12/12/2011

La Religion, Facteur de Paix (épilogue)

world-religions-11[1].jpg«On peut résister à l'invasion d'une armée, pas à celle d'une idée dont le temps est venu», dit Victor Hugo. Peut être le temps est venu de  mettre en valeur et en action la religion, les religions, toutes, en tant que forces de  paix, peut-être. Car toutes les forces de paix sont nécessaires et bienvenues dans ce nouveau millénaire.

La conférence-débat :"LA RELIGION, FACTEUR DE PAIX", organisée et modérée, avec respect, par deux laïcs dont au moins un agnostique, pour écouter les avis de personnes de foi profonde de plusieurs religions, nous a semblé un petit signe prometteur de cette direction bien réelle mais d'habitude négligée. Les penseurs de religions différentes se rencontrent amicalement et régulièrement mais on en entend rarement parler.

Djemâa Chraïti a rappelé dès le début de la conférence que l'essence du laïcisme - comme nous le concevons - est de respecter toutes les religions, notre but étant de faire appel aux valeurs universelles, communes que nous partageons.

Faute de pouvoir résumer en quelques lignes une heure et demie de la conversation riche et chaleureuse voici quelques idées que nous avons retenues :

Genève est une place exemplaire, où des religions se rencontrent; creuset de connaissance réciproque et d'entente amicale.

La religion est quelques chose de transcendant qui nous élève et  par cela peut nous réunir tous, avec nos différences. C'est par cela que la religion peut être un facteur de paix.

Pourquoi les religions seraient-elles facteur de guerre ? Parce que tout en étant canaux de spiritualité - et en cela on se reconnaît -en même temps,  elles forgent des identités potentiellement meurtrières. Chaque identité se considère comme évoluant  dans la pureté et rejette les autres dans l'impureté et dans l'inhumanité. Paix ou guerre ? Chacun doit rester dans sa maison,  mais chacun doit crever le toit, pour nous rencontrer tous en haut. Non pas nier son identité mais l'accroître et la transcender. Belle métaphore, on ne rentre pas dans la maison de l'autre pour juger de ses rituels, mais on se rencontre sur un plan spirituel.

La « tolérance » est  le relativisme, la relativité où tout se vaut, où toutes les valeurs sont égales... comment expliquer aux jeunes et pratiquer cela ? A cela des intégristes préfèrent des convictions fortes « qui coupent comme un couteau dans le beurre » Il faut faire attention à cette idée. Comment se battre avec l'intolérance  à armes égales ? L'arme pour lutter contre  l'intégrisme est la profondeur spirituelle. En générale,  les intégristes sont d'une grande superficialité spirituelle, fermée en coquille et en dogme avec peu de chose à l'intérieur, coquille vide. Pour  contrer cela, nous sommes obligés d'approfondir nos racines spirituelles et les transmettre à la jeunesse. Les grands mystiques de toute religion se rencontrent de même que les grands penseurs et théologiens. Tolérance peut-être, mais basée sur des racines profondes.

L'intolérance se nourrit aussi d'ignorance. Quand on se connaît comme nous ici on est absolument fasciné par l'autre. Loin de perdre sa spiritualité propre on la comprend mieux. Nous avons des conflits aussi parce que les religions sont des systèmes identitaires et de pouvoir. Souvent des conflits « religieux » n'ont rien à voir avec la religion mais avec l'identité et l'instrumentalisation politique.  En chaque religion il y a des gens qui se sentent bien dans leur peau et ceux là ont plaisir à rencontrer une autre foi ; il y a aussi de gens qui se définissent en rejetant autrui. Ceux-là se rallient volontiers à l'extrême droite politique.

Le mot « tolérance » est suspect ; je suis tolérant parce que je suis mieux.

Tolérance est un mot auquel il faut renoncer pour aller vers le respect. Pour cela on ne reste pas seulement chez soi, on sort pour rencontrer les autres et les connaître. L'autre est quelqu'un comme nous. Croyant ou non c'est un être humain. La religion ne m'invite pas à détruire mais à connaître et à reconnaître. L'identité est dépassée dans la spiritualité. La liberté et la dignité sont les mêmes pour tous. L'Islam, même si il est mal perçu et tiraillé aujourd'hui, est une manière de vivre qui invite à la paix, une paix qu'on construit en soi ; si ce travail n'est pas fait en soi, il est impossible de le faire avec les autres. La relation de paix est une relation entre égaux. L'identité nous encre à la terre au point où l'esprit lui-même devient prisonnier, sans espace pour s'élever.

Les religions sont une force de la paix parce qu'elles sont faites pour la paix. Une question qui se pose est comment faire parler les religions les unes avec les autres pour obtenir ensemble une voix puissante et commune de paix, basée sur leur autorité morale réunie. Pour cela les personnes présentes semblent d'accord sur le fait qu'il est nécessaire de  passer d'une tolérance parfois hypocrite à un authentique respect, basé sur la connaissance réciproque, reconnaissant que là-haut les valeurs spirituelles sont les mêmes. La question pratique de chaque jour est comment construire entre humains pratiquant leur religion ce respect mutuel.

