première guerre du Golfe. J’ai ensuite dirigé des troupes avec les Forces des Nations unies en Bosnie et à Chypre.

Pendant les années 2002-2005, j’ai été chargé du renseignement sur le terrorisme national et international au sein du gouvernement britannique. Le Hamas et le Jihad islamique palestiniens figuraient en tête de mes préoccupations et mon rôle était de suivre leurs activités et d’évaluer leur stratégie. J’ai eu accès à tous les renseignements secrets et confidentiels que le Royaume-Uni possédait sur les différents groupes extrémistes.

J’ai eu l’honneur et le privilège d’obtenir de la Reine Elizabeth II d’Angleterre la médaille de Commandeur de l’Ordre de l’Empire britannique.kemp

Le Colonel Richard Kemp

Durant mon service militaire et mes activités au sein du gouvernement britannique, j’ai eu des contacts avec l’armée israélienne et ses services de Renseignement. Lors des deux dernières opérations de Tsahal dans la bande de Gaza en 2012 et 2014, j’ai vécu en Israël pour approfondir mes connaissances dans la lutte antiterroriste. J’y ai rencontré des dirigeants politiques, des hauts-fonctionnaires et des officiers de Tsahal. Lors de mes séjours, j’ai passé de nombreuses journées près de la frontière avec la bande de Gaza. J’ai pu voir sur le terrain, de mes propres yeux, le déroulement des opérations. J’ai été informé sur place et j’ai interrogé de nombreux officiers et soldats avant leur déploiement sur le champ de bataille et immédiatement après leur retour.

Mon témoignage devant la Commission d’enquête des Nations unies sur le conflit de Gaza de l’été 2014 est donc basé sur des observations sur le terrain pendant le dernier conflit ainsi que sur ma longue expérience militaire.

Je précise que mon témoignage est volontaire et neutre et que je ne suis rémunéré par aucun organisme de Tsahal ou du gouvernement israélien.

A mon avis, les mesures prises par Israël étaient nécessaires pour défendre la population locale contre les attaques quotidiennes et meurtrières du Hamas et du Jihad islamique. C’est en effet le devoir inaliénable de tout gouvernement d’utiliser ses forces armées pour protéger ses citoyens et son territoire contre des attaques extérieures.

La bande de Gaza étant un territoire séparé, en dehors du contrôle israélien, les actions de Tsahal sont une réponse légitime à des attaques en provenance d’un pays étranger. Dans ces circonstances, je ne connais pas d’autres moyens réalistes et efficaces pour arrêter des tirs de roquettes et de missiles que ceux employés par l’armée israélienne. Aucun expert militaire dans le monde n’est capable de proposer une alternative viable de défense contre une telle agression.

Hamaswar

Les terroristes du Hamas se préparent à la prochaine guerre (AP/Asad)

Certes, il existe d’autres options pour éradiquer complètement ces attaques comme par exemple d’envahir tout le territoire et de détruire toutes les infrastructures terroristes, ou de lancer un déluge de bombes pour forcer le Hamas et les autres groupes terroristes à renoncer à leurs attaques. Ces options ne sont pas réalistes car elles auraient causé de nombreuses victimes dans les deux camps et une présence coûteuse pour l’armée israélienne dans un contexte déjà explosif avec les menaces de l’Iran, du Hezbollah et des différents mouvements extrémistes islamistes dans le Sinaï.

De fait, la dernière opération fut la plus pragmatique pour réduire les dégâts et éviter la reprise des hostilités. Toutefois, pour aboutir à une accalmie complète et à long terme, j’exhorte la Commission à recommander une coopération internationale efficace afin d’éviter une nouvelle militarisation de la bande de Gaza.

Il est tout à fait irresponsable de condamner Israël pour avoir imposé un blocus maritime et exiger la levée du contrôle israélien le long de sa frontière sans comprendre ni prendre en considération les actions israéliennes nécessaires pour empêcher le réarmement des troupes terroristes et éviter de nouvelles attaques contre son propre territoire.

Il convient de noter que l’Egypte prend des mesures préventives similaires contre les extrémistes de Gaza et pour les mêmes raisons.

En l’absence d’une coopération internationale efficace dans la bande de Gaza, il est certain que dans les mois et les années à venir le scénario de l’été 2014 se reproduira. Votre Commission devrait jouer un rôle constructif dans la promotion d’une approche internationale afin d’éviter de nouveaux conflits.

