30/03/2012

Des indépendantistes pour la Savoie libre ont frappé

P1040862.JPGNon ! Vous n'avez pas la berlue, vous n'avez guère davantage trop arrosé la tartiflette et vos visions sont encore  moins dues à la digestion difficile du Reblochon de la veille. Non ! Vous n'avez ni fumé la moquette, ni schnoufé la mauvaise herbe du copain fauché .

Depuis trois jours, vous n'entrez plus en France mais en Savoie libre. A l'entrée des douanes de Croix-de Rozon, Pierre à Bochet, Bossey de larges inscriptions à la craie annoncent les frontière du duché de Savoie et dorénavant vous êtes en zone franche.

Des personnes, ou un seul individu appartenant ou pas à un  mouvement indépendantiste pour La Savoie libre a frappé aux petites douanes. Des inscriptions trouvées aussi plus loin et tracées à la peinture.

 

 

 

 

P1040867.JPGUne inscription plus agressive « FRANCE  HORS LA LOI EN SAVOIE » (vous apprécierez l'effort de rime)  .

Le détour historique s'impose pour comprendre ces anciennes revendications qui trouvent leurs sources dans les pages des alliances et mésalliances stratégiques qui font et défont les frontières.  Le  24 mars 1860,  le Traité de Turin annexe le duché de Savoie, un article 1 er du traité qui mentionne la « réunion ». Sous-entendant que c'est un choix librement consenti par la population. Les historiens préfèrent parler d'annexion, terme plus en phase avec la réalité. Jusque-là,  la Savoie était rattachée au royaume d'Italie. Une province de Savoie  hésitante et qui s'interroge :   pourquoi ne pas  être rattachée à la Suisse ?  Des pétitions circulent invitant à  porter son  choix sur un  voisin plus proche ;  favoriser la proximité géographique, défendre les intérêts communs d'une région où les liens se tissent naturellement : »Nous avons été réunis à la France pendant quelques années et un grand nombre sentent encore leur cœur battre au souvenir de cette époque. Nous sommes étroitement unis au Piémont depuis 1848. Cependant, malgré toutes nos sympathies soit pour l'Italie libre, soit pour la France, d'autres sympathies d'un autre ordre plus élevés nous mènent à décider l'annexion à la Suisse... Oui, tel est notre désir le plus ardent, fondé sur nos rapports exclusifs avec Genève, sur nos intérêts commerciaux, sur tant d'avantages que nous ne saurions trouver ailleurs. ». Cette dernière reçut 13 651 signatures dans 60 communes du Faucigny, 23 du Chablais français et 13 aux environs de Saint-Julien-en-Genevois (cité par Paul Guichonnet)Note 4,16. (source wikipedia)

 

12-Uniforme_de_Savoie.jpgSoit, si un jour vous passez la frontière pour vous rendre au travail et que vous tombiez nez à nez avec des gardes savoisiens, gardez votre sang-froid lorsque l'un d'eux,  vous lancera d'un ton goguenard : »Eh ! Monchu, bonzhor, t' y viens de l'aulp ? Dis-voir ce qu'y c'est ce branzin dans ta charrette ? snaille un peu là-dedans pour voir !  Quand j'te cause tu soulèves le sapé.  C'est-y-bon ; va ton chemin  ! A'rvi pâ.

Vous lui répondrez poliment pour pas vous ramasser une de ces abadées :" j'y parle aussi françois et j'y pige rien" . Vous jurerez "Vint diou, vinzou ! " Et sous le choc vous allez pitaler vous mouiller la meule,  à deux pas de là,  pour vous en remettre et être capable de travailler c'tantôt et prendre du courage pour le gros du jour  !

Vive la tartiflette libre !

(historiens bienvenus, à vos plumes )

 

 

 

P1040861.JPG

 

P1040864.JPG


 

 

P1040865.JPG

 

 

 

14:35 | Lien permanent | Commentaires (13) | Envoyer cette note | | |  Facebook

29/03/2012

Cinéastes du Maghreb et du Moyen-Orient - Que peuvent les femmes à travers le cinéma ?

 

Afiche+Elles+Filment.jpg


Pour la troisième année consécutive, et toujours dans la ligne qu'elles se sont choisie, à savoir le cinéma des femmes, les associations « DiverCités » et « Etre femme aujourd'hui » (EFA) se sont senties interpellées cette fois par les « Printemps arabes » qui, depuis une année, bourgeonnent au Maghreb et au Moyen- Orient. Dans les films présentés ici on sent déjà bouillonner la révolte des femmes, mais ces révolutions dont on parle tant aujourd'hui seront-elles aussi les leurs ?

JEUDI 29 MARS 2012 - Conférence (19h00) - Mes combats et ma vision de la Tunisie d'aujourd'hui et de demain par Selma Baccar, cinéaste - députée tunisienne.

En ouverture, nous aurons le plaisir  et le privilège d'accueillir pour une Conférence Madame Selma Baccar, cinéaste à qui nous rendrons hommage. Femme engagée, aujourd'hui députée, cette grande figure pionnière du cinéma  tunisien nous parlera et répondra au public  au cours d'une conférence. Conférence suivie d'un apéritif dinatoire tunisien.

VENDREDI 30 MARS 2012

Les films d'hier : le combat des Femmes ne s'est pas fait en un printemps  Algérie (19h00) -

Pour inaugurer le mini festival : projection d'un film qui rend hommage, en ce cinquantième anniversaire de l'indépendance de l'Algérie, aux combattantes algériennes, pionnières de la lutte  révolutionnaire et des droits humains au Maghreb (film tourné par un homme dédié à sa mère et toutes les combattantes). A travers elles, nous  rendrons hommage à toutes les femmes de la résistance Algériennes.

Trois femmes et une cause - Film documentaire de Djamel Sellani 56mn 2005 Baïchi Fatma , Ighilahriz Louisette, Loup Eliette,  trois femmes aux destinées différentes unies par l'amour de la liberté et le refus de l'injustice.  Elles ont subi la torture et les humiliations, elles furent  les  modèles de la résistance et de la révolte des femmes algériennes, majoritairement anonymes, qui se sont soulevées pour dénoncer le colonialisme. Fille de colon comme Eliette, ou musulmanes défavorisées comme Louisette et Fatma, elles furent nombreuses à embrasser la cause algérienne, prêtes à se sacrifier pour une Algérie libre et indépendante Un film poignant, des témoignages bouleversants, un travail de mémoire essentiel Réalisateur : Djamel Sellani est producteur et réalisateur. Fondateur et producteur de la société « Les Films du Cyclope, lauréat du Prix Albert Londres Audiovisuel  2000.

