30/09/2012

Tunisie - Justice pour la jeune femme violée par 2 policiers

000_Par7269001_3_0.jpgA quand la lapidation des femmes violées qui osent dénoncer leur(s )agresseur(s) ? ça ne vous rappelle pas les exécutions sommaires en Arabie Saoudite ou en Afghanistan ?  Et bien là,  ça se passe en Tunisie, ce qui de fait nous rappelle que ce modèle tend vers des régimes où la charia permet d’assimiler le viol au consentement, voire à l’adultère, puisque c'est l'attitude de la femme qui aurait induit les hommes en erreur, et un glissement assuré de victime vers coupable. 

Une façon cynique de faire taire à tout jamais les victimes qui  « elles » de par leur comportement auraient  porté atteinte aux « bonnes mœurs » et contre laquelle les panneaux des manifestants  brandis dénonçaient ces tentatives d'intimidation et sur lesquels on pouvait lire  : "La police me viole et la justice m'accuse."- "Ni voile, ni viol". 

Le lundi 3 septembre,  à  Aïn Zaghouan, la jeune femme et son compagnon ont été arrêtés alors qu’ils se trouvaient dans leur voiture. Le jeune homme est menotté et retenu par un policier  tandis que deux autres  ont conduit sa fiancée à l'arrière de leur voiture et l'ont violée. Puis, les policiers ont racketté le compagnon. Les policiers agresseurs ont été incarcérés pour viol mais la jeune femme s’est retrouvée accusée d'attentat à la pudeur ! 
Elle risque six mois de prison pour "obscénité ostentatoire préméditée."

Les milieux féministes dénoncent le harcèlement à l’égard des femmes depuis l’arrivée des islamistes au pouvoir. “Depuis le 23 octobre 2011 et l'arrivée au pouvoir des islamistes, il y a  plein d'affaires de harcèlement sexuel, moral et financier de la part des flics”, dénoncent les associations de femmes et des ONG. “Lorsqu'ils voient une femme moderne, une femme tunisienne, les policiers estiment être en droit de demander des comptes et des femmes victimes sont ensuite condamnées”, a dévoilé Me Belhaj Bouchra.

Le ministère de l'Intérieur islamiste assure qu'il ne s'agit que de cas isolés. Les femmes tunisiennes bénéficient du statut le plus moderne du monde arabe depuis la promulgation du Code du statut personnel (CSP) en 1956 instaurant l'égalité des sexes dans plusieurs domaines. Les islamistes d'Ennahda avaient déclenché un large mouvement de contestation en août en proposant d'inscrire dans la nouvelle Constitution la “complémentarité” des sexes et non l'égalité. Ce projet de texte a été abandonné lundi dernier face au tollé des femmes. Attendons l’introduction du  paragraphe de l’article 28 pour criminaliser les violences faites à l’égard des femmes.

 

Soutenons cette jeune femme qui a eu le courage de dénoncer ses agresseurs, policiers de surcroît et de résister à la pression faite sur elle pour la réduire au silence.

Je vous invite à signer la pétition suivante :

Justice pour la  jeune femme violée par deux policiers

http://www.petitions24.net/justice_pour_la_jeune_femme_violee_par_2_policiers 

 

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29/09/2012

L'Amour plus fort que la Mort

bellellerr.jpgDes moments de grâce se partagent comme des joyaux les plus précieux, quand bien même l’intimité d’un rêve est révélée au grand jour.  Mais le devoir de celui qui écrit est bien de veiller sur le monde et donc de partager. Sous les prismes lumineux d’un mystère dévoilé, les facettes d’un monde que l’on redoute et qui nous échappe se présentent sous l’angle le plus inattendu : vivre en rêve sa propre mort.

Je fis ce songe mystique , il y a plusieurs mois :

Sous les paupières closes, profondément endormie,  baignée dans le silence profond de la nuit,  un rêve m’apparut. Morte, sans aucune appréhension, je n’étais plus qu’une source d’énergie invisible qui se déplaçait dans une pièce sans que l’on m’aperçoive. Les seuls signes que je pouvais donner était  de jouer avec les lumières, pour marquer ma présence ;  je les éteignais et les allumais, tandis que les têtes des vivants observaient intrigués ce ballet d’ombres et de lumière. Une dernière fois, je voulais leur montrer que partir signifiait exister autrement.

 Plongés dans une tristesse infinie, asurément les membres de cette famille que je ne connaissais pas ou ne reconnaissais plus , du moins,   me pleurait,  parmi eux,  des enfants. Je ne ressentais pas leur chagrin et ne pouvait guère l’analyser ni le  comprendre intellectuellement, le seul sentiment qui restait était un sentiment intense d’amour. Mon âme tout entière paraissait baignée dans ce halo lumineux d’une force puissante crée par cette capacité d’aimer qui avait survécu à tous les autres sentiments si humains., ô combien humains !