L’armée israélienne n’avait pas non plus le choix de procéder à une incursion terrestre limitée dans la bande de Gaza pour localiser et détruire les tunnels d’attaque qui menaçaient directement la population israélienne.

Soulignons que l’infrastructure militaire du Hamas est localisée principalement au sein de la population civile. Dans ces circonstances, et pour neutraliser la menace du Hamas, on ne pourrait jamais éviter des victimes civiles.

En vertu des lois sur les conflits armés, cette réalité ne rend pas ces opérations illégales en supposant qu’elles étaient nécessaires. Cependant, l’armée israélienne avait le devoir de faire la distinction entre les cibles militaires et les civils et de s’assurer que ses opérations soient bien menées en conformité avec le principe de la proportionnalité.

Il convient aussi de souligner que la proportionnalité n’est pas une relation entre le nombre de victimes au sein des deux parties, mais un calcul des pertes accidentelles, des blessures ou des dommages subis par les civils par rapport à l’avantage militaire.

Hamas militants grab a Palestinian suspected of collaborating with Israel in Gaza City

Le Hamas procède à des exécutions publiques, 22 août 2014 (Reuters)

Lors de mes propres recherches et des séances d’information auxquelles j’ai souvent assisté avec des juristes, des militaires et des politiques israéliens, j’ai appris que leurs commandants accordaient une grande importance au respect du Droit dans les conflits armés. Cela inclut le principe de la proportionnalité qui figure dans le manuel du Droit militaire de Tsahal et qui est reconnu par le Comité international de la Croix-Rouge.

L’armée israélienne est responsable devant le gouvernement démocratiquement élu et elle agit en conformité avec le système juridique israélien. Tsahal, comme d’ailleurs toutes les forces armées occidentales, forme ses soldats et ses officiers selon les codes éthiques et les règles du Droit international.

Lors de mes entretiens avec les combattants de Tsahal, j’ai constaté, comme dans les armées occidentales, les mêmes frustrations émergentes chez les soldats en raison des risques supplémentaires imposés sur leurs vies et celles de leurs camarades, et du fait que l’ennemi ne respectait pas les règles de la guerre, négligeait la vie de civils innocents et utilisait des boucliers humains.

Néanmoins, tous les soldats que j’ai interrogés – y compris ceux ayant affirmé avoir été frustrés par ces restrictions – ont compris la nécessité de respecter les règles d’engagement. La motivation chez eux est plus forte que les engagements des soldats rencontrés dans les rangs des armées occidentales.

J’ai parlé également avec des pilotes de l’armée de l’air et chacun me racontait son dilemme avant toute frappe aérienne. L’un d’eux m’a raconté qu’il avait abandonné plus de dix fois sa cible parce que des civils avaient été identifiés dans son collimateur.

Bien que je ne sois pas moi-même témoin de ces événements, je suis convaincu que les nombreux soldats et les pilotes que j’ai rencontrés me disent la vérité. Par expérience, je sais comment ils pensent, agissent et parlent, même s’il ne s’agit pas d’un sondage scientifique.

Je dois souligner qu’aucune armée dans l’Histoire de la Guerre n’a pris de mesures aussi importantes que Tsahal pour minimiser les dommages aux civils dans une zone de combat. Je tiens aussi à dire et à affirmer qu’au cours des opérations en Afghanistan, les forces britanniques et américaines ont adopté des méthodes développées par l’armée israélienne dans la bande de Gaza.

En novembre 2014, le Général Martin Dempsey, Chef de l’état-major interarmées américain, a déclaré que l’armée israélienne « a fait des efforts extraordinaires pour limiter les dommages collatéraux et les pertes civiles » durant le conflit de l’été 2014 à Gaza. Il a révélé qu’il avait envoyé une délégation d’officiers militaires américains en Israël pour en apprendre davantage sur les mesures que Tsahal prenait pour éviter des pertes civiles.

J’ai été informé sur toutes les procédures et les mesures que Tsahal met régulièrement et minutieusement en œuvre avant de lancer une attaque dans la bande de Gaza. Aucune cible ne pourrait être attaquée sans un renseignement précis émanant de plusieurs sources distinctes et indépendantes incluant des sources humaines, une surveillance aérienne et au sol, et des interceptions de communications.

Chaque mission d’attaque aérienne devait être autorisée personnellement par le chef de l’Aviation ou l’un de ses adjoints, et toutes les autorisations sont soumises à l’avis des conseillers juridiques.