La communication publique dessert les religions. Quand on parle la parole commune des religions ceci a peu d'écho. Mais le dialogue existe, les échanges se font.

Quand l'homme s'enferme dans une idéologie, quelle qu'elle soit, laïque ou religieuse, ce qui est différent est combattu. Ce n'est pas la religion ou la laïcité qui génèrent le conflit, c'est l'idéologisation de la religion ou de la laïcité. Les idéologies sont toujours universelles, des formes d'universalisme violent.

Une cause de la xénophobie est de ne pas être sûr de soi-même ; ne plus avoir peur de notre propre identité nous ouvre aux autres.

S'il s'agissait de choses aussi simples que d'écrire des règles (de respect) pour finir les guerres on l'aurait fait depuis longtemps ; c'est beaucoup plus compliqué que cela. « Y a ka ! » est un danger, une simplification illusoire.

Un exemple d'expression de spiritualité ouverte est l'Appel de Genève : des représentants des religions et civils ont été invités à signer un appel à respecter l'autre sans se profiler  sur notre identité religieuse ou humaniste. Les rencontres d'Assise initiées par le Pape Jean-Paul II sont une belle occasion d'inviter des gens de différentes traditions religieuses. Le Pape Benoit XVI a convié cette rencontre pour la troisième fois en Octobre : cette fois-ci,  était invité un philosophe, pour représenter les non croyants. La Plateforme Interreligieuse de Genève a été créée en 1992 pour travailler cette identité ouverte en lien les uns avec les autres. Ces débats permettent de souligner les désaccords et les vues différentes.

Quant à nous,  les deux modérateurs, votre servante en personne et Ioan Tenner,  qui cultivons avec tant d'art et finesse et enthousiasme la laïcité et l'agnosticisme, ce fut une leçon renouvelée de  modestie; la religion des autres doit forcer au respect. La quête de l'absolu, les valeurs spirituelles sont des démarches intérieures qui méritent d'être traitées avec  égards et surtout avec beaucoup de respect. Nous espérons voir se multiplier ce genre de rencontres publiques où les religions se montrent en toute simplicité et humanité ; même si les choses sont, comme d'habitude, beaucoup plus compliquées et profondes que cela. Oui, on le sait, « Le puits du passé est très profond. Ne devrions-nous pas dire qu'il est sans fond ?" Et pourtant, les humains, ici sur terre, doivent en boire chaque jour à petites gorgées....

PS : Ioan Tenner a écrit quelques lignes sur ce sujet qui le préoccupe beaucoup :

http://wisdom.tenner.org/1/post/2011/12/religion-a-force-...

 

Remerciement aux participants à notre conférence :

Helen Quelen - Assistante pastorale dans l'église catholique chrétienne et membre du comité de la pateforme interreligieuse

Mac Comish - Pasteur protestant , membre du comité de la plateforme interreligieuse et  Fondateur de l'Association de l'Appel Spirituel de Genève avec Monsieur Jean-Claude Mokry et Monsieur Hafid Ouardiri http://www.aasg.ch/

Hafid Ouardiri - A participé à la construction de la Mosquée de Genève et est son ancien porte-parole - Directeur fondateur de la Fondation Entre-Connaissances. Membre de la plateforme interreligieuse et de l'Appel Spirituel de Genève  http://www.fec-geneve.ch/

Marc-Rafaël Guedj - Rabbin, ancien Grand Rabbin de Metz et de Moselle et ancien grand Rabbin de Genève , directeur et fondateur de la Fondation Racines et Sources  http://www.racinesetsources.ch/

Jean-Claude Mokry, prêtre de l'Eglise catholique chrétienne (Paroisse St Germain, paroisse au Grand-Lancy) , ancien président du rassemblement des Eglises des communautés chrétiennes de Genève, ancien président de la Plateforme interreligieuse.

Tous membres de  http://www.interreligieux.ch/accueil.php

Béatrice Murebwayire organisatrice de la conférence et porte-parole de l'Académie de la Tolérance Alcazar.

Ioan Tenner - Comme Ulysse, a déclaré avec toute modestie qu'il est Personne et présent en tant que agnostique  qui ne croit pas en Dieu. Modérateur

Djemâa Chraïti - Co-présidente et fondatrice de l'Académie de la Tolérance  Alcazar et modératrice.

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Commentaires

A lire sur les évènements mondial et a réfléchir sur les causes les générants, j'en suis venu a me demander pourquoi les hommes étaient-ils incapable de vivrent en harmonie et de construire un monde sur ce qu'ils ont en commun plutôt que sur leurs différences.

Selon les 3 grandes religions, Dieu est Un et pourtant elles basent leurs actions sur la dualité, sur ce qui les opposent.

Suite a la lecture de votre épilogue, je suis heureux de constater qu'il y a une volonté d'aborder ce sujet de facon sincère et constructive.

Puisse-t-il ce répandre a l'ensemble de la planète et influencé les dirigants dans leurs décisions importantes.

