24/07/2014

Comment les commentaires «ruinent» les articles

internetok_0.jpgSource Slate.fr - Un article intéressant et qui touche directement la blogosphère qui souffre depuis de nombreuses années de commentaires lâches et  anonymes.

De plus en plus de sites décident de supprimer les commentaires qui faussent la vision des articles et des contenus publiés.

«Il y a un jeu auquel j’aime jouer de temps à autres, écrit sur The Atlantic Adam Felder, spécialiste de l’analyse de l’univers numérique. Combien faut-il que je lise de commentaires sur Internet pour perdre foi en l’humanité? Trop souvent la réponse est: un commentaire

Il faut dire que souvent les commentaires, quel que soit le site, de The Atlantic à Yahoo en passant par YouTube, Facebook, Twitter... sont stupides, ignorants, hors sujet, racistes, sexistes, menaçants, agressifs... En fait, tout simplement sans intérêt si ce n’est de permettre à quelqu’un de se défouler et d’évacuer son mal être et sa frustration.

Pas étonnant, si le sentiment anti commentaires se développe sur le web et si les sites sont de plus en plus nombreux à décider de ne plus en avoir tant ils ont tendance à dévaloriser le contenu publié, les articles et les idées et thèses avancées. «Même sur les sites où les lecteurs sont intelligents et prévenants, les commentaires ont tendance à être des listes d’idées avancées sans lien les unes avec les autres plutôt qu’un vrai débat», écrivait déjà en 2011 Rebecca Rosen toujours sur The Atlantic en dressant un constat sévère sur ce qu’apportent vraiment les commentaires.

L’an dernier Popular Science, qui est tout sauf un site politique et idéologique, a tout simplement décidé de bannir les commentaires de l’ensemble de son site. Pourquoi? Les éditeurs expliquent que les commentaires, anonymes ou pas d’ailleurs, sapent l’intégrité de la science et mènent à une culture d’agression et de moquerie qui fait obstacle à des échanges de qualité.

Le commentaire, souvent écrit par quelqu'un qui n'a pas lu l'article, influence la perception qu'en ont les autres

«Même une petite minorité exerce suffisamment de pouvoir pour fausser la perception d’un article par les lecteurs», écrit Suzanne LaBarre la responsable des contenus en ligne citant au passage une étude très intéressante de l’Université of Wisconsin-Madison. Cette dernière souligne que les commentaires augmentent en général les comportements agressifs. Plus les commentaires sont désagréables, plus les lecteurs se radicalisent et se polarisent sur le contenu de l’article, même si celui-ci est très modéré.

 

 

En fait, les commentaires et leur tonalité, écrits souvent par des gens qui n’ont pas lu l’article ou seulement une partie de celui-ci et ne l’ont pas compris, changent considérablement la perception de l’article en question. Un effet pervers.

Il y a quelques semaines, toujours aux Etats-Unis, le National Journal, a décidé lui aussi d’interdire les commentaires sur la plupart de ces articles. Conséquence, l’implication des lecteurs s’est nettement améliorée. Le nombre de pages vues par visite a augmenté de plus de 10%, le nombre de visiteurs uniques de 14% et les lecteurs revenant sur le site de plus de 20%.

Comme le Nieman Journalism Lab l’a écrit le mois dernier, si les médias en ligne ne modèrent pas leurs commentaires, comme le fait Slate et avant leur publication, ils ne peuvent pas espérer améliorer la qualité des débats sur leurs sites.

Reste que bannir ou modérer les commentaires avant leur publication (comme le fait Slate.fr) peut avoir pour conséquence tout simplement de les déplacer vers Twitter ou Facebook.

Comme l’explique un article approfondi du New Yorker sur la psychologie du commentateur publié l’an dernier, un environnement avec un nombre de personnes aussi massif que Facebook et Twitter produit des effets pas vraiment désirables comme la diffusion de la responsabilité.

«Si vous vous considérez comme beaucoup moins responsables de vos actes, notamment en vous abritant derrière l’anonymat et la masse, vous avez plus de chances d’avoir des comportements moralement douteux. Le célèbre psychologue spécialisé dans les questions sociales de l’Université de Stanford, Alfred Bandura, dans ses études sur le rôle des groupes et des médias dans la violence montre que quand la responsabilité individuelle devient plus diffuse, les gens ont tendance à déshumaniser les autres et à devenir plus agressifs envers eux.»

De multiples études psychologiques montrent que quand les personnes pensent qu’elles ne seront pas tenues responsables de leurs propos, elles ont tendance à avoir des raisonnements, des propos et des écrits simplistes et irréfléchis sur des questions complexes. Des commentaires sans aucun intérêt... si ce n’est de perdre foi dans l’humanité.

