11/01/2011

Lettre ouverte au Président Ben Ali : "Cessez la répression!"

1463102_3_5e8c_les-affrontements-du-week-end-ont-fait-au-moins.jpgUn cri plutôt qu'un ordre :"Cessez la répression ! " la matraque n'a jamais été une réponse aux questions d'un peuple, aux revendications justifiées d'une jeunesse tunisienne laissée-pour-compte. Les morts s'amoncellent,  les résistances s'organisent dans tout le pays . Aujourd'hui,c'est un besoin de dialogue qui s'impose. Ce n'est pas en emprisonnant, en bastonnant, en réprimant, en terrorisant, en kidnappant que vous parviendrez à recréer un climat de confiance.

Il est nécessaire de créer des groupes de discussion dans toutes les villes, offrir à la jeunesse la possibilité  de s'exprimer  librement et de décrire ses maux. D'envisager des réponses possibles pragmatiques et concrètes à leur situation, de punir fermement la corruption qui se répand comme une lèpre dans tous le pays et vos proches sont gravement impliqués dans cette gangrène qui vous fait perdre toute crédibilité.

Museler la presse n'a plus de sens, lorsqu'on sait que le peuple tunisien se nourrit aux informations de Al Jazeera. Acceptez-vous Monsieur le Président que les nouvelles  vraies de votre pays soient diffusées par une chaîne à l'étranger ?

Accepter que l'opposition reprenne sa vraie place de régulateur des mouvements de contestation, avoir muselé l'opposition laisse libre place à toutes les dérives extrémistes religieuses qui sont peut-être les dernières rescapées de la voix opposante avec une forme minime d'organisation autour de laquelle se regroupe les déçus de tous bords.

Monsieur le Président Ben Ali, la jeunesse tunisienne a besoin plus que jamais qu'on lui dessine un avenir, qu'on lui promette enfin un futur à la hauteur de ses espérances !

Ce n'est pas en la plongeant dans la sang que vous répondrez à cette jeunesse en mal de réponse qui se suicide et s'immole pour enfin qu'on l'écoute!

 

Mon interview sur les manifestations en Tunisie dans l'émission de "Genève à Chaud" de Pascal Décaillet du mardi 11 janvier 2011 (sur minute 5'38)

http://www.lemanbleu.ch/vod/geneve-a-chaud-11012011

 

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Commentaires

Je me joins à votre pétition ... pour éviter une nouvelle invasion musulmane !

Écrit par : Victor DUMITRESCU | 11/01/2011

Aujourd'hui ce dictateur Ben Ali doit répondre devant la justice national et international sur les crimes contre humanité.Ce dictateur a donné l'ordre de tirer sur la jeunesse tunisienne qui demande tout simplement du travail et de liberté et de dignité et ensuite il sort dans sa tv7 pour les accuser de terroriste voila un président qui aime le peuple .

Écrit par : Jalel Matri | 11/01/2011

Comme la France, la Tunisie est entrain de faire face au phénomène des bandes des casseurs

C'était des bandes des casseurs et criminels... qui - pendant la nuit - ont brûlé les écoles, les lycées... et on saccagé l'ensemble des équipements publics
La police a été en légitime défense (ce que montre les vidéo amateurs)
La Société civile est très choquée par la violence de ces bandes.
La Tunisie n'est pas habituée à ce genre de criminalité en bande. La Société civile reste très actif pour faire face aux casseurs - voyous...Elle est entrain de donner un coup de main, à la force d'ordre, pour faire face aux quelques actes de violences

La Société civile reste très active pour faire face aux casseurs des écoles et des lycées...Elle est entrain de donner un coup de main, à la force d'ordre, pour faire face aux quelques actes de violences et identifier les fauteurs de troubles

De même, la Diaspora tunisienne est mobilisée face aux actes de terrorismes (Consulats / France...)

Écrit par : Tunisiens | 11/01/2011

Comme la France, la Tunisie est entrain de faire face au phénomène des bandes des casseurs


C'était des bandes des casseurs et criminels... qui - pendant la nuit - ont brûlé les écoles, les lycées... et on saccagé l'ensemble des équipements publics
La police a été en légitime défense (ce que montre les vidéo amateurs)
La Société civile est très choquée par la violence de ces bandes.
La Tunisie n'est pas habituée à ce genre de criminalité en bande. La Société civile reste très actif pour faire face aux casseurs - voyous...Elle est entrain de donner un coup de main, à la force d'ordre, pour faire face aux quelques actes de violences

La Société civile reste très active pour faire face aux casseurs des écoles et des lycées...Elle est entrain de donner un coup de main, à la force d'ordre, pour faire face aux quelques actes de violences et identifier les fauteurs de troubles

De même, la Diaspora tunisienne est mobilisée face aux actes de terrorismes (Consulats / France...)

Écrit par : Tunisiens | 11/01/2011

Arrêtez l'intox, ces commandos téléguidés ont été recrutés par le gouvernement pour faire croire à des "actes terroristes". Arrêtez les mensonges, personne ne vous croit. Propagande mensongère....

Écrit par : réponse | 11/01/2011

Oui, Djemâa, Ben Ali est un dictateur... Mais quel est le seul pays du Maghreb où les islamistes ne dictent pas leur loi ? Quel est le pays du Maghreb qui a le niveau de vie le plus élevé (et sans une goutte de pétrole!) ? Quel est le pays du Maghreb qui a l'économie la plus saine ?

C'est comme avant 1979 en Iran. Dans un pays à l'époque plus riche que l'Espagne et au taux de croissance économique supérieur à celui de la Corée du Sud, le Shah était présenté dans la presse internationale comme un abominable tyran sanguinaire ; on sait maintenant que l'incendie du Cinéma Rex d'Abadan était l'oeuvre de Khamenei et de Montazeri, que le Vendredi Noir était l'oeuvre des snippers palestiniens gracieusement prêtés aux mollahs par Yasser Arafat, on sait comment ont fini les révolutionnaires de gauches alliés de circonstance des religieux, et on sait ce qu'est devenu l'Iran depuis... Les mollahs font par périodes plus de victimes en un jour que le Shah durant tout son règne. Que souhaiter vraiment pour la Tunisie ?

Écrit par : Spipou | 11/01/2011

Et j'oubliais : quel est le seul pays du Maghreb où les femmes ont les mêmes droits que les hommes ?

Écrit par : Spipou | 11/01/2011

Bravo les tunisiens pour votre courage. Si la situation change même lentement au Maghreb nous devrons tous bcp au jeune homme qui s'est immolé par le feu et a sacrifié sa vie volée par des gouvernants - criminels Bravo bonne continuation !

Écrit par : Labiba Algérienne | 11/01/2011

C'est par rapport à spipou et tunisiens (minuscule comme leurs réflexions). Si des gens comme vous étaient majoritaire en Suisse ou en France, la Suisse ou la France serait un pays comme la Tunisie, ou pire, et exporterait sa main d'oeuvre bon marché comme votre espèce! Autrement dit, vous en tant que tunisiens, vous n'aurez pas eu à choisir la Suisse ou la France comme terre d'accueil. Mais la vérité c que vous avez choisi la Suisse ou la la France pour les avantages sociaux qu'elle offre et profiter de ces acquis comme chaque suisse ou français. Rappel important : les acquis dont vous profitez ont été obtenu exclusivement grâce aux luttes sociales des gens de ces pays, aujourd'hui des luttes reconnues séculaires et citées comme exemplaires dans les livres de l'histoire. Croyez-vous, spipou et tunisiens, bande de minables, en tenant ce langage, qui n'avez aucun scrupule ni aucune estime pour la personne humaine (les morts de Sidi Bouzid, Kasserine Tela et d'autres lieux de la Tunisie profonde)que vos propos anti-nationaux vont servir la Tunisie et son peuple? Eh bien non. Vous ne faites que montrer aux lecteurs de ce site votre niveau intellectuel, politique et social qui est ègal au zéro absolu. Ce n'est pas un hasard que le système ben ali (minuscule) enfante des zygotos comme vous. Espérons que le bain de sang en Tunisie vous fasse prendre conscience que si vous vous sentez tunisiens, il faut que vous changiez de bord et venez défendre la réalité, la vérité et non soutenir par un langage de bois un régime que le peuple tunisien ne mérite pas. Tfih a li ykreh tounes wit touansa!

Écrit par : Ras El Fitla | 12/01/2011

Dehors assassin et dictateur !
Les voleurs de la Tunisie commencent à quitter le pays : Sakhr el materi vient de quitter la Tunisie pour le Canada , Imed Trabelsi ayant des contacts au Moyenne Orient vient d arriver à Dubai , c'est bientôzt la fin de ce dictateur et vivement la liberté en Tunisie

Écrit par : Noredine de Jendouba | 12/01/2011

Les voleurs comme des rats commencent à quitter le navire ! Qu'ils s'en aillent le plus vite possible de la Tunisie. Dabarrasse!!!

Écrit par : younes | 12/01/2011

Leila TRABELSI s'est enfuie à DUBAÏ !

Écrit par : gammarth | 12/01/2011

Comme l'écrit Mahmoud Saïdi, le gouvernement tunisien, dans son obsession de contrôle, s’est en effet évertué à exercer une maîtrise étroite sur l’économie à travers le système des licences auquel s’est couplée une corruption généralisée des fonctionnaires, conditionnant l’accès à l’emploi et la création d’entreprises. Plus personne ne croit au « miracle économique tunisien », et pour cause : un miracle ne peut survenir dans une économie dirigée de manière autoritaire, pillée par des mafias proches du pouvoir, sclérosée par le clientélisme et la corruption à tous les niveaux. Et même si des efforts de réforme vers plus de transparence ont été menés récemment, le passif est trop lourd. Le gouvernement s’est borné à ravaler la façade de la Maison Tunisie, tandis que ses fondations s’effritaient continuellement. Et il est en train d’en payer le prix…

C'est exactement cela...

