30/09/2014

Les combattante Kurdes, la terreur des Islamistes

YPJ21_0.jpgQui aurait cru que ce sont des femmes qui feraient trembler de peur les djihadistes et pour cause s’ils meurent sous leurs balles, adieu les soixante-dix houris du  Paradis. Les soldats portent une clé autour du cou qui leur donnera accès aux vierges célestes mais selon leurs croyances seulement s’ils tombent dignement sous la balistique masculine.

Ces peshmergas les terrorisent, et  quant à elles, elles  ne reculent devant rien, elles préfèrent sauter du haut de la montagne qu’être violées ;  plusieurs d’entre elles sont mortes récemment ensemble en se jetant du haut d’un rocher alors qu’elles étaient assiégées par des  djihadistes.

Selon l’une des peshmergas, luttant à la frontière syrienne, “ces hommes se pensent supérieurs, en droit de réduire les femmes à l’esclavage, mais ils tremblent comme des feuilles mortes à la simple vue d’une silhouette féminine sur le champ de bataille”.

Dans la guerre qui fait rage en ce moment entre l’Etat Islamique et les forces kurdes, soutenues depuis peu par l’Occident, il est une fraction de l’armée qui combat les djihadistes dont on ne parle pas assez. Depuis les années 1990, les autorités kurdes sont les seules à s’être dotées d’un corps d’armée exclusivement féminin. Contre des combattants islamistes ne reconnaissant aucun droit aux femmes, et encore moins celui de se battre sur un champ de bataille, il s’agit là d’une arme de choix.

 

 YPJ22_0.jpgUne armée vieille de plus de vingt ans

La création d’un corps d’armée féminin kurde date des années 1990. C’est en Turquie, au sein du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) d’Abdullah Öcalan qu’il est apparu pour la première fois en 1995. Pour le leader du mouvement indépendantiste kurde, “la paix des Kurdes passe par les femmes”. Cette initiative a permis au mouvement d’élargir son soutien féminin, passant de quelques intellectuelles au milieu des années 1980, à 2000 femmes issues de tous les milieux sociaux parties rejoindre l’armée du PKK dans les montagnes de l’Est de l’Anatolie. Sur une armée de 6000 âmes, cette participation n’est pas négligeable, et témoigne d’une véritable volonté d’émancipation de la part de ces femmes prêtes à se battre pour leur cause.

 

Cette spécificité kurde ne s’est pas cantonnée à la fraction turque de l’aire de peuplement kurde, et c’est particulièrement intéressant au vu des événements actuels au nord des territoires syriens et irakiens. En Irak, les femmes combattantes se sont organisées depuis le 18 novembre 1996, mais ne sont pas aussi nombreuses que dans les montagnes turques. Ces 550 soldates, totalement intégrées à l’armée régulière kurde composée de 200 000 peshmergas, se battent aux côtés de leurs frères masculins sans qu’aucune distinction ne soit notable. En Syrie, ce sont les Unités de défense du peuple (YPG) qui encadrent les forces armées kurdes. Le journaliste Hamid Messoud de France 24 est allé suivre les femmes qui y combattent une dizaine de jours au mois de juillet. Elles ne représentent pas moins de 40 % des 40 000 soldats qui se battent contre les forces islamiques à la frontière syro-irakienne.  Le journaliste témoigne de la volonté de ces femmes de ne pas être différenciées de leurs compères masculins: à la guerre comme à la guerre, aucune raison de traiter qui que ce soit avec une régime spécial. Ceci dit, pour beaucoup d’entre elles, le combat contre les forces de l’Etat Islamique est d’autant plus important qu’il représente une lutte pour la condition féminine contre l’oppression et l’aliénation de la femme, incarnée selon elles par des islamistes qui voudraient les “ramener au Moyen-Âge”.

Et espérons qu’elles ne termineront pas après la guerre  comme leurs consoeurs algériennes qui ont activement participé à la lutte pour l’indépendance de l’Algérie ou celles qui ont participé au Printemps arabe et dorénavant reléguées  aux oubliettes. 

"hommes au pouvoir,  femmes au battoir  ! 


DES COMBATTANTES KURDES LIRONT CE PAPIER VEUILLEZ LES ENCOURAGER SVP. ELLES SE SENTENT TRES SEULES DANS LEUR COMBAT . MERCI ! 


Source http://aujourdhuilaturquie.com/fr/les-femmes-kurdes-larme...

 

PHOTOS PHOTOGRAPHE REPORTER  VALERIE LABADIE

00:12 | Tags : kurde, pkk, islamistes, djihadistes, syrie, peshmergas. | Lien permanent | Commentaires (5) | |  Facebook | | |

27/09/2014

Une kippa en colère

6a00e54eee744d883300e551e47a488834-800wi.jpgParis - Les roulettes de ma valise font un petit bruit sec sur le pavé de la grande esplanade de  la Cité des Sciences ; je file pour sauter dans un métro direction Gare de Lyon quand une scène m’interrompt net dans ma course et me fait ralentir le pas. 