 Un enfant debout sur une table et que l’on habillait tant bien que mal ne cessait de sangloter. Je m’approchai de lui toute énergie  transformée que j’étais  et réussi à lui donner ce qui restait de sentiment unique et entier  ; un amour d’une présence palpable; surpris, il sentit comme un courant qui l’enroba et il cessa de pleurer , devenu alors tout sourire, à l’étonnement de tous .

 Puis légère et invisible, emplie de ce sentiment infini, j’allais aérienne, d’une force tranquille, en parfaite  harmonie avec moi-même ressentant plutôt que voyant ce monde dont je m’étais éloignée et pourtant auquel un  lien très fort me rattachait; je sentais l’amour de ces gens que je ne reconnaissais plus et à leur tour, ils sentaient le mien.

 Le mystère dans lequel j’étais plongée finit par me réveiller, heureuse, emplie d’une joie immense, radieuse dans mon nouvel état de grâce. Voilà à quoi ressemble la mort, me dis-je,  le corps s’en va, mais on continue à être relié au monde par la force de cette plénitude qui est l’amour.  Un rêve quasi mystique, d’une connaissance millénaire qui revenait à ma conscience sous la forme d’un songe.

 C’est comme si mon cerveau avait reproduit une situation qu’il avait déjà vécue et qu’il ne faisait que reproduire un état que j’avais connu auparavant.

La leçon magistrale fut retenue : l’amour plus fort que la mort. Une universalité intemporelle et ineffable, l’être réduit à sa fin n’est plus qu’une étincelle d’amour.

 Voilà notre belle destinée, aimer à l’infini ! Un rêve en forme de mystère révélé, un état de grâce d’une beauté absolue. Vivants ou morts, nous baignons dans cet univers qui est en réalité le nôtre et le seul qui nous apporte joie et bonheur : aimer sans compter, cette  force qui nous rend  dès lors éternels, qui brise toutes les frontières, au-delà des sentiments  de peur, d’hostilité, de haine. Partis, il ne nous reste plus qu’à aimer à l’infini, tout être vivant puisqu’on ne les identifie plus comme appartenant à notre famille. Notre vraie famille est devenue entière sans distinction de race, de nationalité, de statuts sociaux. Nous devenons cette étincelle qui englobe le monde. Voilà notre nouvelle puissance !  Une liberté absolue d’aimer pour toujours.

 Je compris alors que le monde souffre, que l’individu s’étiole, que tout ne devient que douleur lorsqu’on s’éloigne de notre source d’énergie, c’est peut-être cela la part de divin que l’on porte en soi. La quintessence même de notre être réduit au néant devient AMOUR , une énergie éternelle qui s e partage entre morts et vivants parce que dans le fond, il n’y a pas de frontières entre nous.  Il suffit d’être attentif et vous ressentirez l’Amour que les aimés partis vous portent encore au quotidien . Ils sont là et vous  l’offrent, ils suffit d’être attentif et vous la sentirez cette magnifique étincelle qui vous rappelle qu’on n’est jamais seul.

 Nous sommes pour toujours unis par ce même lien indestructible même au-delà de la mort : l’AMOUR !

 

Extrait de  12 contes pour le 12.12.2012 la suite surhttp://www.123website.ch/scriptural/129348092
 
Dessin de Antezana Gloria
copyright © Textes et dessins soumis au copyright
 
 

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22/09/2012

CHARLIE HEBDO CHEZ LES BRETONS

624_341_c8cd9372f0b70b92ac217160cd3dbd6c-1347997307.jpgKerlouan - Dans le petit village  encore  désert, une grande agitation ce matin , le seul Tabac Journaux a livré son deuxième Charlie Hebdo  avant 7 heures . Vous entendez ? Avant  7 heures, du jamais vu de mémoire de Kerlouanais. D’habitude, seuls les Parisiens , anciens Bretons reconvertis achètent ce canard en été.  Devenus dorénavant intellos, ils s’exclament en pouffant de rire.

 

 

Dans le seul bistrot de pêcheurs encore ouvert , en cette saison, le Ker du Leon Bro Leon, on est devenu bavard. L’ambiance est tomm . On  s’interroge : "qui a bien pu l’acheter ce fichu deizlevr ?  C’est Pascou ? Impossible , y a la Lezou chez lui, il a mieux à faire que de courir acheter le journal à point d’heure.  Alors , c’est le vieux Kaou ? Mais non ,  il a cassé ses  lunedoù, il y voit que dalle .

