21/06/2012

ZERMATT SUMMIT- Vers le bien commun - Humaniser la globalisation

220px-Zermatt_summit_logo_rvb_150dpi_(2).jpgLe troisième Zermatt Summit qui se déroule du 21 au 23 juin débattra de plusieurs  thèmes . Des sujets brûlants d'actualité  qui nous frappent  de plein fouet,  aujourd'hui, avec la fermeture du site de Merck Serono et la délocalisation. Comment et sous quelle forme continuer à croire au bien commun lorsqu'on joue les travailleurs du Nord contre les travailleurs du Sud, ceux-ci  naturellement moins bien payés tandis que les dividendes des actionnaires augmentent.  Comment parler de bien commun, lorsque l'économie mondiale table sur le jeu des actionnaires au détriment des employés ?  Le défi du XXI ème siècle :  la précarisation du travail d'une majorité pour l'enrichissement d'un groupe minoritaire.

Personnellement,  j'ai envoyé un email d'invitation à Monsieur Stefan Oschmann de Merck Serono  lui offrant de participer à ce débat à Zermatt, inutile de vous dire qu'à ce jour je n'ai même pas reçu un email de confirmation et  n'en suis guère étonnée, du reste.

J'ai posé à la question sur les réseaux sociaux à des employés de Merck Serono qui ont proposé des pistes de réflexion interessante que vous pouvez à votre tour enrichir :

1) Pourquoi ne pas instaurer un système d'actionnaires-payeurs? Mes dividendes sont responsables de licenciements = je participe à payer les indemnités des nouveaux chômeurs que mon profit a créés... Avec un tel système, ils réfléchiraient à deux fois avant de prévoir des licenciements, les calculs seraient certainement différents! Un peu d'humain dans le panier de la bourse!

2) Selon moi, il faudrait commencer par comprendre pourquoi la notion de morale collective dans le système économique actuel est proche de l'utopie. Évidemment au-delà du « Les gens sont égoistes, certains ne cherchent qu'à s'enrichir même au dépend des autres », parce qu'on se dirigerait dans une voie sans issue et sans solution, c-à-d celle de la nature humaine. Dans le cas Merck, il y a d'un côté les employés et de l'autre les investisseurs. Invariablement, une entreprise sera prête à sacrifier ses employés pour garder ses investisseurs. Une question pourrait être de savoir s'il existe une solution pour changer cet état de fait, équilibrer les efforts à faire d'une manière acceptable pour tout le monde, tout en assurant la survie d'une entreprise. Compliqué.

Je précise 2 choses, quand je parle de "notion de morale collective dans le système économique actuel est proche de l'utopie" c'est pour souligner que c'est un vrai problème (de mon point de vue) et qu'en parlant de "survie d'une entreprise", je ne pense pas à Merck mais plutôt aux entreprises qui sont VRAIMENT dans la difficulté.            .

3) Proposer aux employés d'être les investisseurs

4) Caper les salaires des dirigeants à 1 million de $. Empêcher le cumul de "mandats". Faire en sorte que les dirigeants paient des impôts dans tous les pays ou leur multinationale est présente. Les impôts des revenus des multinationales devraient être partagés entre tous les pays ou la multinationale est présente. Les employés devraient avoir les mêmes statuts, les mêmes salaires dans tous les pays ou l'entreprises présente.

5) Taxer les grosses primes des dirigeants et les plafonner pour éviter d'appauvrir les entreprises et leurs employés.

Je vous laisse le soin de proposer d'autres pistes que je rajouterai sur ce blog. Je les  relayerai lors du ZERMATT SUMMIT et rédigerai une note à l'issue de cette rencontre.

A vos plumes.

http://www.zermattsummit.org/the-summit/summit-2012/progr...

 

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Commentaires

En parlant de bien commun, des vigiles ont été dépêchés sur le site Merck Serono Genève avec des revolver dans les holsters, ont-ils le port d'armes autorisé? Pour quelles raisons l'aurait-on délivré ? Qui l'a délivré ? Merck Serono se croit-il en territoire conquis où il fait comme bon lui semble, sur le mode un peu cow-boy en pays envahi ?

Écrit par : Kurt | 21/06/2012

La police de Genève devrait fouiller les bâtiments du site de Sécheron si tel est le cas.

Écrit par : Damien | 21/06/2012

JE NE SAVAIS PAS QUE LES AGENTS DE SECURITE PRIVES ETAIENT ARMES A GENEVE. C'EST AUTORISE?

Écrit par : Corinne | 22/06/2012

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