HamasHaniyeh

Le Premier ministre du Hamas, Ismail Haniyeh, en octobre 2013 à Gaza (Sipa/Fathi)

Bien entendu, dans certaines circonstances, toutes les procédures et les précautions ne peuvent être suivies à la lettre, par exemple, lors d’une opération aérienne dont les forces terrestres se trouveraient en danger imminent.

Chaque chef militaire doit minimiser le risque de victimes civiles dans une zone de combat mais il a aussi le devoir de minimiser les dangers pour ses propres troupes.

Cette considération est un facteur important qui affecte l’étendue des pertes civiles dans les combats au sol. En outre, même les forces terrestres les mieux formées sont inévitablement affectées par la peur, l’épuisement, la douleur, la fumée, le vacarme, les tirs et les bombes dans tous les sens, la confusion totale, les blessés et les morts ainsi la destruction environnante.

Dans une situation de combat intensif et de chaos se produisent inévitablement des erreurs qui conduisent parfois à des pertes civiles involontaires. Il existe également d’autres bavures non liées aux erreurs humaines – comme celles de combattants du Hamas habillés en civil – ou des erreurs de cibles de dernière minute, ou même des incidents non délibérés de « tirs amis ».

Dans toutes les armées du monde y compris dans les rangs de Tsahal il existe de mauvais soldats. Par imprudence ou par négligence, ces soldats individuels peuvent avoir été responsables de quelques victimes civiles, de mauvais traitements, de dommages de biens, de pillage ou de vol. Ce sont bien entendu des actes inadmissibles et condamnables.

J’ai été informé dans les détails des mesures et actions juridiques prises, des leçons tirées par Tsahal et du rôle implacable de la Cour suprême de Justice.

Il faut dire que dans les cas où des civils furent victimes, ou maltraités, l’avocat général militaire de Tsahal a ordonné un certain nombre d’enquêtes pénales, qui sont ensuite publiées en toute transparence.

En plus de la politique de Tsahal pour minimiser les pertes civiles, d’autres actions israéliennes ont largement contribué à sauver la vie des civils de Gaza. L’investissement financier et technologique dans les alertes et les abris, ainsi que dans le système antimissiles « Dôme de Fer » a permis d’éviter considérablement les tirs de roquettes et de missiles sur la population civile et la destruction de biens.

Les différents systèmes défensifs mis en place par Israël ont sauvé la vie de nombreux civils et ont empêché la panique.

Malgré les efforts israéliens pour sauver la vie des civils, on estime qu’un nombre important de ceux tués à Gaza l’étaient. Toutefois, les civils qui sont morts pendant le conflit sont morts également de causes naturelles, certains dans des accidents non liés aux combats, d’autres auraient été exécutés ou assassinés par le Hamas ou tués accidentellement par des missiles explosés avant leur envoi ou en étant des boucliers humains.

Prenant en compte ces facteurs, je recommande à la Commission d’examiner minutieusement les rapports sur les pertes civiles dans d’autres conflits comparables comme en Afghanistan ou en Irak. Il est important aussi de prendre en considération le traumatisme et la peur de la population civile israélienne dont j’ai été témoin ainsi que la perturbation de la vie quotidienne durant plus de 50 jours.

Pendant le conflit, j’ai visité des tunnels d’attaque qui ont été conçus et construits pour un seul objectif : s’infiltrer en territoire israélien pour attaquer, tuer et enlever des civils et des soldats israéliens.
En conclusion, je dirais que l’armée israélienne a pris des mesures exceptionnelles pour respecter les lois des conflits armés et minimiser les pertes civiles à Gaza. Israël déploie aussi des efforts considérables pour enquêter sur les incidents où des civils auraient été illégalement tués, blessés ou maltraités, et où des biens civils auraient été illégalement endommagés ou volés. Je ne connais pas une nation au monde qui ait mené des enquêtes aussi complètes sur ses propres activités militaires comme l’a fait Israël.

Je prie la Commission de condamner le Hamas et les autres groupes terroristes palestiniens pour leurs actions durant ce conflit. Ne pas le faire reviendrait à encourager la répétition de telles actions dans l’avenir et à travers le monde. J’exhorte également les membres de la Commission à donner une juste considération aux actions d’Israël et à ne pas simplement le condamner automatiquement. De fausses accusations sur des crimes de guerre, comme cela fut le cas avec le rapport Goldstone, ne feront rien pour faire avancer la cause de la paix et des droits humains. Au contraire, ces accusations encourageront de nouvelles violences et des pertes humaines.

