27/09/2010

LES ANNEES SCHWARZENBACH

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Un film documentaire de Salvatore Bevilacqua, Bruno Corthésy,  Katharine Dominice et Luc Peter. Produit par Connaissance 3. 
En 1970 et en 1974, le peuple suisse a été consulté sur les initiatives dites Schwarzenbach. Leur acceptation aurait signifié le renvoi de 300'000 personnes, soit la moitié de  la population étrangère de l'époque. Les deux initiatives ont été refusées, mais elles  ont eu un effet traumatisant sur la population immigrée. 
Les "Années Schwarzenbach" réunit le témoignage de dix personnes immigrées ou  issues de l'immigration, originaires d'Italie et d'Espagne, afin que la mémoire de leur  parcours et la manière dont elles ont vécu cette période puissent nourrir la réflexion  des nouvelles générations. 


JEUDI 30 SEPTEMBRE  19h30 A RENENS
SALLE DE SPECTACLES
RUE DE LAUSANNE 37
1020 RENENS

 

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25/09/2010

ZOE VALDES - LA DOULEUR DU DOLLAR

 

dollar_valdes99.jpgBoléro et Cha-cha-cha plein la tête. Voilà une oeuvre qui décoiffe, la trame de l'histoire se déroule dans une Havane décadente, poussiéreuse, en ruine, où tout tombe en désuétude,  surtout le moral.

A travers la vie amoureuse de l'héroïne,  Cuca Martinez née en 1934  à Santa Clara, qui devient bonne à la Havane, on découvre la vie d'une mère célibataire. Une vie  parsemée de sacrifices, d'attentes cruelles. Des lesbiennes Mechu et Puchu qui la soutiennent, des histoires d'amour écorchées, désespérées,  la seule chose à laquelle on peut se rattacher, c'est la musique, un chant par chapitre, ou une référence à un  film.  Personnages hauts en couleurs, déjantés mais qui tentent de se soutenir et de survivre avec le peu qui leur reste au pays du rafistolage, des files d'attente et des tickets de rationnement pour lesquels il faut avoir des relations et parfois y sacrifier son corps et son âme et beaucoup de temps.

Un pays qui plonge peu à peu dans un univers de ruine, le Montmartre devient le Moscou, le charme des lieux volent en éclat. Tout, sous la plume de Zoé Valdés, semble devenir illusion,  tout semble déglingué. On ne sait plus à quoi se raccrocher même les rêves se volatilisent au profit d'un mensonge d'Etat, celui de XXL, le poids de la dictature, de la théâtralité, de la fanfaronnade où les colombes de la paix finissent par lui chier dessus. Une économie qui part  à vau-l'eau, même pour se maquiller les travestis utilisent du cirage à chaussures.

 

De ce grand amour que vivra Cuca Martinez avec un mafieux, Juan Martinez the "Ouane", il lui laissera une enfant sur les bras et un dollar sur lequel est inscrit un numéro de compte. Ce dollar qu'il viendra rechercher 30 ans plus, après des années d'absence à New-York,  il découvre un pays en ruines, tout a changé, à l'exception d'une femme qui a arraché toutes ses dents par amour pour lui et qui continue à l'aimer. Seule la force de l'amour a survécu dans ce pays en détresse et la puissance des chants et  l'amour blessé d'une romancière qui rend à bel hommage à son pays perdu :

 

 

 

 

" La vie est un songe et tout s'en va

Il faut vivre le moment heureux,

Il faut jouir autant que tu pourras

Car au bout du compte,

La vie est un songe

Et tout s'en va "

Arsenio Rodriguez compositeur cubain

 

Zoé VALDÉS

La douleur du dollar

Traduit de l'espagnol "Cuba"par Liliane Hasson

Actes Sud, 1996,

 

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23/09/2010

Mon co-loc slovaque

Si on m'avait dit que j'allais bientôt avoir un co-locataire, j'aurais éclaté de rire. Bah ! Ce n'est plus de mon âge, laissons cela aux étudiants, aux jeunes, l'auberge espagnole, c'est fini, j'ai déjà donné.  Puis, par un jour de grande distraction, on m'a demandé si je ne pouvais pas loger un jeune Slovaque, de façon très spontanée, sans réfléchir une seconde, j'ai dit oui du bout du lèvres, toute occupée à faire autre chose.