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21/07/2014

Lettres au Trésor public

 

Cher Monsieur,


J’ai l’honneur d’accuser réception de votre lettre du 12 avril dernier par laquelle, pour la troisième fois, vous me réclamez le remboursement de l’argent que je vous dois.

Sachez tout d’abord que je ne conteste pas cette dette et que j’ai l’intention de vous rembourser aussi tôt que possible. Mais d’autre part, je vous signale que ]’ai encore beaucoup d’autres créanciers, tous aussi honorables que vous et que je souhaite rembourser aussi. C’est pourquoi, chaque mois, je mets tous les noms de mes créanciers dans un chapeau et en tire un au hasard que je m’empresse de rembourser. J’ose espérer que votre nom sortira bientôt.

Entre-temps, je vous prie d’agréer, Monsieur, l’assurance de mes sentiments distingués.

P.S. : Votre dernière lettre étant rédigée de manière fort peu courtoise, j’ai le regret de vous faire savoir que vous ne participerez pas au prochain tirage.

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Monsieur l'agent du Trésor Public,

 

Mon colis a pu vous étonner au départ. Alors voilà quelques explications. Je vous joins à cette lettre une photocopie de l'article du Nouvel Observateur intitulé « Les vraies dépenses de l'état » vous noterez que dans le quatrième  paragraphe, il est précisé que l'Élysée a l’habitude de payer des brouettes 5200 euros , des escabeaux 2300 euros  et des marteaux 550 euros  pièce.

Par ailleurs, un très intéressant article du Canard Enchaîné dont la bonne foi est bien connue (copie également jointe) rapporte que le prix des sièges WC du nouveauMinistère des Finances est de 2750  euros pièce.

Vous devant la somme exacte de 13216 euros  pour l'année fiscale qui s'achève, je vous adresse donc dans ce colis quatre sièges WC neufs et cinq marteaux, le tout représentant une valeur de 13750 euros .

 

Je vous engage par ailleurs à conserver le trop perçu pour vos bonnes oeuvres ou bien d'utiliser les 434 euros  restant pour acheter un tournevis supplémentaire à notre Président de la République (voir article "Les vraies dépenses

de l'état“).

 

Ce fut un plaisir de payer mes impôts cette année, n'hésitez pas, à l'avenir à me communiquer la liste des tarifs usuels pratiqués par les principaux fournisseurs de l'état.

 

J.0., un contribuable heureux.

 

 

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20/07/2014

Salon de l’Hôpital Cantonal : jamais sans mon coiffeur !

image.jpgA la lecture dans la presse de la fermeture du salon de coiffure de l’Hôpital cantonal, un vieux souvenir m’est remonté à la surface. Il y a quelques années alors que je rendais visite à une parente, en face de son lit se trouvait , couchée, une minuscule petite dame, menue et délicate, en grande conversation avec le médecin et qui se lamentait :

-  Je veux bien aller au salon de coiffure en bas de l’hôpital mais si c’est pour me retrouver avec des cheveux rouges et mes frisettes brûlées,  il n’en est pas question et mon petit coiffeur qui lui, a l’habitude des mes cheveux  est à deux pas d’ici. Et je n’en ai plus beaucoup, regardez par vous-même !  En disant cela elle montrait ses cheveux en tirant dessus et prenait un air dépité. 

 

Et le médecin d’expliquer que dans son état, il n’était pas recommandé de quitter les lieux.

Ne tenant pas compte des recommandations, une fois par semaine, la  dame, de connivence avec son coiffeur, l’attendait à la réception, et ils repartaient bras dessus bras dessous et  filaient à l'anglaise pareils à  deux ado fugueurs  vers le salon de coiffure. Elle revenait alors victorieuse, la permanente impeccable, même quelques boucles impertinentes parvenaient encore à se glisser derrière les petites oreilles. Elle remontait, à pas de souris,  en catimini se glissait dans son lit d’hôpital et allongée, encore un peu essoufflée de tant d'effort, la tête posée  contre l’oreiller, trônait fière et heureuse de se sentir si belle.

Le médecin ne se doutait de rien et la voyant ainsi,  souvent il la  complimentait , lors d’une de ses visites  :

-       Eh ! bien vous voyez que le Salon de Coiffure est parfait , votre coupe vous sied à merveille !

Toute rougissante sous l’effet du compliment, elle ne pouvait alors de  s’empêcher  de sourire avec ce petit air rebelle  qui lui donnait des airs de jeune fille.

En-dehors de  cette anecdote, pour des malades, l’image de soi est importante,  déjà affaiblis, une confiance en soi déjà réduite par la maladie,  leur offrir la possibilité  de bien se présenter et  se sentir mieux dans leur apparence aide au moral des personnes atteintes dans leur santé. 

Preuve en est, cette dame qui au péril de sa vie était prête à braver tous les interdits pour se refaire une beauté ! 

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17/07/2014

Qui veut mourir bêtement !

