11/08/2010

Les monolithes de la douleur aux HUG

P1030161.JPGPromenade architecturale,  ce matin,  tôt, devant les HUG. Ces monolithes intrigants qui se projettent dans le ciel, façades rigides et lugubres fermées comme des portes de grange à toute perspective artistique, un "meuh" impertinent de notre graffeur à l'attention de ces "MEuhhhhhssieurs" serait idéal au milieu de ce gris plomb qui vous vrille la tête et vous donne du vague à l'âme.

 

Toute cette rigueur calviniste dérange au cœur de la cathédrale de la souffrance et de la douleur  que sont les HUG. On s'attendrait à plus d'humanité, à plus de poésie, à de la couleur, soit une invite  aux joies bien terriennes;  fureur enivrante de couleurs et de formes. Quelque chose pour consoler l'âme et le regard de cette lèpre affligeante que représente la grisaille du ciment dans une ville.

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Si au moins les architectes s'étaient inspirés d'une des scènes finales de l'Odyssée de l'espace, film-culte de Kubrick, où un monolithe noir érigé au milieu de nulle part et venu qui sait d'où, annonciateur de la naissance de l'humanité, objet insolite qui force les hommes préhistoriques à évoluer, les contraints à s'interroger sur cette masse plantée dans leur univers mental jusque là réduit à la chasse et à leur survie.

En observant les monolithes des HUG, l'envie nous prend, hormis de prendre ses jambes à son cou,  de redevenir ces êtres préhistoriques pour revivre, fous d'espoir, l'aube de l'humanité alors que nous amorçons son apogée déclinante face à ces murs lépreux.

 

P1030164.JPG Et  après les monolithes  vers le ciel, les HUG lancent un filet tendu vers les nuages pour attraper les anges ou cueillir le bleu du ciel, sans aucun doute en vue de  colorer le ciment de ces constructions froides et rigides comme un mort.

 

 

 

 

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Enfin un peu de rouge!!!

 

 

 

 

 

 

 

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