Écrit par : st-cyr | 12/12/2011

Les religions, surtout monothéistes n'ont jamais été un facteur de paix. Au contraire, les canons et autres armes ont été bénies par les prêtres avant chaque bataille et elles ont organisé, il n'y a pas si longtemps encore, la chasse aux dissidents (inquisition catholique, par exemple).
En affirmant cette ineptie, on entretient le mensonge récurent de tous les hypocrites présents et passés.
Il n'y a jamais eu de guerre "au nom de l'athéisme". On ne peut pas en dire autant des religions. Ni les soviétiques ni les nazis n'ont fait la guerre au nom de l'athéisme. Hitler était croyant et a signé un concordat avec l'église catholique (20-07-1933), ce qui n'est pas précisément l'œuvre d'un athée. Staline, ancien séminariste, a mis en place le culte de la personnalité ce qui est un comble dans une société dénoncée comme athée par ses opposants. Lors de l'opération Barbarossa (22-06-1941 — invasion allemande de la Russie), les Russes se sont défendus au nom de la mère-Russie ou de la mère-patrie, mais même pas au nom du socialisme. Plus tard, lors du siège de Léningrad, ou de la bataille de Stalingrad, on a jamais entendu de slogan de "guerre pour l'athéisme" ou même "pour le socialisme".

Écrit par : svirigaylov | 12/12/2011

Svirigaylov _ Votre nom me rappelle les grandes purges laïques staliennes lénifiantes où on a tué Dieu pour mieux cultiver le culte de la personnalité, Dieu est remplacé par "Père des Peuples", "Grand Guide", c'est le dogme d'un nouveau culte d'un homme qui n'a rien a envié aux religions les plus dogmatiques. Vous connaissez sans doute le résultat. Purge, exécutions sommaires, goulags, camps sibériens, terrorisme d'Etat et j'en passe. Une laïcité aux allures religieuses abrahamiques:
"« Ô grand Staline, Ô chef des peuples
Toi qui fais naître l’homme
Toi qui fécondes la terre
Toi qui rajeunis les siècles
Toi qui fais fleurir le printemps
Toi qui fais vibrer les cordes musicales
Toi splendeur de mon printemps,
Soleil reflété par des milliers de cœurs. »
— Rakhimov, Pravda, 28 août 1936,

Ainsi soit-il ? Le déicide a engendré plus de 10 millions de morts.

Écrit par : question | 12/12/2011

Bonsoir,

Vous vous arrêtez au nom que j'ai donné pour me répondre… à côté. Ce nom est un pseudo qui vient de Dostoïevsky : Crimes et châtiments, le héros de ce roman s’appelle Raskolnikov et son ami et confident Svidrigaylov (Raskolnikov était déjà pris comme pseudo…).
Ma remarque indiquait que Staline était le contraire d’un athée du fait même de la création du culte de la personnalité.
Il a eu d’autres laudateurs que Rakhimov. Aragon, par exemple, a écrit quelques odes au tyran se prétendant socialiste.
En parlant de 10 millions de morts, votre appréciation s'arrête avant 1930. Ses premières victimes ont été les révolutionnaires eux-mêmes : il ne fallait pas qu'ils puissent s'opposer aux atteintes flagrantes contre les principes révolutionnaires. Puis les paysans avec la collectivisation forcée…

Écrit par : svirigaylov | 12/12/2011

Le culte de la personnalité allié à tout déicide a occasionné un nombre de morts aussi considérable dans l'histoire que tuer au nom d'une religion quelconque ! . La laïcité peut-être une nouvelle forme de religion tout aussi dogmatique et terrifiante. Tel était le sens de ma remarque !

Écrit par : question | 12/12/2011

Avez-vous bien lu le texte qui précède l'espace réservé aux commentaires...Je n'y vois aucun arguments opposées...Il vaut la peine de le lire et le relire afin de s'en laisser pénétrer par l'essence en dehors de toutes contraditions...d'ailleurs il n'en contiens pas !

Écrit par : st-cyr | 12/12/2011

"Il n'y a jamais eu de guerre "au nom de l'athéisme". On ne peut pas en dire autant des religions"

Ben... depuis trois ans que je suis sur ce blog, je peux vous certifier que ce sont les Athées qui font la guerre aux religions...

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"La laïcité peut-être une nouvelle forme de religion"

La laïcité vous fait traverser la vie dans la liberté sans le diktat des intégristes religieux, ennemis de notre indépendance chèrement acquise.
- La Laïcité c'est aussi de pratiquer sa religion librement sans créer des distensions entre les peuples.
- C'est celle des lois démocratiques et non religieuses dans la société.
- C'est en un mot, fiche la paix à celui qui veut vivre sa vie comme il l'entend sans entrave à sa liberté surtout de penser....Et si "c'est une nouvelle forme de religion..." elle convient parfaitement aux personnes, dont moi, éprises de liberté.

*tout aussi dogmatique et terrifiante."

C'est cette vision de la laïcité qui est terrifiante!

Écrit par : Patoucha | 13/12/2011

"Ainsi soit-il ? Le déicide a engendré plus de 10 millions de morts."

Et le christianisme plus de 15 millions. Et je ne compte pas tout.

Vous avez raison il faut supprimer tous les cultes, car un culte ne peut qu'être déraisonnable et mortifère.