Un homme que je ne vois que de dos et qui porte une kippa, arrête régulièrement des personnes d’origine étrangère et les interpelle, il ne semble pas tout à fait avoir sa raison bien que son  discours soit cohérent  : « Est-ce que vous vous sentez bien ici en France ? Moi je me sens très mal, de plus en plus mal » et il rajoute  « je vais bientôt partir, mais je suis déjà parti une fois, j’ai déjà une fois dans ma vie tout quitté  !  Trois ou quatre hommes d’origine africaine l’entourent avec beaucoup d’affection dans les yeux et l’écoutent parler. Pour ma part, je me rapproche doucement après avoir changé  de cap et toujours  en traînant ma valise pour à mon tour, intercepter  ces bribes de conversation.

 Les hommes qui boivent littéralement ses paroles, en hochant la tête,   admettent que la France, c’est très dur, un d'entre eux rajoute : t’y es né, t'y es pas  né, c’est la même chose, si t'as pas la bonne couleur ou le bon nom:  pas de boulot, pas de respect !  Un dialogue se poursuit durant lequel chacun compare son destin, mais dans l’ensemble, tous semblent d’accord. La France, c’est plus ça, voire ça ne l’a peut-être même jamais été  !

Finalement l’homme se retourne et je découvre alors son profil ;  assez grand, une soixantaine d’années sans doute d’origine sépharade, il porte beau, un long visage fin aux traits délicats, de grands yeux bruns cachés par de longs cils, des cheveux poivre et sel  bouclés dépassent de sa kippa.

En le voyant, j’ai un pincement au cœur, c’est vrai, il aurait pu être avec moi lors de mon premier  voyage Tunis-Marseille, en 1964,  lorsque nous étions entassés au fond de la cale, en 3 ème classe,  du bateau, mes quatre ans baignés dans les larmes amères des Juifs qui quittaient la Tunisie en laissant tout derrière eux.  Cet homme fâché avait, sans doute, été chassé de son pays d'origine,  poursuivi sa vie en France, élevé ses enfants, travaillé, construit sa maison et aujourd’hui, il doit reprendre ses bagages et fuir à nouveau parce que la France ne protège plus personne.

De jeunes français devenus,  sous la manipulation, des  islamistes djihadistes , désabusés, sans perspective d'avenir dans leur pays et  qui  partent par milliers se faire tuer en Syrie et en Irak. Des français de confession juive  qui s’enfuient en Israël, du reste, la plupart d'entre eux n’avaient jamais envisagé un tel projet.  Ils sont plus de 6'000 à être partis depuis les échauffourées de cet été,  les autres toute origine confondue et français d’abord,  galèrent et rament au milieu des six millions de chômeurs.

Et si c’était  la France  qui allait  mal ?  Un pays en déliquescence où tout s’effrite, où tout y devient délétère, où tout part à vau-l’eau.  Un pays asphyxié et asphyxiant  qui entame sa lente dérive;  en perte  de sens, de valeur, de respect, de protection de ses communautés multiples et françaises avant tout,  qui pourraient former un bel arc-en-ciel, panachage fantastique de couleurs et de ton subtils, et qui au lieu de cela s’affrontent  sous les yeux passifs d’une France inerte, souffreteuse ou profondément malade.

Quant à moi, je préviens.  Méfiez-vous!  quand les Juifs commencent à partir, c’est le début de la fin.  Il suffit de voir en Tunisie, c’est la débâcle ! Les Tunisiens  ne s’en sont toujours pas remis d'avoir chassé  leurs frères.

 שנה טובה

 

 

 

 

 

 

12:13 | Tags : juifs de france, sépharade, france, chômage | Lien permanent | Commentaires (2) | |  Facebook | | |

25/09/2014

Etat islamique ou état satanique ? La guerre des mots

images.pngLes premiers ennemis dans une guerre sont les mots qu’on véhicule et qui représentent des concepts, socles sur lesquels on va échafauder des représentations, des constructions du discours à venir , ériger des théories, élaborer des dogmes et puis on armera des hommes ensuite pour s’assurer  que le discours prenne corps, s’impose dans les têtes, à force de le matraquer et matraquer, égorger,  décapiter, violer  pour s’assurer d’imposer derrière les mots, une nouvelle idéologie. 

La notion d’Etat islamique, création djihadiste est dérangeante, les fous de Dieu  s’auto-proclament religieux en faisant référence à l’Islam si proche du mot « paix » salam  et pourtant qui jusqu’à preuve du contraire font couler du sang en abondance par des exactions innommables. Pourquoi alors relayer largement dans la presse un concept brandi par ces barbares et ne pas à notre tour décider qu’ils ne méritent que le terme d’Etat Satanique, plutôt proches  d’un Šaytān الشيطان que de Dieu.