Tunisie (20h00) Fatma 75 - Salma Baccar 60'  - 1976 Fatma, étudiante, doit présenter un exposé à l'université. A travers son histoire, nous plongeons dans l'histoire ancienne pour faire revivre les femmes célèbres de la Tunise et les grandes figures de l'indépendance berbère. Trois générations de femmes et trois manières de prise de conscience sont relatées dans ce film. Avec ce film, Salma Baccar a été la toute  première femme réalisatrice d'un long métrage de fiction en Tunisie. Ce film, censuré pendant 30 ans... fait débat  dans la Tunisie d'aujourd'hui Réalisatrice Selma Beccar, réalisatrice tunisienne étudie le cinéma à l'Institut français du cinéma (Paris) Elle  travaille pour la télévision tunisienne (ERTT) et comme assistante à la réalisation sur le tournage de plusieurs longs métrages. Elle est un pur produit du FTCA, le mouvement tunisien des cinéastes amateurs, et c'est dans ce contexte précis qu'elle réalise ses deux premiers courts métrages. En 1990, elle devient la première productrice en Tunisie avec El niño de la luna d'Agustí Villaronga. En 2006, elle obtient le Prix du cinéma à l'occasion de la Journée nationale de la culture. Débat avec les réalisatrices et protagonistes .

SAMEDI 31 Mars  2012 Liban - (16h00) Chaque jour est une fête Dima El-Horr , Liban 85' (2009) fiction Beyrouth, de nos jours. Trois femmes qui ne se connaissent pas prennent le même bus pour aller à la prison des hommes, dans l'arrière-pays libanais. Au milieu de cette terre aride, elles vont être, à travers ce voyage, confrontées bien malgré elles à la quête de leur propre indépendance Un road movie surprenant Réalisatrice Dima El-Horr est une réalisatrice libanaise. Ayant vécu son enfance et sa jeunesse dans un pays en guerre, elle décide en 1995 de partir aux Etats Unis et obtient un Masters of Fine Arts in Filmaking à Chicago (The School of the Art Institute). Son film de fin d'études, "The Street" est sélectionné dans une trentaine de festivals internationaux et récompensé à plusieurs reprises. Son deuxième court-métrage, "Prêt à porter, Imm Ali" a été sélectionné dans de nombreux festivals internationaux, dont Clermont-Ferrand, et a recu plusieurs prix dont l'Antigone d'Or au Festival du Cinéma Méditerranéen de Montpellier. Elle enseigne le cinéma à l'Université Américaine de Beyrouth..

YEMEN (18h00) Yémen : la révolution au féminin Khadija Al-Salami Yemen 2012 10' En exclusivité mondiale Présentation d'extraits du prochain film de la cinéaste, actuellement en montage. Sortie dans quelques semaines. Aujourd'hui, avec la révolution au Yémen, c'est l'occasion pour les femmes de faire entendre leurs voix. Un regard croisé entre la cinéaste et des femmes qui osent prendre la parole et exprimer leurs droits et leurs revendications La révolution au féminin, un véritable espoir ?  YéMen (18h15 ) Amina Un film documentaire de Khadija Al Salami  yemen 53' (2006) Tout le monde veut la mort d'Amina, sans pitié, car pour tous c'est elle qui a tué son mari. Amina est en prison depuis dix ans, condamnée à mort. Elle aurait dû être exécutée il y a longtemps mais ses deux évasions lui ont permis de rester en vie. Bien qu'à chaque fois croyant avoir échappé à l'injustice et être enfin à l'abri à l'extérieur, elle se retrouve en danger et préfère retourner en prison. Les responsables judiciaires décident de l'exécuter immédiatement lors de son retour de la seconde évasion... Un film dur, comme est dure la vie des femmes au Yémen Un documentaire unique. Réalisatrice Née en 1966 au Yémen, dans une famille pauvre et traditionnelle, Khadjia Al-Salami quitte son pays pour les  Etats-Unis à 16 ans. Elle fera ses études à l'Université de cinéma à Washington et Los Angeles. Elle ne renoncera plus à cette liberté durement conquise et s'installe ensuite à Paris pour travailler à Radio Orient. Elle se partage entre la France et les Etats-Unis où elle se marie. Elle vit actuellement à Paris, réalise des films documentaires et occupe le poste de directrice du Centre Communication et Culture à l'ambassade du Yémen. Elle revient fréquemment dans son pays pour militer en faveur des femmes. Elle y a tourné un grand nombre de documentaires pour témoigner sur les nombreux aspects du Yémen. Elle a écrit son premier livre, Pleure ô reine de Saba, en collaboration avec Charles Hoots. Les éditions Actes Sud ont publié ce récit autobiographique en 2006. Débat  en présence de la réalisatrice

EGYPTE : 19h30 dunia Jocelyne Saab, Egypte  1h 50 (2006) fiction Etudiant la poésie soufie et la danse orientale au Caire, Dunia est à la recherche d'elle même et aspire à devenir danseuse professionnelle, à l'instar de sa mère disparue. Lors d'un concours, elle rencontre le Dr. Beshir, homme de lettres et illustre penseur soufi. Elle goûtera avec lui au plaisir des mots dans ses recherches sur l'extase dans la poésie soufie et découvrira dans ses bras le plaisir des sens. Mais un autre prétendant fait pression. Dunia l'épousera sans aucun désir. Il lui faudra affronter la tradition, qui a détruit sa capacité au plaisir, pour pouvoir libérer son corps et danser avec son âme. L'histoire se déroule en Egypte au moment où «Les Mille et une Nuits» sont interdits pour cause de pornographie...... Ce film aborde également des sujets tabous dans la société égyptienne Un film prémisse du printemps arabe Réalisatrice Jocelyne Saab Née à Beyrouth en 1948, journaliste et réalisatrice, Jocelyne Saab a réalisé une vingtaine de documentaires diffusés dans plusieurs pays. On lui doit également une vingtaine de vidéoclips avec des vedettes de la chanson arabe. Filmographie 1997 La Dame de Saigon, 1994 Il était une fois Beyrouth , 1984 Une vie suspendue, 1983 Beyrouth, ma ville, 1982 Le Bateau de l'exil, Lettre de Beyrouth, 1975 Le Liban dans la tourmente Débat en présence de la réalisatrice

DIMANCHE 1 er AVRIL - 11 heures Table-ronde avec les réalisatrices  :  Que peuvent les femmes à travers le cinéma ?