Ben alors , ça kaozeal de quoi pour voir tout ce safariñ partout.   T’as pas entendu ? c’est les flemmskeudenn du prophète Mahométan qui a fait tout ce boubouenn .

Quand je me souviens à l’école ; y en avait toujours un pour dessiner le curé qui bricolait avec la bonne. On se passait le dessin de la boufam sous le pupitre. Oh ! les dic'hargadennañ, à s’en tenir les cotes pendant des heures. Et tu te souviens de celle du pape ? Le Briac  s’est ramassé  une de ces bazhata de son père, il en avait les penn rouges au point qu’il les posait plus sur une chaise pendant 15 jours.

Allez ! Encore un petit coup de gwin ruz pour se remonter le moral. Le monde est devenu  complètement folliñ.

« Je retourne à mes huîtres , au moins mes  istr font pas la révolution ; elles auraient de quoi elles aussi, elles changent de sexe à chaque saison » -   "Et moi à mes salines".  Un dernier gwer pour  se remonter le deltu ! Comme dit le proverbe : Les saouls dessouleront mais les fous ne défolleront pas.

 

 

 

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21/09/2012

Symphonie pour un piège

 ipsos1006.free.fr.jpegIl me tendit les deux billets pour un concert symphonique au Victoria Hall;  deux places magnifiquement situées, au premier balcon,  au-dessus de l'orchestre, juste en face du chef d'orchestre. Des places que je n'aurais jamais pu m'offrir, un rêve de velours rouge, de baroque, de lustres immenses en cristal de Murano, de tremolo et de vibrato. 

Les billets portaient le nom de celui que je connaissais, à peine, Charles XXX;  une vague connaissance, à peine croisée, lors d'un cocktail, ou d'un vernissage d'un vague peintre. Je ne m'en souviens plus précisément. Un numéro qu'on laisse, un brin hésitant, à la deuxième coupe de champagne, après avoir légèrement disserté de formes et de couleurs et d'impressions picturales. Et voilà, que des mois plus tard, il me rappelle, pour me dire qu'il part en voyage et que ne pouvant assister à un concert, il se ferait un plaisir de m'offrir les billets de cette symphonie exceptionnelle et pour laquelle tout le monde s'arrachait les places. 

Nous nous sommes rencontrés, brièvement, autour d'un café, il me remit les billets avec le programme,  dans une enveloppe fermée  , et me souhaita de passer une excellente soirée. D'un ton malicieux, je lui fis savoir que prétextant passer la soirée avec une  amie, auprès de mon époux, je me ferai un plaisir d'y aller avec mon amant. Un clin d'œil, complice, il m'embrassa furtivement sur les deux joues et s'enfuit plus léger qu'une ombre. 

La grande soirée arriva, le moment tant attendu,  enfin. Dans ma robe noire, échancrée, je pris place à côté de mon "invité". Nous écoutâmes cette musique quasi céleste, les baguettes du chef d'orchestre fendaient  l'air de mouvements rapides, dirigées tantôt vers la harpe et les contrebasses, tantôt vers le piano et les violoncelles. Je dévorai cet instant magique qui semblait durer une éternité et me transportait au ciel .Tandis que nos mains s'entrelaçaient, marquant de légères pressions pour partager un moment d'intense émotion, "Un amor Brujo" noyé dans la musique, au passage  d'un solo de violon qui nous arrachait des larmes.

Nous rentrâmes, très tard. Les oreilles encore emplies de cette symphonie virevoltante. 

 Quelques jours passèrent, la soirée délicieuse transformée en rêve lointain, oubliée sous l'accumulation  des choses du quotidien, si banales et exaspérantes, à la fois. 

Charles XXX, me lança un coup de fil pour le moins étrange. Il me demanda des impressions sur ma soirée et me fît savoir qu'officiellement c'est lui qui y était avec moi, si quelqu'un devait nous interpeller à ce sujet. Etonnée, je lui fis savoir que j'étais accompagnée ce soir-là, mais il m'interrompit brusquement :"J'étais avec lui ce soir-là, quoi qu'il en soit, les deux billets portaient son nom, nous étions donc, pour tous,  ensemble à ce concert!". Sous la menace autoritaire, je n'insistai pas. Je me souvins qu'il m'avait dit devoir partir, en voiture,  à Amsterdam, où vivait son ex- épouse et qu'il devait encore y régler deux ou trois points en lien avec leur divorce. 

 Deux jours après cette conversation étrange, un gros titre sur la manchette des  journaux retint  mon attention:"Meurtre sordide à Amsterdam"- "Femme décapitée dans la cuisine"- Les détails de ce fait divers sordide vous hérissaient les cheveux sur la tête. L'article mentionnait qu'une voiture aux plaques étrangères se trouvait devant la maison du drame. C'est un promeneur qui sortait son chien, tard dans la nuit qui avait déclaré cela aux policiers qui interrogeaient les voisins. Une intuition affreuse, un pressentiment terrible, me submergeait. Entre la symphonie et le meurtre, la corrélation semblait claire. Et je n'étais pas censée y être, pour mes proches, à ce concert, puisque je devais  être avec mon amie.

