01/08/2013

Après les révoltes arabes, quel modèle de société ? Une douloureuse quête identitaire

images-1.jpegEn discutant avec une sociologue tunisienne tout en manifestant le poing levé, hier,  devant les Nations Unies, nous dissertions sur nos revendications. Je lui faisais remarquer autant en Egypte qu’en Tunisie, que nous n’avions pas de théoriciens politiques, ni de grandes figures pensantes qui au-delà de la révolte soient aptes à proposer un modèle de société qui offrirait une contre-réponse aux conservateurs traditionalistes derrière lesquels se trouvent des maîtres quand bien même leur idéal sociétal ne correspondent pas au nôtre, néanmoins, ils proposent un projet de société, une vision d'une société issue d'une réflexion qui leur est propre,  née au sein de leur rang, de leur culture, de leur pays, de leur tradition, assertion surtout valable pour l'Egypte. 

Somme-nous mûs par un idéal réfléchi, pensé, analysé, construit, éprouvé ? Nous crions la démocratie, la liberté, des droits pour tous sur des modèles européens, d’après des standards qui ne sont pas nos héritages historiques hormis à travers les colonisations.

Dans cette volonté de modernisation, nous n’avons pas adopté, ou sommes dans l’incapacité de citer des courants de pensée qui soient le fait de notre histoire propre.

Les Islamistes, ont de leur côté de grandes figures qu’ils revendiquent à partir desquelles ils ont élaboré un système de pensée et c’est sans doute dans ceci que réside leur force, ils ont un projet de société, bien qu'ils transforment et imposent  ces courants de pensées en modèles dogmatiques qui ne correspondent pas aux attentes de  l’ensemble d’un peuple mais que d’une partie,  des  réformistes tels que Al-Afghani, Mohammed Abdu, Rachid Rida, Hassan El-Banna pour les Frères musulmans auxquels succédèrent les nouveaux intellectuels de l’Islam comme un Mohamed Arkoun (Algérie-France), des Amin al-Khuli Muhammad Khalafallah Nasr Hamid Abu Zayd , tous égyptiens, ou un Abdelmagid Charfi (Tunisie)

 Du côté des courants modernes non islamistes on puise chez un Marx ou un  Bakounine qui sont loin d’une réalité arabo-musulmane. Les grands courants de pensée politique issus de ces pays en pleine révolte font défaut.   Nous sommes loin d’un consensus idéologique, mais encore à l’ère du tâtonnement et des grandes interrogations.  Peut-on imaginer un islam ouvert , social, tendance gauche et teinté d’humanisme, ouvert à la différence et aux autres minorités religieuses à l’intérieur de leur frontière ? Serait-ce encore l'Islam ? 

Les seules doctrines politiques se construisent sur des rejets, mais pas sur des formations idéologiques propres et construites. Le ciment des arabes réside dans ce qu’ils refusent, mais pas dans ce qu’ils souhaitent, c’est en cela que la maturité politique fait défaut. Les formations politiques sont plutôt claniques qu’idéologiques; elles sont davantage l’expression d’un refus que d’une construction voulue et pensée.  

Que valent-ils ces doctrinaires européens, dans ces pays aux multiples influences tissées d’Orient et d’Occident ? Que valent-ils dans un pays comme la Tunisie plantée en Afrique, d’inspiration arabo-musulmane, héritière d’un demi-siècle d’influence européenne, baigné par la culture méditerranéenne, Un kaléidoscope qui offre autant de prismes selon l’angle par lequel on l’observe.  Un pays où la tradition côtoie la modernité, où l’équivalent de la population dans son ensemble vit au-delà des frontières en gardant des liens étroits avec le pays d’origine qu’il influence inévitablement

Nous manquons de grandes figures pensantes, de théoriciens chevronnés qui proposeraient un modèle politique adapté à une configuration si singulière de pays mosaïques. Y-a-t-il un seul modèle, des modèles ?

Au-delà des aspirations « démocratiques » qui sont encore des concepts venus d’ailleurs, il faut penser la société que l’on souhaite s’offrir et qui réponde à ces moults héritages.

Force est de constater que nous avons peu de penseurs modernes issus de ces pays en bouillonnement de quête identitaire, de bâtisseurs de société qui projettent un avenir de visionnaire qui lanceraient   les fondations d’une société qui se reconnaîtrait  parfaitement dans les perpsectives qu’on lui  dessine.  Toutes les sociétés se sont construites à partir d’une théorie, qui a su planté ses racines dans le terreau qu’on leur a préparé au fil des siècles.