Le jour où on a sonné à la porte et que j'ai vu débarquer une armoire, aux épaule carrées, chargée de valises et de sacs, je réalisai avec effroi que je venais de commettre une vraie bêtise, à l'exception que j'avais trouvé-là une solution pour nourrir les poissons rouges durant mon absence estivale.  Mon co-locataire très souriant, hormis le slovaque, le polonais et le russe ne parle que l'anglais. Il s'installa donc dans une une chambre vide, je lui fis visiter l'appartement, le balcon sur lequel il peut fumer, donc dehors. Puis le frigo, ses saucisses  schüblig sur le rayon en-haut (parce qu'il est grand) , mes merguèzes halal le rayon en-dessous (parce que je suis petite) .   Je lui montrai l'escalier qui menait à la mezzanine, avec interdiction absolue de  mettre ne serait-ce qu'un seul pied sur la première marche. Là-haut, c'est mon coin de paradis, là  où j'écris et vis.

Donc me voilà partie à co-habiter   avec mon co-loc, il s'en va  à l'aube et revient le soir. Dans le fond, je m'y habitue, jusqu'au jour où c'est la petite copine qui ne parle que le slovaque qui débarque quelques jours, durant les vacances d'été.  Le premier soir de son arrivée, elle concocte un repas intime, bougie, une table joliment dressée. Manque de pot, nous revenions de vacances,  6  nanas qui déboulent plus belles les unes que les autres.  Le pauvre homme, se retrouve avec les sept filles, sa dulcinée tire la tête, adieu le repas en tête-à-tête. Pour finir, je me lève  de table et tient conférence pour la rassurer, ces jeunes filles ne sont que de passage. Puis, elle s'habitue peu à peu à nous, on se sert du dictionnaire pour communiquer. Le jour où je lui ai demandé de m'aider à faire le ménage, on a sorti le dictionnaire et tous les bruits de notre répertoire vocal :Brrrrrrr!Brrrrr ! Passer l'aspirateur, Asp-iRRR-AAA-Teur !!!!

Bref, le jour où elle est partie, je les ai véhiculés à la place Dorcière pour prendre le bus. Elle tenait  serré contre elle un grand ours aux oreilles roses que son amoureux  avait gagné à une fête foraine.  Je leur avais offerts des pâtisseries qu'ils portaient dans un joli carton blanc ;  des babas remplis de rhum et des  larmes de nos deux tourtereaux.  Ah ! Mon Dieu, ces séparations, j'en pleure encore .  Mon Slovaque a traîné sa tristesse pendant des jours et des jours, il perdait du poids à vue d'oeil.

La dernière, c'est qu'il s'est bourré comme un coing. Trois jours de fête, une heure de sommeil et beaucoup d'alcool, il est resté enfermé pendant 2 jours à cuver sa vodka. Je fixai la chambre, une imagination galopante me faisait penser que c'est un monstre, un dinosaure, une licorne étrange, un feu follet bizarre  qui allait sortir de cette antre du Diable. J'appelai tous mes amis, ma famille, me lamentant : Le Slovaque est bourré et si c'était un monstre  !!! Et tous se bidonnent.  Durant son long sommeil, j'ai cleané à fond sa baignoire, il a un doute, il se demande s'il ne se serait pas laissé aller au point d'y avoir  vomi.  Je laisse planer le doute. Dorénavant, après avoir dessoûlé, il  frôle les murs, tout gêné, il s'interroge qu'a-t-il bien pu faire dans cette salle de bain le jour de la grande beuverie ? Je ris sous cape.

Bon, si vous voulez savoir à quoi ressemble une co-location, et bien voilà , c'est sport, mais on ne s'ennuie jamais.  Il parle de bientôt partir, je crois même que j'ai dû m'y attacher à mon jeune slovaque. Pour finir, j'ai regardé sur une carte d'où il venait, un village proche de la Hongrie, où on fait pousser des légumes dans le jardin. Il aime me décrire son pays, son village, ses habitants, ses parents, la maison familiale construite de leurs mains avec l'aide des voisins, je les imagine, me crée des univers slovaques, des ambiances lointaines qui nourrissent ma fantaisie.  Je lui raconte mes voyages. Nous cuisinons et voyageons à travers ces goûts nouveaux que nous partageons.

