11/01/2013

QUAND CUBA ETAIT LE BORDEL DES ETATS-UNIS

havana.1841.jpgAvant la chute de Batista en 1959, on comptait à Cuba environ 20 000 établissements spécialisés dans le business du sexe et 100 000 prostituées sur une population de 6 millions d'habitants, presque toutes d'origine paysanne et avec un pourcentage élevé de Noires.

John Fitzgerald Kennedy en personne,  était connu pour sa grande consommation de chair fraîche,  dès son arrivée au mythique Hôtel Comodoro, il  bénéficiait de la très spéciale et exclusive  suite livrée avec trois prostituées et dont le propriétaire, le mafieux Santo Trafficante pouvait lorgner à sa guise l’orgie,  derrière des miroirs à travers lesquels il voyait la chambre,  et  se moquer  ouvertement du jeune sénateur américain qui prônait, loi, ordre et décence.

Casinos où la femme de Batista venait en personne, au moyen d’un grand sac rançonner les propriétaires des salles de jeux , soirées spéciales avec des hommes et des femmes et très jeunes filles  à peine âgées de 14 ans, la cocaïne abondante. Le Shangaï Theater qui attirait foule pour le spectacle donné par "Superman", le meilleur coup de l'Amérique  latine selon la légende née en raison d'un  organe proéminent.   L’Amérique entière semblait s’encanailler à Cuba pour ses "Havana nocturne",  où le sea, sex and sun était déjà le slogan d’usage, but with a lot of sex surtout and drugs. 

Qu’en est-il en 2013 ?  Force est de constater que Cuba n’est plus le bordel des Américains exclusivement , mais le bordel de tous. Un business qu’on ne peut  ignorer  et pratiqué par des femmes, en particulier, de toutes catégories, à commencer par des collégiennes  âgées de 11 à 15 ans qui ne voient rien d’anormal à coucher avec des touristes et qui peut aller jusqu’à des diplômés polyglottes, des mères de famille prêtes à laisser leurs enfants derrière elles,  si elles  trouvent un sugar daddy ou un homme tout court  qui l'embarque en Europe. 

Assise à la terrasse de la « La Pasteleria Francesa », j’observe le bal des vieux européens aux cheveux teints, ces sugar daddies qui rentrent le ventre, avec une grosse chaîne en or pour impressionner les jeunes jiniteras cubaines, soit les cavaleuses.  Ils paraissent des vautours agglutinés sur la terrasse qui fondent sur la chair fraîche qu’ils dépècent ensuite à coups de bec pour quelques dollars.  

Assise à côté de moi, une jeune qui doit avoir à peine 16 ans*, fume cigarette sur cigarette, sur son visage un air dégoûté, ce n’est ni la torta de capuchino cubano ou le paste sfoglie leggere ripiene di marmellata qu’elle vient de manger et qui l’auraient écoeurées, mais c’est bien le petit ventripotent aux joues rouges et ballotantes qui revient avec un croissant qui lui donne envie de vomir, il a au bas mot 70 ans. Elle recompose un visage amène et souriant dès qu’il s’assied à la table, il faut serrer les dents, elle sait qu'elle finira par s'y habituer c'est ce que lui a expliqué sa copine plus âgée d'un an ou deux, qui assise en face d'elle lui lance des clins d'oeil entendus. 

Le castrisme n’a pas éradiqué la prostitution malgré des campagnes virulentes, des pères, des frères , des mères  sont prêts à vendre leur fille ou sœur pour les prostituer.  Toute une économie fleurit autour du sexe, la jeune fille que l’on installe dans une chambre dont le propriétaire fait tourner le compteur.  Des policiers, employés d’hôtel à qui il faut graisser la patte pour fermer les yeux. Ce ne sont pas des systèmes politiques qui enraient ce phénomène mais la fin de la pauvreté. 

 Et parfois une d’entre ces cavaleuses  parviendra en Europe au bras de son « vieux », voilà enfin l’Eldorado tant rêvé pour s’apercevoir très vite que ceci ne valait sans doute pas le sacrifice de toute une jeunesse.

A 23 ans, ces jeunes filles sont déjà estimées vieilles, elles se convertissent souvent plus tard,  à leur tour,  en proxénètes auprès des plus jeunes .

