153727

  • Raconte-moi une histoire - La triste carrière politique de la chienne Biscotte

    Imprimer

    La douceur du Midi baignée par le chant des cigales et la beauté des paysages piquetée du vert tendre des oliviers  n’exclut ni la haine, ni la jalousie des villageois âpres aux gains et suspicieux.

    Chaque été, nous étions habitués à voir débouler toute joyeuse et frétillante dans notre jardin , un terrier à poils ras, d’un brun luisant, au petit museau noir  cavant à souhait les truffes nichées au pied des chênes centenaires; une adorable chienne  prénommée Biscotte, au bon caractère, sociable et amusante. Elle faisait partie intégrante de notre décor estival, nous savions qu’elle viendrait réclamer, aussitôt débarqués,  quelques caresses et friandises que nous lui accorderions sans hésiter, du plus grand, au plus petit.

    Cet été, je vis un terrier en pensant que c’était un des petits de Biscotte , je suis la laisse et découvre au bout, la propriétaire , une dame avenante, d’un certain âge,  et lui pose la question : »est-ce un petit de Biscotte ? » aussitôt les yeux de la pauvre dame se remplissent de larmes et elle me raconte cette histoire sordide.

    Son heureux maître eut l'étrange idée de se lancer dans la politique et briguer le poste de maire, en parallèle, il créa une organisation pour la protection de l'environnement et s'assurer que des constructions sauvages ne viennent pas entacher la beauté du village.

    Biscotte, suite aux nouvelles activités de son maître, vit en l'espace de quelques semaines sa vie changer. Certains lui prodiguaient mille caresses, en se disant que mieux valait commencer par être en bons termes avec le futur maire en se mettant son chien dans la poche ; d'autres pour se venger du refus de construire s'acharnaient lâchement sur l'ami à quatre pattes de l'empêcheur de tourner en rond en lui bourrant le flanc de mauvais coups de pied.

    La pauvre chienne ne savait pas à quoi attribuer ce changement mais constatait avec surprise combien les hommes sont bizarres. Pendant la période des élections, elle dût aboyer à maintes reprises, à l'encontre de figures patibulaires qui venaient menacer le futur maire en se postant, sombres et silencieux,  aux alentours de leur maison et de celles des membres de l’association de protection pour l’environnement.

    Tandis que Biscotte vaquait à ses occupations favorites, par une belle journée d'automne, embaumée par l'odeur de champignons qu'elle adorait,  occupée à explorer de son fin museau toute odeur intéressante pour sa gourmandise devenue légendaire, elle vit, à sa grande surprise et sans même qu'elle eût besoin de le réclamer, une main leste lui tendre un bout de gâteau dont elle raffolait.

    Elle l'engloutit avec joie et ferveur et s'en revint  toute gambadante  à la maison bien que...... un point étrange sur le ventre......la  sensation lourde de porter une  pierre....... sa course libre au vent ralentit et se transforme en démarche gauche et titubante......des douleurs insoutenables aussitôt suivies  par de l’écume autour de sa petite gueule noire, des selles ensanglantées accompagnées de petits cris perçants qui s’essouffleront au fur et à mesure des heures. Le vétérinaire accouru sur les lieux, ne put que constater devant les maîtres  affolés que Biscotte avait été empoisonnée par de la mort au rat.  Un diagnostic qui fit effet semblable à la lame de la guillotine qui tomberait sur le cou des condamnés.

     

    Biscotte mourra dans des souffrances atroces. Le futur maire, alors se retire de la politique, son association sera dissoute par crainte des autres membres, à la retraite,  qui ne tenaient pas spécialement  à se pourrir la vie.

    Victime de la politique dans ce petit village, victime de la haine et de la jalousie Biscotte s'en est allée dans des douleurs innommables.

     

     

     

    Lien permanent 0 commentaire
  • NATY - Quand le cancer nous frappe : "tu n'es pas seul!"

    Imprimer

    Une chanson émouvante pour tous ceux qui sont touchés par ce mal du siècle ou qui ont des proches atteints du cancer. L'originalité de la chanson réside aussi dans parfois sa traduction en langage des signes par entre autres personnes,  Arnaud Quarré de Champvigy, partiellement sourd,  ex-candidat Mister Suisse et mon neveu de surcroît, porte-parole (porte-signe) des sourds dont je suis très fière.

    Lien permanent 0 commentaire
  • NATY - LA GUERRE DES MONDES

    Imprimer

     

     

    Ma sélection des chansons de Naty, un engagement à toute épreuve : la haine ? pourquoi faire?

     

    Lien permanent 0 commentaire
  • Naty -"Olga, ma mère de coeur"

    Imprimer

    image.jpgAvec Naty, ce fut une rencontre inoubliable dans une petite cuisine chez des amis où sa voix tendre et suave emplit la pièce se déployant pareille à des ailes de papillon. Une voix dont la douceur sait aussi se montrer engagée et dire des choses fortes. J'ai choisi une série de chansons que je vous présenterai sur plusieurs jours, rap ou reggae.

    Née à Paris, « Naty » de son vrai prénom Nathalie, d’origine Antillaise, a grandi et fait ses études dans la banlieue parisienne où elle obtient son baccalauréat.

    Dès l’âge de 15 ans, Naty commence à écrire ses premiers textes. Elle laisse Epinay-sous- Sénart, pour s’installer en Suisse; Lausanne deviendra son nouveau port d’attache.

    Toujours aussi passionnée par le milieu du Hip-Hop, elle continue à écrire ses propres textes et à rapper. En parallèle, elle poursuit ses études dans une école Sociale et Pédagogique où en 2000 elle obtiendra son diplôme d’Educatrice Sociale HES.