Ako sa mas ?  Comment ça va ?  il y a un quelque chose de ressemblant, n'est-ce pas ?

 

 

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22/09/2010

"Ma vie sans moi !"

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Ma vie sans moi ou "Je" est un autre, autant de titres qui nous interpellent intelligemment. Si je ne suis pas là où suis-je alors? Vers quoi me suis-je égarée, dans quoi ai-je plongée, à quel mirage ai-je sacrifié mon moi. Perdue dans les aléas de quelque illusion superbe et si dangereuse. Au bout du fil, lorsqu'on me cherche, ça sonne dans le vide, un long écho qui ne renvoie que du silence.  Le vide est pesant, il est lourd, l'absence prend toute la place, encombre. Une carcasse sans un "moi" doté d'une belle présence est un baluchon encombrant.

Le "Je" s'en est allé, il ne reste plus que la façade, les obligations, les titres, les bonnes convenances, un "Je" submergé par les apparences, par un quotidien qu'on pousse pareil à un vieux chariot dans lequel on a empilé tant de choses. On ne se souvient plus de quoi au juste, mais trop de tout et de n'importe quoi, un fatras sans nom.  On  pousse cette montagne qui nous obstrue la vue et nous empêche  de voir le chemin devant soi. Le chariot de notre vie dans lequel on fourre tout, n'importe comment, tant et plus, mais surtout beaucoup de choses inutiles qui nous freinent et souvent nous peinent. Vieux souvenirs poussiéreux, frustrations en pagaille, échecs mal assimilés, vieilles rancoeurs, rancunes tenaces. Le chariot grince de toutes parts et avance péniblement, de moins en moins avec les années qui passent. Au lieu de s'alléger, on en rajoute alors qu'on a plus la force et qu'il faudrait se débarrasser de tout ce qu'on traîne derrière soi.

Ou une vie sans moi, parce que je l'ai plongée dans quelques verres  de trop, au bout d'une injection, cachée derrière des tonnes de médicaments. Ou alors, je l'ai prêtée cette vie, peut-être même donnée à un autre qui joue au yo-yo avec, on décide pour moi, on pense pour moi, et absente je me laisse entraîner vers le meilleur, je le crois, je l'espère, je m'illusionne, mais souvent plutôt vers le pire. Renoncer à soi est le mauvais choix.

 

Le replis sur soi n'est jamais un parcours inintéressant, on tape à sa propre porte. Coucou ? Y-a-t-il quelqu'un pour répondre. Vais-je me reconnaître encore ? Qui suis-je vraiment ? L'attention que l'on porte à soi n'est jamais vaine, l'"attention" un art du retour pour s'observer et se retrouver à la croisée de tous ces chemins qui nous ont plus d'une fois égarés.

 

Se retrouver c'est avancer en cohérence avec soi, même si on trouve qu'on n'est pas si formidable, c'est être là, présent avec toute sa conscience, prendre son destin par la main et avancer avec courage, avec toute la vérité d'une vie vraie, quand bien même le tableau est parfois sombre mais ô combien  sincère.

 

Une vie pleine avec ce moi qui est dans le fond toute ma vie et que je ne peux pas troquer !

 

 

 

* Titre d'un film d'Isabel Coixet

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18/09/2010

Vessy, pays du "Cenovisse"

 

P1030233.JPGP1030230.JPGDans la courette arrière du garage Piccand à la route de Drize, vous pénétrez dans un univers consacré au Cenovis, où vous pourrez lire avec quelques  notes musicales "Douce suisse, pays de mon cenovisse". Autant de poésie dédiée à cette pâte brunâtre, faite à base de levure de bière et créée en 1931. Elle a résisté à toutes les modes, à toutes les guerres, elle change de look, de manière, mais pas de goût. On la tartine avec autant de passion, sur un pain blanc, à se prendre pour un peintre,  écrire quelques vers  à celui ou celle à qui on tend une tartine beurrée blanche et noire  :  "le blanc et le noir ne s'épousent-ils pas ? Cenovis, un doux vice !