Pourquoi la France reste-t-elle silencieuse ?
Source in http://www.marianne2.fr/Tunisie-pourquoi-la-France-reste-t-elle-silencieuse_a201600.html

Écrit par : information | 12/01/2011

@ Spipou

Mentir ne vous fait pas peur, c'est votre religion et c'est toléré!

Sur France 24 il y avait un débat entre jeunes Tunisiens vous êtes démentit.
La Tunisie est certe un pays qui est en avance sur les "autres" mais c'est le fait de l'instruction! Votre imbécile de dictateur et ses lèches bottes n'y sont pour rien encore moins la flicaille et l'armée qui sont au service.
La l'évolution des femmes et des hommes de bonne volonté passe par la mise en place d'une Démocratie Laïque, Républicaine avec une vigilence vers les religieux qui sont à l'affût afin de "reprendre du poil de la bête" !
Par contre vous avez le même problème que bien des pays du monde dont la France et l'Europe: "Il n'y a plus besoin de salariés en masse, il faut des entrepreneurs"
Résumé: "séparation des religions et de l'état, et écoles pour futurs entrepreneurs avec égalité des femmes et des hommes" HALTE aux MENTEURS!

Écrit par : ckoidont | 12/01/2011

@Ras el Fitla : Ma réflexion est peut-être minuscule, mais je me pose plus de questions que je n'apporte de réponses, en général. Disons que c'était une tentative de réflexion, une invitation à réfléchir ensemble ; évidemment je n'approuve pas les morts en Tunisie. Mais apparemment, vous en connaissez plus sur moi que moi-même, puisque vous dites que j'ai été enfanté par Ben Ali... Bon, je repose ma question : que souhaiter vraiment pour la Tunisie ? Du bien, évidemment, mais c'est un peu facile. Quelles solutions trouver ? Quelles pistes explorer ?

@ckoidont : Ma religion ? Quelle religion ?

Écrit par : Spipou | 12/01/2011

"Mon" dictateur ! J'ai choisi la France comme terre d'accueil ! Ah bon ?

Écrit par : Spipou | 12/01/2011

Vraiment, la Tunisie est victime d'un tsunamis de désinformation... incroyablement orchestrée, par les intégristes, sur le web

Sans richesse naturelle, la Tunisie a misé sur l’intelligence et la créativité de ses femmes et de ses hommes.
La Tunisie a investi ses quelques économies dans la construction d’écoles, d’universités et de centres de recherche.

Le pays est passé en quelques années de 12 000 à 360 000 étudiants. Je rappelle que l’éducation en Tunisie est gratuite et que malgré quelques manifestations de malaise des jeunes face au chômage, le pays maintient le cap en construisant plus d’universités et de centre de compétence
La Tunisie est devenue une usine à compétences et ingénieurs avec cette année par exemple 80 000 diplômés.

Fortement liée avec l’économie européenne, la Tunisie est touchée de plein fouet par la crise économique mondiale. Le chômage est bien réel et touche 22 % des diplômés.
Cela dit, il faut préciser que dans des secteurs comme l’informatique ou l’ingénierie aéronautique ou encore l’automobile, le chômage n’existe pas.


Oui aujourd’hui il y a bien sûr un malaise mais qui se concentre sur seulement 1 ou 2 villes. Le Président Ben Ali en a pris acte et a pris des engagements pour la création de 300 000 emplois. Sincèrement je crois beaucoup en son plan. D’autant que parallèlement, nombreux sont les européens qui investissent et créent des entreprises dans les hautes technologies en Tunisie.

Écrit par : Tunisienne libre | 12/01/2011

@tunisienne libre- votre texte copié-collé de propagande apparaît dans les commentaires de plusieurs journaux en ligne. Intox, j'espère au moins que vous êtes vous bien payé pour votre sale boulot de propagande gouvernementale degré zéro :"12 janv. 2011 ... Vraiment, la Tunisie est victime d'un tsunamis de désinformation… incroyablement orchestré, par les intégristes, sur le web. Sans richesse naturelle, la Tunisie a misé sur l'intelligence et la créativité de ses femmes et de ses hommes. La Tunisie a investi ses quelques économies dans la construction ...
www.toulouse7.com/.../tunisie-le-bilan-humain-salourdit-lonu-demande-des-comptes-a-ben-ali/ - France
"2 janv. 2011 ... Vraiment, la Tunisie est victime d'un tsunamis de désinformation... incroyablement orchestré, par les intégristes, sur le web. Sans richesse naturelle, la Tunisie a misé sur l'intelligence et la créativité de ses femmes ... La Tunisie a investi ses quelques économies dans la construction d'écoles, ...
www.france24.com/.../20110112-tunisie-journalistes-manifestants-medias-censure-violences-repression"
etc...

Écrit par : information | 12/01/2011

Information


as tu des arguments ? a part le travail de bas de gamme se secrétariat

Écrit par : Tunisienne libre | 12/01/2011

@ spipou

Dans le dictionaire Larousse le mot "religion" sert à quatre définitions, j'ai pris la 4ème elle n'a rien à voire avec les autres.

Définition -4: "se faire une religion sur quelque chose, se forger une opinion à ce sujet"

-Observer quelque chose religieusement, na rien à voir avec une appartenance religieuse.....N'empêche que vous avez menti en affirmant que l'égalité de la femme existait en Tunisie, je mentirai si je faisais la même affirmation pour mon pays "L'Europe"

Je retire volontier le mot mentir si vous vous êtes trompé.....

Écrit par : ckoidont | 12/01/2011

De Bled tu t'es transformé en tunisienne et libre aussi? En Tunisie il y a qu'une seule femme "libre" n'en faire que sa guise, Leila Trabelssi.

Mais Leila Trabelssi en ce moment à Abu Dhabi pour préparer l'exil du Chah de Tunisie, à condition d'avoir l'habilité de Nicolae Ceausescu!

Écrit par : samy | 12/01/2011

Bonsoir. Quelqu'un peut-il me dire comment on peut imaginer une démocratie plurielle d'un coup de baguette magique révolutionnaire alors que la Tunisie n'a connu que 2 autocrates en plus de 50 ans! C'est facile d'écrire des âneries romantiques qui font croire que la Tunisie serait par essence aussi habitué que la Suisse à l'expression de la liberté d'opinion et de parti politique. Et tant que l'humus n'est pas créé, la Tunisie court tous les dangers d'une destruction rapide plutôt qu'une construction progressive. Chasser Ben Ali? O.k. Jolie option. Et après? Un régime encore plus mafieux style Russie de Poutine? Un régime islamiste? Un régime marxiste-léniniste? Faire confiance au peuple et à sa maturité? Savez-vous qu'en Tunisie, à côté des étudiants bien formés, il y a, dans le sud surtout, une masse de gens illettrés qui ne savent ni lire ni écrire et incapable de voter?

Faire la révolution par les armes. Tuer des quantités de personnes au nom de la liberté. Et après? Nouvelle chape de plomb? Les Tunisiens peuvent et doivent faire un maximum de pressions sur le régime Ben Ali pour qu'il change sa politique. Mais vouloir tout détruire pour obtenir le pouvoir, je crains vraiment que la Tunisie se divise et sombre dans le chaos des factions et des clans qui voudront le pouvoir pour eux-mêmes et sûrement pas pour plus de démocratie.

Écrit par : pachakmac | 12/01/2011

...Bonsoir Samy... Et après l'exil du Shah de Tunisie, l'ayatollah de Tunisie?

Écrit par : pachakmac | 13/01/2011

"Bonsoir. Quelqu'un peut-il me dire comment on peut imaginer une démocratie plurielle d'un coup de baguette magique révolutionnaire alors que la Tunisie n'a connu que 2 autocrates en plus de 50 ans! C'est facile d'écrire des âneries romantiques qui font croire que la Tunisie serait par essence aussi habitué que la Suisse à l'expression de la liberté d'opinion et de parti politique. Et tant que l'humus n'est pas créé, la Tunisie court tous les dangers d'une destruction rapide plutôt qu'une construction progressive. Chasser Ben Ali? O.k. Jolie option. Et après? Un régime encore plus mafieux style Russie de Poutine? Un régime islamiste? Un régime marxiste-léniniste? Faire confiance au peuple et à sa maturité? Savez-vous qu'en Tunisie, à côté des étudiants bien formés, il y a, dans le sud surtout, une masse de gens illettrés qui ne savent ni lire ni écrire et incapable de voter?

Faire la révolution par les armes. Tuer des quantités de personnes au nom de la liberté. Et après? Nouvelle chape de plomb? Les Tunisiens peuvent et doivent faire un maximum de pressions sur le régime Ben Ali pour qu'il change sa politique. Mais vouloir tout détruire pour obtenir le pouvoir, je crains vraiment que la Tunisie se divise et sombre dans le chaos des factions et des clans qui voudront le pouvoir pour eux-mêmes et sûrement pas pour plus de démocratie."

Écrit par : Suisse | 13/01/2011

La TUNISIE est un pays riche, la Mafia de l’entourage du Président et surtout de sa Femme détient la plus grande partie de cette richesse . Confisquer les biens obtenus illégalement(avant qu’il ne soit trop tard, fuite des Capitaux à l’étranger) de cette Mafia et la répartir sous forme de projets créateurs d’emploi en Tunisie résoudra beaucoup de problème de chômage des Jeunes. Si la démocratie « économique » sera réellement établie en toute transparence, cela permettra à d’autres investisseurs nationaux et internationaux de créer des projets sans crainte et promouvoir une économie dont la répercussion est immédiate sur la population tunisienne et surtout les jeunes.

Comment faire pour se débarrasser de cette mafia ?

L’avenir nous l’apprendra !