Algérie (14h00)

Combien tu m'aimes ? Fatma Zohra Zamoum 1h38' (2011)  fiction Alger, de nos jours, Adel, 8 ans, est confié à ses grands-parents Khadidja et Lounès car ses parents Rachid et Safia se sont disputés. Adel était supposé rester avec ses grand-parents une semaine, à laquelle s'ajoute une autre semaine et il rate l'école. Khadidja, femme au foyer essaie de partager sa vie quotidienne dans son appartement avec Adel, alors que Lounès, retraité l'initie au grand monde des animaux. De jour en jour, la question «Combien tu m'aimes» que se lancent l'enfant et sa grand-mère les aide à traverser cette période difficile et à se rapprocher l'un de l'autre. Un film du quotidien, bouleversant, subtil et tourné avec une grande humanité Réalisatrice Fatma-Zohra Zamoum a fait ses études à l'école supérieure des Beaux-Arts d'Alger de 1985 à 1988. En 1995, elle obtient une Licence d'Etudes Cinématographiques et Audiovisuelles à Paris 1er Sorbonne. Partage, depuis, sa vie entre deux passions : la peinture et le cinéma. Le cinéma et la fiction se sont confortablement installés dans son existence depuis 1995 (éclipsant la peinture en tant que pratique), courts- métrages autofinancés et écriture de scénarios longs et courts. Actuellement enseignante en histoire de l'art à l'université de Marne-la-Vallée et réalisatrice.

PALESTINE : 16h00 le sel de la mer Annemarie Jacir Palestine 109' (2008) Soraya, née et élevée à Brooklyn, décide d'aller vivre en Palestine, le pays de ses ancêtres. Dès son arrivée à Ramallah, elle cherche à récupérer l'argent de ses grands-parents, gelé sur un compte après leur exil, mais se heurte au refus de la banque. Sa route va alors croiser celle d'Emad, un jeune Palestinien qui rêve de s'en aller. Ce road movie intense, guidé par l'urgence, revient avec force et sincérité sur les traces d'un passé évanoui. Retour sur les traces d'un passé confisqué.

Réalisatrice Annemarie Jacir, réalisatrice palestinienne travaille dans la production indépendante depuis 1994; elle a écrit, réalisé et produit de nombreux court-métrages dont «A post Oslo history» (1998), «The satellite shooters» (2001) et «Like twenty impossibles» (2003). Elle travaille aussi en tant que chef monteuse, cadreuse et enseigne le cinéma.

MAROC : 18h00 sur la planche Leïla Kilani, Maroc1h 46' (2011)  fiction tirée d'un fait divers Ce film met en scène quatre jeunes femmes de vingt ans travaillant dans des usines à Tanger. Cette petite bande, conflictuelle, travaille le jour, fait des petits vols, cherche la nuit les hommes, dévalise leurs appartements. Ce film noir, à la formidable photo noir et blanc, d'un rythme suffoquant, servi par des actrices non-professionnelles prodigieuses, retrace l'histoire de cette quête sans but, sinon d'elle-même. Il a été la grande découverte de la Quinzaine des Réalisateurs lors de la dernière édition du festival de Cannes. Un film inattendu et audacieux Réalisatrice Leïla Kilani a toujours rêvé d'être clown. Elle vit aujourd'hui entre Paris et Tanger. Journaliste indépendante depuis 1997, elle s'oriente vers le documentaire à partir de 1999 avec des films très remarqués : «Tanger, le rêve des brûleurs», 2002, sur les candidats à l'émigration vers l'Europe, «Zad Moultaka, passages», 2002, «D'ici et d'ailleurs», documentaire sur la mémoire industrielle en France, ainsi que «Nos lieux interdits» (2008). Puis elle réalise «Sur la planche» (2011), son 1er long métrage de fiction ; ce film a été sélectionné à la Quinzaine des Réalisateurs du festival de Cannes 2011.

NB : Nous espérons recevoir à temps un film sur la Syrie d'aujourd'hui, actuellement en montage, mais vu les événements rien n'est sûr. s'il arrive, il sera programmé le samedi 31 mars à 14 heures. une communication suivra.

LE PROGRAMME

http://www.diverscites.ch/images/affiches_mars_2011/Depli...

 

Salle fonction: Cinéma Maison des Arts du grütli, rue du général-dufour 16, 1204 genève renseignement/ informations au gsM +41 78 771 56 15 Courriel info@diverscites.ch www. diverscites. ch

Cinéma Maghrebin en Suisse CINÉMA MAGHREB & SUISSE

Fonction : cinéma maison des arts du Grütli, 16 rue du Général Dufour 1204 Genève DU 29 MARS AU 1er AVRIL 2012

 

00:36 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | | |  Facebook

23/03/2012

Sarko ! Viens avec tes talonnettes nous jouer des claquettes dans les banlieues

2139498810.2.jpgCommençons par la prière des morts pour nos morts qui s'en sont allés ? Les nôtres, oui ! L'enseignant et les enfants juifs morts à Toulouse et les soldats de Montauban. Ils nous appartiennent car ils sont déjà dans nos consciences qui interrogent le monde que nous leur avons construit ; un monde d'incertitude où le danger guette à chaque pas. Un monde où on n'ose plus afficher sa confession, son appartenance sans devenir la cible d'un fanatique.

La France s'est félicitée d'avoir montré un tel sang-froid face à cette tragédie. On s'est félicité de la mort d'un pauvre gosse, d'un paumé devenu assassin, un paumé comme on en voit tant d'autres dans les cités françaises  et qui n'exclut en rien sa responsabilité ; ces lieux sordides où liberté, égalité, fraternité n'oseraient pas y foutre les pieds, tant elles craignent de s'y enliser.

Ces zones de non-droit, ces lieux de l'exclusion sont devenus le vivier des extrémistes qui utilisent Allah comme on utiliserait une bombe. Ils peuvent les enrôler en pagaille ces jeunes « Merah »qui n'ont comme perspective future que la schnouf ou un camp en Afghanistan. Un Merah aujourd'hui, mille demain.