Les femmes européennes, à leur tour profitent elles aussi de la pauvreté pour se payer des jeunes. A l’aéroport, j’en observai une qui devait avoir 60 ans avec un jeune de 25 environ , ils se becquotaient longuement, le jeune essayait de faire croire à une larme au coin des yeux  qu’il frottait vigoureusement avec les poings serrés et dès qu’elle passa le contrôle de police, il sauta de joie, les poches pleines. Bingo ! et bon débarras.

Quant aux Européens qui adorent dénoncer la vague de migration sauvage en provenance des pays du tiers monde et tout son cortège de délinquance, ils  pourraient  nous dire comment appeler cela !

 

Age de la majorité sexuelle à Cuba 16 ans 

 

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Commentaires

Et vous comment appeler vous cela ?

Qui profite de qui, qui promet quoi a qui ?

Vieux degueulasses qui s'achètent sexe contre argent ? Pseudo "boy ou girl friend experience" qui en une semaine d'efforts et de mensonges abusent de la solitude affective de certain(e)s, gagnent un salaire annuel en quelques jours, et les plument parfois encore a distance pendant des années ?

Une chose est sûr, c'est que si vous vous posez en chevalier blanc pour casser ce business immmoral selon nos standards, vous serez très mal reçue par les principal(e)s interressé(e)s.

Écrit par : Eastwood | 11/01/2013

@Eastwood- J'appelle cela les "racines de la misère" affective d'une part, et financière de l'autre. Deux mondes malheureux qui se croisent en trichant beaucoup. La meilleure lutte est s'acharner sur la misère et contre la solitude des vieux en Europe pour permettre à des gens de s'aimer pour de vrai et non pas par intérêt ou alors de leur permettre d'avoir des relations entre eux qui ne soient pas le fait de la nécessité, mais de la franche joie de vivre libre de toute manipulation et de tout intérêt.

Écrit par : djemâa | 11/01/2013

" Qu’en est-il en 2013 ? Force est de constater que Cuba n’est plus le bordel des Américains exclusivement , mais le bordel de tous. "

La Thaïland aussi. Mais il faut espérer qu'à Cuba les clients des prositué(e)s mineurs qui se font chopper par la police comme en Thaïland ne sont pas près de retourner d'où ils viennent.

D.J

Écrit par : D.J | 11/01/2013

@Djemaa

Entièrement d'accord avec vous, malheureusement le monde, et la nature humaine, ne se refont pas en quelques bonnes pensées. C'est pourquoi j’éviterais de porter un jugement trop tranché sur les actes des uns et des autres.

Écrit par : Eastwood | 11/01/2013

@Eastwood- concernant les pédophiles, on juge et on tranche, tolérance 0 et comme en Thaïlande ils doivent être jetés en prison. Les enfants ont le droit à une protection absolue et sans restriction.

Écrit par : djemâa | 11/01/2013

Bien sûr, c'est clair. Mon commentaire de non jugement ne s'adressait pas aux pédophiles, mais aux adultes, quelques soit leur age, qui sont dans ce jeux de double dupe.

Écrit par : Eastwood | 11/01/2013

Oh que le monde serait ennuyeux s'il était aussi simple que dans votre esprit! Les bons d'un côté, les pervers de l'autre. Actuellement avec ma femme thailandaise et mes deux enfants en vacances en Thailande, je rencontre pleins de pervers comme moi qui, depuis plusieurs années, vivent une belle histoire, en famille, pourtant débutée dans ce que vous décrivez comme le creuset du vice et de la misère. Oui les manequins épousent des présidents de la république nabots et laids, les jeunes filles en quête de célebrité des stars du rock ridés et ventripotants et les filles des pays pauvres des touristes porteurs d'espoire, souvent la seule issue qu'offre l'occident à la pauvreté. Et Dieux merci, souvent ça marche, n'en déplaise au moralistes et grenouilles de bénitier de votre genre.

Écrit par : chaiyasing | 13/01/2013

un vieux porc reste un vieux porc , ici ou ailleurs...

Écrit par : luzia | 13/01/2013

@Luiza: C'est quoi exactement votre définition d'un "vieux porc" ?

Écrit par : Eastwood | 13/01/2013

@ Eastwood: c'est le contraire d'une jeune salope, sauf qu'elle a le droit moral d'user de son sexe en relation à l'argent.


Question: s'il n'y avait pas ces touristes, mourraient-elles de faim?


PS: un vieux porc c'est le pendant d'une vieille cochonne libidineuse qui va en vacances au Maroc se faire des adolescents.