 Arme-à-feu.jpg12h30,  nous sommes installées sur la terrasse du Rond-Point de Plainpalais, puis soudain des cris attirent notre attention, un homme excédé pointe ce qui a la forme d'une arme  camouflée dans un sachet plastique, il vise un groupe de Rroms, deux hommes et une femme ensemble s'acharnent sur l'homme qui frise la soixantaine, le tapent sur son crâne en partie chauve et s'enfuient en courant.

Un peu assommé par les coups, l'homme confus  continue à brandir son arme,  on ne sait plus trop dans quelle direction,  les badauds s'effraient, les consommateurs se lèvent  prestement pour s'engouffrer à l'intérieur du bistrot.  

 Je secoue la tête en me disant qu'il serait bête de mourir là, sur cette terrasse, par un beau mois de juillet, un coup fatal qui partirait, comme ça pour rien, dans le vide. Faire le tour du monde, avoir gravi des montagnes et sillonner des mers pour finir par  mourir touchée de plein fouet par une balle perdue, alors assise à  une terrasse de café genevoise.   La jeune femme qui m'accompagne surenchérit :"Et moi, je me dis souvent que ce serait bête de mourir dans un accident de voiture, tout mais pas ça !"

 Et dans le fond de conclure, ce serait bête de mourir tout court quand il fait si beau !

 

 

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12/07/2014

Ces écrivains de l'entre-deux mondes : Yahya Hassan le dano-palestinien et Sayed Kashua l'arabo-israélien

Yahya_Hassan.jpgAvant mon départ au Danemark, un artiste plasticien m’envoie la liste des écrivains danois ; Jakob Ejersbol, Karen Blixen, Inger Christensen,  Jørn Riel que je lis actuellement « Le jour avant le lendemain » et  naturellement à ne pas oublier le poète qui défraie la chronique Yahya Hassan.

Un jeune poète danois âgé de 19 ans qui fustige la communauté à laquelle il appartenait, force est de le mettre à l'imparfait,  tant il l’a critiquée et s’en est démarqué.  Né dans une banlieue défavorisée à Aarhus où ses parents s’y étaient installés dès 1980,  parmi les réfugiés libanais, syriens, les enfants nés au Danemark y grandissent comme dans des camps de réfugiés, la langue parlée obligatoire est l’arabe et bien que grandissant au Danemark, ils  n’ont pas le droit de s’exprimer en danois. Ce qui les amène à devoir par la suite fréquenter des centres pédagogiques pour réadaptation.

C’est un recueil de  150 poèmes qui porte son nom  qui mit le feu au poudre ; enfance difficile, père violent abruti devant la chaîne Al-Jazeera et fraudeur social.  Le jeune poète hait la religion et le clame en vers,  haut et fort,  ce qui lui a valu de nombreuses menaces de mort. Athée auto-proclamé il revendique une totale liberté d’expression.

Une deuxième artiste dano-iranienne est la cible Firoozeh Bazrafkan a été condamnée pour racisme pour avoir écrit sur son blog des propos qui fâchent.

Le seul doute qui demeure et qui s’impose à nous est de savoir si c’est leur art et poésie qu’on admire ou si  leur succès est une récupération pure et simple des milieux d’extrême-droite qui peuvent s’appuyer sur leurs dire, dans une forme d’hypocrisie et de s’excuser:"ce n’est pas moi qui le dis mais c’est lui que « l’Islam a été réduit à l’idéologie sans âme des islamistes » et que les musulmans  vivent en mode binaire sur deux rails « Halal/Haram » « Paradis-Enfer » , tout ce qui est entre deux est gouffre d’ignorance." 

Toujours selon le jeune poète en colère,  les garçons de sa génération  au Danemark prient le vendredi et le reste du temps il boivent, fument du cannabis, couchent avec des danoises jusqu’à ce qu’ils se marient avec une fille arabe. Une vie schizophrène et pourtant c’est dommage, selon Yahya, la religion musulmane a été éclipsée par des préceptes d’interdits que l’on frappe sur la tête des ignorants et le message spirituel profond a disparu ou n’est plus que la propriété d’une petite élite d’intellectuels.

 

Sayed Kashua.jpgCes poètes et écrivains de l'entre-deux mondes sont passionnants.  Ils ont pour eux d’avoir plusieurs générations d’avance. Pensons à  Sayed Kashua auteur de « Les Arabes dansent aussi » premier écrivain arabe à écrire en hébreu;  un écrivain hybride coincé entre deux mondes qui s'opposent, aujourd'hui plus que jamais,   et c’est la pirouette qu’il nous offre,   pétrie d’intelligence et de brio avec une analyse implacable des deux sociétés. Un trait qui transgresse dans les deux sens, avec ces visions qui  se confrontent en un kaléidoscope aux prismes multiples et dont ces poètes écrivains apprennent à nous en montrer toutes les variantes et toutes  les subtilités de là, où ils se trouvent, assis sur leur promontoire, légèrement en retrait,  à comprendre les signes les plus  infimes de ces cultures qu’ils mêlent et pétrissent sous leur plume pour nous offrir un regard nouveau sur le monde qui nous entoure et au sein duquel nous restons enfermés par ce manque de distance, par ce besoin de communautarisme grégaire.  