Un étau se resserrait autour de moi, de plus en plus étouffant. Je peinai à respirer tant, tout se bousculait dans ma tête.

 Ce qui se transformait en symphonie macabre, me piégeait entièrement, prise dans la toile d'araignée comme un insecte que j'étais devenue, figée au milieu du piège, incapable de me mouvoir, entièrement paralysée.   Symphonie  qui m'engloutissait. Musique mortelle ! La marche funèbre de Chopin marquait le pas de ma lente descente aux enfers. Une  czarda macabre d'une Shéhérazade perdue dans le mirage de ses contes.

 

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16/09/2012

Tunisie - « Les ossements de mon père »

Un communiqué de presse laconique qui tombe dans toutes les salles de rédaction tunisienne un vendredi 7 septembre 2012  :

Restes de dépouilles de 5 personnes exécutées suite à la tentative du coup d'Etat de 1962 retrouvés (Défense)

TUNIS (TAP) - Des restes de dépouilles de cinq, des dix personnes exécutées suite à leur condamnation dans le procès du coup d'Etat de 1962 ont été retrouvés, a annoncé le ministère de la Défense nationale dans un communiqué publié vendredi.

La liste des 5 est énoncée, je n’y vois pas le nom de mon père. Une angoisse sourde qui m’étreint, mais où est-il, une deuxième mort en perspective, la mort des disparus  ?  J’envoie un email à une journaliste qui connaît et suit de près ce dossier historique;  une seule phrase : « où est mon père ? ». Pas un mot de plus, ces mots qui me manquent tant,  aucun n’est  capable d’exprimer suffisamment fort ce que je ressens, ce sentiment d’impuissance, à cet instant. 

Un flash qui me ramène à mes trois ans et demi , je posai  alors la même  question à ma grand-mère dans notre jardin à Tunis,  où les roses et le jasmin rivalisaient de beauté et de senteur,  elle m’attira vers elle et me répondit :"ton père est parti au ciel ». J’observe alors  longuement un ciel mourant de fin d’été , aux couleurs flamboyantes, de rouge sang, mêlé d’orange et de jaune,  zébré de grandes bandes grises ; mes yeux d’enfant fouillent cet espace  immense durant ce qui me paraissaît être des heures. Je ramène vers elle, un regard étonné et lui réponds :"Je ne l’ai pas trouvé !". Elle pleure en m’embrassant.

Un sentiment nouveau devait me submerger, et ce jour-là, je me souviens de cette dimension étrange qui venait de prendre naissance : celle de l’inéluctable, les prémices balbutiantes dans ma conscience de notre finitude.

 Finalement, la  réponse officielle est arrivée, il est prévu que  le périmètre de recherche sera élargi et que les fouilles de ce qui est un charnier,  s’étendront.  Mon imagination  vogue entre cette terre retournée;  l’amoncellement , le bruit sec et sourd  des pelletées à la recherche des dépouilles  perdues.  Et les mille et une interrogations ? Et s’il n’avait pas été fusillé, à l’aube, ce matin froid de janvier 1963, et si quelqu’un  l’avait laissé s’enfuir sous la promesse qu’il ne réapparaîtrait plus jamais ?  Et si ! Et si ! Et si !!!!  Une série de questions infinies et sans réponse.

 Rituel sacré et universel, enterrer ses morts est le devoir des vivants et sans lequel  les pages restent éternellement béantes, un gouffre évanescent dans lequel tout ce qui se bâtit semble si friable. Un rituel qui participe profondément à la construction des vivants et qui les pousse sur les chemins clairement tracés de ce qui deviendra dorénavant leur avenir.

Combien de victimes de  guerres, d’exécutions sommaires, de charniers, de morts, de disparus  qui attendent encore dans les méandres de nos mémoires, l’accomplissement   du premier devoir sacré qui nous sépare définitivement des bêtes  : celui d’enterrer dignement nos morts ! 

Il s'appelle  LAZHAR CHRAÏTI et c'était mon père ! 

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15/09/2012

AU NOM DE LA PAIX SOCIALE ET DU RESPECT DES AUTRES

Interrogation.preview.jpegNon, je ne l’ai pas vu et ne le verrai pas le film : « Guerriers du désert » transformé en « Innocence des Musulmans », un navet blasphématoire réalisé par des nuls, un mixte d’imbécilité concocté par un fanatique chrétien, un réalisateur de films pornographiques  et un escroc. Des films de cet acabit doivent se trouver encore par centaine sur le net et que l'on va piocher en fonction des intérêts du jour. 