"La laïcité peut-être une nouvelle forme de religion tout aussi dogmatique et terrifiante."

La laïcité n'est pas une forme de religion, elle n'est pas le "respect" de toutes les religions, elle est d'abord la séparation de l'Etat et de la religion, elle est aussi garante de la liberté d'expression, y compris la liberté de critiquer toute religion et tout culte, y compris la liberté de dire que les fondateurs des trois monothéismes ont été des assassins qui ont prôné la guerre (ce qui n'est que la stricte vérité des textes tels qu'ils nous sont parvenus).


La religion facteur de paix? C'est une plaisanterie de mauvais goût. Il n'y a qu'à faire la chronique des guerres récentes: orthodoxes contre catholiques contre musulmans en ex-Yougoslavie, protestants contre catholiques en Irlande du Nord, chrétiens contre musulmans et sunnites contre chiites en Irak, chrétiens contre musulmans en Afghanistan et bien sûr musulmans contre juifs en Israël. Et réciproquement. Dar-el-harb, ça vous dit qqch? La paix? Oui, celle des cimetières. Et encore...


"déicide"

Les juifs ont été accusés de "déicide". On sait ce que ça a donné. Ce terme est d'une stupidité sans nom. On ne peut tuer une idée à moins de tuer tous les porteurs de cette idée. Mais il est intéressant de constater que vous considérez votre divinité comme mortelle. C'est finalement une bonne nouvelle. Il est vrai que l'athéisme est la conception du monde qui progresse le plus rapidement, dussent les islamistes en concevoir du dépit. Il suffit d'éduquer les peuples, de les ouvrir à la raison pour voir régresser tous les obscurantismes et autres fables religieuses. La force n'est pas nécessaire, la raison est bien meilleure. Les églises en Suisse se vident, il n'y plus d'argent pour elles. Alors évidemment en surfant sur la vague islamiste, elles essayent de se refaire une santé. Mais c'est trop tard. Et l'islam sera balayé lors de la prochaine guerre mondiale.

Écrit par : Johann | 13/12/2011

La différence entre la laïcité et la religion.

Prenons Staline, par exemple, dans une Russie athée, il se met à penser qu'il est le maître absolu, un Dieu. Le Peuple l'encense.
Mais à la mort de Staline, plus personne ne croit en lui. Pour les horreurs qu'il a commises, il sera haï. Quelques fidèles encore le loueront, mais il sera vite oublié.

Au nom de Dieu, vous pouvez tuer, massacrer. Les guerres de religions continueront d'exister, des millions de personnes seront emprisonnées, torturées, tuées.
Dieu sera toujours adoré. Il sera ni renié, ni rejeté.

Pour les hommes, la deuxième solution les arrange. Ils cachent derrière ce nom "Dieu", leur bêtise, leur fantasme, leur pouvoir, leur violence, leurs peurs.

Écrit par : Noëlle Ribordy | 13/12/2011

c'est tellement difficile pour les gens de comprendre que spirituel ne veut pas dire avoir raison et obliger les autres à croire en nos convictions,

il ne faut pas s'étonner si la laïcité n'est pas admise comme responsabilité par des gens qui sont tant ignorants de leurs propres croyances...

la plus part des gens qui se disent croyants ou aillant la foi ou qui se disent spirituels ne savent trop rien de ce qu'ils croient et en plus leurs raisons célestes sont si troubles que le bouillon de poule ..quand ils prétendent nous les imposer comme des vérités ..

et pour reprendre une phrase de l’évangile alors que je ne suis pas croyante du tout :

« Et il leur disait aussi une parabole :

Un aveugle peut-il conduire un aveugle ? Ne tomberont-ils pas tous deux dans la fosse ? » (Luc 6:39).

ben voilà, puisque il n'y a pas de certitudes sur qui doit ou peut ou en toute honnêteté a la charge étique de guider les gens vers la paix,

que se soit la paix à nous guider et non pas nos croyances discutables...