Écrit par : raphaël | 13/01/2011

Bonjour Raphaël. Je comprends votre désir partagé par tous les vrais démocrates de ce monde. Mais soyons réalistes. Les clefs du pouvoir tunisien appartiennent aux mêmes personnes qui détiennent les clefs de l'économie et même de la justice ou de la défense. L'argent, nerf de toute guerre à gagner, n'est déjà virtuellement plus sur les terres tunisiennes. Le pouvoir peut à tout moment faire revenir des capitaux au pays où, au contraire, garder bien au chaud cet argent dans les pays du Golf, en Suisse, ou partout ailleurs dans des paradis fiscaux. Croire que le peuple va retrouver tout ou partie de cet argent envolé est utopique si Ben Ali et ses amis sont chassés du pouvoir de façon illégitime. Par contre, mettre le clan Ben Ali devant ses responsabilités politiques et sociales, le faire plier en faveur de l'ouverture à la démocratie, l'obliger à engager les fonds disparus dans des investissements productifs pour la nation (technologiques et autres), le forcer à ouvrir des enquêtes contre les corrompus incapables de satisfaire à la nouvelle donne et les nouvelles normes démocratiques qui devraient voir le jour dans les mois et années à venir sous la pression de la société civile et, je l'espère bien, la pression européenne et américaine, voilà la vraie révolution positive que l'on peut attendre de la part de la Tunisie. Un universitaire du nom de Mohamed Bouazizi s'est immolé par désespoir. De ce désespoir, il en a fait un combat, son combat ultime pour le peuple devant la violence psychologique, morale, économique d'un pouvoir qui n'avaient plus les yeux de l'amour pour son peuple mais les yeux d'un cynisme pervers et cupide. Que les Tunisiens comprennent tous son geste désespéré. Qu'ils se mettent ensemble à vivre des valeurs positives. Le pouvoir a accumulé de très grosses richesses. Comme un lac artificiel qui a gonflé sous les barrages de la corruption en noyant villes et villages, le Président doit maintenant faire turbiner cette eau sale et produire de l'électricité, de l'énergie solaire, de la haute technologie pour le bien de son peuple en réinjectant de l'eau propre dans le système. Son clan ne partiront pas dans la tombe avec les milliards engrangés dans les banques. Si le Président et son épouse sont de vrais croyants, des musulmans enfin reconvertis à leur religion, ils sauront suivre le chemin d'Allah pour le bien de leur peuple.

Bonne journée ensoleillé à tous comme un tableau de Raffael Urbinas (réseau "urbin" de citoyenneté publique), peintre célàbre de la Renaissance né à Urbin mort à 37 ans

"A Florence, on dit que Raphaël eut pour modèle une marchande de fleurs, une fioraja, qui fut aimée de lui et qui donna son nom à la Belle Jardinière du Louvre, et il est intéressant de noter, à côté de celle de grands peintres, cette influence plus intime de la femme dont la suavité inspira ses oeuvres de tendresse, alors que bientôt à Rome la magnifique Fornarine allait servir de modèle à ses plus puissantes figures de femmes."

La Tunisie a pour modèle démocratique un marchand de fruit et légume suicidé par le feu d'un régime aux bottes de Satan. Aujourd'hui, elle peut faire de ce deuil national un élan de créativité sur tous les plans. Ne pas se laisser griser par les tentations du pouvoir mais agir en citoyennes et citoyens d'un pays tellement beau qu'il en émeut jusqu'aux larmes de bonheur.

Écrit par : pachakmac | 13/01/2011

Tunisie, mon amour

Peuple béni que l'on croyait soumis

Nous étions banni du cercle fermé de la dignité

Nous étions tellement acculés au silence que l'on avait fini par nous persuader de notre servilité

Nous étions semble-t-il tellement préoccupés par notre niveau de vie que nous étions prêts à tous les compromis

Que de fois nous étions montrés du doigt pour notre richesse matérielle payée au prix cher de notre pauvreté intellectuelle

Que de fois les rares voix qui s'élevaient n'avaient-elles pas fini par baisser les bras devant tant d'impuissance

Que de fois nous avons douté de nous, de notre histoire, de notre avenir

Mais l'Histoire a montré qu'il n'est de peuple que l'on puisse soumettre à l'infini

Il n'est de peuple qui ne trouve pas en lui les ressources nécessaires pour se reconstruire quelque soient les ravages subis

Il n'est de peuple qui puisse vivre seulement d'argent car le jour où l'argent faiblit la rage de liberté surgit,

Rage magnifique portée par une jeunesse assoiffée de parole libérée

Une jeunesse porteuse de tant d'espoir et non de désespoir

Une jeunesse qui en un tourne main a su réconcilier tout un peuple avec lui-même

Retrouvant en quelque jours tout ce qu'il avait perdu, ses racines phéniciennes et ses valeurs d'avant garde

Nous retrouvant tout à coup sous les feux des projecteurs

Le monde attendant de nous que nous lui montrions la voie

Nous qui étions hier ceux qui ne voyaient pas

Tunisie mon amour

Ne recule pas.

Écrit par : sissi | 13/01/2011

@ pachakmac

Anecdote pour anecdote, lâchez un peu la Renaissance et regardez plutôt du côté de la Restauration, vous y verrez plus d'un Géricault pour ne citer que les naufragés de la Méduse.

Maintenant, de grâce, rangez vos épouvantails et vos leçons de citoyenneté et plongez-vous plutôt dans l'histoire, vous y trouverez plus d'un motif à la décence et au respect des peuples.

Écrit par : Poulet | 13/01/2011

Comme je l'ai indiqué mille fois, une révolution, c'est partir d'un point et revenir au point de départ. Ce n'est pas la bonne formule. Un consensus doit se développer autour de l'idée simple mais d'avenir, ENTREPRENEZ!

Tout le monde ne peut entreprendre certe, mais ce jeune qui a fait les frais d'une politique imbécile avait raison et le pouvoir ne l'a pa vu!

Des salariés à la pelle, s'il n'y a pas d'entrepreneurs de TOUTES sortes, ça ne sert à RIEN! Je fûs viré il y a quelques années d'une association de réinsertion pour cadres lorsque je me suis adressé à des femmes et des hommes bac + 5 que leur avenir serait soit le chômage, soit entreprendre. Pourquoi cela n'a pas plus, tout simplement que cette association loi 1920 était financée par l'état et des fonds privés, et que leurs formations et conseils à ces gens là étaient bidon.

Avec une trentaine de personnes de haut niveau en passant par des chefs d'entreprises nous étions un groupe qui se réunissait une fois par mois afin de réfléchir sur la situation économique pour l'avenir. Après une année la réponse à nos question était sans appel "ENTREPRENDRE"

Commerçant ou Artisant, ou formateur lorsque vous avez prouvé vos savoirs être et savoirs faire, Secrétariat indépendant, Artisant dans le nettoyage, ingénieur conseil indépendant bref, dans toutes les activités il est possible d'entreprendre, il faut de la volonté, du courage, des capacités personnelles et de l'anthousiasme! Nons croyants en un dieu ou croyant n'y change rien!

C'est vous les acteurs croyez en vous, ce sera mieux et payant!

Concernant votre pays que je connais un peu, il faut une mobilisation démocratique afin de forcer le Président à se plier aux nouvelles données économiques et à vous donner les moyens d'entreprendre, ou bien il doit envisager des élections Nationales LAÏQUES sans les religieux ou leurs religions!

N'écoutez pas le chant des sirènes religieuses, faites la séparation de l'ETAT et des croyances religieuses, sinon regardez le Liban depuis 1975 et les autres pays qui sont repartis dans l'obscurantisme le plus total, ce sont les peuples qui en payent les conséquences! NON aux Monarchies religieuses, car elle vous laisseront dans la misère mentale et la pauvreté!

Chacun dans son pays peut entreprendre de l'Afrique du Nord à l'Afrique du Sud et D'Est en Ouest...Il y aura toujours des entreprises pour investir chez vous comme ailleurs, là ou il y a des consommateurs!

Prenez vous en main et entreprenez dans TOUT!

Bon courage et bonne chance!

Écrit par : Pierre NOËL | 13/01/2011

Ce soir je suis bouleversée secouée par ce qui se passe et profondément concernée et solidaire avec le peuple tunisien qui crie et se soulève pour sa liberté et sa dignité.

Mon rêve est que ce cri soit entendu avec respect et compassion

Mon rêve est qu’un sens soit donné à ces morts pour que leur familles puissent un jour se remettre de cette tragédie

Mon rêve est que les tunisiens retrouvent leur vrai natures : un cœur ouvert et une envie de vivre dans la tranquillité et pas dans la peur

Mon rêve est que ce massacre cesse au plus vite. Chaque mort est un mort de trop.

Écrit par : jalila | 13/01/2011

Voilà ce que la Commission d'enquête jugera :

LA VÉRITABLE NATURE DU RÉGIME DE BEN ALI

Ce document est destiné à informer le lecteur de la véritable nature du régime mis en place par Ben Ali, un homme qui a distribué à son entourage immédiat les ressources du pays et qui joue le rôle d’arbitre entre les différents détenteurs des richesses, retirant aux uns et donnant aux autres dans une valse des allégeances qui l’a complètement éloigné des réalités de la Tunisie.

Cette logique du pouvoir a entraîné une si grave déliquescence des valeurs que la société dérive rapidement et sûrement vers la décadence ou alors l’intégrisme religieux, considéré comme le dernier refuge de la dignité.

Outre les mouvements de foule spontanés comme les révoltes de Redeyef en 2009 et de Sidi Bouzid qui se sont étendues à toute la république et où les slogans scandés par la foule sont dirigés contre la corruption de la famille de Ben Ali, une multitude d’écrits et d’articles ont condamné depuis 1988 les dérives du régime, qu’elles soient politiques ou financières.

