14/01/2011

Tunisie - La Révolution de Jasmin

 

e0c77bca913489dc422ffee73c4ae933.jpgMon portable sonne, c'est le journaliste du Matin Malik Renaud au bout du fil qui m'annonce la fuite de l'ex-président de la Tunisie, Ben Ali. Je me trouve chez une amie, à l'annonce de la nouvelle, je bafouille, cafouille, bégaie. La nouvelle m'a assurément émue.

Puis je reprends mes esprits, je reçois  des  SMS et Emails du monde entier pour féliciter le peuple tunisien "nous sommes fiers de ce peuple qui a eu l'énergie  de se battre,  la révolte des oubliés de la terre commence enfin la peur doit changer de camp." "Chère amie, nous avons suivi avec émotion et espoir la situation d'insurrection en Tunisie, nous pensons très fort  à toi  et aux courageux Tunisiens qui sont entrain d'envoyer la dictature à la poubelle de l'histoire!"

 

 

En repassant le film du discours présidentiel, hier, il ressemblait plus à un adieu dit en  un parler dialectal, Ben Ali savait déjà qu'il gagnait du temps, les siens déjà partis, il s'apprêtait tout simplement à les rejoindre. Pour où ? La destination n'est pas encore précise, Paris, Malte, l'Italie. Oui,  ce départ était prévisible, le discours assurément n'allait pas suffire à calmer la colère du peuple qui scandait "Ben Ali, c'est fini !. Et Ben Ali semble avoir suffisamment compris le message pour prendre la poudre d'escampette.

Après la révolution des oeillets au Portugal, Revolução dos Cravos en avril 1974 et qui marquait la fin de la dictature de Antonio de Oliveira Salazar, on pourra appeler cette révolution de velours, la "Révolution de Jasmin" qui , elle , met fin à la dictature de Ben Ali. Un 14 décembre à marquer d'une pierre blanche.  Une première dans un pays arabe, la rue a su mettre fin à la dictature, une dictature de 23 ans qui a paralysé le pays, enseveli la liberté d'expression, laminé toute opposition.

C'est bien cela le danger que doit affronter la Tunisie aujourd'hui, composer en un temps record un gouvernement de transition d'union nationale, prévoir des élections législatives d'ici à six mois. La transition se fera par un représentant du système, Mohamed  Ghannouchi, premier Ministre, tout le monde s'accorde sur ce choix très consensuel.

Pour notre plus grande joie Hamma Hammami, interpellé mercredi à son domicile , a été libéré vendredi.

Dorénavant, il est urgent de rêver d'une Tunisie prête pour la démocratie et le multipartisme, adieu à la présidence à vie, archaïque.

 

"La grande révolution dans l'histoire de l'homme, passée, présente et future, est la révolution de ceux qui sont résolus à être libres."

Vive la Tunisie libre !

 

DERNIERS COMMENTAIRES DE TUNISIENS CONTACTES,  A TUNIS,  CE MATIN SAMEDI 15 JANVIER

"On craint des problèmes d'approvisonnement ! La plupart des magasins sont fermés.  On n'aurait pas souhaité quelqu'un du parti pour l'interim, mais c'est comme ça compte tenu de la situation, nous n'avons pas le choix actuellement.  On espère que les débordements seront  contrôlés, il y a des milices difficiles à identifier qui saccagent et pillent. Mais nous sommes heureux, vive la liberté ! J'ai fait la fête chez des amis toute la nuit, salut, je vais me coucher !!!!"

 

 

Commentaires

Tunisie: le président en fuite Ben Ali arrive à Jeddah (source saoudienne)
Le président tunisien en fuite Zine El Abidine Ben Ali est arrivé dans la nuit de vendredi à samedi à Jeddah en Arabie saoudite, a-t-on appris de source saoudienne.