Question subsidiaire: que ferait-on sans les stéréotypes (surtout les masculins)?

Écrit par : hommelibre | 13/01/2013

"Vieux porc ou vieille cochonne libidineuse" peu importe, quelle tristesse que pour quelques billets on puisse anthropophager les pauvres, quelle misère profonde de ne pas être capable de leur apporter autre chose que la domination du riche sur le pauvre qui comme le rapace se repaît du plus faible.

Écrit par : djemâa | 14/01/2013

Il semble, d'après l'article, que cette prostitution se passe au vu et au su de tous (une terrasse de café en plein air et des adolescentes seules, qui cherchent le client, cela se remarque). La société cubaine accepte, est complice. Des mères prêtes à abandonner leurs enfants: où est la moindre morale? Dans ceux qui ont un peu de moyens et peuvent aller en vacances à Cuba, et qui seront largués quand la femme sera en Europe, ou dans celles qui sont prêtes à abandonner leurs enfants? Qui anthropophage qui? Qui est prédateur de qui? L'image misérabiliste et victimaire semble justifier une réalité assez sordide.

Écrit par : hommelibre | 14/01/2013

c'est une histoire de prédateurs occidentaux et ne pas seulement à niveau des ravages économiques post-coloniales, l'occident exporte pas seulement sa machine de guerre en se comportant comme prédateur du sud a coup de misère économique mais aussi son modèle décadent de consommation ou celui de la chaire humaine est un plus attrayant comme un produit embellissant dont ont peut que se servir dans le supermarchés du tiers monde, la(le) vierge et (le)la jeune sont un produit de luxe pour certains cannibales hypocrites, le tourisme permet à certains prédateurs d'obtenir ce qu'ils considèrent un droit qué dans le tiers monde et avoir ainsi l’illusion de consommer honorable...sauf qu'il s'agit d'êtres humains et non pas des bouteilles de vin...puah...

Écrit par : luzia | 14/01/2013

Quels clichés grossiers que tout cela. Des jeunes porcs il y en a dans toutes les boîtes de vos villes, qui chaque samedi essayent de saouler vos filles pour en abuser. Occupez vous donc de ceux là au lieu de donner ds leçons aux autres cultures auquel vous ne comprenez rien. Bandes d'ayatollahs de la bienpensée judéo chrétienne. Continuez d'injecter vos prothèses mammaires de porter vos talons aiguilles qui courbent la colonne vertébrale et vos orteilles, de petrifier au botox vos muscles faciaux et de regarder les x sur canal le samedi soir, où l'on traite les femmes comme des animaux. Mais de grâce laissez les filles de Cuba, Rio ou Phuket gérer leur destin, elles sont beaucoup moins bêtes que vous le dîtes et vos masturbation cérébrales ne leur sont d'aucune utilité.

Écrit par : chaiyasing | 14/01/2013

Les touristes intellos bobos préfèrent voir les filles transpirer dans un champ de canne ou une rizière que sur une plage avec un touriste. C'est plus typique je vous le concède mais pourrais-t-on demander l'avis des intéressées? Pour moi, comme pour ces jeunes filles, le sexe n'est pas le problème. C'est le choc entre deux mondes qui devrait nous interpeller. Ce que dépensent en une semaine, pour se distraire, ces étrangers, représente tant de choses qui seraient utiles, voire vitales, aux locaux. Quand on peut gagner un mois de salaire, pour ceux qui ont la chance d'avoir un travail, en passant une semaine avec un touriste à flirter sur la plage ou le soir à la discothèque, alors ne faudrait-t-il pas être sotte pour rester au cul des vaches? En plus vous savez, des touristes de septante ans il n'y en a pas beaucoup, la majorité ne sont pas si horribles que les journalistes aiment à les décrire. Plutôt que montrer du doigt cette "débauche que je ne saurai voir" serions-nous prêts à remettre en question notre mode de vie d'exploiteurs du tiers monde? À rennoncer à nos caprices consuméristes pour rendre ce choix un peu moins évident?

Écrit par : chaiyasing | 14/01/2013

La situation cubaine décrite ici fait poser des questions. Cuba s’est mise sous la dépendance quasi totale du «socialisme libérateur» à une époque et l’a payé très cher par la suite. Le régime castriste a appauvri la population et lui a imposé une austérité extrême sans lui accorder le droit de tenter de s’en sortir. Ce n’est que récemment que l’entreprise individuelle peut revivre et que l’investissement a repris.

