29/03/2012

Cinéastes du Maghreb et du Moyen-Orient - Que peuvent les femmes à travers le cinéma ?

 

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Pour la troisième année consécutive, et toujours dans la ligne qu'elles se sont choisie, à savoir le cinéma des femmes, les associations « DiverCités » et « Etre femme aujourd'hui » (EFA) se sont senties interpellées cette fois par les « Printemps arabes » qui, depuis une année, bourgeonnent au Maghreb et au Moyen- Orient. Dans les films présentés ici on sent déjà bouillonner la révolte des femmes, mais ces révolutions dont on parle tant aujourd'hui seront-elles aussi les leurs ?

JEUDI 29 MARS 2012 - Conférence (19h00) - Mes combats et ma vision de la Tunisie d'aujourd'hui et de demain par Selma Baccar, cinéaste - députée tunisienne.

En ouverture, nous aurons le plaisir  et le privilège d'accueillir pour une Conférence Madame Selma Baccar, cinéaste à qui nous rendrons hommage. Femme engagée, aujourd'hui députée, cette grande figure pionnière du cinéma  tunisien nous parlera et répondra au public  au cours d'une conférence. Conférence suivie d'un apéritif dinatoire tunisien.

VENDREDI 30 MARS 2012

Les films d'hier : le combat des Femmes ne s'est pas fait en un printemps  Algérie (19h00) -

Pour inaugurer le mini festival : projection d'un film qui rend hommage, en ce cinquantième anniversaire de l'indépendance de l'Algérie, aux combattantes algériennes, pionnières de la lutte  révolutionnaire et des droits humains au Maghreb (film tourné par un homme dédié à sa mère et toutes les combattantes). A travers elles, nous  rendrons hommage à toutes les femmes de la résistance Algériennes.

Trois femmes et une cause - Film documentaire de Djamel Sellani 56mn 2005 Baïchi Fatma , Ighilahriz Louisette, Loup Eliette,  trois femmes aux destinées différentes unies par l'amour de la liberté et le refus de l'injustice.  Elles ont subi la torture et les humiliations, elles furent  les  modèles de la résistance et de la révolte des femmes algériennes, majoritairement anonymes, qui se sont soulevées pour dénoncer le colonialisme. Fille de colon comme Eliette, ou musulmanes défavorisées comme Louisette et Fatma, elles furent nombreuses à embrasser la cause algérienne, prêtes à se sacrifier pour une Algérie libre et indépendante Un film poignant, des témoignages bouleversants, un travail de mémoire essentiel Réalisateur : Djamel Sellani est producteur et réalisateur. Fondateur et producteur de la société « Les Films du Cyclope, lauréat du Prix Albert Londres Audiovisuel  2000.

Tunisie (20h00) Fatma 75 - Salma Baccar 60'  - 1976 Fatma, étudiante, doit présenter un exposé à l'université. A travers son histoire, nous plongeons dans l'histoire ancienne pour faire revivre les femmes célèbres de la Tunise et les grandes figures de l'indépendance berbère. Trois générations de femmes et trois manières de prise de conscience sont relatées dans ce film. Avec ce film, Salma Baccar a été la toute  première femme réalisatrice d'un long métrage de fiction en Tunisie. Ce film, censuré pendant 30 ans... fait débat  dans la Tunisie d'aujourd'hui Réalisatrice Selma Beccar, réalisatrice tunisienne étudie le cinéma à l'Institut français du cinéma (Paris) Elle  travaille pour la télévision tunisienne (ERTT) et comme assistante à la réalisation sur le tournage de plusieurs longs métrages. Elle est un pur produit du FTCA, le mouvement tunisien des cinéastes amateurs, et c'est dans ce contexte précis qu'elle réalise ses deux premiers courts métrages. En 1990, elle devient la première productrice en Tunisie avec El niño de la luna d'Agustí Villaronga. En 2006, elle obtient le Prix du cinéma à l'occasion de la Journée nationale de la culture. Débat avec les réalisatrices et protagonistes .

SAMEDI 31 Mars  2012 Liban - (16h00) Chaque jour est une fête Dima El-Horr , Liban 85' (2009) fiction Beyrouth, de nos jours. Trois femmes qui ne se connaissent pas prennent le même bus pour aller à la prison des hommes, dans l'arrière-pays libanais. Au milieu de cette terre aride, elles vont être, à travers ce voyage, confrontées bien malgré elles à la quête de leur propre indépendance Un road movie surprenant Réalisatrice Dima El-Horr est une réalisatrice libanaise. Ayant vécu son enfance et sa jeunesse dans un pays en guerre, elle décide en 1995 de partir aux Etats Unis et obtient un Masters of Fine Arts in Filmaking à Chicago (The School of the Art Institute). Son film de fin d'études, "The Street" est sélectionné dans une trentaine de festivals internationaux et récompensé à plusieurs reprises. Son deuxième court-métrage, "Prêt à porter, Imm Ali" a été sélectionné dans de nombreux festivals internationaux, dont Clermont-Ferrand, et a recu plusieurs prix dont l'Antigone d'Or au Festival du Cinéma Méditerranéen de Montpellier. Elle enseigne le cinéma à l'Université Américaine de Beyrouth..

