10/02/2013

Tunisie - UN CRIME ODIEUX ET ABJECT

Article rédigé par mon amie Noura BORSALI, journaliste,essayiste, professeur universitaire et auteure de plusieurs ouvrages, critique cinématographique. Paru dans la Presse de Tunisie

L’assassinat de Chokri Belaïd, le mercredi 6 février, a surpris tous les Tunisiens. Car il s’agit bel et bien d’un CRIME POLITIQUE. Les prises de positions et l’engagement du leader du Front populaire contre le projet nahdhaoui lui ont valu, depuis quelque temps, de sérieuses menaces confirmées par le chef de l’Etat en personne selon les dires du défunt lui-même et de sa famille.

C’est un crime PREMEDITE, ORGANISE et COMMANDITE par ce qu’on pourrait qualifier, pour l’instant, de « forces de l’ombre » tant que l’enquête se poursuit et que la justice n’a pas dit son mot sur l’identité des tueurs. Ce crime a été EXECUTE par des PROFESSIONNELS qui ont bien visé leur cible et rien que leur cible, épargnant la personne qui l’accompagnait et qui était le conducteur du véhicule. Ils ont tiré à bout portant sur certaines parties du corps, ne laissant aucune chance à leur victime de pouvoir s’en sortir. L’ordre était de l’achever.

Que dire face à un tel crime ? Les Tunisiens, à travers le pays, ont exprimé leur colère, leur indignation, leur révolte contre une pratique à laquelle ils n’étaient pas habitués. Certes, nous gardons en mémoire les crimes perpétrés contre notre leader syndicaliste Farhad Hached tué lui aussi à bout portant, tôt le matin, sur son lieu de travail, et de Salah Ben Youssef achevé de la même manière dans sa chambre d’hôtel en Allemagne. Que d’autres crimes aient eu lieu, après le 14 janvier, visant un « cheikh » de Montplaisir ou un salafiste de Sousse, cela semblait relever -pour l’un du moins- d’un règlement de comptes entre tendances ennemies, selon les témoignages des familles. Car, aucun des deux assassinats commis en plein jour n’a été élucidé jusqu’à cette date. L’assassinat de Chokri Belaïd est d’un tout autre ordre. Il n’est pas le résultat d’un quelconque règlement de comptes provenant d’une fraction rivale. C’est, au risque de nous répéter, un ASSASSINAT POLITIQUE. Il rappelle, à cet égard, celui de l’écrivain et du journaliste algérien Tahar Djaout qui fut abattu le 26 mai 1993 et fut, de ce fait, l’un des premiers intellectuels victimes du terrorisme qui a frappé l’Algérie durant cette « décennie noire », provoquant plus de 100 000 victimes.

De ce fait, notre inquiétude est immense et est à la mesure de notre indignation. La Tunisie de l’après 14 janvier est-elle entrée, par ce premier crime politique annoncé, dans une nouvelle étape de son histoire, celle des éliminations physiques et de la violence politique ? Est-ce le scénario algérien qui se met en place dans cette période de transition démocratique ? La vigilance doit être de mise pour que le sang ne se substitue pas au dialogue et à l’acceptation de l’autre.

Qui incriminer ? L’enquête est en cours. Toutefois, il est utile de relever encore une fois le danger que représentent les discours haineux et appelant au meurtre de certains imams et prédicateurs dans certaines mosquées. L’ingérence du religieux dans le débat politique a désormais divisé notre société en deux : celle des « croyants » et celle des « athées ». Les répercussions sont alarmantes : cette haine dans certains regards et discours, cette volonté d’imposer un « projet social » et une vision de l’islam étrangers, tous deux,  à notre société et à ses traditions et coutumes sont dangereux. Certaines écoles coraniques et le contenu de leurs enseignements, le port du hijab par des petites filles, le discours moralisateur ouvrant la voie à l’intolérance, l’attaque des artistes, la violence exercée par les Ligues de protection de la révolution, l’absence de qualité de certains débats politiques et la violence qui s’y exprime et que sais-je encore…. ont été décriés par des composantes de la société civile qui en a fait son combat. Ce tournant qu’a pris la Tunisie de l’après 14 janvier a suscité des inquiétudes qui se sont exprimées par des prises de positions et des manifestations d’ONG contre ces formes d’intolérance qui ne peuvent qu’orienter le pays dans la voie de la division et de la violence. Des alertes ont été donc envoyées au gouvernement et aux ministères concernés tels que ceux de l’Intérieur, de la Justice et des Droits de l’Homme et de la justice transitionnelle. Une inquiétude restée -dans la plupart des cas- sans échos face à tous ceux qui ont usé de violence verbale ou physique. Une tolérance à leur égard a été même observée.