 

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Difficile de connaître l'histoire de cette courette Cenovis, l'aide-mécanicien, du reste un très gentil Monsieur, lorsqu'il m'a vu tirer sur le cordon de l'aspirateur pour nettoyer la voiture, il a pris peur et m'a gentiment proposé de nettoyer la voiture  à ma place, pendant ce temps je découvrai la courette en question.  Eric  m'a donc parlé d'un dernier patron qui a repris l'affaire Cenovis avant qu'elle ne reparte à Bâle et qui aurait aménagé cet espace ? Bref, les mystères de ces histoires où rien n'est écrit, il faut aller chercher dans les mémoires, dans la volubilité d'une bouche qui sait raconter.  Alors si vous la connaissez et bien racontez-la nous .

 

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15/09/2010

NEYDENS : PETITE INCURSION CHEZ LES VOISINS

P1030300.JPGP1030304.JPGNi moqueries, ni ricanements sous cape, ni allusions douteuses, s'il vous plaît ! Ben voilà, j'ai perdu mon maillot de bain à Vitam Parc, disons plutôt que je l'ai oublié dans une cabine.  En remontant la trace de mon maillot égaré, je passe par des champs où d'aimables vachettes broutent, puis devant l'église du village et enfin je termine à la mairie de Neydens, joli petit village proche du nouveau centre aquatique qui vient de fêter son 1 an d'existence.

 

 

P1030303.JPGUne agente de la mairie très boute-en-train me demande en quoi elle pourrait m'être utile ?  Dans une grande salle aux portes ouvertes, des personnes discutent de façon sérieuse autour d'un plan d'architecte, je murmure un tantinet gênée avoir perdu mon maillot, mais qu'elle se rassure je l'ai perdu après m'être baignée, pas avant !! Elle s'esclaffe, évidemment depuis que Vitam Parc a ouvert, une fois par semaine on leur apporte les objets perdus et rassurez-vous, me dit-elle,  on trouve de tout : maillots, linges de bain, lunettes, clés, biberons, tétines, portables, livres, jouets même une poussette, Dieu merci, il n'y avait pas de bébé à l'intérieur, mais encore, vous ne pouvez-vous pas vous imaginer......Oui ! Oui ! Dorénavant, à la mairie on pourrait ouvrir un magasin de plage, il n'y  manquerait rien.

Mais le problème, me dit-elle c'est qu'on ne garde pas longtemps les choses intimes ? Un maillot de bain est-ce vraiment intime,  lui demandai-je, m'imaginant du coup danser un tango étroitement collé  tout contre mon maillot de bain  ? Très ! répond-elle de façon affirmative et qui ne laisse aucun doute,  donc on s'en débarrasse... Et vous imaginez, tous ces maillots qui nous arrivent humides, quelle poisse !! Le tout est entreposé dans une annexe de la mairie.

Côté Vitam Parc, on me confirme des centaines d'objets oubliés par jour, par an ça donnerait environ 2'500 maillots de bain en moyenne, des centaines de linge et tiens me dit une jeune fille en rougissant, il y a même une personne qui est partie en laissant son sous-vêtement et son jeans : "je sais pas comment il a fait, il est parti cul nu !  Tout le monde rit.  Vous l'imaginez prendre les TPG, la ligne D qui passe la frontière et arriver ainsi en Suisse.  Mais comment font les gens pour partir nus ? Vous êtes sûr qu'il ne s'est pas noyé demande une dame, il serait donc parti en ambulance, ceci expliquerait cela. Non ! Non ! pas d'accidenté ce jour-là, il est parti tel quel.

A la mairie, on s'étonne un peu de cette nouvelle conversion,  voilà ainsi la digne administration transformée  en bureau des objets trouvés ou perdus comme vous voulez, il a même fallu mettre en place une procédure pour répertorier tout ça....... Il me faut repasser, car elle est seule actuellement et ne peut pas s'absenter de son poste.......  Soit, pas de maillot, mais alors bonjour les informations sur la distraction des gens, c'est fou ces gens distraits qui oublient tout............

 

 

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08/09/2010

Eloge de la misère

1fy98g[1].jpgPauvreté,  fille de la misère, avec tout son cortège de souffrances, de sacrifices, de transgressions, celles notamment de pourfendre les normes bourgeoises. Il est facile d'être conforme lorsque trois fois par jour, on s'installe confortablement devant sa table à s'empiffrer jusqu'à s'exploser la panse et donner des leçons du haut de son confort aux pauvres qui se tiennent si mal, qui envahissent nos rue, salissent nos trottoirs et comble de malheur se prostituent.

