17/11/2014

Immigrer au Québec : vraiment ?

b-Cap-immigration-Quebec.jpgLe dossier d'un informaticien israélien d'origine ukrainienne  et vivant à Tel-Aviv est sur ma table de travail, un dossier de demande d'immigration quasi complet pour le Québec, je compose le numéro israélien et demande s'il s'agit bien de Monsieur "Kinsk…..", il hésite quelques secondes avant de répondre,  oui, c'est bien lui au bout du fil, sans doute étonné par un numéro suisse, genevois,  et je lui explique  brièvement la situation.

Une amie  a formulé une demande d'immigration au Canada, après s'être renseignée sur internet,  elle tombe sur des données  obsolètes et  envoie son dossier comme indiqué au service d'immigration,   à la rue de la Boétie à Paris, bureau fermé  depuis fort longtemps.  Une partie des dossiers sont transférés à l'ambassade du Canada de  la rue  de Montaigne,  une autre perdue. Se trouvant de passage à Paris, elle s'y rend en personne, on admet que c'est la gabegie depuis que le système a changé. Quelques jours plus tard, une lettre polie la prie donc  de  renvoyer  son dossier,  déjà incomplet de par la perte des documents,  au Service de l'immigration au Québec, rebelote, le tout repart au Canada. Un mois et demi  plus tard, le service de l'immigration québécois renvoie une partie des documents en Suisse dont ceux de deux autres candidats. Le  dossier de l'informaticien israélien ,  plus le test d'Anglais que le  requérant à l'immigration de la République du Congo,  a sûrement payé plus de 100 dollars .

Grand silence au bout du fil, on entendrait presque les neurones s'entrechoquer, on visualise aisément les points d'interrogation, puis d'exclamation, des points de suspension en série, et  d'un ton agacé, il lâche :"Mais qu'est-ce qu'ils font ?"stupéfait, voire abasourdi   de se retrouver en Suisse quand bien même sous la forme d'un dossier.

Au pays du caribou et du sirop d'érable y a comme qui dirait une bin raide confusion. Pour les blaster un peu , on leur a envoyé une lettre. Caline de bine ! Ils vont bien y arriver au Québec, ces jeunes, il suffit de renvoyer, un truc ben correk. Ku donc, ces jeunots, c'est d'valeur  ! Tabarnak , parce qu'à envoyer des dossiers par tonne ça devient  du crisse de taponage.

Cré moé, cré moé pô, c'est pas du boulot !

 

 

 

 

 

 

 

 

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