Aujourd’hui, et plus que jamais, notre pays est à un tournant grave et inquiétant. Des « forces de l’ombre » peuvent exploiter cette division de la société pour engager le pays dans une « guerre sans visage », dans une violence anonyme plus dangereuse qu’une guerre ordinaire. Cette dernière met, en effet, face à face deux adversaires qui se connaissent, qui se battent l’un contre l’autre et qui, à un moment donné, finissent par négocier la paix. Par contre, le « terrorisme » est odieux parce qu’il est sans visage et que ses commanditaires et exécutants demeurent, dans la plupart des cas, anonymes. Certes, le passage d’un régime autoritaire et fortement personnalisé à un Etat de droit et à une moralisation de la vie politique ne se fait pas sans heurts et sans difficultés. Mais le pas à ne pas franchir est celui de la violence sanguine qui demeure -au risque de me répéter- anonyme. La Tunisie, ce petit pays modéré et ouvert qui est le nôtre, ne doit en aucun cas sombrer dans la violence. Cet état de fait est inacceptable et donc fortement condamnable non seulement parce qu’il touche à des vies humaines et déstabilise le pays, mais aussi parce qu’il altère l’image de notre pays qui se débat dans une crise économique et qui a besoin d’investissements étrangers.

Par cet acte odieux, on a assassiné le pays en entier. Car il y va de la stabilité du pays, de la vie sacrée de ses citoyens, et de cette paix dont nous avons tant besoin pour relever les défis d’une transition qui se fait déjà dans la douleur. Par cet assassinat, on tente de réinstaller la peur chez les Tunisiens voulant les inciter à un repli sur soi et à un nouveau désintérêt vis-à-vis de la chose politique. Mais, faut-il souligner avec force que ce crime perpétré contre Chokri Belaid a réussi à créer une solidarité sociale et humaine impressionnante faisant des obsèques nationales du leader politique un événement historique qui marquera la mémoire et la conscience des Tunisiens.

Ce crime aura réussi, par la force de la mobilisation citoyenne, à recomposer le paysage politique, à souder davantage les liens sociaux et humains et à placer la Tunisie au-dessus des intérêts partisans.

L'heure est à la reconstruction.

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Un jeune s'est immolé sur la place Avenue Habib Bourguiba - Lu ce matin sur le télétexte de la RSR

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Tunisie, instauration de la polygamie et de l’excision des femmes, par Ftouh Souhail
mars 11th, 2013

Les femmes et la Charia en Tunisie


La Tunisie islamiste célèbre à sa manière la Journée internationale des femmes du 8 mars.

Une triste journée pour les femmes tunisiennes

Le lendemain de cette Journée, officialisée par les Nations unies en 1977, aura été une triste journée pour les femmes tunisiennes malmenées par les leaders des partis politiques de la mouvance islamique qui ont lancé un appel à soumettre les femmes aux exigences de la Sharia.

Certaines voix ont appelé à la restauration de la polygamie, une pratique rétrograde fort appréciée par Mahomet et ses compagnons dans le désert de la péninsule Arabique, il y a quatorze siècles. D’autres prônent l’excision féminine pratiquée aussi à l’époque de Mahomet.

Alors que le peuple tunisien se bat pour le travail, l’emploi, la dignité et les libertés d’expression et individuelles, les islamistes proposent la bigamie voire la polygamie.

Un référendum sur la polygamie

An nom du mariage pour tous, ce dimanche, 10 mars 2013, Mohamed Ali Fakih, le président du parti (Al Rafah) nouvellement créé, à tendance islamiste, soutient pleinement l’appel à un référendum sur la polygamie. Selon lui la polygamie serait la meilleure solution pour réduire le taux de célibat en Tunisie qui est considéré comme un des problèmes sociaux les plus importants. Il prétend, en effet, que le nombre de femmes dans le pays surpasse le nombre d’hommes. Selon lui une femme sur cinq aujourd’hui n’a pas de partenaire potentiel car il n’y a simplement pas assez d’hommes (1).

Inquiétudes pour les droits et libertés des femmes

Ces déclarations qui n’auraient même pas été envisageables à l’époque de l’ancien Président déchu, Zine Abidine Ben Ali, nourrissent toutes les inquiétudes quant à la pérennité des droits et libertés des femmes dans le pays. L’appel à légaliser la pratique interdite de la polygamie suscite actuellement la controverse en Tunisie, en particulier chez les femmes instruites qui craignent d’y voir un coup porté à leurs acquis sociaux.