Concernant les dérives politiques, il suffit de lire la déclaration du 7 novembre 1987 pour être convaincu de l’absence totale de volonté politique et cette absence est confirmée par le fait que Ben Ali accepte et couvre les pratiques mafieuses de son entourage immédiat, et ce, au vu et au su de tout le monde et avec la complicité de plusieurs membres de tous les corps de l’État.

Le dossier que nous présentons cible les opérations réalisées par l’entourage immédiat de Ben Ali. La liste n’est évidemment pas complète car quelques proches du pouvoir opèrent par l’intermédiaire de prête-noms et le suivi des opérations devient plus difficile.

Bien que l’ensemble des secteurs de l’économie du pays ait été touché par la rapacité des proches de Ben Ali, ce sont évidement les gros marchés et les meilleures entreprises du pays qui ont été visées en premier. Ainsi, les privatisations ont toutes été opérées dans l’illégalité totale et en contradiction flagrante avec la loi et les règlements.

La première grande victime de ces opérations est l’État tunisien, un État qui a été complètement vidé de sa substance par Ben Ali et son entourage, et ce, pour s’assurer de sa main-mise sur le pays en éliminant toute voix discordante et en allant jusqu’à créer de toutes pièces une opposition fantoche.

Le Comité de Salut Public

Concernant les « affaires » qui sont devenues la principale activité de Ben Ali et de son entourage, nous vous présentons ci-dessous une première liste des richesses accumulées par Ben Ali et ses proches, et ce, avec une arrogance qui nous éclaire sur la mentalité de ces individus qui n’ont aucune conscience politique, qui sont convaincus que la Tunisie leur appartient et qui se substituent à l’État.

Comme nous le verrons ci-dessous, le poids de Ben Ali et de ses proches dans l’économie du pays est de plus en plus important, ce qui fait que le jeu économique en est lourdement affecté.

Le vérouillage de l’économie empêche tout investissement et toute évolution dans les secteurs clés, ce qui entraîne un nivellement de l’économie par le bas. En clair, la gestion opaque de l’économie et la phagocytation des instruments économiques entraînent le pays vers un désastre sans précédent dans l’histoire de la Tunisie, surtout que la dénonciation de cet état de fait est impossible à cause du verrouillage total de l’information et du blocage - organisé par Abdelwahab Abdallah - de toute émergence d’une société civile.

Cette dynamique concourt très rapidement à la désintégration de la société tunisienne et à l’émergence des extrêmes.

LE SECTEUR BANCAIRE

Le clan Ben Ali a commencé son enrichissement par l’entremise des crédits sans garanties accordés par les banques nationales de développement. Ces pratiques, poussées à l’extrême, ont mis à mal ces institutions. Alors, pour avoir les coudées franches, le clan a décidé de s’approprier des institutions financières.





LA PRISE DE CONTRÔLE DE LA BANQUE INTERNATIONALE ARABE DE TUNISIE.

La prise de contrôle de la BIAT a été opérée d’une façon complètement opaque par une famille proche du pouvoir. Les frères Mabrouk ont opéré une prise de contrôle musclée de ladite banque, l’un des fleurons du secteur bancaire tunisien. La famille Mabrouk, qui était déjà fortunée sous l’ancien régime, et même avant l’Indépendance, s’est toujours assuré des liens privilégiés avec le pouvoir en place. Elle possède aujourd’hui un empire commercial et financier qui a été bâti, depuis l’union avec les Ben Ali, sur des passe-droits et des coups de pouce «venus d’en haut».

LA PRISE DE CONTRÔLE DE LA BANQUE DE TUNISIE

La Banque de Tunisie, l’une des plus anciennes institutions bancaires du pays, connue pour son professionnalisme et son excellente gestion, est tombée dans l’escarcelle de Monsieur Belhassen Trabelsi, frère de Mme Ben Ali. La prise de contrôle de la banque a été faite d’une façon qui s’apparente à un véritable hold-up. Plusieurs grands actionnaires ont été mis devant le fait accompli et la direction de la banque a été accordée à Mme Abdallah, femme de Abdelwahab Abdallah, qui, avec Abdelaziz Ben Dhia, est l’un des deux piliers du régime, et qui est, comme nous le verrons plus loin, l’homme qui a bloqué toute émergence d’une société civile en Tunisie.


DEUX NOUVELLES BANQUES

Alors que la Banque Mondiale et le FMI dénoncent dans leurs rapports envoyés aux autorités tunisiennes le «surbanking» du pays (trop de banques par rapport aux besoins de l’économie) et évoquent la nécessité d’opérer des concentrations et des fusions des institutions bancaires, le gouvernement, par l’intermédiaire du gouverneur de la banque centrale, délivre deux licences de banque à deux gendres du président, la Banque Zitouna pour M. Matri et la MEDIOBANCA pour M. Slim Zarrouk.

la privatisation de la banque du sud

Il ne s’agit pas ici de la prise de contrôle d’une banque, mais d’un délit d’initié qui a privé l’Etat d’un revenu considérable au profit de la famille. Il faut rappeler que la vente de la Banque du Sud au groupe hispano-marocain ATTIJARI BANK s’est faite à travers un délit d’initié coopté par l’État: Sakhr el Matri, gendre de Ben Ali a acheté à bas prix une part des actions de la Banque du Sud et les a revendues, avec une grosse plus value, au moment de l’OPA lancée par le groupe hispano-marocain.

Commission de contrôle des transferts a la banque centrale

D’énormes abus ont été constatés en matière de transfert d’argent à l’étranger, des mouvements de fond de plusieurs centaines de milliards sont effectués en totale contradiction avec la loi tunisienne des transferts de devise.

Une commission d’enquête doit être organisée pour arrêter ce fléau de fuite de devises dont bénéficient Ben Ali et ses proches.


Le secteur des transports

la société ennakl :

Volkswagen - audi - porsche - seat - KIA

La société nationale Ennakl a été quasiment offerte au gendre de Ben Ali, Sakhr el Matri, qui sans aucun apport personnel, par l’intermédiaire de crédits accordés (sans aucune garantie) par la BNA, s’est retrouvé à la tête de cette entreprise. Aux dernières nouvelles, le chèque de 17 millions de dinars déposé par Sakhr el Matri en garantie au ministère des Finances n’aurait pas été versé à ce jour.

Il faut également mentionner le fait que selon les experts, la valeur réelle de l’entreprise serait au minimum de 300% supérieure à la valeur de la transaction.

Dès la prise de contrôle de cette société par M. Matri, les licences d’importation de véhicules, qui étaient accordées au compte-gouttes selon les besoins du pays, ont été données à tour de bras et on en est même arrivés à importer des Porsche qui coûtent un peu moins de 500 mille dinars ! Ce qui constitue une absurdité absolue dans un pays comme la Tunisie.

Concernant KIA, des industriels coréens sont venus pour monter en Tunisie une industrie de fabrication de pièces détachées, et encore une fois, c’est un proche de Ben Ali, Sakhr el Matri, qui s’est approprié la licence d’importation et de distribution des véhicules.

LA SOCIÉTÉ LE MOTEUR

mercedes - fiat...

La Société LE MOTEUR, l’un des fleurons de l’État, propriétaire des «cartes» MERCEDES et FIAT, entre autres, a été privatisée dans des conditions très obscures au bénéfice de Cyrine Ben Ali et de son époux Marouane Mabrouk.

La décision de privatisation a été suivie par la mise à l’écart du Secrétaire d’État a la privatisation à cause du fait qu’il ait défendu un prix de cession beaucoup plus élevé.

Peugeot

En décembre 2008, la fille cadette de Ben Ali a été promise à un jeune garçon de la famille Ben Gaied. Le jeune homme a alors été immédiatement coopté comme P.D.-G. de la Société STAFIM PEUGEOT, dont les actions ont été achetées au rabais, sinon au nominal, auprès de la BIAT, banque du groupe Mabrouk, allié à Ben Ali.





FORD - range rover - jaguar - hyunday - man

La privatisation à très bas prix de la société étatique qui détenait la licence Ford a été réalisée par Belhassen Trabelsi, frère de Mme Ben Ali.

Ils ont réussi à imposer à tout le secteur public l’achat de leurs véhicules.

Plusieurs « cartes » de marques leurs sont attribuées, comme Range Rover, Jaguar et Hyundai, sans compter l’assemblage des véhicules MAN.





Les seules taxes qui baissent sont celles des voitures!

Le marché automobile étant trusté par les familles proches de Ben Ali, les seules taxes qui baissent sont celles des voitures.

Ces baisses des taxes ne concernent pas seulement les voitures populaires, mais aussi des voitures de luxe dont le montant dépasse parfois le prix d’une usine.





TUNISAIR

La compagnie Tunisair, fleuron historique de l’aérien tunisien, a subi sous l’ère Ben Ali un harcèlement sans précédent de la part de la famille.

La Présidence de la République, comme si elle n’avait pas d’autres chats à fouetter, s’est immiscée dans toutes les décisions de la Compagnie, et ce, de la désignation des hôtesses à l’achat d’avions, principalement depuis l’arrivée à la tête de la Compagnie du tristement célèbre Rafaa Dekhil qui s’est donné corps et âme à la famille.

Parmi les scandales, deux sont d’une dimension légendaire. L’un concerne l’achat par la compagnie, pour le compte de la Présidence, d’un Boeing 737/600 comportant salons, chambres à coucher, bureaux (on se demande pourquoi).

Nonobstant le fait que ces achats pèsent très lourd sur les comptes de la compagnie, on se demande pourquoi Ben Ali a besoin d’un luxe pareil alors que, depuis l’Indépendance, un simple réaménagement des avions existants était suffisant pour les voyages officiels.

Si M. Ben Ali avait développé une diplomatie active, cet achat surdimensionné par rapport à la taille du pays aurait pu à la limite se justifier, mais la politique internationale de la Tunisie s’est complètement désintégrée durant le règne de Ben Ali qui n’est plus reçu que par des dictateurs ou, au meilleur des cas, des présidents honorifiques.