Accepter de les nommer comme ils le souhaitent force à participer à une construction mensongère établie par des califesqui n’ont d’abord jamais créé un état islamique, tenté nommé aus DAESH (son acronyme en arabe) qui signifie  l’Etat islamique en Irak et au Levant  ( EIIL) . En France, le débat fait rage, comment nommer cette chose, cette monstruosité qui se répand comme la peste ?  On s’invective, on s’excuse « Il faut bien nommer le phénomène » et lui donner un nom.

Et pourquoi ne pas nous lui donner un nom qui coupe-court aux représentations fausses que les djihadistes offrent aux jeunes, rien d’islamique et rien de musulman, ni houris, ni paradis, juste un mouvement de terreur qui finira par peser affreusement sur ceux qui ont cru en lui et qui vont y sacrifier leur vie. 

Alors n’hésitons plus à le nommer, l’Etat Saytan (الشيطان) satanique car continuer à laisser faire c’est participer à laisser un amalgame insidieux s’installer, là où la frontière entre islamiste et musulman est déjà si ténue pour certains qui du reste, se lâchent entièrement. Les insultes à caractère islamophobe  fusent sans plus aucune retenue alors que les musulmans tentent de se distinguer clairement de ce groupe de barbares. Tous les chrétiens n’appartiennent pas au Ku Klux Klan comme tous les musulmans ne sont pas des islamistes sanguinaires.  On n’a pas demandé aux catholiques de s’excuser,  à tour de bras,  pour l’Inquisition !

Les musulmans n’ont pas à devoir sans cesse se justifier, ils ont lancé un mouvement parti de Grande-Bretagne de dénonciation  sur les réseaux #notinmyname  ليس بإسمي Ne tuez pas en mon nom! Dieu aussi pourrait le dire, dégoûté de voir tous que ce que les humains font en son nom ! 

Assez de stigmatisation !  Cela fait des années qu’on a laissé se répandre les mouvement islamistes de toutes sortes en Europe, en fermant les yeux. Or, d'un coup, on se réveille pour aller lâcher des bombes en Irak, il est vrai qu'on reste très attachés au pétrole irakien.  Nous sommes usés par les manœuvres des pays qui n’y voient que leur intérêt  et qui tirent les ficelles de quelques nouvelles marionnettes dans l’ombre, à jouer au sempiternel jeu des uns contre les autres, vieil héritage colonial qui perdure. 

Dans le fond, je vous le dis, il n’y a pas mieux qu’un peu de laïcité et beaucoup de démocratie, le tout arrosé d’un peu de tolérance.

 שנה טובה

 

L'avis d'un jeune comédien sur le sondage Figaro sur les musulmans de France et notinmyname

https://m.facebook.com/story.php?story_fbid=7272669606887...

21:47 | Tags : etat islamique, daesh, eil, eiil, notinmyname, ليس بإسمي | Lien permanent | Commentaires (2) | |  Facebook | | |

21/09/2014

La mariée "israélite coranique"

images.jpegC’est une belle femme, jeune, qui sans doute a écumé tous les magasins de robes de mariée de la place. Elle essaie les robes blanches  en drapé soyeux, pose délicatement une mantille ivoire en dentelles de Calais  sur ses épaules sculptées de beauté africaine;  le diadème posé sur son auguste tête, fière et droite,  brille de mille feux tandis qu’elle s’observe longuement dans le miroir et y découvre avec une joie indicible, une reine de Saba ou une Balkis lumineuse !

Elle tend les chèques à la vendeuse, heureuse de  bientôt se marier, tour à tour à la synagogue puis à la mosquée.  Je l’interroge doucement pour tenter de démêler le fil étrange de son histoire et lui demande  qui est juif et qui est musulman dans cette noce à venir et ce qui me paraît être dans le contexte actuel,  une véritable folie ! Elle répond, un brin hésitante, lui est juif et moi « isréalite coranique ». J’en reste bouche bée et me dis qu’il y a quelque chose qui a dû m’échapper;  je tente de percer plus en avant ce mystère et elle de persister : « je suis issue de cette religion! »

Donc, j’investigue, et appelle mes amis juifs et musulmans, tous hochent la tête,  perplexes. Selon eux, ces derniers temps,  on entend des choses si étranges, tant de rumeurs circulent, des monstres naissent et meurent si vite dans la tête des gens. Non ! Tous sont désolés, nul ne peut m’expliquer quels sont les ingrédients explosifs du cocktail  « israélite coranique ».

