03/05/2015

L’empathie, une profession de foi universelle

Parmi les rêves qui me sont les plus chers, celui d’une croyance universelle qui souderait les êtres au lieu de les séparer. Toutes les religions ont pour dénominateur commun la règle d’or déjà conseillée par les plus Anciens (1000 ans et plus avant J.-C)  « Ne fais pas à autrui, ce que tu n’aimeras pas que l’on te fasse » ou « traite les autres comme tu voudrais être traité », « aucun d’entre vous ne croit vraiment tant qu’il n’aime pas pour son frère ce qu’il aime pour lui-même », « tout ce qui te répugne, ne le fais pas non plus aux autres«, « ne blesse pas les autres par des moyens que tu trouverais toi-même blessants.»

Que nous propose-t-on depuis la nuit des temps, si ce n'est autre que de l'empathie ? 

Selon la définition du Larousse : l’empathie est la faculté intuitive de se mettre à la place d’autrui, de percevoir ce qu’il ressent, on pourrait l’étendre à tout ce qui ressort du vivant, plantes, animaux, la nature dans son ensemble. Vous avez tous ressentis le sentiment de tristesse devant un cours d’eau asséché et jonché de détritus ou devant un Océan qui se meurt.

Nul besoin de se rendre dans des lieux de culte, car nos églises, nos synagogues, nos temples, nos mosquées deviennent des lieux entièrement ouverts où la pratique de notre profession de foi se réalise au quotidien. Une empathie qui ne connaît plus de frontières, ni de races, ni de religions. Un fil tendu entre tous qui partageons cette sensibilité tournée vers les autres et le monde qui nous environne.

L’empathie est infinie, elle enrichit celui qui la pratique sans jamais l’appauvrir, elle rase les peurs infondées de la rencontre avec l’autre, car cet autre, n’est que le prolongement de qui je suis, l’autre est mon miroir et plus encore, il me révèle à moi-même. L’intelligence n’en est que renforcée, au lieu de s’enfermer on s’ouvre, notre intelligence émotionnelle basée en grande partie sur l’empathie permet d’évoluer et de maîtriser un environnement en perpétuel mouvement. Les grands mystiques, ces "êtres-photophores" nous démontrent que notre relation au divin est de l'ordre de l'expérience intime. Eux tous ont un commun, une empathie ad infinitum et ab imo pectore, du fond d'un coeur d'or et de lumière. Avant tout dogme, c'est leur expérience qu'ils partagent. 

Source de justice, l’empathie ne fait pas de distinction entre les êtres, elle s’applique de façon équitable et sur tous les fronts, économie incluse.

Ni dogme, ni théorie, chacun bâtit son propre lieu de culte à l’intérieur de lui-même, ni autel, ni encens, ni sermon, une profession de foi qui se développe en un silence sacré ;  elle ne se révèle que par l’action et son résultat. L'histoire nous a prouvé que des religions peuvent se vider de toute empathie, elles n'offrent plus qu'un cadre rigide vidé de tout contenu, l'histoire n'en peut plus de compter ses morts au nom de la religion qui achève en son nom des êtres, ces fractions du divin. 

Un rêve que je partage avec vous car il est important de rêver d’un monde meilleur et dessiner les prémisses d’une sagesse valable pour tous autour d’une règle d’or universelle telle que l’empathie, base de toute morale, et condition sine qua none d'un mieux vivre ensemble. Etre bien avec les autres signifie aussi être bien avec soi-même, être heureux, le bonheur est déjà au rendez-vous au coeur de l'empathie. 

être heureux, c'est être généreux; l'empathie implique aussi la notion de  générosité. 

 

Un billet excellent à lire  "Variations on a Golden Rule"  par Ioan Tenner :
"Do not do to others what you do not want them to do to you"

http://wisdom.tenner.org/blog/variations-on-the-golden-rule

09:41 | Tags : l'empathie, règle d'or | Lien permanent | Commentaires (1) | |  Facebook | | |

Commentaires

L'empathie peut se développer en se concentrant intérieurement tout en ne pensant à rien, en se détendant, également, certes, mais de façon "zen" sans s'en faire au point de se crisper par peur ou à force d'avoir peur de ne pas se détendre assez "comme il faut"! sur l'endroit du cerveau où se trouve la glande endocrine nommée épiphyse profond dans le cerveau mais qui peut s'aborder en "y" descendant depuis le sommet de la tête au lieu dit fontanelle, os fragiles chez les bébés. Glande endocrine généralement appelée "pinéale" parce qu'en forme de petite pomme de pin.
Une à deux minutes une à deux fois par jour.

Serait également un exercice salutaire pour nos dirigeants à commencer par les "experts" de l'UE!

On ne le redira jamais assez: "tout", en ces exercices, finalement, dépend de nos motivations.

Écrit par : Myriam Belakovsky | 03/05/2015

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