Les révolutions arabes sont bien une  douloureuse quête identitaire d’un modèle qui lui est propre et qui concorde à sa réalité, au carrefour de mille influences.

En attendant de trouver le modèle qui sera celui des pays arabes,  la voie la plus sûre est de miser sur la tolérance, ce que les Islamiste n’ont pas su faire jusqu'à preuve du contraire.

Le débat est ouvert : Quel modèle pour quelle société ?

15:58 | Lien permanent | Commentaires (19) | |  Facebook | | |

Commentaires

Si, au lieu de vouer leur vie et leurs forces à répandre l'Islam et sa conception de la société en Europe, des gens comme Tarik Ramadan avais décidé d'oeuvrer pour la modernisation de son pays d'origine en répandant les enseignements qu'il pouvait tirer de son pays d'adoption sur la nature et le fonctionnement de la démocratie, la situation serait peut-être un peu différente.
Au contraire, les gens comme lui ont simplement contribué à faire perdurer la chape d'ignorance et de tyrannie qui a toujours empêché cette société de former des élites capables de favoriser dans ces pays l'émergence des projets que dont vous déplorez l'absence. On le comprend de la part des fils de dictateurs arabes, on ne peut que le déplorer de la part de ceux qui ont profité de nos libertés pour en empêcher l'accès à leurs frères humains.

Écrit par : Mère-Grand | 01/08/2013

Excellente réflexion bien posée!
Je n'ai pas l'impression qu'il manque de penseurs modernes mais plutôt qu'ils sont encore trop discrets ou vivant à l'étranger. Et puis, l'heure est à celui qui crie le plus fort, dans les discours ou dans les armes alors on n'entend plus les voix de ceux qui ont déjà perçu de quoi peut être fait demain.

Écrit par : Marie-France de Meuron | 01/08/2013

Djemâa,

Vous oeuvrez vous, pour la modernisation de votre pays d'origine. Ne cherchez pas d'autres penseurs que vous-mêmes.

Vous êtes à même d'écrire l'histoire. Vos thèmes que je lis avec attention révèlent un vrai talent. Alors réunissez toutes vos idées, développez-les et écrivez-les. Il est temps que les femmes marquent de leur empreinte la société d'aujourd'hui et de demain.

Écrit par : Noëlle Ribordy | 02/08/2013

Souvent la question posée était :

"L'islam est il compatible avec la démocratie ? "

La vraie question est, l'islam est-il compatible avec la politique ?

Le terme "politique" définition Wikipédia ;

Notion polysémique, la politique recouvre au moins trois sens :
la politique en son sens plus large, celui de civilité ou Politikos, indique le cadre général d'une société organisée et développée ;

plus précisément, la politique, au sens de Politeia, renvoie à la constitution et concerne donc la structure et le fonctionnement (méthodique, théorique et pratique) d'une communauté, d'une société, d'un groupe social. La politique porte sur les actions, l’équilibre, le développement interne ou externe de cette société, ses rapports internes et ses rapports à d'autres ensembles. La politique est donc principalement ce qui a trait au collectif, à une somme d'individualités et/ou de multiplicités. C'est dans cette optique que les études politiques ou la science politique s'élargissent à tous les domaines d'une société (économie, droit, sociologie, et cetera) ;

enfin, dans une acception beaucoup plus restreinte, la politique, au sens de Politikè, ou d'art politique se réfère à la pratique du pouvoir, soit donc aux luttes de pouvoir et de représentativité entre des hommes et femmes de pouvoir, et aux différents partis politiques auxquels ils peuvent appartenir, tout comme à la gestion de ce même pouvoir.


Donc pour ce qui en est des barbus, c'est pas pour demain !!

Écrit par : Corto | 03/08/2013

@Corto- la religion est de l'ordre du sacré, de l'expérience intime, du cheminement intérieur. La politique est l'organisation d'une société comme vous le mentionnez à juste titre. La théologie au coeur de la politique ne donne pas grand-chose, si ce n'est de la confusion, du dogme, d'un énoncé de toute une liste d'interdits ou de ce qui est permis et nous confirme dans la démonstration que le théologien n'est pas capable d'organiser un tant soit peu les affaires des hommes. Les Islamistes au pouvoir en Tunisie nous l'ont prouvé, depuis qu'ils sont aux commandes rien ne s'est produit et bien au contraire, tout a régressé, le chômage a explosé, la contestation sociale n'a fait que prendre de l'ampleur, ils n'ont plus aucune légitimité. La preuve que la foi au pouvoir donne surtout des ailes aux incapables pour nous plonger tous dans un ciel de néant et de chaos.
A force d'avoir le regard tourné vers le ciel en quête de Paradis avec tous les espoirs plantés dans l'au-delà, on piétine les hommes, on les oublie, on les manipule, on les divise.
La religion a la tête tournée vers le ciel, la politique est au centre de notre organisation propre toute terrienne.
La séparation du religieux et de la politique s'impose comme une évidence. A chacun sa place !
Mais le politique a dans sa vision d'une société tolérante, le souci de laisser libre cours à la religion et quelle que soit la religion ou la non-religion, tout en lui accordant la place qui est la sienne, intra-muros et que chacun pratique comme bon lui semble, mais chez lui, entre ses quatre murs.
Que les religieux rentrent chez eux et cessent de s'occuper de ce dont ils sont incapables. Que ce soit pour le plus tôt possible. Inch'Allah !

