26/06/2012

Projet 50+20- Une éducation au management pour le monde

 

réformer l'enseignement des  "Business Schools"  pour y introduire les notions de "Bien commun" et de "Personne humaine"

 

50+20 est une  initiative collaborative  qui cherche de nouvelles façons de transformer l'éducation au management. Poser des questions critiques sur le monde et son état, l'émergence des questions sociales, la logique économique dominante, le rôle du business, le rôle crucial du leadership et les défis posés à l'éducation du management.


Cette vidéo a été diffusée dans le cadre du Sommet de Rio+20 en juin 2012 et également diffusée lors du Zermatt Summit 2012.

 

Pour en savoir plus http://50plus20.org/

 

 

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24/06/2012

Saint François d'Assise au chevet des entreprises

saint_10.jpgAu XII ème  siècle, Saint François d'Assise avait déjà des problèmes avec l'accumulation des biens.  Issu d'une famille riche - le père commercant prospère dans la vente de tissus - il renoncera après quelques années de « Dolce Vita »  aux joies éphémères de la possession pour transformer sa vie et lui donner un sens.  Cette quête lui fera préféer  la pauvreté à la richesse, pour celui né dans le brocard de soie et d'étoffes les plus précieuses, il  portera désormais le vêtement du pauvre de son époque : une simple tunique avec une corde comme ceinture.

Solidaire avec les pauvres, les marginalisés. Il n'aura de  cesse de dénoncer les injustices. Il a compris que l'appropriation entre les mains de quelqu'uns fragilise un maximum de gens et les rends si vulnérables.

Quel lien me direz-vous entre Saint François d'Assise et les entreprises du XXI ème siècle ? Il porte pour nom le Père Nicolas Buttet , Fondateur et Modérateur de la Fraternité Eucharistein qui constate que le XXI ème siècle  fabrique aussi ses pauvres, que le monde du travail est devenu un lieu d'appauvrissement, de souffrance et de maltraitance.

Face à ce constat, il faut du courage, du courage prophétique;  les idées existent pour un monde meilleur, mais maintenant c'est  de la folie qu'il faut pour les appliquer,  pour aller à contre-courant ;  dénoncer une dérive de plus en plus frappante d'un système économique qui montre ses limites et trop souvent les dents.

Sortir des sentiers battus, arrêter de croire que l'on va continuer à colmater en surface via des processus, des audits, un système alors que ce sont les fondations mêmes qu'il faut revoir. Et pour cela, il est nécessaire de resituer l'humain au centre, de faire appel aux valeurs.  La responsabilité personnelle, l'émergence de la compassion, la vulnérabilité doivent avoir leur place dans une société qui ne cesse de se crisper. Tous les signes sont là : la crise financière qui attaque l'économie réelle, l'augmentation de la faim dans le monde.

On juge un système économique, une démocratie à la façon dont les vulnérables sont traités. Le questionnement sociétal doit prendre toute sa place. « L'impératif catégorique Métanoïaque »  est indispensable .  La conversion doit avoir lieu, le changement d'intelligence doit se faire, une nouvelle façon d'appréhender un monde en évolution,  on ne peut plus y échapper. Chacun, chacun est interpellé dans cette nécessité du changement. L'émergence et la complexification  de la globalisation amène à penser à la responsabilité personnelle . Le visage de l'autre m'engage éthiquement, l'autre m'engage (Levinas).

Aujourd'hui, le plus tragique est l'absence de courage, les valeureux manquent à l'appel pour nous aider à appréhender ce monde  qui nous change inexorablement et pas pour le meilleur alors que c'est nous qui devrions le changer.  La nécessité de réfléchir sur la place de l'homme dans notre système économique.

Remettre l'humain au centre et être animé par le sens de la justice . Il est de temps de rebondir et de se ressaisir, c'est notre responsabilité sociale et personnelle au nom du Bien Commun.

 

 

*Interview en marge du Zermatt Summit avec le Père Nicolas Buttet Membre du conseil de Fondation Zermatt Summit et Modérateur de la Fraternité Eucharistein ainsi que l'Institut Européen Philanthropos. Avant d'être ordonné prêtre dans l'Eglise catholique romaine, Nicolas Buttet était largement impliqué dans la politique fédérale suisse. Il défend aujourd'hui d'appuyer une réflexion anthropologique sur la place de l'homme dans notre système économique.