    "Olga" est un hommage à sa mère adoptive de Martigny, endroit où, enfant, à peine âgée de 5 ans et grâce à une association française Feu et Joie, elle put bénéficier de vacances à Martigny, une histoire d'amour et de reconnaissance qui durera 30 ans.

    Lien permanent 0 commentaire
  • Série de poèmes courts - La dernière nuit

    Imprimer

    Mon invité Lazhar Cader, jeune poète 

     

    "La vie est comme

    une rivière qui coule...

    Jamais les mêmes poissons"

     

    "La plaine est silencieuse

    Surtout depuis cette dernière guerre"

     

    "J'ai rêvé d'un monde que nos esprit construisaient

    Malheureusement nous recherchions tous la même chose"

     

    "La vie...

    La vie me semble interminable

    D'ailleurs elle vient de commencer"

     

    "L'araignée se baladait sur un fil

    Elle était somnambule

    Mais personne ne le lui disait"

     

    "La police bloquait la rue

    Un enfant courait pour traverser la route

    Au même moment une pierre éclata une vitre

    La foule était enfin réunie"

     

    "La vie sans l'Amour

    ressemble au fond des mers

    où,

    même en plein jour, la nuit règne

    comme le cycle des astres

    sur le vautour"

     

    "Le ciel est vert pâle

    Je ne connais plus mon nom

    Je ne retrouve plus mon chemin

    Et pourtant la mort sait comment me retrouver"

     

    "Le silence est muet

    le silence est à la fois obscur et étincelant

    Jamais je n'en parlerais comme un ami

    Jamais je n'en parlerais comme un ennemi

    Mais il sait me convaincre

    Comme jamais la parole ne m'a convaincue"

     

    "Quand on ne peut pas traverser le mur

    On utilise la porte."

     

    "Même la blanche colombe n'atteint pas le soleil"

     

    "J'ai ouvert la porte à d'autres mondes

    Qui d'autre que moi peut la refermer?"

     

    Publication d'un recueil de poèmes "HÔTE" 

     

    Lien permanent 0 commentaire
  • ADIEU L'AMERIQUE !

    Imprimer

    b18ad432-99be-486e-9d24-4147eedfaa9e-2060x1236.jpegAprès 12 ans passés aux Etats-Unis, Gary Younge, le correspondant et chroniqueur  du quotidien britannique The Guardian fait ses valises et rentre à Londres. Il s'explique dans un long article, relayé dans la presse internationale et  qui pointe les racines du mal et montre combien elles sont profondes; ancrées jusque dans l'inconscient collectif des Américains pour qui abattre froidement un Noir tient de l'évidence. 

    Un article qui pose les vraies questions et qui nous prouve une fois de plus que Obama, président,  n'a en rien changé la donne et peut-être même empiré la situation. Pour une frange de la population blanche, avoir un président noir était une insulte à la suprématie blanche et dont la devise est dorénavant :  "Frappons!". Et d'un point de vue économique le fossé s'est encore creusé, selon  une étude récente de la  Banque Mondiale, le revenu médian des populations noires et hispaniques a diminué de 9 %, contre 1 % seulement pour la population blanche.

    Selon le correspondant, chaque été, il y a des ouragans qui portent les prénoms de Katrina ou Floyd, maintenant ils portent un nom complet, aux effets aussi dévastateurs: Trayvon Martin ou Michael Brown.  A l'avenir on peut les prévoir. Sur qui s'acharnera l'ouragan la prochaine fois ?  Sur celui qui est assis là  entrain de  trimer pour payer les études de ses enfants. Il est le prochain sur la liste, mais il n'en sait encore rien. 

    Pour chaque noir des Etats-Unis il faut vivre au quotidien avec cette épée de Damoclès sur la tête : Who is the next ? 

    Une autre question aussitôt qui nous vient à l'esprit : Où sont les milliers d'Américains intellectuels et engagés qui résistent ? Où sont ceux qui comme un seul homme étaient capables de se soulever pour une cause juste ? Où sont ces personnes engagées ? Nous n'entendons pas votre voix ! Mais criez donc plus fort !  On songe à l'observation de  Amos Gitaï qui souligne "L'éclatement du projet commun" qui touche sans doute tous les pays lorsqu'il s'agit de résister ensemble pour une cause commune. 

    Mais moi, j'ai envie de résister, je ne sais pas avec qui ni comment, mais j'ai envie de dire à l'Amérique qu'on les surveille, que chaque innocent noir tué sera inscrit dans notre âme et conscience, qu'on ne les laissera pas faire sans bouger. On crie notre révolte et on imagine le pire pour  nos amis  noirs qui partiront dorénavant aux States et la crainte de se retrouver à devoir lire leur annonce de décès par un   titre de presse  laconique comme : "Tué par la police pour avoir sorti trop rapidement son mouchoir de sa poche ! "

     

     

    L'article de Gary Younge: Farewell to America

    http://www.theguardian.com/us-news/2015/jul/01/gary-younge-farewell-to-america

    Les US ont de la peine à recenser le nombre de personnes innocentes tuées par la police. Voici  donc     une base de données  créée par le quotidien londonien  et qui recense le nombre  de gens tués  par an. 

    http://www.theguardian.com/us-news/ng-interactive/2015/jun/01/the-counted-police-killings-us-database

     

    A lire : Letter to my son de TA-NEHISI COATES - correspondant à The Atlantic 

    "Here is what I would like for you to know : In America, it is a traditional to destroy the black body- it is heritage."

    http://www.theatlantic.com/politics/archive/2015/07/tanehisi-coates-between-the-world-and-me/397619/ 

  • DES FOURMIS ET DES HOMMES

    Imprimer


     

     Festival sur la Grande place des Blogs  - A chacun son festival de Locarno

    réalisation  D.Chraïti 

    Merci pour le montage à  Amalia

     

    Lien permanent 1 commentaire