Écrit par : Djemâa | 03/08/2013

Djemâa, "la religion est de l'ordre du sacré", faudrait d'abord s'entendre sur le terme "religion", car selon mon intuition, la religion est plutôt du domaine de l'interprétations du "sacré" !

Car si comme dans l'islam, le sacré fixe comme règle d'épouser des fillettes dés 6 ans et de pouvoir en abuser sexuellement à 9 ans comme c'est le cas dans certains pays dirigés par des barbus, il ne s'agit ni de sacré, ni de quoi que ce soit d'autre que de la barbarie !

Pareil pour les catholiques et leurs prêtres qui s'en prennent aux gamins et plus spécialement aux jeunes garçons, doit-on vraiment encore parler de "sacré" ?

Djemâa, vous le savez, je vis dans un pays très proche de ses traditions, comme le peuple dont il est à l'origine, pratiquaient également ces mêmes traditions en Tunisie et je peux vous garantir qu'en Israël, si un homme prote atteinte à un jeune garçon ou à une jeune fillette, il finit se jours entre 4 murs et cela, justement au nom de cette tradition et de ses règles !

Donc ne confondons pas tout, faisons la part des choses, disons que les religions catholique et musulmanes génèrent des comportements, en ne s'exprimant que sur des critères sexuels, plutôt monstrueux si l'on suit l'actualité !

Djemâa, allez en Israël et vous verrez que même les catholiques et les musulmans ne pratiquent pas ce qu'ils se croient en droit de pratiquer dans d'autres pays, aussi dirigés par des "politiques" !!

Vous y verrez également la place des femmes dans une société hi-tech, y compris celle des femmes de confession musulmanes !!!

Écrit par : Corto | 03/08/2013

J'aurais dû dire "la religion devrait être de l'ordre du sacré" ce qu'elle est rarement au vu du nombre d'hommes qu'elle fait tuer en son nom. Tiens ! Prête à partir pour le Rwanda, je me souviens de Monseigneur André Perraudin archevêque au Rwanda qui légitimait le génocide des Tutsi , Un "Père blanc aux mains rouges" quel "amour du prochain "? Comment peut-on être génocidaire et homme de Dieu ? Comme quoi ce n'est pas incompatible et que la religion n'a jamais protégé l'homme de sa folie, bien au contraire.
Moins de religion, plus d'humanité, pour l'amour du Ciel !

Écrit par : Djemâa | 03/08/2013

Merci Noëlle Ribordy, vos encouragement me vont droit au coeur tant et si bien que j'y ai réfléchi toute la journée, à cette idée de devenir à mon tour "Penseuse" . Vous avez raison, il est temps d'ouvrir la voie, si jalousement gardée jusque là.

Écrit par : Djemâa | 03/08/2013

Djemâa, tout cela a commencé, du point de vue légal et non des éventuelles conséquences eschatologiques par les 10 commandements :

Premier commandement : Je suis le Seigneur ton D.ieu Qui t'ai fait sortir du pays d'Égypte.
Deuxième commandement : Tu n'auras pas d'autre D.ieu que moi.
Troisième commandement : Tu ne prononceras pas le nom de D.ieu en vain.
Quatrième commandement : Souviens-toi du jour du sabbat.
Cinquième commandement : Honore ton père et ta mère.
Sixième commandement : Tu ne tueras point.
Septième commandement : Tu ne commettras pas d’adultère.
Huitième commandement : Tu ne voleras pas.
Neuvième commandement : Tu ne feras pas de faux témoignage.
Dixième commandement : Tu ne convoiteras ni la femme, ni la maison, ni rien de ce qui appartient à ton prochain.


Maintenant, rien qu'en signifiant "homme de D.ieu" et le troisième commandement est piétiné !

Qui peut se qualifier lui même "d'homme de D.ieu" ?

