21/12/2015

« Nous prenons la rue, car la rue ne veut pas de nous »

images.jpegLa culture devient le parent pauvre, mais un parent pauvre  dont on ne sait plus que faire avec ses mauvaises manières,  son bruit et sa fureur.  On a vu en quelques années disparaître les squatts où se développait une scène alternative rayonnant bien au-delà des frontières genevoises. Des immeubles, aujourd’hui,  transformés en bureaux encore en partie vides , aux façades plus grises que le visage émacié d’un mort rachitique.

La vie s’en est allée de ces façades où on pouvait lire de la poésie sur des banderoles claquant au vent, accrochées à la va-comme-je-te-pousse.  On passait devant, on lisait rapidement, puis parfois même on se posait des questions sur le sens. 

Puis  ce fut au tour de l’Usine  de tendre la main à tout va, pour ramasser quelques miettes qu’on a bien voulu lui octroyer après force négociation. 

Une colère qui a débordé et qui ne justifie pas de tels dégâts, mais une colère dont les racines profondes se sont ancrées dans un terreau où  l’injustice et le désintérêt  flirtent avec l’indécence. Une colère  qui s’est répandue comme un cri dans le fracas des vitrines, une rage qui s’est muée en grosses lettres jetées comme des vociférations en taches rouges, noires, jaunes dégoulinantes pareilles à des larmes.

La culture mérite d’être défendue bec et ongles , elle est l’expression d’une sensibilité commune.  Elle mérite d’être pleinement soutenue et dans l’art alternatif, il y a sans doute plus d’ »alter » que de tif. Porte ouverte sur le monde,  elle s’oppose avec superbe à un monde qui devient de plus en plus froid, de plus en plus normatif.

 

La scène rebelle dérange,  elle démontre le manque de dialogue, alors ces jeunes ont pris la rue, comme on prendrait le train, pour avancer.

« La crise ne doit pas rendre la culture moins nécessaire, bien au contraire elle devient plus indispensable, une nécessité absolue ! »

 Le temps du dialogue est venu.

 

 

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Commentaires

Le temps du dialogue est venu?? J'aimerais bien savoir avec qui, une horde de sauvages qui déferlent dans la ville, avec des individus qui ne respectent rien ni personnes ou ceux qui se croient au dessus des lois en réclamant un statut particulier pour leur business, avec ces zozos qui aiment se prendre pour les défenseurs de la culture sans même savoir ce que ce mot veut dire, car pour discuter il faut des interlocuteurs qui savent ce que discuter veut dire, si vous comptez bien cette horde de sauvage comptait environ 500 personnes et on veut nous faire croire qu'il n'y avait que 50 casseurs le 90% des autres faisait quoi pendant le défilé, ils enfilaient des perles, la responsabilité de tout ceci revient à ceux qui ont lancé ce petchi pour un soi-disant droit à leurs idées en se fichant comme de l'an treize des difficultés financières actuelles, sans un minimum de prévision et de sécurité pour ce qui risquait de se produire. Mais ces courageux aiment mieux se cacher sans l’anonymat sans assumer la responsabilité de leurs actes et en plus cela veut donner des leçons à Genève. Vraiment pas de quoi se pâmer d'admiration devant ces crétineries.

Écrit par : grindesel | 22/12/2015

C'est difficile d'aller à contre-courant. Gardez courage!

Écrit par : Bruno Hubacher | 27/12/2015

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