Non, je ne visionnerai  pas ce film qui traînait sur la toile depuis des semaines et qu’un groupe tout aussi fanatique et misérable que  le premier précité était ravi de brandir un 11 septembre, date commémorative où il fallait trouver n’importe quelle excuse pour zigouiller de l’Américain en laissant une signature quelconque et embraser les foules aveugles. Une étude montre qu’un rassemblement  à partir de 100 personnes , fixe  l’âge moyen à 6 ans ; on s’en est bien aperçu du reste.

Un rassemblement de fanatisme, de bêtise crasse, de manipulation au nom de la religion qui du coup ne la défend plus mais la pervertit. Ceci a engendré des violences, des haines, des morts innocents sacrifiés au nom de l’ignorance et de l’aveuglement.

Et tous ces autres qui veulent vivre paisiblement leur foi : Chrétiens, Juifs, Musulmans, et qui souhaitent vivre leur vie spirituelle de façon harmonieuse et dans le respect des autres, tous ceux-là, on ne les entend plus, ils sont isolés,  repliés dans leurs  croyances qu’ils  n’osent  plus exprimer, la confiance en l’autre qu'ils n’osent plus révéler,  parce qu'une minorité  sectaire a  décidé que cet autre  appartient à tel ou tel groupe et du coup devient infréquentable, voire l'objet de toutes les haines. J'ai bien dit objet puisqu'il est dorénavant déshumanisé. 

Philosophes, écrivains, artistes, humanistes, penseurs, croyants sincères de tous bords ou laïques, de toutes nationalités,  nous tous qui souhaitons vivre en phase avec notre environnement et dans le  respect de l'altérité; cet autre finalement qui n'est que mon prolongement et la façon dont je me vois à travers lui.  Nous voilà tirés vers le bas, vers les zones pulsionnelles où la raison sombre dans la haine la plus féroce et la plus animale.  Nous voilà transformés en spectateurs impuissants de la folie du monde où le plus sacré, notre   dimension spirituelle devient l’objet de toutes les récupérations manipulatoires.

 Nous tous qui oeuvrons pour un monde meilleur, afin que  chacun trouve sa place sur cette planète- Eh oui ! Nous n’en avons pas d’autre - ,  il nous faudra bien apprendre à coexister et à se respecter nous n’avons pas d’autre choix. 

Il est temps à notre tour de s'interroger et interroger le monde, puis  monter au front et répéter et marteler, que nous ne laisserons pas envahir par les fanatiques de tous bords et ‘par l'abrutissement  qui se répand comme nappe de pétrole;  lourde, noire et épaisse. 

Au nom de la paix sociale et du respect des autres,  je lance cet appel qui dénonce la manipulation que l’on nous impose de toutes parts. Artisans de la paix sociale, nous ne nous laisserons pas manipuler, il en va de notre liberté à tous  et de nos croyances.

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08/09/2012

L’expansionnisme salafiste; une épreuve pour les Musulmans et le monde


liveleakdotcom84804e4a6.jpgIl est temps de sortir les gens de leur torpeur. Il y a à peine quelques jours, un mausolée soufi considéré comme lieu d’idôlatrie vient d’être détruit par des salafistes dans l’Ouest de la Libye.  Le  tombeau du théologien soufi du XVIe siècle Sidi Abdel Salam Al Asmar a été réduit en poussière au bulldozer et la bibliothèque de la mosquée Asmari à Zlitan incendiée. D’autres destructions de lieux soufis se sont produites au Mali et en Egypte.  Les Salafistes rappellent leur haine, ainsi, du soufisme comme du chiisme, du reste. Et ce n’est qu’un début !

Salafistes payés 20 dinars par jour en Tunisie pour jouer les redresseurs de torts et intimider les citoyens tunisiens, les frapper sur les plages, les empêcher de participer à des spectacles, voire les faisant interdire. Salafistes payés grâce à la manne des pétrodollars wahhabbites via des mosquées et des madrassa et des « officines sociales » qui se sont répandues à travers tout le pays suite à la Révolution. Les Salafistes sont devenus le bras armé et la puissance de frappe des potentats qataro-séoudi wahhabbites qui par ce biais mènent une politique d’expansion religieuse et culturelle rappellant les grandes invasions musulmanes du VII ème siècle. En Europe, on ne réagit pas beaucoup,  lorsqu'on sait que la manne des pétrodollars tombent généreusement dans les escarcelles d'autres nantis. Le laisser-faire et le silence ont un prix. 

La deuxième vague tente cette fois-ci d’instaurer le salafisme, monstrueuse machine à remonter le temps, en ramenant tous les musulmans au style de vie de Médine au milieu du VII ème siècle, « braise à la main et par le sabre"si nécessaire . Très présents sur les réseaux sociaux, via les chaînes TV avec  des  prêches en continu diffusées auprès de tous les pays musulmans;  paradoxalement,  les outils les plus  modernes et ultra-sophistiqués sont à disposition pour la propagande supposée nous ramener tous au Moyen-Âge. 

Cette nouvelle forme de terrorisme met à mal le monde musulman transformé en quelques années par les pratiques religieuses et vestimentaires qui ne leur appartiennent pas et,  à travers lesquelles,  ils ne se reconnaissent plus.  Au Maghreb, on ne reconnaît pas ces jeunes en quête d'identité qui viennent,  en vacances,  dans le pays d'origine de leurs parents, eux-mêmes dépassés par le phénomène,  et déjà sous influence salafiste depuis l' Europe et qui sont totalement transformés par ces courants au coeur même de  leurs banlieues:  de Lille à Marseille. Idem en Allemagne où 200'000 corans viennent d’être distribués grâce au soutien des pétrodollars wahhabbites.  Belgique, Pays-Bas. Partout le même scénario. Et dans les pays du Maghreb, certains n’hésitent plus à les traiter de « Saoudiens »,  ces citoyens devenus étrangers dans leur propre pays et soumis aux influences de cette nouvelle forme de colonisation et pour laquelle, ils sont grassement payés jusque dans les plus hautes sphères, où devant des actes de violence salafiste, on ne constate aucune réaction ou à peine.

 

Entre gauche passive et extrême droite haineuse

 En 10 ans, ce mouvement expansionniste, s’est répandu silencieusement pareil à un virus. Une radicalisation qui a permis une islamophobie généralisée des uns, aveuglés par leur haine;  incapables de comprendre véritablement le fond du problème tant le cerveau reptilien prédomine; siège des peurs pulsionnelles et primitives. Tandis que la gauche pour contrer la stigmatisation des « Musulmans » a ouvert large les portes aux salafistes et autorisé la construction de mosquées financées et sous influence des pétrodollars wahhabites. Les Musulmans paient les frais de ces divergences pour lesquels ils sont largement utilisés, puis stigmatisés.  L’exclusion, la crise ont permis la radicalisation des plus pauvres pris entre l’étau du rejet et de l’islamophie ambiante qui les jettent dans les bras de  la radicalisation d’un groupe terroriste que sont les Salafistes.  Finalement,   récupérés, ils participent ensuite à cette propagande, dès lors nuisible pour tous et pour ceux-là même qui la répandent. 

Entre autres solutions

De concert entre les pays touchés, geler les fonds wahhabbites, tracer et empêcher les créations de sociétés écrans, surveiller tout mouvement financier  en masse, et tout mouvement  d’argent suspect

Interdire les mosquées et madrassa financées par des wahhabbites et leurs  prêches haineuses .

Travailler sur l’intégration des groupes d'exclusion

Sortir les pays arabes de leur misère grâce à des mesures prises par des  politiciens à la mesure de la tâche et avec de véritables aides financières  qui ne soient pas des fonds de propagande religieuse.

Il est temps,  tous ensemble, de  se mobiliser contre ces menées expansionnistes qui nous mettent tous en danger, Musulmans et non musulmans. Croyants et laïques, toute sensibilité politique confondue, oeuvrons pour la Paix sociale et le vivre ensemble de la façon la plus harmonieuse possible en se respectant les un, les autres. Une paix sociale menacée, chaque jour davantage.  

 Sortons de notre torpeur ! Cet article m'expose réellement, - bien que je sois une femme et que dès lors aucun de ces religieux fanatiques ne me lira, - alors faites comme moi et faites preuve de courage !

 

Inch’Allah, nous serons épargnés de l’obscurantisme grandissant. Nous n'avons pas quitté la prison de la dictature pour entrer dans celle des ténèbres de l'ignorance……………….


Photo- Salafistes en Allemagne

 

 

09:16 Publié dans Monde, Résistance | Tags : salafisme, musulman, qataris, tunisie. fonds qataris | Lien permanent | Commentaires (18) | |  Facebook | | |

06/09/2012

La saga des mots et de la pensée

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De retour de Chine en 1971, Ceaucescu lança sa propre Révolution culturelle et entre autres mots qu’il interdit aux camarades roumains furent l’utilisation des titres  : "Monsieur" et "Madame", jugés trop bourgeois par  le « Génie des Carpathes."

En Chine, depuis les Révolutions arabes, le mot « Jasmin » est censuré pour le cas où le nom de cette charmante fleur aux senteurs  enchanteresses exhalerait quelques parfums  de rébellion.