Déjà là, tout déraille, comment voulez-vous prendre des extraits complétude tout en la niant ?

"homme de D.ieu" sous-entendrait que certains ne le sont pas ?

Ou que cette appellation ne concerne que les hommes et non les femmes et les hommes ?

Et si l'on y ajoute simplement, ne fait pas à autrui ce que tu ne voudrais pas qu'il te fasse et au contraire, fait à ton prochain ce que tu ^voudrais qu'il te fasse, ce serait très simple comme base, non ?

Écrit par : Corto | 03/08/2013

"Homme de Dieu" selon Thimotée : "Un homme de Dieu, c’est celui qui, dans ce monde, manifeste les caractères du Dieu qu’il connaît et auquel il a le sentiment d’appartenir tout entier. Vivant près de Lui, nourri « de toute parole de Dieu », il a la connaissance de sa pensée et peut ainsi parler et agir de sa part." - L'homme d'Eglise est reconnu comme Homme de Dieu et à son service (en parlant de l'archevêque Perraudin, je faisais référence à un génocidaire avec ce statut que lui concède son supposé engagement.

Quant à vos questionnements sur le fait d'être "Homme de Dieu", d'office on exclut les femmes et tous ceux qui n'y ne sont pas identifiés comme tels. Votre remarque est pertinente, ceci explique sans doute qu'on ne voit pas de femmes au conclave du Vatican.

Écrit par : Djemâa | 04/08/2013

Djemâa, comment ou pourquoi êtes-vous tombée sur Timothée pour illustrer le terme "homme de D.ieu" ?

Déjà que les épitres de Paul sont très remis en question par le père de l'église romaine elle-même, vouloir introduire Timothée dans la discussion semble extrêmement risqué.

Il semblerait selon certaines de lettres de Paul de Tarse, que l'homosexualité fut entre les deux personnages certainement plus mythique (hypostase) que factuels, un sujet de désaccord n'apparaissant que lors du concile de Rome, soit près de 315 ans après la mort de Paul et 380 ans après la mort supposée de Joshua (vulgairement appelé Christ), Timothée aurait-il été le petit copain de Paul, rien n'est moins certain !

Timothée partage la première captivité de Paul qui, lors de sa seconde captivité, le réclame de nouveau. La seconde lettre de Paul à Timothée, écrite durant cette seconde captivité, alors que l’heure du témoignage suprême de sa vie approche, est un vibrant témoignage d’amitié. Adressée à ‘mon enfant bien-aimé’. Il fait « mention de lui dans ses prières et a un très vif désir de le revoir » (2Tim. 1:2-4), sans oublier sa famille. Il lui offre familièrement quelques conseils: «Cesse de ne boire que de l'eau. Prends un peu de vin à cause de ton estomac et de tes fréquentes faiblesses» (1Tim.5:23). Après de nombreuses recommandations pour une meilleure vie dans le Christ ressuscité il revient à la charge : « efforce-toi de venir me rejoindre au plus vite » (2Tim.4:9). Cette lettre à Timothée est considérée comme le testament spirituel de l’apôtre des gentils.

Tout cela est très préoccupant de la part "d'hommes de D.ieu", ils semblent tous les deux préférés les "hommes" à "D.ieu", disons sur le plan matériel !

Selon certaines traductions du grec ancien, Timothée était encore un enfant lors qu'il rencontra Paul, ce qui en dit encore plus long sur cette relation de plus en plus écartée des discussions au sein de l'église romaine !

Écrit par : Corto | 04/08/2013

Lorsque j'eus 16 ans, un étranger me dit: Dieu n'existe pas!

Baignée depuis mon baptême dans le lit de la Religion Catholique, nourrie à la parole de Dieu, soutenue sur le chemin de l'Esprit par les Maîtres de la Croyance, l'affirmation:
"Dieu n'existe pas"
m'a profondément choquée et j'ai traité l'étranger de:

Fou et d'ignorant.

Aujourd'hui, lorsque l'étranger me dit:

"Dieu existe"

Après m'être débarrassée de ma culpabilité instillée jour après jour par les Maîtres de la Croyance d'être une brebis galeuse, si j'ose me rebeller.

Après m'être débarrassée de la peur de recevoir des sanctions sur cette Terre et dans les Cieux par les Maîtres de la Croyance, si je manque à mes devoirs,

Je pris le chemin de la liberté en jetant les idées religieuses qui embuaient mon mental. Ce déconditionnement me permit une clarté de l'esprit et une nouvelle naissance et à l'affirmation de l'étranger:

Dieu existe"

Je le traite de fou et d'ignorant.

