17/07/2014

Qui veut mourir bêtement !

 Arme-à-feu.jpg12h30,  nous sommes installées sur la terrasse du Rond-Point de Plainpalais, puis soudain des cris attirent notre attention, un homme excédé pointe ce qui a la forme d'une arme  camouflée dans un sachet plastique, il vise un groupe de Rroms, deux hommes et une femme ensemble s'acharnent sur l'homme qui frise la soixantaine, le tapent sur son crâne en partie chauve et s'enfuient en courant.

Un peu assommé par les coups, l'homme confus  continue à brandir son arme,  on ne sait plus trop dans quelle direction,  les badauds s'effraient, les consommateurs se lèvent  prestement pour s'engouffrer à l'intérieur du bistrot.  

 Je secoue la tête en me disant qu'il serait bête de mourir là, sur cette terrasse, par un beau mois de juillet, un coup fatal qui partirait, comme ça pour rien, dans le vide. Faire le tour du monde, avoir gravi des montagnes et sillonner des mers pour finir par  mourir touchée de plein fouet par une balle perdue, alors assise à  une terrasse de café genevoise.   La jeune femme qui m'accompagne surenchérit :"Et moi, je me dis souvent que ce serait bête de mourir dans un accident de voiture, tout mais pas ça !"

 Et dans le fond de conclure, ce serait bête de mourir tout court quand il fait si beau !

 

 

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Commentaires

Et pourtant bête ou pas, tu mourras bien un jour comme tout le monde.

Écrit par : sougar | 17/07/2014

Autrefois, dans ma folle adolescence, pas ici, mais ailleurs, nous avions les mafieux. Mais aux moins ceux-ci se battaient entre-eux, à l'abri de la population et protégeaient ainsi les femmes et les enfants.

Il y avait encore un code d'honneur. Mais je comprends qu'un vieux Monsieur excédé par quelques agressions ait choisi de se défendre comme il pouvait. Il n'est juste plus en âge de maîtriser ses pulsions et émotions. Si le gouvernement faisait son travail, nous n'en serions pas là à mettre en danger des dames qui boivent tranquillement leur café un mois de juillet au soleil, des passants qui font leurs courses, des enfants qui vont s'acheter une boule de glace.

Je me souviens d'un temps à Genève, où ma porte n'était jamais fermée à clé, où les fenêtres étaient toujours grandes ouvertes la nuit, où l'on pouvait traverser la ville pour remonter à Thônex à 4h00 du matin à pieds sans que personne ne nous agresse, avec pour seuls compagnons, l'air frais et le doux silence de rues endormies.

Nous n'avions pas internet, ni tous ces logiciels d'enfer qui nous permettent d'aller plus vite que la lumière, mais nous avions des voisins, nos enfants pouvaient jouer dans la rue ou dans l'herbe sans risque, on pouvait danser dans la rue en sortant du film "Les Demoiselles de Rochefort" sans que personne n'appelle la police. On pouvait vivre, manger, dormir, travailler et s'amuser dans un équilibre revigorant.

C'était dans les années 70. Et puis tout a changé. Vite, très vite, trop vite.

Même les rires des enfants ne sont déjà plus les mêmes.

Écrit par : Jmemêledetout | 17/07/2014

Je veux le dire de la manière la plus claire : Foutue libre-circulation et foutu Schengen !!!

Écrit par : JDJ | 17/07/2014

Eh oui, maintenant, un regard de traviole, une cigarette refusée, on te prend la vie.

Écrit par : Keren Dispa | 18/07/2014

@Jmemêledetout oui c'était* le bon temps *et c'était aussi celui ou les gens n'étaient pas traités à la cortisone comme hélas beaucoup de nos jours et quand on sait qu'un traitement aux corticoïdes peut provoquer autant de dégâts que l'alcool au point de vue comportement s'entend et qu'on a mis au pilori les fumeurs qui n'étaient pas dangereux ceci prouve qu'à trop vouloir faire mieux certains ont oublié de bien réfléchir avant d'interdire
La cortisone désinhibe et parfois on peut être confronté à des colères proches de la folie furieuse d'une personne pourtant connue douce comme un agneau et c'est peu dire!

Écrit par : lovsmeralda | 18/07/2014

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