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Sur les routes de l’exil

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Monthey- Dans la bibliothèque interculturelle "A TOUS LIVRES" devant un auditoire pluriculturel attentif, je présente mes deux livres qui traitent de l'exil "Les clandestins de ma grand-mère" et "Sarajevo, le poisson rouge". Pour la plupart des personnes présentes, elles sont elles-mêmes réfugiées ou migrantes.

Une Guynéenne poétesse raconte ce jour où elle a réalisé son statut précaire d'exilée, assise dans sa minuscule chambre du Centre de requérants de Vallorbe. Elle ne possédait pour tout bagage, là devant ses pieds, qu'un minuscule petit carton qui ne contenait qu'un habit ou deux dont certains donnés par Caritas.

A 43 ans, voilà toute ma vie, dans ce carton, songeait-elle, elle est là dans ces deux trois affaires éparses. Un long sanglot, elle s'arrête de parler : Excusez-moi !" . Un long  silence plane dans cette chaleureuse bibliothèque sise dans une ferme. Elle ravale difficilement ses larmes.

 

Un autre réfugié de Srebrenica demande au public d'imaginer :" Vous êtes chez vous dans votre pays,  depuis toujours, depuis  plusieurs générations, vous avez votre famille, vos enfants, vos amis, vos voisins, votre travail. Un jour, sans vous y attendre le moins du monde, un plus fort enfonce votre porte et vous fuyez en laissant tout derrière, tout ce qui faisait votre vie.

Imaginez ! C'est impossible n'est-ce pas, ça ne peut se produire et pourtant telle est la réalité.  Votre vie se résume à un minuscule carton dans un pays que vous n'avez pas choisi et dont vous ne connaissez même pas la langue.

Et l'exil, c'est une solitude immense, on avance comme enfermé vivant dans un tombeau, si seul ............................................ ............................................................

 

 

 

 

Lien permanent 8 commentaires

Commentaires

  • exil, exils
    permis, de séjour et de travail
    respect des lois des pays m'accordant un permis de travail
    partir ensuite
    sans aide, sans support - pas d'internet, pas de réseaux
    recommencer à zéro

    élever un enfant - seule parce que l'homme ne voulait pas d'enfant, vivait de mes revenus et me battais,

    tout ça, je l'ai connu, vécu, survécu

    c'est pourquoi il y a des textes larmoyant qui ne passent pas.
    surtout aujourd'hui ici en Suisse

    où nos services sociaux fonctionnent à 300%
    pour financer formation & aides à l'emploi,
    crèches & logements sociaux,
    allocations logement & assurances maladies,
    et j'en passe

    soit toutes sortes de supports
    que seuls connaissent
    nos nouveaux étrangers, leurs enfants et leurs familles

    ce dont ont besoin par contre,
    certains de nos suisses ici

    pour ajouter que, ex exilé ayant survécu ces trajets de vie
    et comme beaucoup de working poor
    c'est sans écran plat, micro ondes, sans vacances et avec vieille voiture,
    sans soins médicaux parce que les couvertures médicales complémentaires sont hors de prix

    que je témoigne à ce sujet - suisse sans autre nationalité

  • et sans dettes.

  • à force de se faire avoir
    par tant de clandestins venus d'Afrique

    quand en toute bonne foi on ne veut qu'aider:

    - par ex ces mineurs du Cameroun arrivés clandés sur Gve, exploitant leurs réseaux de camerounais établis en zones frontalières genevoises,
    arrivant à obtenir tout, de maires de communes frontalières:
    statuts, permis, allocations, scolarité, assurances sociales et couvertures maladie

    - ces femmes africaines arrivant enceintes et clandés sur Gve pour se faire ensuite héberger soit en Suisse soit en France, selon leurs réseaux d'adresses sur site

    - ces femmes africaines arrivées illégalement & donnant naissance d'un rejeton, sur sol CH ou français, et obligeant ensuite les autorités les ayant accueilli à donner accès aux droits de regroupement familial à leurs pères, mères, enfants,
    etc

    ce qui est le même cheminement suivi par bon nombre de ressortissants de pays ex-UDSSR

    ce à quoi nos services sociaux doivent répondre
    ce que connaissent les employés des services du contrôle de l'habitant
    depuis des années

  • impossible de croire aux larmes sincères de cette guinéenne

    quand cela me rappelle cette autre guinéenne mère de 4 enfants,
    subventionnée à tout-va, logement & autres inclus, refusant tous jobs,

    qui me demanda de garder ses 4 enfants avec hébergement à mon dom (je bosse - elle non - mais mon môme allait à la même école que ses enfants),

    - pour faire ses voyages Gve-Paris pour des transports d'or pour ? ...
    - ou pour se faire faire des rallonges capillaires ...
    - ou qui me téléphona un dimanche pour se plaindre et attendre de moi que j'aille acheter et payer de ma poche, ses médocs (elle avait une pharma en face de chez elle)

    ... raisons que je découvris à posteriori

    Question d'exil: rares sont les exilés réels, ceux dont l'enjeu de vie est sur l'échiquier

    Question d'intégration : simple question d'honnêteté, universelle.

  • Système utilisé:
    à savoir, pour cette guinéenne, que son compagnon ne vivait pas avec elle
    mais venait l'engrosser à intervalles réguliers, pour lui assurer de quoi vivre par les allocations familiales françaises.

  • ce qui devait arriver, arriva:
    de-scolarisation & délinquance des enfants de cette guinéenne, pour qui les services sociaux avaient pourtant tout payé, tout au long, logement confortable, dans un cadre bucolique en ville, inclus (j'en témoigne), que bon nombre de salariés ont du mal à trouver.

  • Inutile de s'acharner sur les exilés quand c'est un système tout entier qui est devenu inapte à séparer le grain de l'ivraie et que la précarité finit par toucher tout le monde. C'est aux politiciens de se donner les moyens de continuer à recevoir les vrais exilés et de les protéger et d'assurer à la population locale dans le besoin des conditions de vie décente. C'est un système délétère dans son ensemble qu'il faut juger et non pas les exilés déjà au fond du trou . Il y a aura toujours des cas d'abus mais ils ne représentent qu'une infime part que les institutions en charge doivent détecter de façon précoce.

    Trop facile, trop mesquin, du racisme bas de gamme qui fait le lit de l'extrême droite ! Un peu plus de noblesse et de générosité.

  • Cher, Djemâa, Gare au copier coller direct d'un traitement de texte dans votre blog. Vous importez en même temps des balises de mise en page invisibles qui peuvent perturber l'affiche de votre blog ou générer des codes kabbalistiques dans le portail des blogs. Pour bien faire suivez cette procédure http://webzine.blog.tdg.ch/archive/2010/02/03/1.html ou passez par un coller copier intermédiaire dans un traitement de texte basique du genre bloc-notes qui éliminera toutes les balises.

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