29/09/2012

L'Amour plus fort que la Mort

bellellerr.jpgDes moments de grâce se partagent comme des joyaux les plus précieux, quand bien même l’intimité d’un rêve est révélée au grand jour.  Mais le devoir de celui qui écrit est bien de veiller sur le monde et donc de partager. Sous les prismes lumineux d’un mystère dévoilé, les facettes d’un monde que l’on redoute et qui nous échappe se présentent sous l’angle le plus inattendu : vivre en rêve sa propre mort.

Je fis ce songe mystique , il y a plusieurs mois :

Sous les paupières closes, profondément endormie,  baignée dans le silence profond de la nuit,  un rêve m’apparut. Morte, sans aucune appréhension, je n’étais plus qu’une source d’énergie invisible qui se déplaçait dans une pièce sans que l’on m’aperçoive. Les seuls signes que je pouvais donner était  de jouer avec les lumières, pour marquer ma présence ;  je les éteignais et les allumais, tandis que les têtes des vivants observaient intrigués ce ballet d’ombres et de lumière. Une dernière fois, je voulais leur montrer que partir signifiait exister autrement.

 Plongés dans une tristesse infinie, asurément les membres de cette famille que je ne connaissais pas ou ne reconnaissais plus , du moins,   me pleurait,  parmi eux,  des enfants. Je ne ressentais pas leur chagrin et ne pouvait guère l’analyser ni le  comprendre intellectuellement, le seul sentiment qui restait était un sentiment intense d’amour. Mon âme tout entière paraissait baignée dans ce halo lumineux d’une force puissante crée par cette capacité d’aimer qui avait survécu à tous les autres sentiments si humains., ô combien humains !

 Un enfant debout sur une table et que l’on habillait tant bien que mal ne cessait de sangloter. Je m’approchai de lui toute énergie  transformée que j’étais  et réussi à lui donner ce qui restait de sentiment unique et entier  ; un amour d’une présence palpable; surpris, il sentit comme un courant qui l’enroba et il cessa de pleurer , devenu alors tout sourire, à l’étonnement de tous .

 Puis légère et invisible, emplie de ce sentiment infini, j’allais aérienne, d’une force tranquille, en parfaite  harmonie avec moi-même ressentant plutôt que voyant ce monde dont je m’étais éloignée et pourtant auquel un  lien très fort me rattachait; je sentais l’amour de ces gens que je ne reconnaissais plus et à leur tour, ils sentaient le mien.

 Le mystère dans lequel j’étais plongée finit par me réveiller, heureuse, emplie d’une joie immense, radieuse dans mon nouvel état de grâce. Voilà à quoi ressemble la mort, me dis-je,  le corps s’en va, mais on continue à être relié au monde par la force de cette plénitude qui est l’amour.  Un rêve quasi mystique, d’une connaissance millénaire qui revenait à ma conscience sous la forme d’un songe.

 C’est comme si mon cerveau avait reproduit une situation qu’il avait déjà vécue et qu’il ne faisait que reproduire un état que j’avais connu auparavant.

La leçon magistrale fut retenue : l’amour plus fort que la mort. Une universalité intemporelle et ineffable, l’être réduit à sa fin n’est plus qu’une étincelle d’amour.

 Voilà notre belle destinée, aimer à l’infini ! Un rêve en forme de mystère révélé, un état de grâce d’une beauté absolue. Vivants ou morts, nous baignons dans cet univers qui est en réalité le nôtre et le seul qui nous apporte joie et bonheur : aimer sans compter, cette  force qui nous rend  dès lors éternels, qui brise toutes les frontières, au-delà des sentiments  de peur, d’hostilité, de haine. Partis, il ne nous reste plus qu’à aimer à l’infini, tout être vivant puisqu’on ne les identifie plus comme appartenant à notre famille. Notre vraie famille est devenue entière sans distinction de race, de nationalité, de statuts sociaux. Nous devenons cette étincelle qui englobe le monde. Voilà notre nouvelle puissance !  Une liberté absolue d’aimer pour toujours.

 Je compris alors que le monde souffre, que l’individu s’étiole, que tout ne devient que douleur lorsqu’on s’éloigne de notre source d’énergie, c’est peut-être cela la part de divin que l’on porte en soi. La quintessence même de notre être réduit au néant devient AMOUR , une énergie éternelle qui s e partage entre morts et vivants parce que dans le fond, il n’y a pas de frontières entre nous.  Il suffit d’être attentif et vous ressentirez l’Amour que les aimés partis vous portent encore au quotidien . Ils sont là et vous  l’offrent, ils suffit d’être attentif et vous la sentirez cette magnifique étincelle qui vous rappelle qu’on n’est jamais seul.

 Nous sommes pour toujours unis par ce même lien indestructible même au-delà de la mort : l’AMOUR !

 

Extrait de  12 contes pour le 12.12.2012 la suite surhttp://www.123website.ch/scriptural/129348092
 
Dessin de Antezana Gloria
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Commentaires

Chère Djémàa, en fait, et c'est une constante en psychosomatique, on ne rêve pas de mourir, mais on rêve de rêver de mourir !

Cela fait aussi partie de l'instinct de conservation !!!

Écrit par : Corto | 29/09/2012

Chère Djemâa, il me tient particulièrement à coeur de vous remercier pour ce très beau texte que je trouve magnifique. Je le trouve magnifiquement écrit, alliant à la fois une finesse empreinte de poésie et de douceur et une force qui ne laisse aucun doute sur la réalité de ce que vous décrivez au sujet de l'Amour. Ce texte instille une douce lumière d'Amour apaisante et fortifiante à la fois, redonnant courage et énergie. Un très beau texte dont les paroles, croyez-moi, ont fait leur effet !! Je vous en remercie vivement. Amitiés, Charlotte.

Écrit par : Charlotte Gardiolli | 02/10/2012

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