Or, cet avion gouvernemental sert surtout pour les voyages privés de la famille qui part régulièrement calmer son avidité au Boulevard St Honoré et va frimer aux frais de l’État à St Tropez ou ailleurs.

Comme si cela ne suffisait pas, voici que Ben Ali décide de faire acheter par Tunisair un nouvel avion, un A340 qui coûte, au prix catalogue d’Airbus, 280 millions d’euros ; auxquels il faut ajouter les frais de réaménagement qui font que cet avion coûtera, à sa livraison, à peu prés 600 milliards. De quoi relancer le développement de plusieurs régions du pays et donner du travail à des dizaines de milliers de chômeurs.

Pour comparaison, l’achat par le gouvernement français d’un A320 usagé a provoqué un tollé général en France. Or, l’avion de M. Ben Ali coûtera le prix de 8 (huit) A320, et ce, pour un pays dont le PIB est des centaines de fois inférieur à celui de la France.

Il faut également ajouter qu’à la suite de cet achat noyé dans une grosse commande de Tunisair, messieurs Sakhr el Matri et Belhassen Trabelsi ont acheté deux avions privés.





carthago airlines & nouvelair

Concernant les licences accordées aux compagnies aériennes :

Licence accordée à Slim Chiboub et Aziz Miled pour Nouvelair.

Licence accordée à Belhassen Trabelsi pour Carthago-airlines et fusion de Carthago et de Nouvelair après la disgrâce de Slim Chiboub.


LA GESTION DES SERVICES DE L’AEROPORT DE TUNIS

La concession du premier opérateur privé pour la gestion de la logistique des services de l’OPAT a été accordée dans une opacité totale à la société MAS. Encore une fois, c’est un gendre de Ben Ali, M. Slim Zarrouk, qui en est le bénéficiaire. Dans quelles conditions financières et pourquoi lui?


Appel d’offreS pour la privatisation des free-shops

La société qui a été retenue pour l’attribution de la licence des Free-Shops est la Sté Weitnauer qui était chapeautée par Sofiene Ben Ali et Abderahmane Tlili. Ce dernier a ensuite été mis hors-circuit.Il est, depuis, traité comme un prisonnier de Guantanamo. Son fils a été interdit de sortie du terrtoire durant 5 ans. Et depuis 3 ans il est en exil.fait Son autre fils a vu son père 1 seule fois durant 15 mn en 8 ans. La mère s'est suicidée suite aux provocations des sbires de Ben Ali.



La Compagnie Tunisienne de Navigation

La CTN, compagnie de navigation historique, qui a joué depuis l’Indépendance un rôle exceptionnel dans l’économie du pays, est aussi visée par les proches de Ben Ali, surtout depuis que le jeune Sakhr el Matri a ouvert son village pour croisiéristes.

Avant la privatisation prévue de la CTN, la compagnie a reçu l’ordre de commander à coup de centaines de milliards de nouveaux navires qui ne seront livrés qu’une fois la CTN privatisée, et ce, pour le bénéfice des futurs preneurs qui sont déjà choisis par le pouvoir.

Imed Trabelsi et la CTN

Imed Trabelsi, connu pour ses frasques dont le vol et recel de yachts et une multitude d’opérations douteuses, a également créé à lui tout seul une nouvelle ligne pour la CTN reliant Sfax à Tripoli. Il a laissé une ardoise de plusieurs centaines de milliers de dinars à la CTN.

téléphonie


tunisiana

L’État tunisien se fait voler des centaines de millions de dinars par les «Premières Dames» de Tunisie et de Palestine.

Pourquoi la deuxième concession de téléphonie mobile a-t-elle été accordée à El Sawiress, un ami de Mme Arafat? Parce que Mme Arafat a demandé à son amie, Mme Ben Ali d’intercéder en sa faveur contre une somme faramineuse.

Encore une fois, dans cette affaire, c’est l’État tunisien qui s’est fait voler une somme d’à peu près 400 millions de dinars.

L’ouverture des offres pour la licence de téléphonie mobile a révélé que VIVENDI était le mieux placé pour l’emporter. Mais pour leur propre intérêt, les proches de M. Ben Ali ont averti ORASCOM pour qu’il fasse une contre-offre supérieure à celle de VIVENDI.

Six mois après avoir obtenu la licence, ORASCOM n’avait toujours pas réglé le gouvernement tunisien. Après plusieurs menaces du ministère des Télécoms pour annuler la transaction, les proches de Ben Ali et à leur tête Mongi Safra ont concocté une solution miracle qui restera dans les annales de l’histoire des détournements de biens public de la planète : un groupe de financiers s’est réuni pour accorder à Orascom un crédit avec un pool bancaire 100% tunisien. Et la licence, accordée à une société étrangère, a donc fini par être payée avec un chèque en dinars tunisiens ! Ce sont donc les banques tunisiennes qui ont offert Tunisiana à Orascom!

Cette affaire a provoqué des remous jusqu’à la Banque Mondiale qui, constatant ces irrégularités flagrantes, a décidé d’annuler un crédit bancaire à long terme de 250 millions de dollars au bénéfice de la Tunisie. Cette institution financière internationale qui depuis l’Indépendance a toujours soutenu le développement de la Tunisie, se méfie désormais de toute opération concernant notre pays.

L’affaire TUNISIANA n’est qu’un épisode des frasques des deux «Premières Dames» qui ont également défrayé la chronique par la création de l’ISC.





L’AFFAIRE WATANIA-QTEL / SAKHR EL MATRI

La téléphonie mobile étant une activité délicate pour la sécurité du pays, la Tunisie n’a pas manqué, comme cela se fait partout ailleurs, de conditionner la vente de parts des entreprises de téléphonie à approbation préalable.

Watania-Qtel, propriétaire de 50% de Tunisiana, a décidé d’acquérir les 50% restants. Or, pour obtenir l’aval du gouvernement tunisien, Watania Qtel a« offert »à Skhar el Matri 25 % de l’affaire en contrepartie de l’aval du gouvernement et de la promesse d’obtention d’une licence 3G.

Tout le montage financier dont on parle dans les médias tunisiens est pur mensonge, nous publierons ultérieurement les documents prouvant la malversation.



ORANGE

Les opérations se suivent et se ressemblent, la licence du troisième opérateur téléphonique a été accordée à la fille du président, Cyrine Ben Ali, qui est également, à travers Planet Tunisie, le principal fournisseur d’accès Internet du pays.

ORANGE, suite:

Le contrat signé entre ORANGE et l’État tunisien prévoyait une clause de non concurrence d’une année concernant la licence 3G.

Ce contrat stipulait que si la licence 3G était accordée dans l’année à un autre opérateur, l’État se verrait obligé de rembourser 70 millions de dinars du montant de la licence.

Il est étonnant que l’État n’ait pas su attendre une année avant d’accorder à un autre opérateur une licence 3G. La Tunisie a ainsi perdu 70 millions de dinars.

MEDIAS

La famille Ben Ali est aujourd’hui à la tête d’un empire médiatique sans précédent dans l’histoire. Cet empire couvre tous les secteurs médiatiques, de la presse écrite à la télévision.



RADIO MOSAIQUE FM

Il était clair que les médias aussi allaient subir la razzia de la famille de Ben Ali. Non seulement pour des raisons économiques, mais aussi pour des raisons d’influence politique. En effet, dans leur folie des grandeurs, les proches de Ben Ali se sont crus aptes à prendre le pouvoir, c’est ainsi qu’ils ont investi à tour de bras dans les médias. Radio, journaux, agences de publicité. Nous nous en tiendrons ici aux grands médias.

C’est ainsi que la licence de la première radio privée a été accordée à un groupe d’hommes d’affaires dont Belhassen Trabelsi est comme par hasard le frère de Mme Ben Ali.

Pour couper court aux rumeurs, la licence a été accordée au nom de M. Boutar, prête-nom et P.D.-G. de ladite radio.





CHAMS FM

Autre radio privée, mais même système : la licence de CHAMS FM a été accordée à la fille Ben Ali épouse Mabrouk. Le prête-nom est Fathi Bhouri, ancien directeur général de Planet Tunisie, dont elle est également propriétaire.





ZITOUNA FM

L’imagination ne fait pas partie des proches du régime: la licence de ZITOUNA FM a été accordée à Sakhr el Matri, gendre du président qui, à travers cette radio «islamisante», veut se faire passer pour un «véritable musulman» et acquérir les faveurs du peuple.





JAWHARA FM

Pour ne pas être en reste, évoquons la radio FM du Sahel. La licence a été donnée à M. Néji Mhiri, ami personnel de Ben Ali et administrateur à la Banque Centrale de Tunisie alors qu’il doit environ 600 millions de dinars aux banques tunisiennes!

CARTHAGE TV

Non content d’avoir, avec leur société de production CACTUS, complètement phagocyté la télévision nationale avec la vente de programmes achetés clé en main et la production de séries vendues à l’avance avec l’appropriation des plages publicitaires, Belhassen Trabelsi et Sami Fehri décident de créer leur propre chaîne de télévision.

Il faut noter que Cactus production s’est approprié, ces dernières années, 60 % des revenus de la chaine nationale TV7. Les directeurs de la chaîne ont ainsi contribué à l’effacement de toute une génération de producteurs en achetant au seul Cactus l’écrasante majorité des programmes.

HANNIBAL TV

Même procédé complètement illégal d’accord de licence que pour les radios.

Monsieur Mohamed Nasra, époux d’une proche de Mme Ben Ali a obtenu la première licence privée de télévision. Il a d’ailleurs contribué de façon exceptionnelle à l’abêtissement de la société tunisienne en présentant des débats nerveux qui ne concernent jamais les questions essentielles que tous les Tunisiens se posent.

Il faut également mentionner qu’Hannibal TV doit au fisc tunisien plus de 5 millions de dinars et que les ordres de laisser faire partent directement de la Présidence de la République !