Non ! Monsieur Sarkozy, il n'y a pas de quoi être fier que les Juifs de  France ne se sentent plus en sécurité, que la seconde génération d'Arabes et tous les autres  née en France n'a  pas encore l'impression d'être arrivée dans un pays des droits de l'homme.  Que l'extrême-droite devienne la seule  réponse possible pour les autres largués de votre pays.

 

Cette discrimination qui divise la France fait le lit de tous les intégrismes et met en danger cette France de la cohésion nationale, qui la scinde et  la fracture, cette France qui par votre laxisme se transforme en poudrière.

Nul ne sera plus à l'abri dans ce grand navire qui dérive. Les extrémismes de tout bord fleurissent, les discours haineux sont tolérés, acceptés comme une évidence.

Non ! A votre place, je ne me vanterai de rien du tout. Je commencerai par m'occuper de la véritable intégration, d'interdire les sectes dangereuses qui prônent la violence peu importe au nom de quelle idéologie et de travailler sur le comment vivre ensemble dans la tolérance.

Il est temps de commencer à bosser, ou alors, laissez la place à d'autres qui le feront mieux que vous et n'oubliez pas de venir nous jouer des claquettes avec vos talonnettes dans les banlieues ! Si vous avez  los cojones pour cela !

 

Paix à l'âme de nos morts !

 

 

 

17:20 | Lien permanent | Commentaires (17) | Envoyer cette note | | |  Facebook

20/03/2012

Saint-Pol-Roux et la barbarie

images.jpegLes évènements de Toulouse ont réveillé le souvenir d’ une autre barbarie ou quand l’ignorance aveugle croise la lumière des visionnaires et des innocents et détruit en quelques secondes ces vies.

Survoler pareils à des mouscouls au-dessus des métaphores enluminées de Saint-Pol-Roux. Sur le tracé étincelant d’une vie de poésie aux rimes cristallines ;  le cheval fougueux du cavalier fou a marqué ce destin pour l’éternité.

Dans un jardin, enterré à l’ombre d’un saule pleureur, assurément, des manuscrits abandonnés par le poète qui n’a pas fini de livrer ses secrets, ses trésors enfouis dans la terre . Celui qui a vu en une nuit, en octobre 1941, par la main lâche d’un soldat allemand, partir en fumée trente ans de labeur réduit en cendre ou déchiré et qui ne s’en est jamais relevé, à ce grand malheur, un autre plus insurmontable encore ; le viol de Divine, sa fille bien-aimée, par ce même envahisseur, il en mourra. Le pillage d’une vie entière consacrée à l’écriture par un barbare à la main lourde, chargée de traîtrise et surtout d’ignorance.

Sur les pas de cette tragédie, notre imagination fouille la terre, retourne le sol, avec nos griffes acérées,  on sarcle sans relâche, on interroge l’ombre du vent, le val solitaire, le fouillis de ruines dévorées par le lierre. En l’absence de l’œuvre, les visions défilent dans l’immobilité d’un paysage figé et condamné par cette absence de preuve. Le vent qui caresse le visage murmure le message posthume du poète, il suffit de tendre l’oreille pour percevoir les signes qu’il nous envoie du fond de son infini bleu éther, de son Elysée survolé par les cormorans aux larges ailes déployées, ils fendent l’air de rimes gracieuses ciselées par la bise marine pour consoler le poète.

« L’œuvre majeure est dans le silence, bercé par l’Océan…………..il suffit d’écouter l’Océan. »

Continuons ensemble à grignoter nos provisions d’espérance et compter sur un monde meilleur : l’Âge futur qui nous éloignera de la bêtise et de la barbarie, à tout jamais !

 « Le vrai poète, ce n’est pas ce pêcheur de rimes d’or au fond d’un encrier noir, c’est cette multitude extrayant sa détresse et sa gloire dont elle signifie le drame symphonique dans l’espace qui s’en meublera »

 

23:47 | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | | |  Facebook

« SALE B O U G N O U L E »et « SALE Y O U P I N »

images-02.jpgCe qui s'est produit, hier,  est un acte ignoble, surtout lorsqu'il vise des enfants dans un lieu qui est leur seconde maison - l'école -  celui-là même où ils passent leurs journées à se préparer à acquérir les connaissance qui feront d'eux des jeunes gens, confiants en l'avenir. Partout où des enfants meurent sous les armes, des terroristes, des dictateurs, de fous nourris de haine, c'est le monde entier qui dérive.

Ce tueur fou a déjà achevé trois  militaires d'origine Maghrébine  à Montauban, et le quatrième blessé est noir d'origine antillaise,  jeudi dernier. Tous citoyens français.

Un premier profil nous présente un calculateur néo-nazi, qui abat de sang-froid, sans la moindre émotion, Nous nous retrouvons sur la piste d'un militaire xénophobe, raciste, antisémite. Arrivé à cette phase ultime où la chasse à l'homme est annoncée, pris au piège, il serait  capable de dernières folies pour celui qui n'a plus rien à perdre, en ce moment.

Nous récoltons aujourd'hui, ce que nous avons laissé semer et germer : la haine, les discours racistes et antisémites qui s'inscrivent et pourrissent dans l'âme de malades  et de déséquilibrés profonds. On a laissé stigmatiser des minorités entières en raison de leur appartenance ethnique ou confessionnelle. On a laissé les discours de haine se répandre comme la bonne parole.

Voilà le résultat d'un tel laxisme.

Nous payons le prix fort comme en Norvège, ce prix fixé par des fous qui se croient autorisés à tuer des enfants au nom d'une idéologie démoniaque, au nom d'une religion considérée supérieure à une autre.

C'est Jésus qu'on a tué, hier,  devant l'école de Toulouse ! C'est Jésus le « Youpin » , c'est "Yehoshua " ( יהושע) qu'on a froidement abattu avec toute cette lâcheté qui caractérise les faibles qui s'attaquent à des enfants .

Paix à leur âme !

 

20:42 | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | | |  Facebook

« SALE BOUGNOULE »et « SALE YOUPIN »

images-02.jpgCe qui s'est produit aujourd'hui est un acte ignoble, surtout lorsqu'il vise des enfants dans un lieu qui est leur seconde maison - l'école -  celui-là même où ils passent leurs journées à se préparer à acquérir les connaissance qui feront d'eux des jeunes gens, confiants en l'avenir. Partout où des enfants meurent sous les armes, des terroristes, des dictateurs, de fous nourris de haine, c'est le monde entier qui dérive.