 

 

 

 

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22/06/2012

ZERMATT SUMMIT - Le bien commun utopie ou nouvelle réalité économique

images.jpegZERMATT SUMMIT -  Un sommet qui se déroule en face du Cervin et qui permet de prendre un peu de hauteur face aux questions qui nous tarabustent tous et nous plongent dans un état d'incompréhension totale . Relations employeurs employé non éthiques, dette conduite par la croissance nationale, domination des marchés financiers qui génèrent une augmentation  de la pauvreté dans les pays développés ainsi que dans les économies émergentes et créé des situations qui menacent directement la paix mondiale.

Quelles résolutions, quelle réponses possibles face à ces enjeux ? Solidarité, remettre l'humain à sa juste place, viser le bien commun, autant de pistes pour rendre la vie ensemble possible . Une tentative de vie harmonieuse à  son niveau propre, à celui de   sa famille, de sa communauté, et plus large, celui du monde dans lequel on vit. La nécessité de fixer de nouvelles valeurs dans un monde qui change et se globalise sans pour autant oublier l'humain qui doit rester au centre de tout changement . Une quête urgente de redéfinitions des valeurs alors qu'on subit le spectacle affligeant d'une économie qui réduit  l'homme à  son service et pas le contraire. Une inversion dangereuse et qui porte à conséquence.

Patrick Dixon, un intervenant hors pair, futuriste  et businessman penseur, président de Global Change ( UK)  mentionne le bien commun ;  ce fil rouge  de toutes nos actions, ou du moins qui devrait l'être.  Nos choix, les décisions des décideurs, un nouveau virage, choix stratégique d'une compagnie ou d'une multinationale , un seul objectif ne devrait jamais être perdu de vue : Le bien commun  sans lequel tout perd  sens.
Sans doute, l' avenir est dans le bien commun. Notion qui échappe de plus en plus souvent aux multinationales qui globalisent l'intérêt économique au détriment des hommes. Une humanisation de la globalisation qui fait défaut et qui nous incite à nous interroger sur quel futur pour ces entreprises qui ne visent que le  court terme et le profit immédiat ?
Un sommet qui aurait été parfait pour la direction de Merck Serono qui est un exemple vivant  de tout ce qu'il ne faut pas faire. Contre l'humain, contre le bien commun, contre la perspective à long terme, contre le manque de vision et de valeurs. Elle signe sa propre perte. Avec du courage, des appuis politiques et des assurances financières , les employés devraient, eux,  décider résolument de quitter un navire qui fonce droit vers l'iceberg et qui signe sa propre fin. Une démission collective  ! Ce serait une première mondiale et un signe alarmant pour les actionnaires. Si tous les employés s'en vont, eux aussi auraient intérêt  à se retirer et promptement.

 

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21/06/2012

ZERMATT SUMMIT- Vers le bien commun - Humaniser la globalisation

220px-Zermatt_summit_logo_rvb_150dpi_(2).jpgLe troisième Zermatt Summit qui se déroule du 21 au 23 juin débattra de plusieurs  thèmes . Des sujets brûlants d'actualité  qui nous frappent  de plein fouet,  aujourd'hui, avec la fermeture du site de Merck Serono et la délocalisation. Comment et sous quelle forme continuer à croire au bien commun lorsqu'on joue les travailleurs du Nord contre les travailleurs du Sud, ceux-ci  naturellement moins bien payés tandis que les dividendes des actionnaires augmentent.  Comment parler de bien commun, lorsque l'économie mondiale table sur le jeu des actionnaires au détriment des employés ?  Le défi du XXI ème siècle :  la précarisation du travail d'une majorité pour l'enrichissement d'un groupe minoritaire.

Personnellement,  j'ai envoyé un email d'invitation à Monsieur Stefan Oschmann de Merck Serono  lui offrant de participer à ce débat à Zermatt, inutile de vous dire qu'à ce jour je n'ai même pas reçu un email de confirmation et  n'en suis guère étonnée, du reste.

J'ai posé à la question sur les réseaux sociaux à des employés de Merck Serono qui ont proposé des pistes de réflexion interessante que vous pouvez à votre tour enrichir :

1) Pourquoi ne pas instaurer un système d'actionnaires-payeurs? Mes dividendes sont responsables de licenciements = je participe à payer les indemnités des nouveaux chômeurs que mon profit a créés... Avec un tel système, ils réfléchiraient à deux fois avant de prévoir des licenciements, les calculs seraient certainement différents! Un peu d'humain dans le panier de la bourse!