Écrit par : luzia | 13/12/2011

Le premier mot du blog qui suit celui-ci est "naïf". On peut considérer que c'est un commentaire presque suffisant sur le sujet.
Pour accréditer l'idée qu'une religion soit facteur de paix, bien des contorsions intellectuelles sont nécessaires. Désirer qu'elles le soient, pourquoi pas, constater qu'il leur arrive de l'être occasionnellement, comme un bon stock d'armes par exemple ("si vis pacem para bellum", disaient les Romains), penser que la majorité des croyants désirent la paix (en tout cas pour leur familles et leurs proches), tout cela est raisonnable.
Prétendre que tous les conflits anciens ou actuels n'ont pas de rapport direct avec les religions, que celles-ci sont chaque fois instrumentalisées pour dissimuler les vrais raisons des affrontements, qu'il y a des guerres de religion justes, que ceux qui font la guerre en se réclamant parfois expressément de leur foi sont de mauvais croyants, qu'ils désobéissent au message de leur dieu et qu'ils pervertissent la liberté de choix que celui-ci dans sa bonté infinie leur a laissée, c'est une accumulation de sophismes inspirées par l'aveuglement.
Le désir de paix, que partagent au fond d'eux-mêmes tous les êtres humains, paix pour eux-mêmes, paix pour leurs proches, paix même pour tous les autres, pour autant qu'ils ne s'opposent pas à leurs désirs, leurs intérêts, leurs croyance même, est celui des croyants aussi bien que celui des athées, et les croyants ne se sont pas montrés à cet égard plus fidèles à cet idéal, plus prêts à sacrifier leurs propres intérêts ou à admettre que leur propre dieu n'est pas plus vrai que celui des autres, que le message de leur prophète ne doit pas l'emporter sur celui des autres prophètes, que les incroyants méritent tout ce que méritent les croyants puisqu'ils partagent toutes les souffrances de la condition humaine.
Quant aux quelques blogueurs incroyants, agnostiques ou athées (synonymes pour moi et la plupart des dictionnaires), ils ne sont pas en guerre, comme l'affirme quelqu'un ci-dessus, ils luttent tout simplement par la parole et l'écrit pour que les croyants de toutes religions leur reconnaissent le droit de ne pas croire, de ne pas se prosterner devant ce qui est pour eux une fiction, de vivre libres avec les mêmes droits et obligations que leurs semblables. J'ose ajouter, à titre personnel, et de reposer, une fois mort, s'ils le désirent, près de leurs frères et soeurs en humanité, sans séparations, sans barrières et sans discriminations.

Écrit par : Mère-Grand | 13/12/2011

Très fortes et belles paroles.
L'humanité n'a pas besoin d'idéologies qui se prétendent au-dessus des autres, ni qui soumettent les êtres humains à des carcans.

Écrit par : Johann | 13/12/2011

Merci à vous, Mère-Grand et Johann, je n'ai rien à rajouter pour le moment. Si ce n'est qu'il ne faut pas négliger le danger qui vient des Chrétiens au prétexte que les Musulmans sont aujourd'hui le problème principal. Que notre société se fasse mettre en esclavage par l'une ou l'autre de ces religions liberticides et ennemies de toute forme d'intelligence, le résultat sera le même...

Écrit par : Géo | 13/12/2011

Johann,
D'accord avec vous. A mon avis, les musulmans servent de faux nez (ou de cache-sexe, comme vous voulez) aux chrétiens pour leur permettre de récupérer ce qu'ils ont "perdu", en France, avec la loi de 1905 de séparation des églises et de l'Etat. Ce qu'ils souhaitent sans le dire, avec la complicité de la majorité des membres de la commission européenne, c'est l'établissement de concordats avec les pays qui n'en ont pas. Lier les gouvernements pour mieux asservir les peuples, voilà le but poursuivi.
Je suis également d'accord avec Luzia.

Écrit par : svirigaylov | 13/12/2011

Johan , Mère-grand, Géo, Svirigaylov, merci. Ce débat est fatiguant, mais héals obligatoire. Nous ajouterons juste que le mot "respect" à perdu son sens, tant depuis quelques années ou décennies ceux qui le demande n'en font pas usage.

Nous remarquons aussi maintenant que "Tolérance" est devenu insuffisant, ou alors une preuve de suffisance, bref de toute façon une culpabilité. Ethnoégocentrique peut-être? Ce n'est pas précisé, mais nous sommes face à l'abîme. Utilisation de dialectique, qui à d'autres effets effets secondaires. Vous et nous , Trio-Octet et ses Abrutis voilà atteint d'une maladie psychique quasi inguérissable, puisque c'est devenu une "phobie" de ne pas avaler les diktats religieux.
Bien à vous
Ps: Mère-Grand le redbaron vous transmets ses salutations

Écrit par : Trio-octet infernal | 14/12/2011

@sviriglaylov
En partie d'accord avec vous. Cela explique en tout cas en partie l'accord l'Islam et une partie du Christianisme dans leur haine des athées. Quand à l'amour, ou du moins la tolérance, de la gauche pour l'Islam, qui contraste si fortement avec la lutte d'antan contre tout ce qui était Chrétien, je ne pourrais faire que des hypothèses peu flatteuses.

@Trio-octet infernal
Quel plaisir de vous trouver ici ... et avec de si sages (au sens philosophique, bien sûr) paroles. Cela sonne bien peu "infernal", il est vrai, mais totalement juste. Quant à votre P.S. concernant le redbaron, il me transporte de joie, tant je m'étais attaché, allez savoir pourquoi, au personnage et à ses interventions.

Écrit par : Mère-Grand | 14/12/2011

Et un mot de compassion révoltée pour ceux qui se font, à notre époque encore, décapiter sous l'accusation de sorcellerie en Arabie saoudite.