Ce tueur fou a déjà achevé trois  militaires d'origine Maghrébine  à Montauban, et le quatrième blessé est noir d'origine antillaise,  jeudi dernier. Tous citoyens français.

Un premier profil nous présente un calculateur néo-nazi, qui abat de sang-froid, sans la moindre émotion, Nous nous retrouvons sur la piste d'un militaire xénophobe, raciste, antisémite. Arrivé à cette phase ultime où la chasse à l'homme est annoncée, pris au piège, il serait  capable de dernières folies pour celui qui n'a plus rien à perdre, en ce moment.

Nous récoltons aujourd'hui, ce que nous avons laissé semer et germer : la haine, les discours racistes et antisémites qui s'inscrivent et pourrissent dans l'âme de malades  et de déséquilibrés profonds. On a laissé stigmatiser des minorités entières en raison de leur appartenance ethnique ou confessionnelle. On a laissé les discours de haine se répandre comme la bonne parole.

Voilà le résultat d'un tel laxisme.

 

Nous payons le prix fort comme en Norvège, ce prix fixé par des fous qui se croient autorisés à tuer des enfants au nom d'une idéologie démoniaque, au nom d'une religion considérée supérieure à une autre.

C'est Jésus qu'on a tué, ce matin devant l'école de Toulouse ! C'est Jésus le « Youpin » , c'est "Yehoshua " ( יהושע) qu'on a froidement abattu .

Paix à leur âme !

 

 

06:45 | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | | |  Facebook

18/03/2012

UN KADDISH POUR CES FRÈRES JAMAIS NÉS

dscn6991petite_marie_brume.jpgUn titre inspiré par l'œuvre de l'écrivain hongrois,  Imre Kertész : "Kaddish pour l'enfant qui ne naîtra pas » et qui m'est revenu en mémoire, lors de ce récit.

Une enfant de six ans avait l'habitude de rajouter deux  assiettes de plus lorsque sa mère lui demandait de mettre la table. Celle-ci n'en pouvait plus de se mettre en colère, à chaque fois. Incapable de comprendre ce toc, ce sale tic qui revenait à un point tel, qu'il n'était plus question de demander à l'enfant de dresser la table.

Du haut de ses six ans, la petite gardait les yeux grand ouverts et étonnés, perplexe  face à cette obstination bornée des adultes. Mais il manque deux assiettes ! insistait-elle.  Les autres vont venir !  s'exclamait-elle. Quels autres ? lui demandait-on,   d'une voix agacée.

Elle était incapable de répondre, seule leur présence était déjà dans la pièce.  Elle ne savait pas comment l'expliquer,  mais pardi ! les fantômes avec qui elle jouait et parlait à voix basse ;  cachée sous la table lors des grandes fêtes familiales, à écouter les grands se disputer et se chamailler tandis qu'elle leur chatouillait les pieds avec ses compagnons de jeux  ! Mais quels fantômes ?  s'énervait sa mère en haussant la voix.

Un jour, l'enfant devenue grande ouvrit les armoires de sa mère, ces armoires secrètement fermées à clé, curieuse comme Pandore, elle tomba sur des documents épars.  Et c'est alors, à la lecture de ceux-ci, qu'elle découvrît la présence des deux  frères jamais nés, du fait d'une fausse couche, du moins c'est ce que dit la mère.

 

La présence physique d'un enfant à venir est-elle  déjà marquée par sa présence psychique ? L'absent qui aurait dû être  a-t-il  déjà une place dans notre univers mental ? Sa place est-elle déjà prévue dans la constellation familiale ? Autant de questions pour un sujet délicat.

* Le Kaddish est une prière juive psalmodiée pour soulager les endeuillés.

 

 

 

 

09:49 | Lien permanent | Commentaires (19) | Envoyer cette note | | |  Facebook

15/03/2012

Mémoire d'une errance

286depardon_errance.jpgCe long corps décharné que l'on voyait durant des années au bord de la route, près du tunnel de Bossey, et qui faisait l'asphalte plutôt que le trottoir. Parfois, une voiture s'arrêtait au bord de la route, le temps de négocier, la femme montait, disparaissait  quelques heures, quelques jours, quelques mois  pour réapparaître et se planter au bord de cette route nationale, encore et encore,  fidèle au poste, par tous les temps. Neige, pluie, fournaise d'un soleil implacable qui s'acharnait sur ce corps longiligne qui finissait par épouser la ligne qui se déroulait imperturbable sous ses yeux . La route et elle ne faisaient plus qu'une.

Une légende finissait par entourer cette femme aux cheveux d'un blond délavé sur une peau mate et qui avait résisté à tous les climats et cela depuis plus de vingt ans.  Le temps passait, distrait sur ce corps en oubliant d'y marquer son empreinte ; seules les saisons le sculptaient au gré des intempéries, les passants la surnommaient la « femme au pont » , « la femme du tunnel », « la sorcière de la route », autant d'appelations pour donner un nom à cette chose vivante si improbable, si insaisissable.  Vue de dos, elle avait le corps d'une adolescente un peu maigre, lorsqu'elle se retournait vous découvriez le visage buriné d'une vieille femme,  à l'âge si incertain. La bouche sans dents s'était rétractée, repliée sur elle-même,  comme un poing rageur.

Parfois, une de ses répliques cinglantes parvenaient jusqu'à nos oreilles, elles circulaient d'une bouche à l'autre, de la boulangère, à l'épicier, de l'épicier à l'enseignant ; tandis qu'elle se lavait à la fontaine située sous les fenêtres du maire, il la pria de faire ses ablutions ailleurs. Elle lui répondit « Je m'occupe d'mon cul ! Tu t'occupes du tien ! » puis cette fois où un client mauvais payeur ne lui aurait  pas payé la passe , elle lui planta les dents, à l'époque où elle en avait encore, dans les testicules, il a dû, alors,  être hospitalisé.

Les enfants l'observaient, un peu sorcière assurément, avec les ans, elle finissait par parler toute seule ; en montrant du doigt le ciel comme pour prendre Dieu à témoin de sa déchéance, ou l'index pointait  la longue route qui n'en finissait plus, ce ruban de queue interminable. Parfois, lorsqu'on la croisait au magasin,  d'un signe discret, on faisait comprendre au vendeur que sa note de bouteille de whisky ou de cigarettes, c'était pour notre poche.  Elle ne s'en aperçevait même pas, elle haussait les épaules, en pensant qu'il devait y avoir maldonne, elle ne savait pas précisément comment et s'en foutait comme d'une guigne.