2) Selon moi, il faudrait commencer par comprendre pourquoi la notion de morale collective dans le système économique actuel est proche de l'utopie. Évidemment au-delà du « Les gens sont égoistes, certains ne cherchent qu'à s'enrichir même au dépend des autres », parce qu'on se dirigerait dans une voie sans issue et sans solution, c-à-d celle de la nature humaine. Dans le cas Merck, il y a d'un côté les employés et de l'autre les investisseurs. Invariablement, une entreprise sera prête à sacrifier ses employés pour garder ses investisseurs. Une question pourrait être de savoir s'il existe une solution pour changer cet état de fait, équilibrer les efforts à faire d'une manière acceptable pour tout le monde, tout en assurant la survie d'une entreprise. Compliqué.

Je précise 2 choses, quand je parle de "notion de morale collective dans le système économique actuel est proche de l'utopie" c'est pour souligner que c'est un vrai problème (de mon point de vue) et qu'en parlant de "survie d'une entreprise", je ne pense pas à Merck mais plutôt aux entreprises qui sont VRAIMENT dans la difficulté.            .

3) Proposer aux employés d'être les investisseurs

4) Caper les salaires des dirigeants à 1 million de $. Empêcher le cumul de "mandats". Faire en sorte que les dirigeants paient des impôts dans tous les pays ou leur multinationale est présente. Les impôts des revenus des multinationales devraient être partagés entre tous les pays ou la multinationale est présente. Les employés devraient avoir les mêmes statuts, les mêmes salaires dans tous les pays ou l'entreprises présente.

5) Taxer les grosses primes des dirigeants et les plafonner pour éviter d'appauvrir les entreprises et leurs employés.

Je vous laisse le soin de proposer d'autres pistes que je rajouterai sur ce blog. Je les  relayerai lors du ZERMATT SUMMIT et rédigerai une note à l'issue de cette rencontre.

A vos plumes.

http://www.zermattsummit.org/the-summit/summit-2012/progr...

 

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17/06/2012

"Genève est notre âme et on ne détruira pas cela !"

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Le meilleur slogan pour la promotion de Genève, merci Monsieur Oschmann, cela fait presque jour pour jour un an.

Que s'est-il passé entre temps :  Le groupe  Merck Serono l'a-t-il  perdue cette âme  ou est-il  entré en phase de destruction ? Ou sommes-nous en pleine schizophrénie.

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12/06/2012

JOHANN SCHNEIDER-AMMANN EST "IMPRESSIONNÉ" ET MERCK MALINTENTIONNÉ

 

581147_4144157725226_2061332917_n.jpgTandis que la Task Force se réunit sans Merck Serono  qui s'excuse de ne pas participer en prétextant  ne pas vouloir  ralentir la bonne marche des choses et qu'on pourrait sans risque traduire par  - c'est votre problème et pas le nôtre -  et que Schneider -Amman se dit être impressionné par les projets en cours qui selon lui devraient générer et maintenir des emplois, Merck Serono , pendant les beaux discours,  prépare les classeurs de départ de ses employés et cela par ordre alphabétique.

Rangés de façon méthodique, avec ses jolies étiquettes bien collées sur le dos des classeurs fédéraux, la firme prépare tranquillement son départ ; tout en  froideur et en arrogance glaciale. Elle  avance pareille à un rouleau compresseur et écrase notre petite république et cela sans s'émouvoir d'un iota, car la firme allemande est déjà partie dans sa tête et dans ses projets futurs, les employés qui restent sur le carreau n'est assurément plus son problème.

Un cynisme implacable !

 

 

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10/06/2012

Merck Serono - Déclarer la guerre aux fossoyeurs d'emploi


534385_10150965852017188_1851571364_n.jpgUne nouvelle armée et ses ennemis  que l'on voit fleurir ces dernières années : les fossoyeurs d'emploi avec leur vocabulaire, autant d'armes destructrices  : restructuration, délocalisation, réorganisation, suppression de poste, diminution. Licenciement. Des ions à plus soif et derrière lesquels se cachent une précarisation du travail, une souffrance réelle subie par les travailleurs, un démantelement économique de régions entières.  Au-dessus de tout ça, les actionnaires tournoient pareils à des vautours sur les charniers, banquets dantesques  pour arracher quelques bénéfices à même la peau des travailleurs, se repaissant de leur sang jusqu'à la dernière goutte.

Un tableau cynique devant lequel aucune indignation ne pourra égaler la violence faite au monde du travail et surtout à ses travailleurs, dorénavant devenus de simples pions que l'on déplace sur l'échiquier du grand bénéfice que se partagent quelques  actionnaires,  sans scrupules.