Un fait divers sordide,  oui parce qu'il l'est,  d'un enfant de 13 ans,  à Genève,  qui se prostitue, poussé ou pas par sa mère. Contraint de vendre son corps parce que c'est tout ce qu'il reste à faire et plus sordide encore un vieux de 71 ans profite de cette misère pour 50 francs en se justifiant.  Il  pensait que le jeune était déjà âgé de 16 ans comme si cela devait le dédouaner ou l'excuser.

Oui, Messieurs !  La misère est affreuse. Elle révulse. Dans le courant du XIX ème siècle, dans la très bourgeoise Angleterre victorienne, une tradition consistait notamment pour certains  bourgeois à  terminer leur soirée dans des finishing pubs.  Le  romancier péruvien Mario Vargas llosa décrit de façon crue et sans ménager son lecteur, dans une de ses œuvres,  comment les nantis descendaient de leur calèche, ivres,  et s'amusaient dans les pubs,  à l'aube,  avec des enfants de la rue, parfois à peine âgés de 5 ans.  Des enfants pauvres si bien décrits par Charles Dickens dans Oliver Twist, à qui on  lançait  des paris qui entraînaient  parfois  la mort de ces enfants pour qui  était monnaie courante de vendre  leurs petits corps frissonnant de froid et couverts de guenilles pour quelques pounds;  juste de quoi ne pas mourir de faim et de froid.

Oui, Messieurs !  La misère est affreuse et elle l'est encore davantage lorsque les nantis en profitent sans vergogne et sans conscience.

Ce triste fait divers nous rappelle les conditions de précarité et d'exclusion dans lesquelles sont maintenus les Rroms.  Leur offrir de vraies conditions d'intégration à l'échelle européenne feront que nous n'assisterons plus impuissants à la prostitution d'enfants, au lieu de cela on assiste à une chasse à l'homme dans toute l'Europe, une Europe du XXI ème siècle qui ignore et n'en a  cure que certains de ses  ressortissants vivent en marge de cette société comme s'ils vivaient au XIX ème siècle.  Triste constat !

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05/09/2010

LE LIVRE SUR LES QUAIS A MORGES

P1030216.JPGUn moment de bonheur à musarder, les auteurs avaient l'air ravi de cette première édition qui comptait déjà environ 25'000 visiteurs pour 180 auteurs, ils semblaient moins tourner en rond comme des hamsters en cage à pédaler dans le vide qu'au Salon du Livre.  Une ambiance bonne enfant, un soleil au rendez-vous, quelques moments épiques et quelques rencontres intéressantes et pas des moindres. Un Jean-François Kahn radieux entrain de dédicacer ses ouvrages : Où va-t-on- Comment on y va - Abécédaire pour mal pensant- a-ton encore le droit d'écrire ça. Les  titres, seuls,  annoncent déjà  l'homme. Je le félicite de son dernier article dans la revue hebdomadaire Marianne- Hymne à un immense chef d'Etat, inutile de le nommer, vous l'avez tous reconnu. Ensuite j''engage la conversation sur les Rroms, des gens autour de nous interviennent, réagissent, se révoltent. Puis une mignonne petite dame demande sur un ton très sérieux  à Monsieur Kahn, si son voisin d'à côté qui dédicace aussi et momentanément absent- Luc Ferry est apparenté à l'illustre Jules Ferry. Très gentiment, il lui répond tout ignorer sur et Luc et son lien avec Jules. Un joli compliment bien tourné de ma part à l'attention de la dame un peu âgée: Ah ! Madame, je reconnais là le secret de votre éternelle jeunesse:  curiosité et enthousP1030220.JPGiasme. Pareille à une jeune fille, elle rougit, un brin coquette,  Monsieur Kahn à son tour sourit.

 

Sur ces entrefaites, déboule Jean Ziegler, qui lui même dédicace un peu plus loin. Il  nous soustrait carrément notre auteur sans égard pour son petit groupe d'admirateurs et se l'approprie pour quelques apartés chuchotés derrière le stand.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les petits papiers griffonnés d'un jeune auteur, Romain Monnery,  posés sur la table retient mon attention, il vient de sortir son premier livre "Libre, seul, assoupi", il traite des jeunes, des stages, du chômage, de la précarité mais tout cela avec humour, les petits papiers le prouvent.