Des écrivains devenus solitaires, bercés par une douce errance au sein des mondes dans lesquels ils évoluent, coincés entre deux cultures, mais si en avance sur leur temps parce qu'enrichis de ces deux héritages ou plusieurs selon   ! Transformés en dignes  héritiers de ces mutations singulières, ils osent porter un regard différent qui permet le trait de génie le plus absolu : la transgression sans laquelle il n’y a pas d’art ! 

11:46 | Tags : yahya hassan, sayed kashua | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | |

07/07/2014

Israël n’est pas la Suisse - Shvayitz : le pays du lait et du miel

263159388.pngAu milieu du chaos et  des articles inquiétants sur la situation en Israël et Palestine, un billet qui fait sourire,   dans le quotidien Haaretz,  sous la rubrique « Le mot du jour ».

Quand on veut désigner la tranquillité, le calme, l’ordre, la paix, le silence, réflexe on fait référence à la Suisse et avec dépit de soupirer : « Kahn ze lo Shvayitz » - Ce n’est pas la Suisse.

Shvayitz (Schweiz) le pays du chocolat, des montres, du fromage, de la paix, des banques privées et du secret bancaire  fait référence à une Shveitzariya, c’est-à-dire tout le contraire d’Israël, différence marquée non seulement sur la carte géographique mais encore sur le plan philosophique;  une abstraction pour désigner tout l’inverse de ce qu’est Israël.

Dans le lexique israélien, cela signifie, un lieu où il n’y a pas de terrorisme et de guerre, des taxes pour le progrès social et du temps pour skier, un lieu où ne règne pas définitivement le désordre du Moyen-Orient.

Mais ce mot représente aussi un paysage, des forêts, des collines saupoudrées de blanc, un pays mythique !

S’il faut se plaindre sur le retard du bus,  le chauffeur répondra d'un ton laconique :  « Ce n'est  pas la Suisse, ici, tu crois quoi ! » - Kahn ze lo Shvayitz !

 A l’heure actuelle, le mythe du pays où rien de mauvais ne se passe est plus marqué  que jamais .

 

Source :

http://www.haaretz.com/news/features/word-of-the-day/1.60...

 

 

 

07:24 | Lien permanent | Commentaires (1) | |  Facebook | | |

05/07/2014

Mes enfants, pardonnez-leur !

Mes enfants, pardonnez-leur ! Vous aviez la vie devant vous, vos rêves, vos espoirs, vos illusions, vos projets d’avenir. Mais la folie des hommes en a décidé autrement. Il a fallu que vous payiez pour l'aveuglement de vos pères.  Au XXI ème, ils n’ont pas encore vu que nous avions quitté  le temps de la sauvagerie la plus ignoble. Ils sont  restés enfermés dans un temps antérieur pour revendiquer leur barbarie, ils balaient les siècles à coups de  griffe enragés pour redessiner une carte dont le sable est constamment balayé par le vent, et le vent quoiqu’il en soit est le plus fort , il chassera aussi les hommes et leur rage.

Comme au temps des Romains où pour mater le " tumultus et rebellio", on confiait aux bourreaux le sort des enfants des opposants. Après avoir été torturés et violés, les  petits corps méconnaissables étaient offerts en pâture aux vautours, rien n'a changé!  Comme autrefois, les expéditions punitives, la vengeance collective qui au hasard de sa colère meurtrière désigne un innocent pour l’abattre froidement.

L’empathie à l’égard des siens, de son clan, de sa communauté  est facile, elle est le signe de l’instinct de survie,  montrer de l’empathie pour son ennemi est déjà un pas vers l’ultime reconnaissance de notre altérité et un pas vers la civilisation la plus éclairée;  où l’autre est absolument mon  semblable. A ce sujet, je vous invite à un détour vers l'association Breaking the Silence - www.breakingthesilence.org.il,  témoignages d'anciens soldats israéliens qui parlent de ce qu'ils ont vu et ce qu'on a leur demandé de faire dans les territoires occupés. 

 Les larmes des pères et des mères qui perdent leur enfant ont le même goût de sel amer.

 Adieu  mes enfants, pardonnez les vôtres qui n’ont pas su vous dessiner un avenir de paix.

 Adieu Eyal, Adieu Naftali, Adieu Gilad, Adieu Mohammad !  Oubliez pour l’éternité la folie des hommes.

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