03/01/2016

New-Delhi - Tentative de solution contre la pollution

image.jpgDepuis vendredi passé, on passe à la solution des voitures aux deux derniers numéros de plaques paires et impaires, un jour sur deux, les tuk-tuk et les taxis ne sont pas concernés par cette mesure exceptionnelle pour cette mégapole qu'est New-Delhi composée de 16.3 millions d'habitants et qui s'étend sur 80km.

Il est vrai que l'air y est irrespirable, on voit à peine le soleil à travers le smog, tant il est voilé par une brume épaisse d'un léger brun, les feuilles des arbres sont surchargées de poussière et si bien que le vert des feuilles est carrément passé au  gris, les roses sont à peu près de la même couleur. Comment empêcher les sans-abris qui vivent dans la rue de se faire des feux avec toutes sortes de matériaux récupérés et qui empestent et empoisonnent l'air ambiant ?  On ne peut s'empêcher de se couvrir pour éviter de respirer les micro-particules. New-Delhi est la ville dont la pollution atmosphérique est la plus élevée au monde. Les maladies respiratoires sont les premières causes de mortalité.

A cela vient s'ajouter en hiver,  de novembre à février, la brume épaisse du matin et du soir,  amenée par la proximité des courants d'air froid de l'Himalaya à proximité et  capable de paralyser  la circulation et clouer les avions au sol tant la visibilité est mise à mal.

Une tentative qui laisse perplexes  les Indiens chez qui je loge, c'est un premier pas, mais il reste encore toutes les entrepises polluantes à déplacer le plus loin possibe, celles qui traitent entre autres le charbon. Mais encore selon eux, c'est par l'éducation dès le plus jeune âge qu'il faut sensibiliser les gens au respect de l'environnement. Le co-voiturage  est impensable dans un pays où posséder une voiture participe à l'ascension sociale tandis que les vélos restent le moyen de transport des pauvres. Il faudra encore une génération pour rappeler que la voiture n'est qu'un moyen de locomotion alors que la classe moyenne peut posséder quasiment un véhicule par personne dès l'âge de conduire, les plus riches ont voiture avec chauffeur et conduisent rarement eux-mêmes. 

En attendant l'air est lourd, la moindre bise donne l'impression de respirer mieux mais ce n'est qu'une impression passagère, on préfère se couvrir la bouche et les narines, en respirant péniblement pareils à des poissons dans un aquarium en manque d'oxygène, il est temps de  de quitter la mégapole pour des régions moins polluées. 

Et attention à celui qui resquille, il est sorti de sa voiture sans ménagement prêt à être battu par des passants qui pensent qu'il est temps de se préoccuper de la santé des enfants et des vieux et quant à ceux  qui auront plus de moyens, ils posséderont deux plaques de voitures interchangeables, paires et impaires ce qui leur permettra de conduire tous les jours.  Ainsi va la vie ! 

 

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