A Genève, c'est la fermeture du site Merck Serono qui annonce la suppression de 1250 postes et cela sur fond de mensonges, de désinformation, de manipulation. Transfert à Darmstadt ?  Mais là aussi on supprime des postes ! On préfère l'Inde et la Chine, Au-delà du coup fatal porté aux employés, c'est une région entière qui est frappée de plein fouet par cette décision. De mémoire genevoise, on ne se souvient pas d'un tel massacre fait au tissu économique. On pouvait lire sur les pancartes de la manifestation de Merck Serono . »L'être humain, dépense superflue ? »-« Et si l'on remettait l'être humain au centre des préoccupations ? » D'un côté, l'humain qui s'interroge,  de l'autre le bénéfice à tout prix, aveugle et mortifère.

Les fossoyeurs d'emploi, sont une nouvelle armée avec de nouveaux ennemis  et à chaque suppression de poste, c'est une déclaration de guerre à   traiter comme telle. Monter au créneau toute tendance politique confondue.  Empêcher les actions de jouer à la hausse sur le carnage des employés. Résister est devenu le mot d'ordre, devant la guerre et ses ennemis,on se bat sans lâcher d'un pouce le terrain de la bataille.

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Pour ma part, concernée par les problèmes d'insertion professionnelle, je monte sur le ring et invite Oschmann de la direction Merck  à venir se battre. La guerre est déclarée contre les fossoyeurs d'emploi !

 

 

(photo Francis Vilbois)


 

 

 

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07/06/2012

Merck Serono- Join the movement

 

PROCHAIN FLASH MOB SAMEDI 9 JUIN 2012

résister en dansant

Manifestation samedi 9 juin 14h
Départ entrée principale de Merck Serono
ch des Mines, Sécheron, bus 1)

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03/06/2012

Merck Serono : la sclérose en vrac d'un management et quelles perspectives futures pour Genève

interferon.jpgChangement de stratégie incohérent, élimination de produits en cours de développement.  Trop craintifs, pas assez l'esprit d'entreprise. La liste des incompétences du management est longue selon un chercheur pour qui depuis Serono, avec son Rebif  contre la sclérose en plaque et l'hormone de croissance (Saizen) ,  Merck n'a pas développé grand-chose. Tous les deux ans, on voyait un changement de stratégie alors que la recherche exige patience et endurance. Pour exemple, Merck Serono s'était orienté vers la dermatologie, avait engagé des experts puis décide de renoncer,  lesdits experts sont ensuite réorientés dans un domaine pour lequel ils sont moins compétents. Du côté des managers c'est un turn over sans fin ;  l'équipe initiale,  des grandes têtes de Serono, découragées par une bureaucratie trop lourde  partent et quittent un bateau qu'ils pressentent déjà instable.

Toutes les recherches en  neurologie telles que maladie d'Alzheimer,  Parkinson, sont stoppées alors qu'il aurait fallu, bien au contraire,  développer.  Un domaine phare comme l'immunologie (traitement des maladies auto-immunes et inflammatoires), expertise des anciens laboratoires de recherche de Glaxo,  alors repris par Serono, est malmené. Les experts partent , à leur tour pour d'autres grands laboratoires vers d'autres pays. Le laboratoire immunologie  devient labo de rhumatologie, deux ans plus tard, la direction de la firme allemande  change,  à nouveau d'avis,  pour revenir à nouveau à l'immunologie. Mais il est difficile de faire revenir les experts, véritable hémorragie des cerveaux et dorénavant, il est  impossible  alors de recruter des chercheurs de haut niveau. La mauvaise réputation de MS  a bien fait le tour des laboratoires, les gens de talent s'abstiennent.

Et ceux qui restent,  travaillent dans des conditions toujours plus stressantes avec toujours moins de moyens. Achat de brevets non réalisés. Outils manquants.  De mauvais choix sont effectués sur des molécules acquises à l'extérieur, des  fonds de tiroirs, mais bon marché, tandis que des start-up obtiennent de meilleurs résultats.  Et quand un produit est finalement développé, il est mal commercialisé, les économies de bouts de ficelle engendrent des pertes immenses.

Cladribine, une molécule mal développée, est refusée par les autorités sanitaires en Europe et aux USA, certaines études n'ont pas été faites et cela pour gagner du temps. Acceptée sur le marché en Russie et en Australie, elle est ensuite retirée. Depuis peu, on s'intéresse aux marchés des pays émergents : Asie, Chine, où les autorités sanitaires sont moins regardantes.   Qu'à cela ne tienne ! La direction de Merck Serono délocalise,  là,  où elle pourra inonder des produits mal aboutis.