Bon dimanche et heureuse de votre décision Djemâa.

Écrit par : Noëlle Ribordy | 04/08/2013

@Corto- L'héritage grec de la "pédérastie" et avec sa définition propre qui fait référence à une relation maître-élève , véritable institution morale, et pour qui la relation sexuelle était inclue dans l'apprentissage global de l'élève naturellement pubère, semble selon vos sources avoir perduré .
L'autre question qui me tarabuste et m'interpelle et cette façon que vous avez d'écrire "D.ieu" avec un point au milieu du mot. Ce point ouvre un espace de réflexion intéressant, il est une lumière ouverte sur l'infini qui donne une dimension au mot d'une forte puissance et le mot même ne s'enferme pas sur lui-même mais rayonne et par-là nous échappe .
Pouvez-vous m'expliquer ce point, s'il vous plaît !

Écrit par : Djemâa | 04/08/2013

Que des arabes ou musulmans s'inspirent de Karl Marx, un juif, s'est quand même extraordinaire.

Bon dimanche.

Écrit par : Victor DUMITRESCU | 04/08/2013

Victor, pourquoi, Joshua ben Josseph n'était il pas juif ?

Il parait même qu'il était Rabbin selon certains évangiles de même que la mère de Mohamed, elle serait juive selon les plus récentes recherches liturgiques, certains musulmans en sont convaincus !!

Djemâa, pour certains le mot "D.ieu" n'a aucune signification, c'est à dire qu'il n'en aura jamais (de signification), même cette notion restera à jamais intouchable y compris par les sens les plus développés que toutes les formes de vie pourraient atteindre !

Imaginez Djemâa, vous créez une sorte de robot ou d'ordinateur, aura t-il un jour un niveau de conscience lui permettant de le voir comme vous le voyez alors que vous êtes un être humain ?

Un exemple, les propos superficielles de Noëlle Ribordy, j'ai la chance de connaitre un homme d'une intelligence phénoménale, il est Prix Nobel de chimie pour ne pas le nommer, il pratique les préceptes de sa culture juive avec joie et cela ne lui pose aucun problème ni contradiction envers son activité professionnelle !

Pourquoi en 2011, 79% des prix Nobels scientifiques sont ils juifs ?

Pourquoi en 2012, 79% des prix Nobels scientifiques sont ils juifs ? alors que les juifs ne représentent que 0,2% de la population mondiale ?

Est-ce par qu'ils auraient niés ou abandonnés leurs pratiques ancestrales ?

Einstein aurait même déclaré que sans les textes fondateurs du judaïsme, il n'aurait jamais découvert la relativité restreinte !

Djemâa, pourquoi Israël crée plus de startup hichtech que l'Europe entière chaque année, pourquoi Israël dépose plus de brevets que l'Europe entière ?

Parce qu'ils auraient abandonnés leurs traditions séculaires, c'est tout le contraire !

Mais ne vous en faites pas, comme le disait un certain Daniel Cohn-Bendit :

Nous sommes tous des juifs-allemands !

Donc pour vous répondre, ce n'est pas pour laissé une ouverture que j'écris le mot "D.ieu" en français avec un espace ou un point après le "D", Il n'en a pas besoin (d'espace), ni moi d'ailleurs, c'est juste parce que même en français, je refuse de bafouer le troisième commandement (ci-dessus) sans parler des 613 mitzvot avec lesquelles je tente de me débattre au quotidien !

Bien à vous et sachez que même ce simple "D." avec un seul point me suffit largement pour évoluer intellectuellement !

Écrit par : Corto | 04/08/2013

Pardon petite coquille, en 2012, ce sont 82% et non 79% !!

Écrit par : Corto | 04/08/2013

@ Noëlle Ribordy

""Dieu n'existe pas"
m'a profondément choquée et j'ai traité l'étranger de:

Fou et d'ignorant."

"....et à l'affirmation de l'étranger:

Dieu existe"

Je le traite de fou et d'ignorant."


En peu de mots, après tout ce temps passé, vous n'avez pas adouci vos réflexes d'intolérance envers l'étranger.

Écrit par : Machin | 04/08/2013

Je suis étonné qu'il y ait encore des gens pour prendre au sérieux les délires de "Corto".

Écrit par : Machin | 04/08/2013

Absente pour quelque temps et loin de mon ordinateur, je n'afficherai plus les commentaires.
je vous souhaite à tous bonne réflexion et de passer d'excellentes vacances en paix avec vous-mêmes et les autres.

Écrit par : djemâa | 04/08/2013

Les commentaires sont fermés.