Écrit par : information | 15/01/2011

Le député PS Arnaud Montebourg est scandalisé :
« La France doit faire immédiatement geler les avoirs de l'ex-président tunisien en fuite. Elle ne peut pas l'accueillir sur le sol national. »

Écrit par : information | 15/01/2011

Bonjour chère Madame, pour l'argent de la corruption, c'est foutu pour un bout de temps. En Arabie Saoudite, le faussaire du peuple va garder le pognon pour lui-même et son clan. Il faudra attendre une autre révolution, là-bas...

bravo au peuple tunisien qui a bravé l'autorité corrompue.

Écrit par : pachakmac | 15/01/2011

@Pachakmac, on pourrait imaginer un scénario catastrophe d'un Ben Ali, dictateur et lâche, soutenu par les fonds saoudiens wahabites pour revenir en Tunisie avec les islamistes fondamentalistes. Ce serait la vengeance du "lâche" et on sait que les lâches retournent leur veste avec la force du vent. L'entrée des saoudiens devraient être interdite en Tunisie jusqu'à ce que l'argent volé soit rétrocédé au peuple. Pour l'instant l'Arabie Saoudite fait office de banquiers des voleurs et des corrompus, elle se fait complice coupable de la corruption !!

Écrit par : question | 15/01/2011

"L'entrée des saoudiens devraient être interdite en Tunisie jusqu'à ce que l'argent volé soit rétrocédé au peuple. Pour l'instant l'Arabie Saoudite fait office de banquiers des voleurs et des corrompus, elle se fait complice coupable de la corruption !!"

Entièrement d'accord avec vous!

Écrit par : zakia | 15/01/2011

@question et Zakia- Gelons les avoirs saoudiens en Tunisie jusqu'à rétrocession de l'argent volé au peuple tunisien et planqué en Arabie Saoudite

Écrit par : rachid | 15/01/2011

C'est finalement le président du parlement, Fouad Mebazaa, qui assure l'intérim

Écrit par : information | 15/01/2011

Les banques suisses doivent immédiatement ouvrir les comptes du dictateur et ne pas faire attendre les populations tunisiennes comme ils l'ont fait avec les avoirs en déshérences, 60 ans après alors que plus rien n'est vérifiable.

Amis de la libération du peuple tunisien, la plus grande partie des avoir de cette dictature de tortionnaires criminels sont dans des banques suisses, manifestez et faite que ces sommes de plusieurs dizaines de milliards soient restitués au peuple tunisien !

Le vol de l'argent au peuple tunisien fut non seulement la principale armes de ben ali, mais aussi la raison l'ayant poussé à maintenir son pouvoir sanguinaire aussi longtemps, c'est argent est tunisien et non ben-alien !

Écrit par : Corto | 15/01/2011

De plus, cet homme et ses complices doivent être traduit devant le tribunal de Lahaye pour y être jugés comme tous les tyrans déjà derrière les barreaux !

Écrit par : Corto | 15/01/2011

Ben-Alien. Et bien voilà le surnom qui convient le mieux à ce dictateur qui a pris la poudre d'escampette au lieu de faire face à ses devoirs de chef d'Etat en restant au pouvoir et en se laissant arrêter s'il n'avait pas la possibilité d'instaurer un nouveau règne démocratique. Consonance avec Ben-Laden et réalité d'alien, l'homme n'a pas fait face à un destin moins piteux pour lui. Triste fin de dictateur parti vivre au milieu d'autres dinosaures dictateurs. Pour l'argent, l'idée de boycott des princes du Golfe est à retenir... Pour la Suisse, aussi. Vous ne trouvez pas? L'argent, pour une fois, n'aurait pas tous les pouvoirs sur la place genevoise...

Écrit par : pachakmac | 15/01/2011

Les ben ali, sont très coutumier des esclandres genevoises et contrairement aux déclarations médiatiques, une bonne partie de sa famille est en Suisse en ce moment, avec la bénédiction de notre présidente socialiste !

Écrit par : Corto | 15/01/2011

Le plan B de ben ali a été mis en route, des milliers de barbus sont prêts de retourner en Tunisie, le peuple tunisien doit absolument se prémunir contre ces invasions déjà planifiées !

Écrit par : Corto | 15/01/2011

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