Nouveaux mots, mots censurés, l’Histoire nous a donnés tant d’exemples de ce langage manipulé au service d’une idéologie, d’une cause et qui vise le changement et la soumission de la pensée. 

S’attacher au langage pour toucher l’inconscient, soumettre de façon insidieuse une nouvelle représentation qui sert le politique. Pour Freud, le mot est par définition, une représentation, du reste il utilise indifféremment les deux désignations : mot (Wort) et représentation de mot (Wortvorstellung)

Pour Jacques Derrida, on déconstruit le langage pour reformuler une identité, on sépare le sujet et la signification, l'identité et sa représentation, le langage et la vérité. On recompose les signes et les identités, ce qui a pour but de participer à une déconstruction critique des usages culturels de la langue. Le langage est une appartenance à un groupe, il permet la sociabilité. L’exercice du pouvoir et le fait de communiquer réside dans le pouvoir des mots énoncés.

 Dès lors, la dictature se donne très rapidement les moyens de créer une « police des mots ». ne plus désigner correctement quelque chose induit le mensonge, la manipulation, on détourne un mot de son sens précis en vue de manipuler la pensée. Ne plus désigner, ne fait pas disparaître pour autant la chose répréhensible, elle vivra sous une autre forme, assurément dans l’inconscient , elle fleurira à l’ombre des interdits, un monstre que l'on verra réapparaître,  un jour, sous une forme inattendue. 

Confucius a su donner aux mots leur pleine valeur et a compris la nécessité de les rectifier pour faire cesser la violence qu’engendre l’ignorance. Pour le philosophe, perdre le sens des mots, c’est perdre sa liberté et qui ne connaît la valeur des mots ne saurait connaître les hommes.

 Derrière les mots, c’est bien la pensée qui se cache, le fil invisible entre les deux laisse croire que la pensée a besoin de mots pour s’exprimer et les mots, eux, l’enrichissent.

Heidegger considérait le langage comme la maison de l’être. Nous sommes à l’intérieur de notre langage, toucher à notre expression verbale touche notre pensée et laisser dépérir notre langage, le laisser manipuler, en détourner le sens revient à s’attaquer à cette pensée, donc in extenso à notre être .

 Par extension, transformer un mot sans revenir à sa représentation première n’a pas de sens. Pour exemple, le langage épicène a peu d’impact sur les représentations;  le mot masculin crée à l’origine, l’a été fait par des hommes et pour des hommes. Tenter de féminiser ce mot sans élaborer d’abord une approche de fond équivaut à donner des coups d’épée dans l’eau, il ne transforme en rien la pensée. En réalité, cette tentative désespérée tient plus du duel que du duo et reviendrait à enfiler une jupe à un homme et convaincre tout le monde que ce personnage étrange c'est un homme-femme. Derrière la jupe,  tout le monde voit l'homme, parce que le mot initial le désignait : LUI ! 

Dans le fond, ce sont les mots qu’il faudrait réinventer pour changer les représentations ancestrales. Des mots nouveaux pour des hommes et des femmes nouveaux auraient été plus adéquats. Un métagenre qui aurait plus de sens. 

Avez-vous remarqué que sur la bande droite de l'entrée du portail des  blogs de la  Tribune de Genève, aucune femme n'est citée ?  Et ce n'est pas par manque de mots, puisque la blogueuse est née en même temps que le blogueur. Les représentations ataviques et l'héritage ancestral quasi inconscient ont la dent dure et ce sont eux, aussi,  qu'il faut modifier et débarrasser  de leur vieille poussière. 

 

Lire l'article de Doris Lessing sur le Political Correctness

http://www.southerncrossreview.org/56/lessing-political-c...


Merci à Ioan de m'avoir envoyé ce lien 

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02/09/2012

Plus de sécurité et autant d’humanité

get_attachment-1.php.jpegNous tous,  à Genève,  avons envie de se sentir en sécurité lorsque nous vaquons à nos occupations quotidiennes. Lorsque nous quittons notre domicile,  quelques jours, nous ne souhaitons pas  le retrouver sens dessus dessous parce que des voleurs se sont infiltrés chez nous durant notre absence. Pouvoir en tant que femme rentrer le soir,  seule, sans risquer de se faire violer sur le pont du Mont-Blanc à minuit par un récidiviste;  ne pas se retrouver aux urgences à deux heures du matin et voir que votre fils s’est fait péter les dents devant l’Usine par des malfrats qui lui ont arraché son portable. Se rendre à la banque sans se faire piquer son argent à la sortie, déambuler tranquillement sans être interpellé pour vous proposer de la drogue.

