24/06/2015

Bunkers - La ratitude

On aimerait les voir courir dans la pénombre, dans l'obscurité, sous nos pieds, cachés comme des rats pestiférés.  Sous le tapis, glissés furtivement, hors de notre vue, planqués comme de la saleté rebutante.

La richesse ne supporte plus la misère du monde, la richesse est mortifère.

Mais il ne s'agit ni de rats, ni de poussière, nous parlons d'humains, de femmes, d'hommes, d'enfants qui ont dû fuir la guerre et personne ne quitte du jour au lendemain son pays  de gaieté de cœur et sans un traumatisme évident .

Et puis ceci rappelle  cela, c'est comme le Tampon J, une amnésie historique que l'on glisse furtivement sous le tapis de l'histoire mais il n'empêche que l'on perçoit toutes les déformations qui sautent à l'œil à force d'avoir  voulu réduire au silence toutes les  lâchetés; elles crient sous nos yeux. Combien de réfugiés juifs ont-ils  été repoussés aux frontières et en sont morts  ?

 Pas de réponse à ce jour et ce silence permet ad infinitum de perpétuer cet éternel rejet des autres sous prétexte que la barque est pleine, une appréciation très subjective alimentée par des peurs primitives.

Tout être humain a droit à une vie digne ! Il en va de notre propre dignité.

 

 

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Commentaires

La "ratitude" et la censure, y a comme un léger goût d'autosatisfaction !

Écrit par : Corto | 26/06/2015

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