Le castrisme n’a pas éradiqué la prostitution. Peut-être même y a-t-il intérêt? Au point où elle semble développée c’est une source de devises importante. Impossible d’imaginer qu’à ce niveau l’Etat ne soit pas informé et d’accord, de mêmes que les familles et les parents des filles qui se prostituent. De 11 à 15 ans, où passe l’argent qu’elles gagnent? Qui en profite?

La prostitution n’est pas le produit du colonialisme. Que ce soit par ce biais ou par les mariage, les hommes fortunés ont de tous temps, en tous lieux, représenté un bon parti. Une passe représente combien d’heures de travail salarié? Les touristes d’aujourd’hui n’ont rien inventé. D’ailleurs, sont-ils si riches, ces touristes que les filles pigeonnes en les méprisant? S’ils étaient vraiment riches ils n’auraient pas besoin d’aller à Cuba. Leur retraite ou leur salaire d’employés de banque leur permet de se payer un voyage. On est loin d’une bande de prédateurs monstrueux.

D’autre part où passe l’aide internationale pour Cuba? Et l’aide de la diaspora, aussi importante que les revenus du tourisme selon la presse? Au fait, connaît-on les revenus des dirigeants cubains?

Etat, familles, jeunes femmes ou jeunes filles elles-mêmes: tout le monde aurait-il donc intérêt à l’industrie de la prostitution - ce qui signifierait qu’ils n’en sont pas victimes mais profiteurs? Entend-on sur place quelqu’un s’y opposer avec vigueur et donner des moyens à la population pour s’en passer? La population exprime-t-elle le désir de faire autrement?

Et si la population est en accord, si pprobablement les mères encouragent les filles à trouver un mari étranger assez riche pour les emmener, qui sommes-nous pour leur imposer notre colonialisme culturel moralisateur?

Etonnamment on ne parle pas des hommes cubains qui restent sur l’île. Ils ne trouveront pas de femme riche pour s’en aller. Il y a déjà 106 hommes pour 100 femmes dans la population cubaine. Ce déséquilibre est accentué par les filles s’en vont en épousant des étrangers. Qui se soucie de la misère affective et la solitude des ces hommes laissés pour compte et méprisés par les filles de leur propre monde?

Écrit par : hommelibre | 14/01/2013

Chaiyasing,

notre civilisation prédatrice et carnassière ne sera jamais prête à renoncer à la consommation et le privilège, c'est pour cela qu'elle cherche toujours de nouveaux endroits ou pouvoir étaler sa gangrène caractéristique...pour se nourrir ensuite du besoin des pauvres en leur faisant croire que c'est pour leur bien...

Écrit par : luzia | 14/01/2013

chaiyasing tente de nous faire croire que c'est pour le bien des pauvres qu'on les utilise comme du papier de chiottes ! On se déverse dessus et on en prend un autre, quelle triste mentalité.

Écrit par : anne | 14/01/2013

Luiza, et Anne, je pense avoir été mal compris. Je n'oserais pas prétendre que le tourisme sexuel est un bienfait pour les pauvres. Ce qui m'énerve c'est cette certitude des braves gens qui observent le monde et qui pensent que ce qui est bon pour eux, leurs valeurs, sont celle qui devraient régir le reste de la planète. Comment se permettre de juger ces jeunes filles, nous n'avons rien de commun. Savez-vous que dans la plupart du monde, l'amour, le mariage est souvent lié à l'argent. Une dote est payée, les parents choisissent un mari d'une classe supérieur ou égale, etc. Même chez nous le mythe du "prince charmant" laisse deviner que, non seulement la beauté, mais aussi le pouvoir et la richesse sont des critères de choix pour les femmes lorsqu'elles choisissent un partenaire. Lorsqu' on à vingt ans n'est -t-il pas normal d'être attirée par les lumières de la ville, ces étrangers sont tout de même plus porteurs de rêve que Piètro qui tire sa charrue.? Alors prostituées c'est méchant et je ne suis pas d'accord. Naïves peut-être, ignorante de notre monde certainement. Encore une fois le problème pour moi est un choc de deux mondes qui ont des valeurs foncièrement différentes. La preuve, les autres articles du blog, moins racoleurs et plus respectueux du droit de penser différemment.

Écrit par : chaiyasing | 17/01/2013

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