Écrit par : Mère-Grand | 14/12/2011

@Mère-Grand,
La gauche a totalement oublié ses principes laïques dès que la SFIO s'est transformée en PS (en 1972). Ce nouveau parti a accepté les "chrétiens de gauche", le PSU… Mais déjà en 1914, l'ensemble des partis socialistes ou sociaux-démocrates a basculé dans la ligne social-patriote, contrairement aux résolutions des congrès internationaux qui prévoyaient qu'en cas déclaration de guerre, les partis nationaux devaient appeler à la grève générale.
Par ailleurs, les athées ont toujours été haïs et pourchassés par les trois religions du livre (*).
@Trio Octet infernal
L'église catholique torturait moralement et physiquement des jeunes filles en Irlande il n'y a pas si longtemps (jusqu'en 1994). Voir le film "Magdalene Sister's". Les abus sexuels des prêtres, sur des enfants, couverts par leur hiérarchie démontrent que l'idéologie totalitaire est toujours présente dans leur mode de pensée.

* Je ne mets de majuscule qu'aux noms propres.

Écrit par : svirigaylov | 14/12/2011

En somme, tous vos commentaires se sont focalisés sur le titre du billet... oubliant son contenu?!!!!!

Et comme dit l'autre: "L'intolérance se nourrit aussi d'ignorance."

ABE

Écrit par : Patoucha | 14/12/2011

"A mon avis, les musulmans servent de faux nez (ou de cache-sexe, comme vous voulez) aux chrétiens pour leur permettre de récupérer ce qu'ils ont "perdu", en France, avec la loi de 1905 de séparation des églises et de l'Etat."

Exactement.


"Si ce n'est qu'il ne faut pas négliger le danger qui vient des Chrétiens au prétexte que les Musulmans sont aujourd'hui le problème principal."

Nous avons la chance que le christianisme ne soit pas une idéologie totalitaire, contrairement à l'islam. L'église a béni les princes, mais elle ne disposait pas du pouvoir temporel. Le combat actuel des églises est d'arrière-garde, mais vous avez raison sur un point : il faut rester vigilant. Car je viens d'apprendre sur un autre blog que l'enseignement du "fait religieux" est en passe - si ce n'est déjà fait - d'être introduit à l'école primaire à Genève. C'est un pur scandale. Il ne peut y avoir une présentation objective du "fait religieux". Ces deux termes sont d'une hypocrisie sans fond. Voir l'information ici :

http://mjnerfin.blog.tdg.ch/archive/2011/12/14/un-jour-a-l-uni-le-meme-et-le-different.html

"Les élèves ont le droit de connaître ; "

Les élèves ont-ils aussi le droit de connaître tous les crimes commis au nom des religions? Ont-ils le droit de savoir que Jésus a été un assassin? Qu'il a été condamné à mort pour ses crimes? Que le 25 décembre n'a rien à voir avec la naissance de Jésus, dont on ne sait rien, ni le jour, ni même l'année? Que pour certains chercheurs "Jésus" est un mythe, qu'il a été inventé par מדרש?

"* Echange d'expériences (heureuses ou malheureuses) d'enseignement des faits religieux"

Les élèves comme cobayes!


"* Comment peut-on parler de Noël ou d'autres fêtes ?"

On ne peut pas en parler sans faire de la propagande religieuse. Pourquoi Bethléem? Pourquoi le boeuf et l'âne? Personne parmi les religieux et leurs larbins ne comprend de quoi il retourne. Personne n'a lu Elysée Reclus. Aucun religieux n'a lu Flavius Josèphe, si ce n'est pour le faire mentir. Pourtant il y a la preuve que l'idéologie chrétienne était inconnue jusqu'au milieu du 10me siècle. L'ignorance totale. L'incompréhension totale des textes. Et c'est ça qu'ils veulent enseigner?


"* retour aux textes : des récits de création"

Et hop! A la trappe l'évolution des espèces! Ou comment introduire le créationnisme dès l'école primaire. Par des enseignants qui ne savent rien des textes religieux et de leurs origines. Juste mûrs pour endoctriner les élèves. Et créer des clans en fonction des différentes religions. Pendant qu'on y est, il ne resterait plus qu'à apposer qui une étoile, qui une croix, qui un croissant sur ses vêtements. Et d'ostraciser celui qui ne portera pas de signe distinctif. Oui, les religions n'ont pas fini de nous embêter. Même à Genève. Et nous devons ce scandale à qqn qui se prétend "socialiste"...

Écrit par : Johann | 15/12/2011

Et il y aussi ce billet :

http://mjnerfin.blog.tdg.ch/archive/2011/12/09/la-question-de-dieu.html

Pour l'école, dieu ne saurait être une question.

Un livre de propagande religieuse introduit à l'école qui cesserait ipso facto d'être laïque. Ce livre ne présente pas des "faits religieux", mais parle de croyances.

Et pourquoi pas ce livre-ci qui lui parle effectivement de faits religieux :

http://fr.wikipedia.org/wiki/Dieu_n%27est_pas_grand

"la religion organisée est [...] "coercitive vis à vis des enfants.""

Tout est dit.

Écrit par : Johann | 15/12/2011

Les religions, ces vieux cadavres fossilisés, muets.

Qu'est-ce qu'on ne peut pas leur faire dire dans ce reste de société réduit uniquement à la consommation, allez acheter vos corn-flakes transgéniques et embaumez-vos Hessels de molécules formaldéhydes bourrées d'indignes suffisances !

En ce qui me concerne, je suis très religieux, je vous observe, je t'observe magma de cloaques traversant les rives.