On s'interrogeait lors de grands de froid, de savoir où elle pouvait bien dormir, dans un foyer à Annemasse, sous les ponts aux jours meilleurs ? Tout chez elle tenait  du mystère et plus impénétrables encore les hommes qui faisaient appel à cette vieille femme presque sans âge. Chacun essayait dans cette tentative désespérée, d'aller au bout de lui-même, jusqu'au bout du néant. Allez, on pouvait lui donner 60-65-70 ans ? Elle lâchait d'une voix rauque et caverneuse, à l'attention des conducteurs obligés de s'arrêter à sa hauteur, en raison du stop, pour traverser la route nationale :  50 balles la pipe ! 100 balles l'amour !   C'était à l'époque du franc français. Elle vous sortait sa phrase comme un sésame pour ouvrir la porte d'un monde nébuleux, son univers à elle fabriqué de bout de désespoir en bout de détresse. Une vie longue comme une impasse !

Aujourd'hui, on peut la croiser encore, une tête perdue dans un corps en partance, une mousse verdâtre au coin de la bouche, elle n'a plus aucune dent, elle marmonne, un long monologue entre la route et elle, les hommes, eux, se sont enfuis. Elle déambule dans les rue, elle n'est plus que l'ombre d'elle-même.Sa vie ne tient plus qu'à un fil, long comme une route infinie.

Elle aura marqué au moins deux générations d'enfants qui se souviendront de la « Sorcière » parfois pris de remords, ils se disaient Non ! Peut-être c'est une « Fée » déguisée en sorcière. Elle a nourri, sans le savoir, l'imaginaire des adultes et des enfants, exciter les espaces oniriques  qui sommeillent en chacun de nous. Un conte de fée urbain !

La fin est bientôt proche ! L'errance d'une vie qui s'achève sur un mystère, sur une interrogation emplie de doute  :  Fée ou Sorcière ?

Ah ! Les anges, là-haut, auront bien le choix :  une pipe ou l'amour ? Gratuit, parce que le Paradis , c'est offrir et recevoir l'Amour sans plus compter.

 

 

22:58 | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | | |  Facebook

14/03/2012

Minute de silence pour les enfants morts en Suisse et en Syrie

 

SYRIE.JPG
Homs.jpg
Décodeur QR en ligne http://zxing.org/w/decode.jspx

 

 

19:31 | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note | | |  Facebook

12/03/2012

Satigny - Le Bon, la Brute et le Président

DSC_0239.JPGUne pièce truculente de Jean-Paul Cantineaux,  mise en scène par Benito Jimeno, où le Président de la VI ème République est choisi au sort grâce au  tirage organisé par la Française des Jeux.

Auguste Pigonneau (Freddy Bourquin),  paysan de Thoiry les Mottes après un léger roupillon est réveillé par l'annonce radiophonique de sa nomination. Aussitôt,  les anges gardiens apparaissent en qualité de coachs, Diable et Ange, la cheffe du protocole qui brandit à tout-va son dictionnaire des bonnes expressions et des bonnes manières.

Le chef de la sécurité de l'Elysée qui sécurise le périmètre à commencer par la ligne de haricots verts du potager. Et Justine surnommée "Manman" (Gaby Kung) qui investit, à son tour,  le rôle de première Dame de France et qui tient à nommer immédiatement sa première amie "Nicole" surnommée Mme Hulote, la verte écologiste, anti-chasse, contre les déchets radioactifs,  Ministresse. Le tout joué sur fonds sonores d'hélicoptère élyséen et caquètement de poule.

Rêve ou cauchemar ? Un suspens qui nous plonge dans une confusion délicieusement entretenue jusqu'au bout,  entre fiction et réalité.   Une pièce merveilleusement impertinente et qui s'inscrit parfaitement dans l'air du temps.

Et si en réalité , on choisissait au sort le Président ? ça ne ferait pas une grande différence, dans le fond ! Telle pourrait être la conclusion. Un Président sorti d'une pochette-surprise ne pourrait pas faire davantage de dégâts qu'un Président élu  !

 

Spectacle proposé par la La Réplique de Satigny et  son théâtre amateur qui fête bientôt ses 50 ans.

Les jeudis, vendredis et samedis du 8 au 31 mars 2012 à 20 h et dimanche 25 mars 2012 à 17h

Salle communale de Satigny

Rampe de Choully 17

1242 Satigny

Pour réserver www.lareplique.ch

Crédit photo Didier Maye

09:00 | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | | |  Facebook

05/03/2012

L'intuition féminine: Mythe ou Réalité ?

resize.jpegUn article en vue du 8 mars - Les femmes sont-elles les seules à avoir un sixième sens ? Ah ! Les grandes intuitives, tandis que les hommes n'utiliseraient que le mental rationnel. L'analyse, l'intelligence qui viennent  parachever l'intuition viendraient ensuite.  Raisonnement un peu réducteur. Les hommes, les génies, poètes en quête de sens , mathématiciens posent des hypothèses qui partent de prime abord d'une intuition qu'ils vérifieront par la suite de façon scientifique.

Nous avons plus que jamais besoin de notre intuition, mais notre société post-industrielle a relégué l'intuition à un « truc » vachement féminin comme s'il fallait rejeter aux oubliettes les intuitions infailllibles de l'instinct masculines ou féminine, qu'importe.

La différence réside dans le fait que les femmes n'hésitent pas à parler de ce qu'elles ressentent a priori : « Si je m'écoute », " j'ai l'impression ou l'intuition que",  " J'ai comme un pressentiment ". L'homme auprès de ses pairs peut difficilement s'exprimer ainsi, à travers des démonstrations scientifiques qui utilisent la raison et la logique il sera reconnu comme intelligent par confrères. Même si toute sa construction se bâtit sur du vent.

Dans l'ensemble toute grande conquête scientifique qui est le fait des hommes surtout part d'une intuition. Einstein soulignait que « le mental intuitif est un don sacré et le mental rationnel est un serviteur fidèle. Nous avons crée une société qui honore le serviteur et a oublié le don. »

Les femmes ont hérité de ce don intuitif ou du moins on le leur reconnaît en raison d'une longue tradition pré-religieuse, animiste,  qui autorisait les femmes à être un lien entre la nature et l'homme, à être en phase avec la substance de cet environnement naturel . En Amérique Latine, on honore "La Pachamama",  la déesse-terre vénérée par les Amérindiens ; elle est la source fertile, à la source de tout ce qui vit, elle est à l'intérieur de tout ce qui pousse, elle est vibration, en harmonie avec le monde.