Pour Genève, hormis le fait de sauver des emplois, on en mentionne 300 constitués de chercheurs et développeurs,  peut profiter de cette occasion pour retenir des compétences qui ont fait leur preuves et les adjoindre à des entités existantes, telles que des start-up déjà bien engagées dans ce type de recherches. Il ne serait même pas nécessaire de repartir à zéro; financer ces laboratoires, les élargir et permettre à Genève de développer de façon plus dynamique des recherches qui ont été malmenées par un management sclérosé d'une entreprise bureaucrate, à souhait et dont les managers n'avaient pas les compétences scientifiques adéquates ou insuffisantes.

Les actionnaires ne manqueront pas de réorienter leurs investissements pour de vrais résultats envisagés par de vrais entrepreneurs qui, eux,  n'ont pas froid aux yeux et sauront apporter des résultats tangibles en matière de recherche.

 

Photo -image d'interferon

 

 

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02/06/2012

De Gilles de Rais à Luka Rocco Magnotta : Les monstres sodomitiques

barbe_bleue.jpgDerrière les traits de Gilles de Rais se cache la légende de Barbe bleue.  Ce monstre du XV ème siècle, né en 1404, deviendra le très estimé compagnon d'armes de Jeanne d'Arc . Seule la mort de Jeanne d'Arc brûlée sur le bûcher lui fera verser quelques larmes.

Pour le reste, la liste est longue. Kidnapping d'enfants pauvres, des miséreux qui venaient mendier devant son château et qui disparaissaient à tout jamais brûlés dans la grande cheminée après avoir subi des tortures innommables.

Dès 1432, les crimes commencent dans ses différentes propriétés seigneuriales. Champtocé, la maison de Suze à Nantes,  les châteaux de Tiffauges et de Marchecoul. Chacun de ces lieux sordides sera imprégné des cris et hurlements d'enfants torturés. Monstre assoiffés de sang, il fera égorger, éviscérer, écarteler, pendre, entrailles exposées, membres dépecés pour finalement assouvir ses passions sodomitiques sur ses jeunes cadavres encore chauds, et que la vue du sang avait excitées. Il se délectait de la souffrance de ses pauvres enfants qui le menait au comble de l'extase.  Une nécropholie d'une perversion indescriptible.  Ses victimes étaient  souvent tuées par des serviteurs muets et terrorisés. Dans chacune de ses demeures, les serviteurs  prélèveront  40 ossements d'enfants enterrés à faire disparaître dans des flammes.

Après les avoir tués et avant de les incinérer, Gilles de Rais contemplait,  les plus beaux d'entre les enfants, et les admirait longuement en les embrassant. Autant qu'il s'agissait d'enfants de miséreux, la justice n'interviendra pas, les parents n'osaient guère porter plainte. Ce n'est que lorsqu'il enlèvera la fille d'un hobereau qu'il sera poursuivi et condamné. Le plus grand serial killer d'enfants du Moyen-Àge terminera pendu et brûlé,  le 26 octobre 1440.

 

interpol-recherche-cet-homme-luka-rocco-magnotta-il_786289_460x306.jpgChez Magnotta dit le "dépeceur", on retrouve ce goût du sang effréné et que plus rien n'arrêtera désormais. Le suprémaciste,  qui a fait ses premières armes sur des chatons torturés en live passera à l'assassinat et au dépecage d'un jeune Chinois étudiant à  Montréal, Ju Lin, son amant.

Le lien commun entre les deux ;  un sentiment de  supériorité, le premier sur les pauvres, le second se vante d'appartenir à la race blanche. Derrière les suprémacistes, se cachent des monstres pervers. L'histoire ne cesse de nous les présenter sous leur jour le plus odieux et le plus cruel. Comme Gilles de Rais, Magnotta ne pourra plus s'empêcher de tuer de façon la plus sordide.

Espérons que la police arrivera à l'identifier le plus tôt possible. Mais selon le profil psychologique, il ne pourra plus s'empêcher de chanter ses hauts faits atroces  et de s'en vanter sur les réseaux sociaux. C'est par ce biais-là qu'ils l'attraperont. Le goût du sang est le plus fort : »une fois que vous avez tué, impossible de s'arrêter ! »  et le besoin irrépressible  de s'en glorifier. Heure après heure, il ira sur ses propres réseaux voir comment et combien on parle de lui dans le monde. Pour l'ex petit acteur porno, inconnu jusque là, son heure de gloire a sonné, et il s'en délectera quand bien même elle l'amènera droit à l'échafaud.

 

 

10:57 | Tags : luka rocco magnotta | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | |