25/11/2011

LA RELIGION, FACTEUR DE PAIX

rencontre-b11aac.pngNous avons trop souvent entendu des voix qui dénoncent l'intolérance religieuse, cause de guerre. A l'occasion d'une conférence-débat, voire d'une conférence-dialogue, cherchons ensemble, non pas ce qui divise mais ce qui rassemble, ce qui dans les religions apporte la paix.

N'est-il pas vrai que toutes les religions donnent une valeur plus grande à la paix ? Qu'elles préfèrent dans leur essence la paix au conflit?

De concert, toutes les religions conseillent la Règle d'Or, sous une forme ou une autre :"Ne fais pas à autrui, ce que tu n'aimerais pas qu'on te fasse." - "Aucun d'entre vous n'est véritable croyant tant qu'il n'aimera pas pour son frère ce qu'il aime pour lui-même."- /vers 570-632, 13 ème des Hadith de Nawawi, rapporté par Al-Bukhari et Muslim)

Est-ce que ce sont les religions qui poussent à la guerre ou ce que les gens en font, qui les corrompent pour étayer leur méchanceté, leur bêtise et leur désir de domination ? Transformer  ce qui a pour but de réunir en prétexte pour séparer, diviser et rejeter ?

Les religions sont un facteur de civilisation et cela depuis des temps immémoriaux. Elles ont été révélées pour accompagner la vie, pour élever l'être humain au-dessus de l'animal, l'extirper de sa bestialité vers l'esprit, vers des valeurs universelles. La guerre, chose bestiale, l'intolérance qui vient de la meute, ne peut-être autre chose qu'une régression de ce but.

Cherchons ensemble l'appel à la tolérance, l'appel au respect, en un respect réciproque. Cherchons ensemble les conditions nécessaires pour une vraie coexistence.

L'Académie pour la Tolérance Alcazar, soucieuse de continuer à insuffler l'esprit de Cordoue propose une conférence-débat, soit une conférence-dialogue en vue de rapprocher les gens dans leurs différences et au-dela de leurs différences.

 

L'ACADEMIE  DE LA TOLERANCE - ALCAZAR

A  LE PLAISIR DE VOUS INVITER A SA

CONFERENCE-DEBAT

LE MERCREDI 30 NOVEMBRE 2011

A LA MAISON DES ASSOCIATIONS,

RUE DES SAVOISES 15 (PLAINPALAIS)

A 18H30, SALLE RENE DUMONT.

INTERVENANTS

 

MARC-RAPHAEL GUEDJ

WILLIAM A. MCCOMISH

JEAN-CLAUDE MOKRY

HAFID OUARDIRI

HELEN QUELEN


MODERATEURS

DJEMÂA CHRAÏTI

IOAN TENNER


 Pour tout renseignement- responsable de l'organisation de la conférence et porte-parole Béatrice Murebwayire  076  438  30 83

 

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21/11/2011

"Precious Life" ou la promesse de l'aube

1007597_fr_precious_life_1311749579650.jpgProjection à Genève proposée par l'Association Janusz Korczak  - Mohammad a quatre mois. C'est un enfant palestinien qui souffre d'une déficience du système immunitaire, seule une greffe de moelle osseuse pourra le sauver et le seul endroit où peut être effectuée cette greffe est dans un hôpital israélien - Tel Hashomer près de Tel-Aviv. L'opération coûte 55'000 dollars, une fortune ! Grâce à un reportage de Shlomi Eldar, un Israélien juif qui a perdu son fils pendant la guerre financera cette greffe, sous couvert d'anonymat.

Shlomi Eldar, Prix Pulitzer en 2005 et spécialiste du conflit israélo-palestinien a d'abord filmé Mohammad et sa famille pour lui-même, il devient partie prenante du documentaire. Ehud Bleiberg, un producteur israélien acceptera de le produire.

La caméra tour à tour, filme le pédiatre, Raz Somech,  Raïda, la mère de l'enfant, qui jure que son fils s'il doit mourir comme martyre pour la Palestine, mourra et qu'elle en sera fière. L'enfant-bulle est au cœur des contradictions.  A travers ce petit corps malade, passe toutes les tensions du conflit israélo-palestinien, la donneuse, une cousine quitte Gaza, le temps de l'opération.

Le documentaire retrace le combat de chacun, le pédiatre pour sauver l'enfant, la mère qui souhaite le sauver mais qui ne veut pas être associée au camp ennemi et qui subit la pression sociale. L'enfant qui se bat pour survivre.

Les protagonistes sont englués dans un conflit qui perdure et où chacun se perd, mais eux tous tentent de mettre toute leur énergie, toute leur compréhension de l'autre pour sauver l'enfant, ce trait d'union qui les unit en un combat commun et singulier d'où émergera la vie et non pas la mort.

Pourquoi tant d'énergie pour un seul enfant tandis que tant d'autres meurent ? Il faut bien commencer à quelque part. Partir d'un point presque insignifiant au regard de ce qui se déroule au quotidien, sauver une vie, une vie si précieuse, promesse de l'aube à travers laquelle la vie est là dans ce qu'elle insuffle de plus humain, cette touche de profonde humanité qui reste lorsque tout semble avoir disparu.

Une promesse de l'aube d'où rayonne encore un peu de cette humanité qui nous est si chère et qui nous laisse espérer un monde plus sage.

 

RAZ.JPGInterview exclusive -

Pour le Dr Raz Somech, ces rencontres lumineuses et chargées d'espoir rappellent qu'il n'y a pas que la haine pour motiver les êtres. Il se souvient de cette lettre de secours pour sauver le jeune Mohammad envoyée au journaliste Shlomi Eldar  , il n'y croyait pas, c'était une tentative parmi d'autres, un dernier essai. Mais l'empathie et la compassion ont joué.

Bien  souvent, on  se trouve être  plutôt solidaire face à un enfant malade. Et face à un enfant malade, on ne se demande pas  à quelle confession, quelle couleur, quelle nationalité, il appartient. On le soigne sans préjugés.   Il souligne la métaphore dans le film, "lors d'une greffe, le corps étranger doit  faire sa place, il y a au départ une tentative de rejet. Puis  greffon et organisme sont obligés de coexister, cette coexistence est l'assurance de survie,  sinon le patient risque de mourir". Une métaphore qui colle parfaitement  au conflit palestino-israélien. Il n'y a plus d'autre choix que celui de coexister de façon pacifique au risque de tous disparaître.

Pour les gens, ce genre de message est important parce qu' il redonne de l'espoir bien qu'on observe un durcissement des deux camps. Ce sont les gouvernements qui doivent finalement lancer des messages clairs. Or, sur le terrain, on constate que  nombreuses sont les anecdotes de personnes issues des deux bords qui tentent de trouver des solutions pacifiques dans leur quotidien.

Un projet qui lui tient très à coeur consiste à  étendre et détecter de façon précoce le déficit immunitaire chez les enfants.  Le Centre où collabore le Dr Somech, Centre Médical Sheba à l'hôpital de Tel-Hashomer, recherche un financement de 750 000 dollars, pour permettre ainsi aux enfants palestiniens et israéliens de bénéficier d'un dépistage dès leur naissance. Le Service d'immunologie pédiatrique de l'éminent pédiatre  est déjà reconnu par la Fondation Jeffrey Modell. Une distinction que seuls 35 centres dans le monde ont reçu à ce jour. Un des seuls au Moyen-Orient, le Centre pourrait accueillir des enfants de toute cette région.

 

Autre rêve du Dr. Raz Somech, q'un jour les enfants ou petits-enfants de Mohammad  jouent avec les enfants  ou petits-enfants de Ohad, Shira, Noa (les enfants du médecin)

BEHEZRAT HACHEM

INCH'ALLAH

Avec l'aide de Dieu

Pour plus d'informations sur ce projet : Dr. Raz Somech M.D, Ph.D raz.somech@sheba.health.gov.il

(photo ci-dessus, "EFFEL74" que je remercie)

 

 

 

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02/11/2011

Jean Revillard, Robin des Bois des temps modernes

_DSC7229.jpgJean Revillard, le photographe suisse, a une relation particulière à la forêt. Il nous la présente tantôt protectrice où les cabanes  se multiplient de façon sauvage au gré des flux de migrants. Les "Jungles de Calais" aux abords de la Manche, des jungles humaines où chacun se bat pour sa survie, habitats de fortune, abris de désespoir. Le danger est là, à chaque instant qui guette. Mais aussi de la solidarité, sans doute.

 

 

 

 

_DSC3291.jpgForêt tantôt destructrice pour ces nymphes perdues, ces africaines exploitées que l'on prostitue dans les forêts proches de Turin. C'est  le cas de Sarah que Jean Revillard a rencontrée un jour de mars dans une forêt, au bout d'un chemin de terre d'une route de campagne au Nord Est de Turin. Jean Revillard a réussi à force de patience à apprivoiser la « luciole » - c'est ainsi qu'on nomme les prostituées en Italie - qui s'est s'est livrée en toute confiance après avoir dépassé leurs peurs communes. Il repère longuement les lieux durant des mois, à l'aube, il s'approprie l'espace extérieur et l'intègre aussi dans un long parcours intérieur. C'est sa façon de travailler,  découvrir peu à peu la logique géographique et planter enfin son univers photographique et narratif qu'il nous renvoie entier et qui incite à interroger le monde, à se poser des questions.

 

 

_DSC5022.jpgAu bout du chemin, Sarah retrouvera sa liberté. Cette nymphe lumineuse qui dans son habit doré illumine la forêt sombre où les gens des villes viennent noyer leur manque d'amour.

"Sarah on the Bridge", une reine plantée au milieu d'un décor où elle paie de son corps la traversée qui l'a amenée en Europe, elle rêvait de devenir couturière, dès lors, elle tisse le pont qui l'éloignera à tout jamais de cette forêt maléfique. Un conte moderne, où les fées sont des Africaines qui à force de patience et de résistance se libéreront des méchants nains profiteurs. Par leur magie, elles illuminent dans la nuit profonde, d'un éclat particulier toute cette noirceur. Après un an de prostitution à attendre sur une chaise, Sarah décide d'arrêter et de s'échapper, elle s'enfuit au moyen d'un faux passeport vers la Grèce et y demande l'asile. Elle y fêtera ses 20 ans.

 

 

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La forêt de Robin des Bois, celle des Justes, si rare, clairière au milieu de la sauvagerie existe aussi.   Celle d'un  Jean Revillard qui nous présente au-delà de la clandestinité, de la migration une métaphore d'un monde qui se libéralise et de façon paradoxale nous ramène dans la jungle, nous réduits à notre animalité. Un Robin des Bois qui crie à l'injustice et nous montre à travers une perspective esthétisante l'insupportable réalité de la jungle.

 

 

 

 

_DSC2995.jpg

 

Jean Revillard est un enfant de Dardagny, un enfant solitaire de la campagne genevoise qui observe la nature qu'il préfère nettement à l'école. Assis à la table de la cuisine conviviale d'un artiste peintre ou sculpteur, il découvrira le monde de la création. Dès l'âge de 10 ans, il sait qu'il deviendra photographe. A l'âge de 14 ans, Il se présentera à l'Ecole de Photo de Vevey. Il suivra les conseils du directeur qui le trouve fort jeune et qui en attendant de grandir l'incitera à obtenir un CFC d'employé de commerce puis la matu. Finalement il fréquentera l'école d'Yverdon où il y suivra les enseignements de Luc Chessex, Jesus Moreno et Christian Caujolle. En 2001 il fonde son agence Rezo.ch avec d'autres photographes, au sein de laquelle il remporte un World Press Award avec son travail sur les cabanes des migrants de Calais,

 

Pour en savoir plus Rezo fête ses 10 ans dès le 27 octobre au Centre de la photographie

http://www.rezo.ch

 

 

 

Bande annonce de l'exposition

 

 

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