13/11/2012

Carouge se découvre

get_attachment.jpgCarouge, la nuit,  ressemble à ces paysages de contes de  fées. Ombres et lumières jouent à cache-cache. Une atmosphère magique qui se révèle en déambulant entre ses anciennes façades, ses portes en bois avec leur heurtoir richement décoré,  ses volets ajourés qui nous invitent à percer les secrets de quelques vieilles maisons.
 
Une fin de règne empreinte de nostalgie où le temps a suspendu son vol;  la vie se concentre à l'intérieur des  cours dans lesquelles  des jardins discrets invitent à quelques rêveries sardes.  Dans les plis et replis intimes des souvenirs d'antan résonnent les vers des joutes poétiques qui enluminent la place  de mille et une rimes.
Une cité drapée dans ses ambitions   d'autrefois,  où Genève était traitée en vieille matrone au visage sévère et impénétrable;  voisine acariâtre, rigide et pudibonde pour faire vibrer à  ses portes la joie de vivre, la musique, la danse et l'amour. A cette fête éternelle s'invita la tolérance; Juifs, Catholiques et quelques réfugiés protestants se donnèrent la main pour une ronde fraternelle.  La  gaieté s'y érigeait en  barrière contre le joug du Consistoire qui "frottait" méchamment les bons vivants férus de joyeuses ripailles.
 
A ces mystères d'un autre temps,  s'ajoutent des architectures de courbes et d'ondulations, de formes vrillantes, de réverbères qui surveillent le sommeil des justes, tandis que les fontaines   racontent une histoire sans fin,  en un bruissement continu.
 
Carouge, la magnifique ! 

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Un grand merci pour ces photos  à Bruno Toffano, la suite des photos  sur son blog Tribune de Genève

http://aphroditepixart.blog.tdg.ch/

 

Pour découvrir mon site  http://www.djemaachraiti.ch

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