Sur fond d’une montée du courant islamiste, le débat s’est ouvert depuis la révolte du 14 janvier 2011 alors que le mariage coutumier est encouragé par la mouvance salafiste et se multiplie dans les universités et certains quartiers pauvres de Tunis. Les fondamentalistes s ‘appuient sur le Coran pour cette instauration de la polygamie (2).

La polygamie parmi les thèmes de la formation des médecins

La polygamie a déjà fait son apparition parmi les thèmes de la formation continue des médecins de la santé publique en Tunisie. Un document, suscitant l’indignation des médecins, a été distribué il y a quelque jours dans les centres de santé. Avec comme thème « la polygamie dans la pensée de l’homme et de la femme », le ministre de la Santé, appartenant au parti Ennahdha, cherche à donner plus d’ampleur à ce phénomène en le banalisant dans la société tunisienne. Le gouvernement islamiste veut impliquer la santé publique dans le délire de la polygamie, alors qu’il y a certainement d’autres priorités nationales.

La ministre Chargée de la femme tolère

Quant à Madame la ministre Chargée de la femme, Sihem Badi, qui est supposée veiller sur les droits des femmes, elle considère le mariage coutumier comme une « liberté personnelle » (3) omettant qu’une telle pratique est passible d’emprisonnement, selon les dispositions des articles 31 et 36 de l’état civil et de l’article 18 du code du statut personnel.

Plus grave encore, un des plus importants responsables du parti islamiste au pouvoir, Ennahdha, vient de donner un avis favorable aux partisans de l’excision, mutilation génitale féminine (MGF). Habib Ellouz, député à l’Assemblée nationale constituante, a révélé dans les colonnes du quotidien arabophone « Al Maghreb », le 10 mars 2013, que l’excision des filles (khitân) est une pratique légitime d’ordre exclusivement esthétique.

S’appuyant sur les théories du prédicateur égyptien Wajdi Ghanim qui a débattu souvent de la question, le numéro deux d’Ennahdha a précisé que l’excision des filles s’apparente davantage à un traitement médical, notamment dans les régions chaudes du globe, et que cela n’est pas un moyen de réduction du plaisir sexuel chez les filles.

En effet, l’excision est actuellement défendue par Ennahda ( la première force politique du pays) alors que ce parti politique a longtemps été interdit en Tunisie par les deux anciens présidents progressistes Habib Bourguiba et Z.Ben Ali.

Le député d’Ennahdha a souligné, en marge de sa défense de l’excision, que les occidentaux ont accordé plus d’importance qu’il n’en faut à cette pratique alors qu’en réalité, il ne s’agit là que d’une « opération esthétique » qui consiste à enlever partiellement ou totalement le clitoris et, souvent, les petites lèvres.

L’excision féminine, qui n’est pas mentionnée dans le Coran, est recommandée par la Sunna, l’enseignement du Prophète. Elle était pratiquée en Arabie à l’époque de Mahomet. Des Hadiths (des communications orales du Prophète) la recommandent :

« Si les deux khitân (parties circoncises) entrent en contact, le bain rituel s’impose. »

On entend par le contact des deux khitân le contact entre l’emplacement de la circoncision chez l’homme et l’emplacement de l’excision chez la femme pendant le coït. Cela suppose que la femme soit circoncise comme l’homme. Le Hadith est rapporté d’après Aicha, la troisième épouse du Prophète.

Un autre Hadith du Prophète suppose que : « La circoncision est une tradition louable (sunnah) pour les hommes et un honneur (makrumah) pour les femmes. »

L’expression « un honneur (makrumah) pour les femmes » signifierait que l’excision fait partie des « us et coutumes à apprécier » concernant les femmes musulmanes.

Dans un Hadith similaire du Prophète, ce dernier a dit à l’exciseuse : « Effleure et n’abuse pas, car cela rend le visage plus rayonnant et est plus agréable pour le mari. » Ce Hadith fut rapporté selon différentes variantes très proches quant à leur sens.

Les mères participent activement aux mutilations de leurs filles

Dans de nombreux cas, on observe que les mères participent activement aux mutilations de leurs filles dans le but d’améliorer leurs chances de faire un « bon » mariage. L’objectif est la préservation de la virginité (considérée comme un idéal féminin au mariage), mais aussi l’interdiction de l’accès à l’orgasme des femmes (considéré comme malsain par les partisans de l’excision).