C’est par la banque que le mystère se révèle dans toute sa splendeur. Le banquier excédé dit qu’il n’en peut plus des mariages à répétition de la dame en question, et de la multitude de ses chèques sans provision, il se lamente et énumère: quatre robes de mariée, cinq robes de cocktails, trois voiles, deux diadèmes, un collier de perles, six paires de chaussures, cinq paires de bas.  Elle,   de son côté, assure que son futur mari lui a déposé 200'000 frcs sur le compte pour sa parure et l’organisation de la soirée de noces.

Notre belle reine continue à courir les magasins et préparer ce mariage singulier, un mariage imaginaire qui a eu pour mérite, à nous convives de ses rêves, d’imaginer ce mixte « d’Israël et de Coran », en se disant que les fous sont des éclairés qui n’ont que quelques décennies d’avance sur leur époque.

Vive les mariés !

 

 

 

 

 

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13/09/2014

LE SILENCE DES CHARTREUX DE LA VALSAINTE

resized_488x307_origimage_484152.jpgDans la vallée du Javroz, longue et profonde,  au Sud de Fribourg, se cachent au pied de la montagne de la Berra, les Chartreux de Valsainte, derrière les hauts murs blancs d'un ensemble architectural extraordinaire datant de 1295. C'est là, près de Charmey,  que leur ordre se repliera lorsqu'il sera chassé, -  comme de nombreux ordres religieux,-   du Dauphiné , par la loi anti-cléricale de 1901. 

Les derniers Chartreux ont pour credo,  depuis Saint Bruno, né à Cologne en 1035 :  "Soli Deo". Ils continuent à vivre comme dans les premiers temps de l'ordre crée, il y a plus de neuf cents ans ,  en  se conformant  strictement  aux trois voeux fondamentaux : chasteté, pauvreté, obéissance. 

Une communion mystérieuse entre l'homme et le Divin tissée de silence;  de repli sur soi, d'abnégation, de voeu de pauvreté, et pour choix, une vie austère coupée du monde.

Dans la petite chapelle aux allures si simples avec ses  rangées de bancs en bois   , - attenante au monastère -   le dimanche matin, à l'heure de la prière, deux  Pères sont couchés, cote à cote,  devant l'autel , séparé par un grillage.  Un office religieux sans bruit, sans sermon, sans prêche, sans encens,  sans imprécation, sans admonestation, sans exhortation, sans jugement. La simplicité des lieux offre un lieu de recueillement parfait. 

Une prière monastique où chacun peut à loisir trouver au fond de lui, une ferveur qui ne demande qu'à se révéler dans le calme et la sérénité, 

 A l'heure, où le bruit et la fureur du monde emplissent nos consciences d'une agitation incessante, cette profession de foi, nous ramène à notre dimension la plus sacrée. Qu'importe à quelle religion appartient le visiteur, qu'importe même si le visiteur ne se sent affilié à aucune d'elle. 

Les ermites que nous pouvons admirer dans leur vie cartusienne, nous proposent une école du silence, ; langue universelle. Le chemin le plus court pour se redécouvrir : un retour sur soi, une autre façon de suspendre le temps au-dessus de nos têtes sous la voûte céleste, freiner notre frénésie d'action pour davantage de réflexion. Un moment sublime d'une union rare qui nous permet à travers le silence de se sentir  ce qui nous relie aux autres  et non point ce qui nous en sépare. La parole peut, elle, si  souvent diviser. 

Un silence plus pur que le cristal, à travers lequel nos émotions se déploient lentement dans cette forme si rare d'une communion solennelle avec soi-même, où l`âme agitée dans une perpétuelle inquiétude trouve enfin un peu de répit.  Enfin,  une  sensation naissante qui rappelle que tout  le reste n'est plus que superflu, surtout la frénésie des corps qui s'agitent en un perpétuel mouvement, soumettant l'âme à l'impitoyable vacuité d'une hyperactivité qui n'a que pour seul objectif, souvent, d'éviter de se retrouver seul, face à soi.  

 Les moments de solitude sont toujours propices aux grandes questions et on voudrait pourtant les fuir, elles sont si dérangeantes.  Ne pas avoir à se demander dans le fond, vers quoi on tend, à quoi ça sert de courir après le vent, sombrer dans une loghorée sans fin parce qu'on redoute le silence, accumuler des biens qui finissent par nous posséder, corps et âme. Se disperser avec mille choses insignifiantes qui nous engloutissent entièrement.   

L'étude et la réflexion exigent du silence, du calme, du ralentissement, avec cette nécessité de se soustraire parfois, même souvent à l'agitation enfiévrée du monde. 

Un moment de  contemplation qui nous offre, sans doute,  ce qui nous est le plus précieux :  une réconciliation avec soi pour mieux appréhender le monde.

Dans le silence sacré, nous recueillerons les fruits de nos pensées les plus mystérieuses et sans doute les plus généreuses. 

Stat crux dum volvitur orbis 

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