D’autre part, comme si tout ceci ne suffisait pas, le patron d’Hannibal TV jouit d’une immunité de fait devant les tribunaux. Il ne paie aucun fournisseur de sa chaîne et ne verse aucun droit de retransmission à la Fédération tunisienne de football, privant ainsi les clubs de football d’une source de revenus très importante.

groupe dar assabah

A la suite d’une dispute au sein de la famille propriétaire du groupe de presse Dar Assabah, Sakhr el Matri a racheté l’affaire.

Le groupe Assabah publie, entre autres titres, les journaux Assabah et Le Temps.





Le contrôle des médias en Tunisie est complété par le système mis en place par l’un des piliers du régime, M. Abdelwahab Abdallah, qui contrôle tout le reste des médias grâce à une agence d’État :

L’ATCE

L’Agence Tunisienne de Communication Extérieure est l’organisme mis en place par Abdelwahab Abdallah pour mettre au pas les médias qui aspireraient à une quelconque liberté d’expression et contrôler ainsi toute émergence d’une société civile.

L’ATCE gère le budget publicitaire de toutes les entreprises étatiques et l’utilise pour soumettre les médias à l’autorité de M. Abdelwahab Abdallah.

Exemple : un média tunisien s’exprime d’une façon qui ne plait pas au régime. Immédiatement, le service des commandes publicitaires de l’ATCE est averti et retire à ce média toutes les publicités étatiques qui lui sont dévolues. Il ne reste alors qu’un seul choix au responsable du média en question : se limiter aux insertions du secteur privé. Or, Abdelwahab Abdallah et ses sbires vont jusqu’à influencer les choix publicitaires des entreprises privées en appelant les responsables pour leur conseiller de retirer leur budget au média en question.

Mais il ne faut pas croire que l’essentiel de cet argent va aux médias amis. Plusieurs millions d’euros de l’ATCE (donc des entreprises publiques) sont destinés à financer la communication extérieure de M. Abdelwahab Abdallah en payant à tour de bras :

• des médias réputés indépendants (Jeune Afrique, Arabies, Tunisie PLUS…)

• des responsables politiques étrangers.

• des auteurs de livres qui font l’apologie du régime, comme ceux du journaliste-mercenaire Salvatore Lombardo qui présente Ben Ali comme une grande personnalité politique internationale, porteuse d’un grand message humanitaire.

En même temps, l’ATCE compte, partout dans le monde, des protégés, des agents qui, à la première alerte politique, écrivent des articles et produisent des reportages soulignant l’excellente gouvernance de la Tunisie. Il est utile de préciser que ce ne sont que les médias nationaux qui reproduisent l’essentiel de ces articles et reportages, et ce, pour mieux tromper les Tunisiens en voulant leur faire croire que les médias internationaux parlent de la «réussite de la Tunisie de Ben Ali» alors qu’il ne s’agit que de journalistes payés.

La communication politique de M. Abdallah s’évertue également, envers l’opinion publique étrangère, à présenter Ben Ali comme un bouclier contre l’islamisme radical. A chaque crisette ou crise, ses journalistes-agents véreux crient au loup: « Les islamistes veulent prendre le pouvoir » ! Or la population tunisienne dans son écrasante majorité a toujours renié l’islamisme radical. Seul le comportement indigne et irresponsable des proches du régime pousse les Tunisiens vers l’extrémisme.

D’ailleurs, nous avons appris que face à la révolte actuelle, les conseillers politiques de Ben Ali ont évoqué la nécessité d’une grande manipulation destinée à détourner la population de ses revendications légitimes. En effet, une action terroriste islamiste commanditée par le pouvoir serait en gestation. C’est tout ce que ces conseillers de Ben Ali auraient trouvé pour salir cette révolte non violente et légitime. Cette recette consistant à brandir l’épouvantail de l’islamisme radical est une recette vieillotte qui ne trompe plus personne et qui renvoie à chaque fois aux calendes grecques les réformes nécessaires au pays.

Les manœuvres de désinformation à grande échelle sont subies par la Tunisie depuis les premières années du régime de Ben Ali. Mais la nullité de la communication politique tunisienne a détourné l’ensemble de la population vers les chaînes étrangères, Al Jazera en premier lieu.

En fait, la politique de communication dirigée par M. Abdallah est un véritable désastre national : l’ensemble de la population ne fait plus aucune confiance aux médias nationaux qui ont par ailleurs été durement visés par les slogans des manifestants de l’hiver 2010/2011 qui font l’apologie d’Al Jazeera.

Il faut aussi rajouter à l’actif de M. Abdelwahab Abdallah l’une des plus stupides opérations de censure de toute la planète. En effet, à la fin des années 90, un livre dénonçant les dérives de Ben Ali étant paru à Paris, Monsieur Abdallah donna l’ordre d’acheter tous les exemplaires. C’est ainsi qu’il propulsa ce livre au top des ventes, lui donnant un succès et une notoriété inespérés.

Cette leçon n’a même pas servi à Monsieur Abdallah, car une autre version de la même bêtise a été renouvelée une décennie plus tard concernant le livre «La Régente de Carthage». La plainte déposée sans base juridique devant le tribunal des référés à Paris par Me Samia Maktouf, dont l’habileté s’est limitée à l’obtention des faveurs de Mme Ben Ali, a donné au livre un coup de pouce publicitaire sans précédent puisque tous les journaux en ont parlé. Autre conséquence des limites intellectuelles de ces deux conseillers politiques de Ben Ali : la campagne de fouilles opérée durant des mois aux aéroports tunisiens à la suite de la publication de «La Régente de Carthage» restera dans les annales : les douaniers et policiers avaient reçu l’ordre de demander à tous les arrivants en Tunisie : «Avez-vous des livres dans vos bagages?». Beaucoup ont dû croire que les livres, comme la drogue ou les explosifs, étaient interdits en Tunisie.

Triste résultat pour l’un des rares pays au monde ayant 3000 ans de civilisation.





l’immobilier

Faire une liste des biens et opérations immobilières concernant la famille élargie de Ben Ali est une opération de longue haleine.

Nous citerons, dans le tas, la razzia opérée par Belhassen Trabelsi sur les maisons de Sidi Bou Said et l’acquisition au dinar symbolique du village touristique construit autour du port de Sidi Bou Said et le groupe des hôtels Carthago vendu dernièrement au libyen Leico.

A Gammarth, Slim Chiboub et Aziz Miled ont construit une marina.

La zone «Les Côtes de Carthage» a été presque entièrement distribuée par l’Agence Foncière Touristique aux Ben Ali, Trabelsi, Mabrouk, etc...

La plupart des opérations immobilières du pays sont aux mains de la famille. Ben Ali leur distribue des zones entières. Il l’a fait pour Montassar Maherzi (époux de la sœur de Mme Ben Ali)à Gabès, pour lui-même à la Baie des Anges au Kantaoui, il a distribué à tour de bras des dizaines de milliers d’hectares de terres agricoles à ses proches (Utique, Zagouan etc...).

L’agence foncière d’habitation

L’AFH, agence étatique qui a garanti, durant des décennies, aux foyers tunisiens à revenu faible ou moyen l’accès à la propriété est devenue une véritable pompe à fric au bénéfice des proches du pouvoir qui en usent pour soudoyer tous ceux qui les soutiennent.

C’est ainsi que les proches du pouvoir mettent en danger l’un des meilleurs acquis de l’histoire sociale de la Tunisie : l’accession à la propriété.





LES TERRAINS DE LA SATPEC A GAMMARTH.

La SATPEC, organisme fondé pour la promotion du cinéma tunisien, a été concédée à une société appartenant à Tarak Ben Ammar. Mais là où le bât blesse, c’est qu’avant cette opération, tous les terrains compris dans la concession ont été retirés et vendus pour promotion immobilière, toujours en faveur de la famille.





les TERRAINS De la steg

Suite à la privatisation de la Société Ennakl, celle-ci s’est illégalement approprié un terrain public de plusieurs hectares rendu accessible suite à la fermeture de la centrale électrique de La Goulette. Sur ce même terrain qui possède une berge sur les rives du Canal de Tunis, à quelques centaines de mètres du port, M. Matri a fait construire un village touristique comprenant un quai destiné aux bateaux de croisières et un centre commercial de plusieurs dizaines de boutiques, le tout bâti sur un terrain appartenant à l’État et concédé au Holding PRINCESS (appartenant à hauteur de 90% à Ben Ali et 10% à Matri) sans aucune consultation ni appel d’offres.

Cette véritable razzia sur les croisières, dont profitait auparavant l’État par l’intermédiaire de l’OPAT, touche également l’ensemble des commerçants du tourisme qui voient petit à petit les croisiéristes limiter leur visite au port touristique de M. Matri.

Drôle de façon de promouvoir le tourisme tunisien en limitant la visite des touristes aux berges du canal de Tunis, alors que le parc archéologique de Carthage, l’un des plus prestigieux de la Méditerranée, est juste à côté.





les terrains de la sonede

Le même M. Matri n’a pas trouvé mieux pour élever un palais des 1001 nuits que de le bâtir à Sidi Bou Said, sur un terrain appartenant à la Compagnie tunisienne des Eaux : la SONEDE.

Comment ce terrain est-il sorti du patrimoine de la SONEDE pour aboutir dans celui de M. et Mme Matri, les Tunisiens aimeraient bien le savoir. Mais le vol manifeste des biens de l’État ne suffit pas, car par la construction de ce palais, la famille de M. Ben Ali, certainement frustrée par la richesse des familles royales du Golfe, a exposé à tous les regard sa folie des grandeurs car cette habitation de 8 000m2 construits contient - outre une mosquée et un garage de plusieurs milliers de m2 - une chambre à coucher de 700m2, sans compter les fauves dans le jardin. L’ambassadeur des USA n’a pas manqué de le préciser avec un humour moqueur dans un câble révélé par Wikileaks.