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P1030228.JPGUne lecture intéressante, sur fond de Oud des récits extraits de "Notre Mer"  de  Blaise Hofman (photo à gauche), un magasin de meubles, Moyard,  a transformé une immense pièce en salon de lecture. Un parcours intéressant d'un blogueur qui a fini par tenir une chronique pour le journal 24h et finalement un livre est né de ce périple. On reconnaît le récit court  et serré raconté pour un blog, une écriture fraîche, directement inspirée  du terrain. Une expérience réussie qui devrait donner du courage à plus d'un blogueur.

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Texte lu par Amy et Oud joué par J-C Renou

 

 

 

 

 

 

 

 

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Finalement, une petite promenade dans les ruelles de Morges avec cette impasse de l'Enfant-Prodigue pour conclure.

Une première édition que l'on souhaiterait voir suivie de nombreuses autres, moins impersonnel que le Salon du Livre dans les grandes halles froides de Palexpo, dans un cadre magnifique sur les quais de Morges, la petite ville tout entière semblait vibrer à l'unisso

n pour cette rencontre. Bravo !

 

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04/09/2010

Un beau métier: sculptrice de nuages

P1030183.JPGLe film l"'Âge de raison" avec Sophie Marceau dans le rôle de l'héroïne principale m'a beaucoup plu.  Une quadra se demande ce qu'il est advenu de ses rêves d'enfant, forcément on se pose la même question.

Un vieux rêve d'enfant enfoui ressurgit, et en retournant farfouiller dans ma malle aux souvenirs, je me remémore  avoir songé à devenir scultptrice  de nuages.  Ma petite frimousse plongée dans le ciel, j'observais ces filaments blancs strier le ciel, aux noms étranges : altocumulus, altostratus, stratocumulus, cumulonimbus. Bref, ces marshmallows parfois roses, parfois blancs duveteux, ces gros nounours naviguant dans le ciel, ces formes étranges parfois anges, parfois démons, m'intriguaient, voire me passionnaient.

J'imaginais les cueillir, les travailler et leur redonner des formes fantastiques pour ensuite les balancer dans le ciel et les  offrir comme cadeaux à tous ces peuples de pays différents qui verraient défiler ces chefs-d'oeuvre aériens.  A leur tour, ils  les redessineraient et les reposteraient dans le grand bleu, le vent en sa qualité de postier, prompt  messager , s'empresserait de nous renvoyer nos colis tout de ouate et de coton, d'un point à l'autre du globe.

 

Voilà ce qui m'attendait, une grande carrière de sculptrice de nuages. Puis cette enseignante qui m'assaissonnait sur un ton agacé de sa sampiternelle ritournelle  : "Mademoiselle, encore la tête dans les nuages!"- Une seule fois, si j'avais osé,  avoir juste un peu de courage pour répondre:  Oui.  Madame !  Je sculpte  des nuages dans le ciel, c'est mon métier d'enfant !!!!

 

P1030189.JPGAujourd'hui, je regarde un filet tendu au-dessus de ma tête qui semble attraper les nuages pareils à des papillons, tandis que mon objectif les fixe et que je reste comme autrefois émerveillée de les voir défiler dans le ciel. Je ne me suis jamais lassée de mon rêve d'enfant. L'âge de raison, serait-ce l'âge où on abandonne tous ses rêves ? Toujours un peu déraisonnable ?

Et vous quel est votre rêve d'enfant : creuseur de trous, chasseur de girafes, pâtissière pour gâteaux de mariage, souffleur de bulles géantes, troqueur de mots, décrocheur de lunes, éleveur de cailloux, décrocheur de rêves, porteur de menhir,  alchimiste, constructeur de cabanes dans les arbres ?

 

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03/09/2010

POESIE URBAINE

 

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Au magasin "Juste en passant" à Micheli-du-Crest, une pancarte qui fait rêver, j'y serai le 13 septembre pour la rose offerte, je l'imagine déjà cette fleur au doux parfum, aux pétales généreux et sensuels, d'un velours si délicat.  !

 

 

 

 

 

 

 

 

P1030190.JPGIl est préférable, parfois dans la vie, de se planquer au chaud !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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