Les savants musulmans (oulémas) considèrent aussi que l’excision des femmes participe à l’amélioration du plaisir sexuel masculin (par le rétrécissement du vagin ou de l’orifice vaginal) ; les savants musulmans sont unanimes sur un point : le mari ne doit pas être privé de plaisir avec sa partenaire car il bénéficie d’un droit qui lui était déjà reconnu par les sources musulmanes, celui de la satisfaction sur le plan intime. D’ailleurs le droit musulman reconnaît comme cause légitimant la répudiation le cas où la femme ne satisfait pas son mari.

Alors que les mutilations génitales touchent des millions de femmes musulmanes malgré les mises en garde de l’Organisation Mondiale de la Santé (4), aucune loi n’existe en Tunisie pour réprimer les pratiques des mutilations génitales féminines. Le gouvernement islamiste tunisien continue à ignorer une résolution récente de l’ONU dénonçant ces pratiques sur les femmes (5).

Les députés islamistes d’Ennahda profitent du vide juridique pour tenter d’introduire l’excision des femmes en Tunisie, surtout que, défenseur de cette pratique, Habib Ellouz, est un des faucons d’Ennahdha et l’une des personnes les plus puissantes du parti. Ce dernier est aussi l’un des plus fervents partisans de l’introduction de la Sharia en tant que source de la législation (6). Il avait appelé il y a quelques mois à la décapitation publique de tous les adversaires déclarés de son mouvement.

Deux ans après la révolte, les acquis et les droits de la femme en Tunisie sont en totale régression. Les débats sont axés sur des questions supposées relever de temps révolus tels que la polygamie, les mariages coutumiers et l’excision. La femme tunisienne est menacée par un modèle sociétal d’influence rétrograde. Les islamistes d’Ennahdha ont l’intention de mettre fin à l’application des lois progressistes promulguées par l’ancien président Habib Bourguiba pour préserver et garantir les droits de la femme par rapport au reste des pays arabes.

L’avocate Radhia Nasraoui, présidente de l’Organisation tunisienne de lutte contre la torture, a qualifié la situation de la femme tunisienne de «médiocre» en raison, a-t-elle dit, de la propagation du phénomène de la polygamie et des mariages coutumiers illégaux («ôrfi») dont le nombre s’élève, selon les estimations, à des centaines surtout chez les jeunes. Maître Nasraoui a ajouté que la coalition majoritaire au sein de l’Assemblée nationale constituante (Anc) cherche à vider le Code du statut personnel, promulgué en 1956, de son contenu.

Les islamistes au gouvernement cherchent à adopter, comme en Algérie en 1984, un code de la famille inspiré de la Sharia islamique :

Brièvement, ce code exige de l’épouse d’obéir à son mari et à ses beaux-parents, permet la répudiation, la polygamie, destitue la femme de son autorité parentale, permet à l’époux de corriger sa femme, et en matière d’héritage comme de témoignage, l’inégalité est érigée en système, puisque la voix de deux femmes équivaut à celle d’un homme, tout comme les parts d’héritage.

En Algérie, la réponse après dix ans a été sans équivoque. En 1994 le Front islamique du salut (FIS) a mis à genoux l’Algérie par le feu et par le sang en assassinant des milliers d’Algériens. Les femmes algériennes, kidnappées, violées ou assassinées par les terroristes furent les premières victimes des islamistes pendant la décennie noire. Depuis, beaucoup d’Algériens et Algériennes ont une aversion profonde envers les mouvements islamistes (7).

Les élites laïques tunisiennes craignent que le gouvernement d’Ennahdha entraîne le pays dans un scénario similaire à celui vécu en Algérie. Pour eux les islamistes aux commandes du pays sont incapables de répondre aux attentes des populations. Ces derniers ont au contraire créé une atmosphère étouffante pour les femmes. Aujourd’hui, partout où les mouvement islamistes gouvernent, au lieu d’élargir l’émancipation des femmes, ils se montrent hostiles au progrès des femmes.

Le Président israélien Shimon Pérès avait raison en déclarant, le 4 septembre 2011, dans un entretien à la Repubblica, que les principaux opposants à la démocratie dans le monde arabe sont « les maris » qui refusent d’accorder des droits aux femmes.