Bref, la bêtise et l’avidité sont telles que la famille de M. Matri - une digne famille tunisienne dont un ancêtre est un héros de l’Indépendance du pays - renie les frasques du rejeton qui s’est acoquiné avec un pouvoir dont les pratiques doivent faire se retourner dans sa tombe le grand et digne Mahmoud el Matri.





jardin public au bénéfice

de la famille

La Tunisie compte peu de lieux de loisirs mythiques. Il a fallu raser le dernier d’entre eux, une boîte de nuit qui a fait la notoriété internationale de l’ambiance nocturne tunisienne. On a détruit cet endroit pour construire un jardin public parsemé de lieux de loisirs tout à fait privés. En effet, un club privé et un centre de thalassothérapie gérés par Mme Ben Ali et sa sœur ont été édifiés sur ce terrain public. L’investissement a été financé par le frère de Mme Ben Ali, Belhassen Trabelsi, et un associé.

On se demande une nouvelle fois comment les mairies - qui sont si souvent tatillonnes sur leurs privilèges - accordent avec autant de passe-droits des concessions et des permis de bâtir sur leurs propres domaines sans aucune consultation ni appel d’offres.

En fait, il s’agit encore du phénomène de deux poids, deux mesures». Les biens de la communauté sont entièrement dévolus aux proches de Ben Ali en faveur desquels aucune loi ne s’applique, à part celle du plus fort.







La grande distribution







Géant

Licence obtenue par la famille Mabrouk grâce à Mme Mabrouk, fille de Ben Ali.


Monoprix

Egalement entré dans le patrimoine des Mabrouk.

Bricorama

Affaire entièrement réalisée par M. Mahbouli puis carrément confisquée par Imed Trabelsi.


INDUSTRIE

Outre les briquetteries qui ont fait l’objet d’une concentration aux mains du discret mais néanmoins actif Slim Zarrouk, époux de Ghazoua Ben Ali, il est utile de mentionner le plus grand scandale de l’histoire financière de la Tunisie :

Carthage cement

En matière de détournement de biens publics, l’affaire Carthage Cement est celle où les excès les plus incroyables ont été réalisés.

Un pool industriel international mené par des Italiens a proposé à l’État tunisien l’achat de la cimenterie de Tunis. Après plusieurs mois de travail et après avoir obtenu l’essentiel des autorisations nécessaires, au moment de signer le contrat définitif avec l’État tunisien, les industriels sont contactés par Belhassen Trabelsi qui conditionne l’accord de l’État à 20% de l’affaire (80 millions de dinars).

Choqués par ces pratiques, les industriels se retirent, laissant à Belhassen Trabelsi l’affaire qu’ils avaient montée.

Celui-ci procède alors à l’appropriation de plus de 400ha de terrain (acquis au dinar symbolique) appartenant à l’État et en flagrante irrégularité avec toutes les règles, fait entrer en bourse Carthage Cement qui n’a aucun bilan, et ce, grâce à des banquiers irresponsables. Pour couronner le tout, la Société Tunisienne des Chemins de Fers se permet de financer, pour Carthage Cement, 15 kms de voies de chemin de fer. Le ministère des Transports et l’Assemblée Nationale n’y voient aucun inconvénient. Ne citons pas la Cour des Comptes, la Commission de contrôle des opérations de bourse ni tous ces organismes de contrôle mis en place par le régime pour mieux tromper son monde et qui harcèlent tous les Tunisiens sauf ceux qui mettent le pays sous leur coupe réglée.

Carthage Cement constitue certainement le plus gros scandale de l’ère Ben Ali, et ce, avec la complicité active de plusieurs hauts responsables.




DIVERSES AFFAIRES

L’International School of Carthage.
Un terrain et une subvention d’à peu près 2 millions de dinars du ministère de l’Education nationale accordés gracieusement à Mmes Ben Ali et Arafat pour la création d’une école privée!

Alors que les écoles tunisiennes subissent un manque flagrant de budget de fonctionnement, alors que les classes sont dans un état de délabrement avancé, un budget national est alloué à une école élitiste privée!

Comme si tout cela ne suffisait pas, pour obliger les Tunisiens à inscrire leurs enfants dans son école, Mme Ben Ali a usé de tout son pouvoir pour fermer la principale institution concurrente. Le fondateur de cette institution, M. Bouabdeli, a été obligé de mener une véritable campagne de presse internationale, ponctuée par la publication d’un livre, pour pouvoir recouvrer ses droits. Sans succès.

Comme l’a révélé Wikileaks, Mme Ben Ali s’est même frottée à l’Ecole américaine de Tunis en ordonnant au ministère des Finances d’annuler le régime de faveur fiscale dont bénéficiait l’institution américaine. Il faut préciser que suite à la petitesse de ces pratiques, le gouvernement américain a revu à la baisse ses aides économiques à la Tunisie.





Les bananes de la république

Comme cela devait se faire dans une république devenue bananière, l’importation des bananes a été retirée à l’une des plus prestigieuses sociétés de développement tunisienne, la STIL, qui avait lancé, au début de la Tunisie indépendante, un exceptionnel plan de développement du Sud et qui bénéficiait de plusieurs monopoles d’État. L’un de ces monopoles concernait l’importation de bananes qui été soustrait à cette société nationale de développement pour être accordé aux membres de la famille Trabelsi, Moncef, ancien photographe de rue et M. Jaraya, son acolyte.

Il faut préciser que les ministres du Commerce se pressaient pour leur signer les licences d’importation et obtenir ainsi les faveurs du pouvoir.





La sucrerie de Bizerte

L’importation du sucre était un monopole d’Etat, mais pour mieux se sucrer, M. Belhassen Trabelsi, frère de Mme Ben Ali, a décidé de se substituer à ce monopole d’Etat en créant sa propre usine à Bizerte. Il s’est même approprié une partie du port de Bizerte pour y installer ses silos. Et ce, avec l’homme d’affaires prête-nom Lotfi Abdenadher.





LES ALCOOLS

Comme tout État en développement, les monopoles juteux avaient été accordés, comme nous l’avons vu plus haut, à des Sociétés de Développement destinées à mettre à niveau l’économie tunisienne. C’est ainsi que le monopole d’importation et de distribution des alcools appartenait, lui aussi, à la STIL. Mais la liquidation de cette entreprise particulièrement juteuse ne s’est pas fait attendre et les Trabelsi ont immédiatement mis la main sur ses divers monopoles et même sur le marché noir de l’alcool, dont la distribution passe obligatoirement par Imed Trabelsi.

Et c’est ainsi que l’œuvre de développement de la Tunisie a été abandonnée au profit de quelques personnes sans envergure, pour leur seul profit.

Des régions entières sont ainsi tombées en désuétude, complètement abandonnées par un État devenu soucieux du seul enrichissement de Ben Ali et de ses proches qui à leur tour récompensent les agents véreux de l’État en leur accordant des postes en haut lieu. L’explication de la déchéance de tout un pays apparaît alors dans toute sa simple vérité.





Les trabelsi et Les Ben ali se substituent à la douane

Une multitude de sociétés officient depuis des années au vu et au su de tout le monde pour permettre à certains commerçants tunisiens d’importer des produits sans droits de douane avec un prix fixe au mètre cube importé.

Les conteneurs passent la douane sans aucun contrôle. Cette pratique avait créé un scandale en décembre 2006 à la suite d’une attaque intégriste à Soliman. Tout le monde se demandait si les intégristes n’avaient pas fait entrer les armes dans ces conteneurs non contrôlés.

Cette pratique d’importation sauvage contribue à appauvrir tout le tissu industriel tunisien, alimente le marché parallèle de produits et d’objets volés et provoque la faillite des honnêtes commerçants.

Les principaux bénéficiaires de ce trafic sont Jalila Trabelsi, sœur de Madame Ben Ali, et Hayet et Kaies Ben Ali, sœur et neveu du président et d’autres membres de la famille que nous citerons la prochaine fois.





LE THON TUNISIEN, MONOPOLE DE M. MOURAD TRABELSI, FRERE DE MME BEN ALI

L’exportation du thon est depuis quelques années devenue monopole personnel de Mourad Trabelsi qui est également le seul individu autorisé en Tunisie à en faire l’élevage et à l’exporter.





Pêche au Lac de Tunis

Le même Mourad Trabelsi a obtenu, par l’intermédiaire d’un Italien prête-nom, le monopole de la pêche au Lac de Tunis. Son unique contrepartie : nettoyer les algues du Lac.

Quel est le prix de la concession ; comment a-t-elle été accordée ? Mourad Trabelsi paye-t-il des impôts en contrepartie de ces énormes privilèges?





La friperie

Même système, mêmes bénéficiaires. La friperie n’a pas échappé aux proches de Ben Ali, dont elle est devenue une chasse gardée !





Conclusion



Cette énumération est rébarbative tellement le manque d’imagination des proches de Ben Ali est éprouvant en matière de détournement de biens publics et autres enrichissements illégaux.

Nous préparons un second dossier où nous poursuivrons l’énumération de ces scandales qui ne doivent jamais être oubliés pour que ces gens qui ont mis le pays à genoux puissent payer un jour tous leurs méfaits.

Nous tenons également à avertir les Tunisiens des arnaques qui sont déjà en cours de préparation, tel le déclassement du terrain de l’ IHEC à Carthage. En effet, les proches du Président considèrent que ce terrain, merveilleusement placé sur le versant de l’historique Carthage, conviendrait bien mieux à la construction de dizaines de villas pour leur compte. La même logique a été adoptée pour le stade Zouiten, situé sur les hauteurs du Belvédère et de Mutuelleville. La même logique a été adoptée pour le versant sud de la colline de Gammarth où les constructions vont très bientôt être entamées par un certain Imed, clone de son homonyme trabelsien et prête-nom de certains membres de la famille et qui a déjà loti un terrain archéologique entre Carthage et La Marsa, terrain déclassé par un ancien dirigeant de l’Institut du Patrimoine et par des complicités au sein du ministère de la Culture, nous y reviendrons aussi.