Mais encore la Grèce connut les Sybilles ou les Pythies qui rendaient les oracles, ressentaient le monde pour l'expliquer aux humains. Prêtresses, prophétesses, elles communiquaient toutes avec des forces divines et sacrées. Et les prêtresses d'Isis adulées de Rome à l'Egypte des pharaons. On se fiait alors à leur sagesse qu'elles puisaient dans leur connaissance et dans leur relation intime avec la nature et les astres. Elles écoutaient le vent, interprétaient sa musique, le ciel et ses nuages n'étaient que présages et augures, elles se couchaient par terre l'oreille collée au sol,  pour  sentir cette terre respirer et écouter ce qu'elle avait à dire. Un héritage ancestral que l'on reconnaîtra dans toutes les populations indigènes, de l'Amérique à l'Asique.

Les religions monothéistes apporteront une dimension très masculine, très patriarcal.  Les prêtresses sont remplacées par des saintes qui sont en partie uniquement en contact avec le ciel, les yeux quittent la terre pour se fixer définitivement là-haut, où tout se joue dorénavant.   Adieu la nature ! Les femmes n'écoutent plus le monde qui vibre, mais les hommes et les dieux qui parlent. La Mère-Nature est remplacée par des figures masculines. Ce sont les hommes qui eux se mettent en lien avec le ciel, les femmes quittent définitivement leur piédestal, leur Mont Olympe pour devenir des reproductrices fidèles, elles renoncent aux grands espaces pour le cloître, l'enfermement, dorénavant les femmes se cachent et sont  au service de l'imagerie masculine à laquelle elles ont un  devoir d'obéissance absolu. Adieu ! Muses et déesses vespérales.

Les bûchers flambent, les femmes crament, depuis on dirait que plus rien n'a arrêté ce feu géant. Les grandes figures sont dorénavant ces hommes qui réfléchissent, qui techniquent , qui mécaniquent, qui automatisent, motorisent, machinalisent,  examinent.

Cet éloignement de nos sources profondes proches de la nature, de notre environnement intuitif,  non seulement,  a pénalisé les femmes mais appauvris les hommes et notre environnement immédiat. Nous nous sommes desséchés au contact d'une pensée rationnelle, d'une pensée mécanique. Amputés dès lors de cette partie si riche à l'intérieur de nous qui nous permet de pressentir le monde  de façon sensible, donc intelligente. De l'intelligence la plus pure, de la clairvoyance la plus immédiate.

Pour conclure, les femmes ne sont pas plus intuitives que les hommes, mais le machisme ambiant aime le faire croire : les femmes sentent , les hommes pensent !

Messieurs, je vous l'assure et je vous le confirme : vous êtes aussi intuitifs que les femmes, mais on peine à vous reconnaître ce don sacré. Et ce n'est plus une question d'homme ou de femme, mais d'époque ! Et les femmes pensent aussi bien que les hommes sentent.

A vos intuitions Messieurs, Dames ! Vous découvrirez en vous votre  génie, votre poésie, votre  savoir inné, vos inventions magnifiques ..... et qui sait ? Je le pressens déjà, plus encore........

 

 

 

22:53 | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note | | |  Facebook

Et si le bonheur était dans la séparation ?

q9pl3501.gifPenser à contre-courant offre des perspectives enrichissantes et fait du bien à la tête. La séparation ? Un terme entièrement connoté avec souffrance, larmes, grincements de dents. L'usage veut qu'on l'associe de façon inéluctable au divorce, aux pensions impayées, aux enfants déchirés entre père et mère, à la haine toute nouvelle des beaux-parents qui jusque là avaient l'air si sympathiques et si agréables, des gens si comme il faut .  Ce mot porte carrément la lèpre, dès qu'on l'entend on s'en éloigne prestement en sachant que le chapelet des doléances s'est annoncé avec. En googelisant « Séparation » vous obtenez immédiatement « Divorce à l'amiable » - « Divorce et Séparation » « Comment j'ai sauvé mon couple » ;   quant aux termes connexes, sortez le mouchoir, on s'enfuit aussitôt pour conjurer le mauvais sort.

 

On sait combien les mots sont importants, leur signification, le sens qu'ils prennent, les résonances qu'ils créent au fond de chacun de nous . Les mots sont là pour guérir mais aussi pour  miner. Or, il est important de redonner à chacun sa fonction, sa place, une interprétation plus large, sous d'autres lumières et  se souvenir du multiple usage des mots. A force de vous frotter à cet exercice, vous constaterez par vous-même que  la « séparation » interprétée sous un angle différent peut également être porteuse d'espoir. La  « Morale », La « Bienséance » ,  « le mythe du couple inséparable »  l'ont  emmenée sur l'échafaud, une guillotinée de la morale bien-pensante sacrifiée sur l'autel hypocrite des conventions.  Réduite à la chose la plus difforme, on utilise  ce mot « Séparation » avec la plus grande méfiance, pourtant à s'y arrêter un moment, finalement on lui trouverait même  quelques belles qualités.

 

Séparer le grain de l'ivraie, séparer le bien du mal, séparer la religion de l'Etat, se séparer d'un troupeau. Au Moyen-Àge,  les preux chevaliers se séparaient de tous et de tout pour aller à la quête du Graal.  A un moment donné, savoir se séparer de ses enfants, leur offrir leur espace d'autonomie, une liberté pour laquelle les parents les ont préparés depuis toujours ou du moins tel était leur devoir ,  Autant de variantes interprétatives qui ouvrent de nouveaux horizons à cette « Séparation » si malmenée.

 

Les contes de fées regorgent d'histoire où les héros sont des enfants que l'on jette de force et en raison d'une misère profonde sur les chemins inconnus et effrayants. Les parents sont soit pauvres ou ils sont  devenus orphelins et les voilà désormais  abandonnés  au-milieu de la forêt par une marâtre malveillante.