La femme n’est qu’un utérus pour fabriquer de petits soldats

Si les enseignements de l’Islam encouragent la polygamie et l’excision des femmes c’est parce qu’en Islam, la notion de dignité de la personne et de destinée individuelle n’ont aucune valeur et ne sont pas reconnues. Seule compte la notion de « Oumma », la communauté des croyants, et son expansion à travers le monde. Dans cette idéologie, l’individu n’est qu’un outil pour l’accomplissement du djihad, et par conséquent la femme n’est qu’un utérus pour fabriquer de petits soldats. Les valeurs occidentales de respect de la personne et de dignité individuelle, que nous connaissons, n’y ont aucun cours.

D’ailleurs l’oppression des femmes musulmanes résulte de diverses règles :

le voile, qui doit être grand et cacher efficacement les formes féminines
l’ordre de rester chez elle
le droit accordé aux hommes de les frapper (8)
les règles d’héritage défavorables
le droit de témoignage restreint
les menstruations, considérées comme un mal
le droit accordé aux chefs musulmans de posséder sexuellement autant de femmes esclaves qu’il pourront.

La polygamie ou l’excision, qui sont encouragées en Islam, ne sont en fait qu’une humiliation de plus qu’aucune femme ne devrait subir.

© Souhail Ftouh pour www.Dreuz.info

Écrit par : Patoucha | 12/03/2013

(Suite)


Le ratio homme/femme peut empirer en Tunisie depuis que le gouvernement d’Ennahdha a engagé l’enrôlement de milliers de jeunes en Syrie, pour combattre, aux côtés des terroristes. Prés de 40% des terroristes en action en Syrie sont des Tunisiens.

« Si vous craignez d’être injustes pour les orphelins, épousez des femmes qui vous plaisent. Ayez-en deux, trois ou quatre, mais si vous craignez d’être injustes, une seule ou bien des esclaves de peur d’être injustes. » (sourate 4 verset 3) .

Déclaration au journal « Ashourouq » le 01/02/2012

« Les mutilations sexuelles féminines recouvrent toutes les interventions incluant l’ablation partielle ou totale des organes génitaux externes de la femme ou autre lésion des organes génitaux féminins pratiquées pour des raisons non médicales. Elles ne présentent aucun avantage pour la santé et sont préjudiciables à bien des égards aux jeunes filles et aux femmes. En comportant l’ablation de tissus génitaux normaux et sains ou en endommageant ces tissus, elles entravent le fonctionnement naturel de l’organisme féminin. Cette pratique entraîne des douleurs violentes et a des conséquences immédiates et durables sur la santé, notamment des difficultés lors de l’accouchement qui mettent l’enfant en danger ».Voir le site de l’ OMS: http://www.who.int/mediacentre/factsheets/fs241/fr/index.html

L’Assemblée générale de l’ONU a adopté le 26 novembre 2012 la première résolution dénonçant les mutilations génitales féminines qui affectent quelque 140 millions de femmes dans le monde. A l’occasion de la Journée internationale de la Femme célébrée le 8 mars de chaque année, de nombreuses activités de sensibilisation ont été organisées en Belgique, notamment avec l’exposition : « Excision. Ma façon de dire non » qui rend hommage à travers trente-deux portraits, à tous celles qui osent dire « non » à l’excision. Cette exposition itinérante a pour but de sensibiliser les politiques, les professionnels de la santé et de l’éducation, ainsi que tous les citoyens, d’Europe ou d’Afrique aux modes de résistance contre les mutilations.

L’autre portrait d’un « Faucon » d’Ennahdha : Habib Ellouze

http://directinfo.webmanagercenter.com/2013/03/03/lautre-portrait-dun-faucon-dennahdha-habib-ellouze/

Ce jeudi 7 mars 2013, un rassemblement sur la place de la Grande-Poste, à Alger, a eu lieu à la mémoire des femmes victimes du terrorisme. Les manifestants ont répondu à l’appel lancé par l’association des victimes du terrorisme Djazaïrouna et l’Observatoire des violences faites aux femmes (Ovif). Ils ont brandi une longue pancarte sur laquelle figurent les noms de Fatima Aalim, Rima Assal, Djamila Belkaïs, Salima Bessi, Zohra Koumidi et de centaines d’autres femmes victimes du terrorisme.

L’Islam permet à un homme de battre sa femme, et partout sur Internet on trouve des vidéos de savants islamiques qui nous expliquent comment le faire. Ce sont les mêmes « savants » qui lisent le Coran et les textes islamiques qui l’encouragent.

Écrit par : Patoucha | 12/03/2013

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