14/08/2012

La vie a-t-elle un sens ? La BD se préoccupe aussi des questions existentielles

platon2.jpgUn numéro hors-série paru dans Philosophie Magazine - Spécial bande dessinée : La Vie a-t-elle un sens et qui mérite qu'on s'y arrête et s'en délecte.

Sens ou nonsense de la vie, la BD sait si bien jouer sur les contre sens de la vie, surfer sur notre quotidien avec un  humour féroce,  souvent,  sympathique,  parfois.  C'est beau les bouquets de fleurs offerts à des malades  et qui leur survivent.  C'est la vie !  Protestation névrotique, lutte effrénée contre un quotidien qui vu sous la loupe d'un fin observateur nous renvoie une image amusante de ce que nous sommes : englués dans notre tragique normalité. Mieux vaut en rire.

 

 

 

rantanplan.jpgRantanplan vu par Boris Cyrulnik. Ces héros qui servent à nous protéger du danger, pardi !

 

 

 

 

 

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Et Superman, Clark Kent, personnage conçu en 1938 par Jerry Siegel (Segalovitch) issu d'une famille de juif immigrés lituhaniens et qui croise un autre juif Ukrainien, hollandais par son père.  Joe Shuster.  A eux deux, ils inventent le héros par excellence, tout en muscle et en mâchoire d'acier, un américain fantasmagorique.  Il parviendra  même avec sa force magnifique et son courage à empoigner Hitler et le mener avec son complice Staline devant la Société des Nations. Le journal SS se venge et taxe Jerry Sieger d' »israelite inventif » et " intellectuellement et physiquement circoncis ». En attendant Clark a survécu à Adolf.

 

 

 

And the « poor lonesome cow-boy and a long way from home » qui ne laisse jamais de cadavre derrière lui, vous avez reconnu l'humaniste non communautarien ; Lucky Luke.

Les BD qui interrogent l'indicible après Auschwitz et Hiroshima, Master Race, de la race des maîtres et qui représente un ancien dignitaire nazi qui chute ad infinitum dans sa culpabilité et dessiné par Kriegstein. Nakazawa raconte Hiroshima, une œuvre quasi autobiographique. Maus d'Art Spiegelman, utilise, lui,  la zoomorphie pour réorienter ses dessins d'enfants vers la conscience adulte.

L'âme manga de Tezuka, maître des métamorphoses.

La subversion, le féminisme, la lucidité, l'art du saut, s'enfermer dans l'infini, tout y passe en BD, aucune thématique philosophique n'échappe à cet art qui consiste d'un coup de crayon, de deux ou trois strips à  planter le décor de nos existences pétries d'interrogations sans fin, avec la question récurrente du vide ou du plein, avec pour réponse un néant sur fond de sourire.

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Quant à moi, j'ai craqué pour les 54 cases qui représentent  la vie d'un médecin, Ian Williams, celui qui se surnomme le « Shit doctor » et qui est devenu auteur de bandes dessinées sous le nom de Dr Thomas Ferrier, Son site www.disrepute.info vaut le détour, la philosophie dans la pratique médicale est un joyau d'humour.

 

On ne se baigne jamais deux fois dans le même fleuve. Et puis bon la vie n'a qu'un sens.............. vous le connaissez !  Tout n'est que mouvement mais plutôt vers l'avant, vers l'aspiration finale qui devrait nous inspirer ; la bande dessinée met des mots dans les bulles et on les regarde s'envoler comme dans un rêve, les yeux ouverts.

 

 

 

 

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