 Revenir à cette Genève, bon enfant que nous avons tous connue, du moins essayer de la reconfigurer comme telle. Parce que les temps ont changé, la misère  s’accroît dans le monde,  depuis ces dix dernières années. Conflits, corruption, crise économique attirent les plus pauvres qui tentent leur chance dans un pays considéré comme un des plus riches au monde.

Une Suisse qui s’est crue longtemps isolée , toute barrière fermée contre le reste du monde et qui n’a pas réalisé qu’il y a une interdépendance entre les peuples;  que nous vivons  sur la même planète et qu'il n'y a pas de planète B, que lorsque des Syriens sont bombardés impitoyablement, on finira par les voir arrivés, que l'ouverture des frontières avec les pays de l'Est a crée un appel d'air, quand on met à sac l’Afrique, les Africains viennent, lorsque les Révolutions s’achèvent nourries de promesses et que deux ans après le taux de chômage a augmenté,  les jeunes bravent la mer pour tenter de vivre décemment sous d’autres cieux. Lorsque la Roumanie ne lâche pas l’argent qu’elle reçoit pour améliorer les conditions de vie de sa minorité Rrom, eux s’exportent pour gagner quelques piécettes accumulées au fil des jours.

 

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La misère est une chienne enragée;  elle mord, elle brave les interdits, elle fait voler, elle fait mentir . C’est difficile d’avoir de belles manières, lorsqu’on a le ventre creux et des enfants ou des parents mourants que l’on ne peut pas soigner et que l'on peut à peine espérer un toit sur sa tête, un jour. 

 Certes, nous avons besoin de sécurité, sans devenir aveugles sur ce qui se passe dans le monde et se rappeler que ces clandestins, ces vendeurs de drogue, ces mains tendues dans la rue ne sont que l’expression d’une injustice encore plus grande que celle qu’ils nous imposent.

 Nous sommes concernés par le fossé qui se creuse davantage entre le Nord et le Sud, par les guerres qui se déroulent ailleurs, par la corruption galopante, parce qu’on finira aussi par en payer le prix,  d'une façon ou d'une autre. 

 

A quand la fin de la guerre en Syrie ? (permettez-moi de verser une larme

 


Un grand merci pour ces photos à Bruno Toffano, la suite des photos  sur son site récemment lancé sous les blogs de la Tribune de Genève

http://aphroditepixart.blog.tdg.ch/ 

 

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01/09/2012

La soupe aux cailloux - "Stonexpress"

une-soupe-au-caillou-illustration.jpgIL ETAIT UNE FOIS…

Une période de grand ennui  régnait à travers le pays des Turcs. Chaque personne distillait jalousement et parcimonieusement  le peu de scandale qu’elle pouvait trouver. Un jour, à  Antalya , arriva un policier, à la haute stature, venu du pays des montagnes, par-delà le Bosphore, par-delà la  mer Egée.  On eu l’idée de lui faire  préparer un repas. On pensa  « il n’y a rien à se mettre sous la dent ici, hormis la monotonie ! »

 Aussitôt dit, aussitôt fait. Dans un grand chaudron, un villageois lança le caillou  qu'il trouva  fort  joli et  ramassé par cet étranger en pensant qu'il   donnerait bon goût à la soupe. Les villageois se plaignirent du peu de goût de ce  breuvage, si insipide.  On y rajouta une pincée de rumeur, deux brins de mauvaise foi et on admit que la saveur en  fut plus relevée. On ajouta encore quelques poignées  de fantaisie et de cancanages. Et là, on le trouva presqu’au goût de tous; plus pimenté. 

Une bonne odeur de commérages  embauma l’air qu’on respirât à pleins poumons, enfin satisfait du potin fantastique.   Chacun finit par l’enrichir à sa sauce, un détail, une fausse information, une autre rumeur, un racontar, puis quelques bobards. Les villageois finirent par  trouver le brouet parfaitement assaisonné, épicé tant et plus. Tandis que le policier ne sut plus trop où avait disparu son caillou, le reconnaissant, à peine,  perdu dans cette épaisse garbure;  encore une  turquerie toute particulière.   

On finit par lui répondre qu’il était  au fond du chaudron et c’est alors que le policier plongea récupérer son caillou méconnaissable  dans cette  masse nauséabonde et qu'on transforma, du coup,  l'étranger suisse dit Varone,  en tête de Turc et qu’on en  fît tout un plat  :"Le Stonexpress" 

 


A ce sujet lire la note de Pacha K Mac : "Christian Varone est complètement Stone"  et qui me rappelle que j'avais une grand-mère et une arrière-grand-mère d'origine valaisanne, qui avaient toutes deux aussi la tête dure comme des cailloux. 

http://pachakmac.blog.24heures.ch/

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