YEMEN (18h00) Yémen : la révolution au féminin Khadija Al-Salami Yemen 2012 10' En exclusivité mondiale Présentation d'extraits du prochain film de la cinéaste, actuellement en montage. Sortie dans quelques semaines. Aujourd'hui, avec la révolution au Yémen, c'est l'occasion pour les femmes de faire entendre leurs voix. Un regard croisé entre la cinéaste et des femmes qui osent prendre la parole et exprimer leurs droits et leurs revendications La révolution au féminin, un véritable espoir ?  YéMen (18h15 ) Amina Un film documentaire de Khadija Al Salami  yemen 53' (2006) Tout le monde veut la mort d'Amina, sans pitié, car pour tous c'est elle qui a tué son mari. Amina est en prison depuis dix ans, condamnée à mort. Elle aurait dû être exécutée il y a longtemps mais ses deux évasions lui ont permis de rester en vie. Bien qu'à chaque fois croyant avoir échappé à l'injustice et être enfin à l'abri à l'extérieur, elle se retrouve en danger et préfère retourner en prison. Les responsables judiciaires décident de l'exécuter immédiatement lors de son retour de la seconde évasion... Un film dur, comme est dure la vie des femmes au Yémen Un documentaire unique. Réalisatrice Née en 1966 au Yémen, dans une famille pauvre et traditionnelle, Khadjia Al-Salami quitte son pays pour les  Etats-Unis à 16 ans. Elle fera ses études à l'Université de cinéma à Washington et Los Angeles. Elle ne renoncera plus à cette liberté durement conquise et s'installe ensuite à Paris pour travailler à Radio Orient. Elle se partage entre la France et les Etats-Unis où elle se marie. Elle vit actuellement à Paris, réalise des films documentaires et occupe le poste de directrice du Centre Communication et Culture à l'ambassade du Yémen. Elle revient fréquemment dans son pays pour militer en faveur des femmes. Elle y a tourné un grand nombre de documentaires pour témoigner sur les nombreux aspects du Yémen. Elle a écrit son premier livre, Pleure ô reine de Saba, en collaboration avec Charles Hoots. Les éditions Actes Sud ont publié ce récit autobiographique en 2006. Débat  en présence de la réalisatrice

EGYPTE : 19h30 dunia Jocelyne Saab, Egypte  1h 50 (2006) fiction Etudiant la poésie soufie et la danse orientale au Caire, Dunia est à la recherche d'elle même et aspire à devenir danseuse professionnelle, à l'instar de sa mère disparue. Lors d'un concours, elle rencontre le Dr. Beshir, homme de lettres et illustre penseur soufi. Elle goûtera avec lui au plaisir des mots dans ses recherches sur l'extase dans la poésie soufie et découvrira dans ses bras le plaisir des sens. Mais un autre prétendant fait pression. Dunia l'épousera sans aucun désir. Il lui faudra affronter la tradition, qui a détruit sa capacité au plaisir, pour pouvoir libérer son corps et danser avec son âme. L'histoire se déroule en Egypte au moment où «Les Mille et une Nuits» sont interdits pour cause de pornographie...... Ce film aborde également des sujets tabous dans la société égyptienne Un film prémisse du printemps arabe Réalisatrice Jocelyne Saab Née à Beyrouth en 1948, journaliste et réalisatrice, Jocelyne Saab a réalisé une vingtaine de documentaires diffusés dans plusieurs pays. On lui doit également une vingtaine de vidéoclips avec des vedettes de la chanson arabe. Filmographie 1997 La Dame de Saigon, 1994 Il était une fois Beyrouth , 1984 Une vie suspendue, 1983 Beyrouth, ma ville, 1982 Le Bateau de l'exil, Lettre de Beyrouth, 1975 Le Liban dans la tourmente Débat en présence de la réalisatrice

DIMANCHE 1 er AVRIL - 11 heures Table-ronde avec les réalisatrices  :  Que peuvent les femmes à travers le cinéma ?