 

La nuit, tandis que les loups aux alentours hurlent, cris sinistres qui paralysent les chers petits perdus dans ces immensités où dans la nuit ne défilent devant leurs yeux apeurés  et innocents que formes étranges et  chiméres . Des épreuves initiatiques à l'issue desquelles les héros reviennent confiants, vainqueurs. Dans une interprétation psychanalytique Brunno Bettelheim analysait et accordait à ces séparations « une nécessité de devenir soi-même ». A travers la séparation, on se réapproprie son moi, un moi inconnu et que l'on découvre riche de multiples facettes.  Une séparation qui tient lieu d'épreuve du feu dont on revient profondément changé, une métamorphose fantastique qui désormais influera sur le cours de la vie.

 

Il est vrai que comme les héros de contes de fée, après une séparation, on erre, perdu, en manque de repères connus,  dans cette grande forêt qui fait peur et où tout semble menacer. Et comme dans les contes, après bien des épreuves, souvent on en ressort un peu égratignés mais vainqueurs.  Un haïku mentionnait ces deux papillons trop serrés l'un contre l'autre pour voler et déployer leurs belles ailes , ils décidèrent alors de s'éloigner. Chacun aussitôt étendit, enfin,  ses ailes magnifiques et prit de la hauteur se découvrant pour la première fois dans toute sa splendeur et toute sa force.  Pour rester encore avec ces éphémères, d'ailleurs le papillon commence sa vie par une séparation, lorsqu'il se sépare de sa chrysalide, douce nymphe nourricière,  pour entamer sa métamorphose et enfin s'envoler.

 

 

 

07:41 | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | | |  Facebook

02/03/2012

Syrie - Des origamis contre la censure et pour la liberté

 

Origami_bachar.jpg

Crédit photo montage S. Cader - graphiste

 

LA LIBERTE VOYAGEUSE

Je prendrai ma plume d'espoir

Pour la plonger dans les eaux

De la liberté

 

Dans le sillage du soir

Dans la nuit profonde

Où le sang versé

Devient flots déchaînés

Tempêtes injurieuses

Qui me plongent dans l'abîme

 

J'écrirai sur la plage

Avec ma plume tachée

De sang

Le mot « Espoir »

Je tracerai les grandes

Lettres « Liberté »

 

Je reprendrai le voyage

Fier marin, non point soldat vaincu

Sous un ciel étoilé

Dans les voilures chahutées

Pour sillonner les mers aux

Vagues lumineuses

Dans ce départ fabuleux

Ô , liberté enfin retrouvée

Allons ! Partons !

 

D. Chraïti

 

 

VOUS POUVEZ DECOUVRIR L'ORIGAMI DE LA LIBERTE SUR LE SITE DE PACHAKMAC

http://pachakmac.blog.24heures.ch/archive/2012/03/02/l-or...

L'origami de la liberté (Free Syrie)

 

 

22:11 | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | | |  Facebook

BICHONNER LES BLESSURES DE NOTRE JARDIN SECRET

82-Magnifique-jardin-a-Pont.jpgLa passion de ses paysages intérieurs où dans les recoins les plus cachés naissent des jardins secrets ; ronces, épines, des broussailles inextricables, des amas confus qui s'entassent dans les sphères profondes de notre être, qui pèsent lourdement,  qui font voir la vie à travers ses fils entremêlés.  Un rien, l'événement le plus anodin, la phrase la plus insignifiante viennent bouleverser ce désordre ; finalement charrier au plus profond de soi  ces monticules qui nous écrasent de l'intérieur et nous contraignent à vivre à fleur de peau, des amoncellements qui s'élèvent si haut  jusqu'à peser, ô trop souvent, sur l'âme.

Ces blessures qui s'amoncellent et que l'on méprise, que l'on ignore tandis qu'elles vivent de leur vie propre, brassent des  émotions profondes,  envahissent pareilles à des mauvaises herbes notre champ intrinsèque, mènent le bal et zèbrent notre inconscients , traçant de larges stries pour former des sillons toujours plus profonds où la terre se transforme en  sables mouvants où tout devient stérile, où tout se noie dans le magmas confus de cet enchevêtrement difforme.

Parfois, on aurait envie de devenir jardinier, prendre comme outil toute son énergie, toute sa meilleure volonté et se pencher sur ces carrés laissés à l'abandon.  Observer ce fouillis, ces grandes traces laissées par la vie, et se mettre à bêcher, retourner la terre de son existence, bouleverser  ces monceaux accumulés tout en sachant qu'on ne peut  rien brûler, ni rien jeter. Il va falloir faire avec tout ça, ce qui est vécu reste, s'ancre indéfiniment. Alors, il faut arroser de patience, d'amour, d'auto-compassion. Drageonner ce que l'on a scindé pour créer des caïeux prometteurs, drainer avec notre courage une terre laissée trop longtemps à l'abandon.

J'en conviens, c'est épuisant, parfois on aimerait renoncer, l'effort à fournir semble insurmontable. Des périodes de découragement certaines, avoir envie de jeter l'éponge, avec un soupir désespéré :  à quoi ça sert ? C'est trop dur.  Mais l'espoir nous aide  à reprendre  courage et se remettre  à la tâche.

Et ces blessures travaillées à la sueur de notre front, un jour, de la façon la plus inattendue, se mettent enfin à fleurir. Des fleurs aux couleurs magnifiques, des paysages chamarrés, des campanules joyeuses qui semblent courir dans le champ de notre vie. Et de s'interroger, quelles sont ces plantes magnifiques ? Ce sont mes blessures qui ont fleuri, c'est le jardin de ma vie dans lequel je flâne à apprécier chaque jour le résultat de mon ouvrage. Cette grosse blessure-là  est devenue chêne solide, les petites là-bas, des prêles qui abondent, je les désigne comme  autant de merveilles qui emplissent dorénavant mon univers. Mais cette blessure qui est là dans un coin, encore si nouvelle. Parfois on hésite, il faut encore un peu de temps pour la transformer dans le jardin de notre vie, on ne sait pas précisément en quelle fleur magnifique elle se transformera, il est trop tôt. Confions- la au temps qui lui, aussi est un grand jardinier.

Nous portons tous en nous, ce jardin secret susceptible de devenir extraordinaire et où nos  souffrances sont  comme des semences qui transformeront  les blessures de notre moi profond en parterre " jonché de fleurs splendides ":

"En automne, je récoltai toutes mes peines et les enterrai dans mon jardin. Lorsque avril refleurit et que la terre et le printemps célébrèrent leurs noces, mon jardin fut jonché de fleurs spendides et exceptionnelles."

De Khalil Gibran


12:37 | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | | |  Facebook