Si vous voulez vraiment contribuer à la paix et améliorer les droits de l’Homme pour les habitants de Gaza et d’Israël, alors vous devez avoir le courage de rejeter les préjudices discriminatoires du Conseil des droits de l’Homme et produire un rapport équilibré et équitable pour tous.

Colonel Richard Kemp

Retrouvez ici “Toute la vérité sur la guerre de Gaza” : l’intégralité de la brochure du JCPA-CAPE de Jérusalem.


1) Il faudrait savoir une fois pour toutes que c'est une ONG qui financé par des fonds étrangers. 2) Tous les soit-disant témoins témoignent de MANIÈRE ANONYME.

Écrit par : frenkel | 20/05/2016

Israël est un pays qui offre la liberté de parole et d'opinion et un tel mouvement ne pourrait exister dans aucun des pays arabes voisins. D'ailleurs, je ne connais aucun mouvement palestinien qui s'écarte notablement de la ligne du gouvernement local.

Breaking the silence est un mouvement politique engagé, donc partial comme tout mouvement engagé quelles que soient ses opinions, et je trouve vraiment délicat qu'il fonctionne sur une base d'anonymat. Il n'a alors de crédibilité qu'auprès de ceux qui partagent les mêmes opinions mais n'a aucune chance de convaincre ceux qui en ont une différente.

Il se trouve que je connais deux personnes qui ont été impliquées dans les combats susmentionnés; l'un resté du côté israélien de la ligne de frontière et l'autre qui est entré dans Gaza. Le premier fait partie d'un des services de protection civil et a témoigné de la cruauté (bombes à fragmentation et à billes) des attaques palestiniennes délibérément sur les populations civiles israéliennes. Le second qui était dans les combats destinés à faire cesser ces tirs a dit qu'ils ont annulé nombre d'actions contre des cibles militaires en raison de civils se trouvant à proximité. Certes, un témoignage n'est pas une preuve... ni dans un sens, ni dans l'autre.

Il faut aussi se rappeler que les palestiniens ont bombardé à coups de mortiers et de missiles les civils israéliens durant deux semaines avant qu'Israël ne réagisse. Dans de telles circonstances (je parle des deux semaines de bombardement et pas d'autres aspects du conflit), je ne peux que dire que c'était leur choix...

Écrit par : archi-bald | 20/05/2016

Oui, Briand, jeter votre Iphone qui sont pleins d'applications israéliennes, ne tombez jamais aveugle. car Israël a inventé l’œil bionique, ne devenez jamais diabétique, car : la première pilule au monde d’insuline contre le diabète sera « Made in Israël ». Par ailleurs, 15 inventions israéliennes (bizarrement) non-boycottées par les antisémites voir http://jssnews.com/2014/02/20/15-inventions-israeliennes-bizarrement-non-boycottees-par-les-antisemites/
ET ENCORE : LA LISTE DES 45 INVENTIONS D’ISRAËL QUI CHANGENT (UN PEU, BEAUCOUP, PASSIONNEMENT, A LA FOLIE) LE MONDE. voir http://www.harissa.com/news/article/la-liste-des-45-inventions-d%E2%80%99isra%C3%ABl-qui-changent-un-peu-beaucoup-passionnement-la-folie-le

Écrit par : frenkel | 20/05/2016

En recevant le plus pro-israélien du gouvernement français : Manuel Vals , Netanyahou s'est empressé de récuser toute ingérence étrangère dans le "Processus de Paix" défense de rire.
Il est vrai que Netanyahou vient de désigner son plus intime ennemi en tant que ministre de la défense, celui dont il dit que les seules balles qu'il a évité sont des balles de tennis.
Avigdor Lieberman ,ex -videur de boite de nuit en Moldavie a promis de bombarder le barrage d'Assouan - et la ville de Téhéran ,mais c'est vrai qu'à côté de Trump ou de Duterte il a encore à apprendre.
Plus que jamais , des actions citoyennes sont nécessaires en Suisse plus qu'ailleurs pour peser sur l'intransigeance d'un gouvernement colonialiste., souvenons-nous des amitiés particulières qui unissaient les politiciens suisses genre Geneviève Aubry au régime d’apartheid sud-africain. Revendiquer un boycott des relations économiques, mais plus encore boycotter , nos rencontres "anonymes" parce que couvertes pas le voile d'un anonymat sorte de blanc seing dans le domaine culturel et artistique avec un état totalitaire et raciste me parait aujourd'hui indispensable.

Écrit par : briand | 23/05/2016

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