L'humanité a ouvert un spectre allant de plus en plus loin dans les extrêmes et vous appelez ça "religions", n'oubliez pas que le mot religion vient du latin, signifiant "scrupule", après on discute !!!

Écrit par : Corto | 15/12/2011

Si la religion est un facteur de paix, la lettre s'est égarée!

La guerre est maintenant partout! Lorsque nous avons écrit notre comm, nous ignorions ce qui s'est passé à Liège. Nous y reviendrons sur notre blog! Le quotidien Belge "Le soir" en ligne, avait cette nuit laissé "le fil" des déèêches sur "l'événement"... Il est intéressant de voir comment en deux heures "L'attentat" devient... Quoi au fait?

@svirigaylov, Nous ne focalisons pas. Aucune religion n'échappe à la "distorsion" amenée par le pouvoir ou sa volonté d'en devenir un. Ainsi toute religion est politique*, puisqu'elle se fixe comme but le changement social la conquête de TOUS les esprits et donc des corps. Si la-les sociétés admettent ce fait, alors les religions seront traitées comme chaque mouvement/parti politique!
Il est bon de préciser ici que Bakounine, avait des positions intéressantes sur l'exercice de la religion. Le film, nous ne l'avons pas vu. Nous tenterons de le trouver.
*et en suivant Clausewitz donc la guerre est un de ses moyens, elle y est contenue

@Mère-Grand, Nous aussi, ça nous a fait plaisir! Merci pour ces compliments, que nous vous retournons, votre enérgie est visiblement intacte :-)
Bien à vous et à bientôt

Nous n'aurons pas le temps de revenir, notre "intervention" stoppe ici. Désolé,
Bien à vous tous

Écrit par : Trio-octet infernal | 15/12/2011

Bonjour,

@Johann,

Il me semble que vous mésestimiez la nature de la religion chrétienne. Elle est totalitaire comme les autres monothéismes. Une preuve ? Elle se dit « église universelle ». Et elle a assassiné beaucoup d’opposants et mêmes des gens qui exprimaient simplement des doutes. Il suffit de voir le nombre de crucifix dans les campagnes de France (je connais moins les autres pays européens), ce sont autant de traces de victoires sur les résistances “païennes” car l’église n’a pas le triomphe modeste.
A propos de Jésus, je ne pense pas qu’il ait existé. Lorsque les Romains ont envahi la Palestine, comme toute armée de colonisation, ils ont amené avec eux des centaines de fonctionnaires chargés d’organiser l’administration du pays. Il est probable qu’ils n’ont pas toléré le moindre rassemblement de population, comme cela se passe partout en cas d’occupation. Les fonctionnaires notaient tous les événements, y compris les moindres. Or, dans les archives romaines, il n’y a aucune trace d’un certain Jésus qui aurait été crucifié devant une grande foule. De plus, les crucifixions à cette époque se faisaient sur des croix en X, et non en T, les pieds du supplicié reposant sur le sol et il mourait d’étouffement. Ce n'est que vers le 4e siècle que les textes parlent d'un certain Christ. Donc bien après les prétendus événements fondateurs.
L’enseignement du fait religieux dans les écoles est le retour insidieux des prémisses du catéchisme. Pourquoi le fait religieux ? Pourquoi pas le fait architectural ? le fait militaire ? le fait artistique ? le fait social ? c’est important le fait social, sans doute plus important que le fait religieux, le chômage touche toutes les familles et les enfants en entendent parler, le fait économique ? expliquer la crise aux enfants leur permettrait de comprendre que les “marchés”, et que lorsqu’il est dit que « Les marchés ne veulent pas… les marchés ont décidé… », pourquoi ne pas appeler les choses par leur nom et dire : « Les spéculateurs ne veulent pas… les spéculateurs ont décidé… », ainsi il y aurait moins de “mystère” concernant les causes de la crise économique.

Écrit par : svirigaylov | 15/12/2011

"Il me semble que vous mésestimiez la nature de la religion chrétienne."

Nullement. Sauf que bien souvent l'église faisait assassiner et n'assassinait pas elle-même(*). Elle dépendait du bon vouloir du pouvoir temporel. Elle ne possédait pas ce pouvoir temporel qui en aurait fait une idéologie totalitaire. Voir par exemple Calvin contre Servet. C'est cette indépendance possible qui a permis par exemple à Henri 8 d'envoyer balader le pape. Et tous les développement depuis la révolution française vers la laïcité.

(*) Bien sûr le résultat était le même, mais dans le cours de l'histoire cette distinction entre temporel et spirituel a permis de finalement reléguer le christianisme dans les églises.


"A propos de Jésus, je ne pense pas qu’il ait existé."

C'est une thèse qui se défend. Mais il y a de nombreux indices qui plaident en faveur de l'existence d'un personnage aspirant à la royauté et finalement crucifié. Le problème principal est que les chrétiens ont eu la maîtrise des textes pendant 14 siècles et qu'ils ont eu tout loisir de cacher la merde au chat. Et de transformer un assassin en prince de la paix. Mais ils reste suffisamment d'éléments pour reconstituer le tableau d'une époque et surtout l'idéologie qui a dicté les évangiles. Il n'y a rien de plus intéressant à lire que les curés qui ont sérieusement étudier les textes et qui ont compris tous les mensonges de l'église. Meslier. Turmel. Les hommes d'église ne connaissent même pas leurs textes, j'en ai eu la démonstration à de nombreuses reprises. Ensuite quand ils se rendent compte qu'ils ont tout faux, ils en deviennent pitoyable pour essayer de sauver la face avec des excuses bidons.