Nous parlerons également du neveu de Ben Ali, Monsieur Mehdi Mlika, et de sa politique d’embellissement de l’environnement qui s’est soldée par la simple exécution d’une «Avenue de l’environnement» dans chaque ville de Tunisie. L’embellissement de ces artères, qui a consisté en quelques bacs à fleurs et terre-pleins gazonnés et quelques horreurs artistiques, a coûté des fortunes dont les principaux bénéficiaires sont Mehdi Mlika et Ben Ali, par l’intermédiaire d’entrepreneurs véreux qui n’ont ramassé que des miettes. Bref ce sont les budgets des municipalités et du ministère de l’Environnement qui en ont pâti.

Nous évoquerons aussi le hold-up réalisé au profit de Sakhr el Matri et du fils de Ben Ali par l’achat au nominal des actions du groupe Nestlé détenues par la Banque Nationale Agricole depuis une cinquantaine d’années. Nestlé International a violemment réagi devant ces pratiques dignes des pires républiques bananières.

Nous évoquerons aussi l’acharnement avec lequel la famille de Ben Ali se réserve tous les marchés publics du pays, contribuant ainsi à appauvrir l’État en imposant des prix qui n’ont rien à voir avec la réalité des offres.

Nous parlerons du monopole accordé à Moncef Trabelsi dans le transport des produits pétroliers dans tout le pays, nous évoquerons les malversations ayant eu lieu autour des projets immobiliers géants de Sama Dubai et de Boukhater et qui ont engrangé de telles commissions qu’ils ont fini par couler malgré des terrains acquis parfois au dinar symbolique et alors que nos propres entrepreneurs sont écartés de ces projets juteux.

Sans oublier la résidence de St Tropez, acquise par Ben Ali et sa femme sous la médiation de Sakhr el Matri et François Benaceur.

Nous n’évoquerons pas la saga Imed Trabelsi/Faouzi Mahbouli concernant Bricorama car elle est étalée en large et en travers sur Internet.

Par contre, nous reviendrons sur l’affaire de l’aéroport des pèlerins, construit sans appel d’offres ni consultation et ayant coûté 10 fois son prix.

Nous parlerons aussi de l’aéroport international d’Enfida et de la concession remportée par la Société turque TAV. Cette société, représentée par Belhassen Trabelsi et Youssef Zarrouk, n’était pas en mesure de payer la concession. Belhassen Trabelsi leur a concocté, avec l’intervention de Ben Ali, un concours bancaire en dinars tunisiens alors que le paiement était prévu en dollars. Comment ce crédit sera remboursé alors que l’aéroport reste désespérément désert?

Nous dévoilerons également dans le prochain dossier d’autres détournements de milliards de dinars à l’OACA, à la Poste, à Tunisie Télécom, au groupe chimique, au ministère de l’Environnement, etc.

Nous appelons les responsables honnêtes, s’il en demeure, de réagir le plus vite possible en désignant une commission d’enquête indépendante qui devra faire la lumière sur toutes ces affaires.

Nous appelons également tous les responsables politiques à saisir la gravité de la situation et à s’entendre pour déposer Ben Ali et procéder à l’arrestation de toute la clique qui a procédé à un véritable dépècement du pays.

Il faut avoir présent à l’esprit que ces personnes sans scrupules sont prêtes à mettre le pays à feu et à sang pour glaner encore quelques mois au pouvoir, de quoi leur permettre de finaliser leurs opérations en cours.

Il faut que les consciences s’éveillent, que les responsables politiques et ceux de la sécurité du pays, militaires compris, cessent de faire allégeance à des individus sans foi ni loi qui utilisent le prestige du pouvoir pour faire ce que bon leur semble sans aucun sens des responsabilités ni même de la mesure.

Tous les responsables savent que tout ce qui est écrit ici est vrai et nous tenons à les avertir que s’ils continuent à faire la sourde oreille, ils se mettrons dans la position définitive de complices de la mise à sac du pays.

Nous appelons également les responsables de la sécurité du pays de refuser de s’engager dans des complots qui visent à faire changer l’opinion des Tunisiens et à les garder sous un régime qui ne peut aboutir qu’à la désintégration du pays.

Nous remercions de tout cœur tous ceux qui nous ont permis de réaliser ce dossier, ils ne l’ont fait sans aucun calcul, simplement par nationalisme, pour défendre ce pays qui ne mérite pas ses dirigeants actuels.

Nous tenons encore une fois à évoquer ceux qui se sacrifient pour que la Tunisie ne soit plus jamais à la solde de tristes individus. Tous ceux qui défilent, se battent, parlent et écrivent sont le fer de lance de notre pays car ils le font tout en sachant qu’ils se battent contre l’une des pires dictatures de notre temps.

Nous appellons tous les Tunisiens à continuer à manifester pacifiquement leur ras le bol, à ne pas toucher aux biens communs.

Nous appelons enfin une nouvelle fois les responsables à se comporter avec force et honneur et à réagir à la mise à sac du pays en déposant Ben Ali, le premier responsable de cette situation.

Nous proposons comme alternative politique l’élévation du premier ministre actuel, M. Mohamed Ghanouchi, au poste de Président de la République pour une période d’une année pendant laquelle aura lieu la consolidation de la société civile née des événements actuels et l’organisation d’un tribunal spécial.

Nous appelons la convocation d’une Assemblée Nationale Constituante pour un changement constitutionnel relatif au rôle et au mandat du chef de l’État dans le sens de leur réduction pour que plus jamais aucun individu ne confisque aux Tunisiens leur pays.

Plus d’un demi-siècle de dictature et de culte de la personnalité suffisent. Nous proposons que chaque futur dirigeant de la Tunisie n’ait la possibilité de gouverner que durant un unique et court mandat, pour laisser à la société civile tunisienne, qui durant ces dernières semaines a merveilleusement résisté au terrible système de Ben Ali, la possibilité d’émerger définitivement.

Au nom de tous les Tunisiens dignes "Il est temps de s'indigner!".

Écrit par : information | 13/01/2011

La révolte tunisienne ou La révolution du Jasmin

Dans l’histoire récente on a eu la révolution des œillets au Portugal la révolution des roses en Géorgie et à-présent celle du Jasmin en Tunisie comme commence à la dénommer certains.

Le jasmin est avant tout un emblème de notre pays et sa couleur blanche représente la pureté, et son parfum la candeur, la constance mais aussi l’ivresse, l’ivresse d’une victoire prochaine du blanc sur le noir, du mal sur le bien. Cette agréable senteur c’est ausi l’espoir de ce peuple qui après être sorti de l’indépendance n’a connu depuis plus d’un demi siècle que dictature, corruption, clientélisme et néo-colonialisme.
Le blanc, représentant aussi la pureté et l’espoir de cette jeunesse trop longtemps brimée
et de ses nobles aspirations.

On à tous le cœur en berne pour notre si chère Tunisie, et tant de Bouazizi partis pour une juste cause, mais leur sacrifice doit nous renforcer et nos larmes, notre rancœur et notre indignation doivent se transformer. Prenons donc tous nos plumes et nos voix puis
aiguisons-les et mobilisons nous contre le despotisme, l’injustice et la liberté.

Nous sommes tous des Bouazizi!

إذا الشعب يوما أراد الحياة
فلا بدّ أن يستجيب القدر
ولا بد لليل أن ينجلي
ولا بد للقيد أن ينكســر

Lorsqu’un jour, le peuple aspire à vivre
Le destin se doit de répondre !
Les ténèbres se dissiperont !
Et les chaînes se briseront !
Abou Kacem Chebbi
Hymne National Tunisien

Écrit par : nabil | 14/01/2011

1er PAS DANS LA DÉMOCRATIE TUNISIENNE … 1ère ERREUR
Hier, Le Ministre de l'intérieur a commis quatre fautes graves qui le discréditent à mes yeux et aux yeux de milliers de tunisiens.
-1- Il se présente pour la première fois à la Télé pour donner des leçons aux tunisiens sur la différence entre la Liberté et l'anarchie. Or les tunisiens ont montré un sens de civisme exemplaire et n’ont pas besoins de leçons à recevoir de l'ex ministre de l’assassin.
-2- Il accuse les tunisiens d'être à l'origine du désordre et de l'anarchie ... !!!! alors que les preuves sont là qui accablent la garde présidentielle et les milices du RCD parti de Ben Ali et du Ministre FRIAA !!!
-3- Il fait un point de presse sans parler aux tunisiens de l'essentiel : BEN ALI A TRAHIT LE PEUPLE ... IL A PRATIQUE LA POLITIQUE DE LA TERRE BRULE … IL A SEME DE L'ANARCHIE ... SON EX MINISTRE DE L’INTÉRIEUR HADJ KACEM ET SON DIRECTEUR DE LA GARDE PRÉSIDENTIELLE SONT ARRÊTES . … LE PAYS EST SOUS LE FEU DE CES MILICES ...mais Mr FRIAA n'en parle pas ...!!!
-4- Un point de presse organisé mais sans permettre aux journalistes de poser des questions !!!! Quelle lâcheté !
Il nous prend pour des cons …
LA HONTE .... au ministre manipulateur
LA HONTE ..... aux journalistes qui se laissent faire encore une fois sans réagir …..
ON EST PAS ENCORE SORTIE DE L'AUBERGE PARAIT-IL

Écrit par : Tounsi | 18/01/2011

Une révolution qui fait un tour, pour revenir au même point, c'est ce qui se passe..Non, vous n'êtes pas sorti des difficultés, avec les bonnets blanc d'hier,et maintenant les blancs bonnets!

Écrit par : ckoidont | 18/01/2011

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