Algérie (14h00)

Combien tu m'aimes ? Fatma Zohra Zamoum 1h38' (2011)  fiction Alger, de nos jours, Adel, 8 ans, est confié à ses grands-parents Khadidja et Lounès car ses parents Rachid et Safia se sont disputés. Adel était supposé rester avec ses grand-parents une semaine, à laquelle s'ajoute une autre semaine et il rate l'école. Khadidja, femme au foyer essaie de partager sa vie quotidienne dans son appartement avec Adel, alors que Lounès, retraité l'initie au grand monde des animaux. De jour en jour, la question «Combien tu m'aimes» que se lancent l'enfant et sa grand-mère les aide à traverser cette période difficile et à se rapprocher l'un de l'autre. Un film du quotidien, bouleversant, subtil et tourné avec une grande humanité Réalisatrice Fatma-Zohra Zamoum a fait ses études à l'école supérieure des Beaux-Arts d'Alger de 1985 à 1988. En 1995, elle obtient une Licence d'Etudes Cinématographiques et Audiovisuelles à Paris 1er Sorbonne. Partage, depuis, sa vie entre deux passions : la peinture et le cinéma. Le cinéma et la fiction se sont confortablement installés dans son existence depuis 1995 (éclipsant la peinture en tant que pratique), courts- métrages autofinancés et écriture de scénarios longs et courts. Actuellement enseignante en histoire de l'art à l'université de Marne-la-Vallée et réalisatrice.

PALESTINE : 16h00 le sel de la mer Annemarie Jacir Palestine 109' (2008) Soraya, née et élevée à Brooklyn, décide d'aller vivre en Palestine, le pays de ses ancêtres. Dès son arrivée à Ramallah, elle cherche à récupérer l'argent de ses grands-parents, gelé sur un compte après leur exil, mais se heurte au refus de la banque. Sa route va alors croiser celle d'Emad, un jeune Palestinien qui rêve de s'en aller. Ce road movie intense, guidé par l'urgence, revient avec force et sincérité sur les traces d'un passé évanoui. Retour sur les traces d'un passé confisqué.

Réalisatrice Annemarie Jacir, réalisatrice palestinienne travaille dans la production indépendante depuis 1994; elle a écrit, réalisé et produit de nombreux court-métrages dont «A post Oslo history» (1998), «The satellite shooters» (2001) et «Like twenty impossibles» (2003). Elle travaille aussi en tant que chef monteuse, cadreuse et enseigne le cinéma.

MAROC : 18h00 sur la planche Leïla Kilani, Maroc1h 46' (2011)  fiction tirée d'un fait divers Ce film met en scène quatre jeunes femmes de vingt ans travaillant dans des usines à Tanger. Cette petite bande, conflictuelle, travaille le jour, fait des petits vols, cherche la nuit les hommes, dévalise leurs appartements. Ce film noir, à la formidable photo noir et blanc, d'un rythme suffoquant, servi par des actrices non-professionnelles prodigieuses, retrace l'histoire de cette quête sans but, sinon d'elle-même. Il a été la grande découverte de la Quinzaine des Réalisateurs lors de la dernière édition du festival de Cannes. Un film inattendu et audacieux Réalisatrice Leïla Kilani a toujours rêvé d'être clown. Elle vit aujourd'hui entre Paris et Tanger. Journaliste indépendante depuis 1997, elle s'oriente vers le documentaire à partir de 1999 avec des films très remarqués : «Tanger, le rêve des brûleurs», 2002, sur les candidats à l'émigration vers l'Europe, «Zad Moultaka, passages», 2002, «D'ici et d'ailleurs», documentaire sur la mémoire industrielle en France, ainsi que «Nos lieux interdits» (2008). Puis elle réalise «Sur la planche» (2011), son 1er long métrage de fiction ; ce film a été sélectionné à la Quinzaine des Réalisateurs du festival de Cannes 2011.

NB : Nous espérons recevoir à temps un film sur la Syrie d'aujourd'hui, actuellement en montage, mais vu les événements rien n'est sûr. s'il arrive, il sera programmé le samedi 31 mars à 14 heures. une communication suivra.

LE PROGRAMME

http://www.diverscites.ch/images/affiches_mars_2011/Depli...

 

Salle fonction: Cinéma Maison des Arts du grütli, rue du général-dufour 16, 1204 genève renseignement/ informations au gsM +41 78 771 56 15 Courriel info@diverscites.ch www. diverscites. ch

Cinéma Maghrebin en Suisse CINÉMA MAGHREB & SUISSE

Fonction : cinéma maison des arts du Grütli, 16 rue du Général Dufour 1204 Genève DU 29 MARS AU 1er AVRIL 2012

 

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