Le seul "fait religieux" incontestable, ce sont les mensonges et les crimes commis au nom des religions.


"Pourquoi le fait religieux ?"

Tout-à-fait d'accord.
Surtout et avant tout le fait économique. Mais chut, il ne faut pas que le troupeau, le bétail, comprenne ce qui arrive. Il pourrait se révolter.
Qui disait qu'il ne fallait pas éduquer le troupeau si l'on ne voulait pas qu'il se prenne un jour pour des maîtres?

C'est ma devinette du jour.

Écrit par : Johann | 15/12/2011

@Johann,
On peut très bien avoir une idéologie totalitaire sans détenir le pouvoir d'Etat. L"église catholique étendait son oppression sur les esprits et les corps avec la complicité du bras séculier des rois. L'individu qui déviait des règles de l'église était poursuivi par les prêtres, puis par l'inquisition et mis à mort par les bourreaux du roi.
Le “gallicanisme” est né en France au tout début du 14e siècle, sous Philippe le Bel quant le pape Boniface 8 (ce pape a remplacé le seul pape qui ait démissionné, Célestin 5, qui s'est retiré dans un monastère. Il aurait pu revenir et revendiquer légitimement son trône. Mais il est opportunément mort six mois après l'élection de son successeur. On a parlé d'assassinat…). Boniface 8, mécontent de la distance diplomatique prise par la France a décidé qu’elle devenait la vassale de l’Autriche. Le roi de France a envoyé son factotum, ministre des finances, le comte de Nogaret en ambassade auprès du pape à Agnani. Les entretiens furent sans doute “virils”, puisqu’on a même parlé d’une gifle donnée au pape. Toujours est-il que le pape est mort une quinzaine de jours après cette visite. Depuis lors, les rois de France et autres chefs de l’Etat ont choisi les évêques que les papes les ont intronisés. Jusqu’à la loi de séparation des églises et de l’Etat et l’abolition du concordat (1er janvier 1906).
Personnellement, je n’ai jamais lu la bible, ni le coran, ni les évangiles. En revanche, je lis les publications politiques actuelles de l’église que sont les encycliques, ainsi que la plupart des articles concernant les actes publics de cette secte qui a réussi.
Je ne cherche jamais à discuter avec des prêtres, ce serait perdre mon temps. Je ne vais jamais sur le terrain de l’ennemi. Je choisis toujours, quand c’est possible, mon champ de bataille (lire “l’Art de la guerre” de Sun Tsu).
Quant au “troupeau”, je participe avec d’autres à des actes d’éducation populaire. La révolte du peuple ne me fait pas peur.

Écrit par : svirigaylov | 15/12/2011

Il n'y a pas de religion, il n'y a que des monopoles de la connerie !

De toute manière, nous assistons à l'écroulement de l'islam et du christianisme, sans parler du fracas qui accompagne cette agonie !

Écrit par : Corto | 15/12/2011

Concernant votre précédant blog :::

cardiologues israéliens
Par David Jortner,
No 197 14 décembre 2011, Santé


La fréquence des mariages consanguins (46 %) dans la population arabe a pour conséquence que chaque année environ 300 enfants palestiniens naissent avec une malformation cardiaque congénitale - environ 3 fois plus que dans la population générale. En pédiatrie, la chirurgie cardiaque est une spécialité très onéreuse. Le coût unitaire d’une opération de ce type s’élève à 12 000 € en moyenne, voire 14 000 s’il s’agit d’implanter un cathéter. Or il est bien rare que les familles qui vivent au-delà de la ligne verte puissent disposer d’un tel financement. C’est pourquoi - à l’initiative du Professeur Jean-Jacques Rein, chef du service de Cardiologie pédiatrique de l’hôpital Hadassa - une « joint venture humanitaire » d’une espèce très particulière s’est constituée avec l’association française « Un Cœur pour la Paix » : l’hôpital Hadassa s’engage à assurer une moitié du financement des interventions chirurgicales très spécialisées, l’association finançant l’autre moitié. Depuis 6 ans, 394 bébés palestiniens - originaires pour 60 % de Cisjordanie (Judée-Samarie) et pour 40 % de Gaza - et promis à une mort certaine ont ainsi été opérés avec succès par les cardiologues israéliens. « À la fin 2011, nous aurons réalisé 400 opérations », relève le Pr Jean-Jacques Rein.
Au-delà de sa dimension humanitaire, il serait intéressant de savoir quelle place les médias arabes ont accordée dans leurs colonnes à l’action de nos chirurgiens, et à cette association vouée à « rapprocher les peuples israélien et palestinien par des actions de santé et d'éducation ».

Écrit par : Corto | 18/12/2011

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